Et pas, en français : "Un passE sanitaire" !
Jamais, je pense, un gouvernement n'aura autant sacrifié notre langue.
Pour cette raison, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Richesse et défense de la langue française
J’ai rassemblé dans cette collection l’ensemble de mes articles consacrés à des termes, locutions ou expressions, souvent peu compréhensibles pour qui n’a pas fait des études de droit ou n’est pas habitué à lire des textes administratifs et juridiques.
Nombre total d’articles restant à paraître dans cette collection : 497
Et pas, en français : "Un passE sanitaire" !
Jamais, je pense, un gouvernement n'aura autant sacrifié notre langue.
Pour cette raison, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Ce substantif féminin polysémique peut désigner selon le contexte :
Dans le Code des procédures civiles d'exécution, cette appellation a été remplacée, depuis le décret du 26 novembre 1971, par celle de "Titre exécutoire".
On dit par exemple : "Je vais prendre une grosse de boucles et deux grosses de boutons",
On dit par exemple : "Regarde-moi cette grosse en robe à fleurs".
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".
Sources : Le Robert, www.linternaute.fr, wiktionary.org et
Comme a pu le déclarer, le 13 juin 2021, le journaliste Philippe Gaudin, dans son émission dominicale "Affaire suivante", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.
Et pas : "CeTTE AFFAIRE CLASSÉE, vieILLE de 35 ans", "CeTTE AFFAIRE NON ÉLUCIDÉE, vieILLE de 35 ans" ou "CeTTE AFFAIRE NON RÉSOLUE, vieILLE de 35 ans" !
Lire mon article consacré à la locution "Cold case".
Cet adjectif du registre soutenu signifie :
On parle par exemple de "disposition comminatoire", de "jugement comminatoire" ou de "sentence comminatoire".
On parle par exemple de "style comminatoire", de "termes comminatoires" ou de "ton comminatoire".
Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr
Ces trois curieuses locutions verbales avec le mot "sac" relèvent du registre familier.
Et elles trouvent leur origine dans le "sac à procès", un sac en toile de jute, de chanvre ou de cuir qui était utilisé au XVIIe siècle), lors des affaires judiciaires, et qui contenait tous les éléments du dossier à des fins d’archivage : dépositions et requêtes, les pièces à conviction, etc. Une fois l’affaire terminée, ces différentes pièces étaient rassemblées et suspendues dans le sac suspendu par un crochet à un mur ou accroché à une poutre, dans le cabinet de l’avocat, afin que les parchemins ne soient pas dévorés par les rats. D'où la formule "Une affaire pendante", désignant toujours, de nos jours, au sens figuré, une affaire pour laquelle un tribunal a été saisi, mais n'a pas encore prononcé (selon le cas) le jugement ou l'arrêt.
Elles signifient ainsi respectivement :
On dit par exemple : "Mon adjoint a plus d'un tour dans son sac : je sais qu'il trouvera une solution".
On dit par exemple : "L'affaire est dans le sac : je vais pouvoir acheter la maison dont je t'ai parlé".
On dit par exemple :"Mon épouse a vidé son sac dimanche, et dit à sa soeur ce qu'elle pensait vraiment de cette situation".
Sources : wiktionary.org et www.juritravail.com
Ce substantif féminin désigne :
On dit par exemple : "Votre possibilité de recours est malheureusement frappée de péremption".
On dit par exemple : "On peut utiliser sans danger de nombreux produits bien après leur date de péremption".
Source : www.cnrtl.fr
On dit par exemple : "J'apprécie beaucoup les remarques ou critiques pertinentes laissées en commentaire à propos des différents articles de J'aime les mots".
On dit par exemple : "Mes enseignants, comme mes patrons, m'ont toujours trouvé un peu trop pertinent".
On parle par exemple de "Moyens pertinents et admissibles" ou de "Faits et articles pertinents".
On doit par exemple : "La pertinence des déclarations ou des décisions du premier ministre actuel ne me bouleversent guère".
Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org et Le Robert
Mais : "Hériter la jolie maison de ses parents".
On dit en revanche "Hériter d'une jolie maison", si le testateur (l'auteur du testament, c'est-à-dire celui dont on hérite) n’est pas explicitement mentionné.
L’accord du participe est donc variable : "La jolie maison dont il avait hérité" ou "La jolie maison qu'il avait héritée de ses parents".
Nous avons ici affaire à une formule administrative et juridique très ancienne, mais toujours utilisée de nos jours.
On la trouve à la fin d’un document avant la signature de son auteur, afin de mentionner que toute personne susceptible d'être concernée peut faire valoir ce qui est indiqué dans le document, qui peut ainsi de servir de preuve.
Elle est notamment utilisée dans les documents attestant la réalité d'un fait (témoignage), d'une libération (paiement) ou d'une qualité.
Sources : www.dictionnaire-juridique.com et formalites-administratives.ooreka.fr
Ces deux adjectifs paronymiques relèvent du registre soutenu.
Ils ne doivent surtout pas être confondus, car ils possèdent des significations fort éloignées :
On parle par exemple d'un "héritier contendant" ou d'un "prince contendant".
Et d'une "partie contendante", dans le domaine juridique.
Le mot peut également être utilisé comme substantif : "Un contendant" ou "Une contendante".
On dit par exemple : "Il faudrait que l'un des contendants accepte de faire quelques concessions".
On parle par exemple d'un "objet contondant" ou d'un "outil contondant", lorsqu'une personne a utilisé un gros cendrier, une statuette ou une batte de base-ball pour frapper et assommer ou tuer sa victime.
Et d'une "arme contondante", pour désigner une arme constituée d'un manche pour la prise en main et d'une partie opposée servant à asséner des coups écrasants et non tranchants.
Les gourdins, les masses d'armes, les massues, les marteaux d'armes et les bâtons de combat sont des armes contondantes.
Mais pas les pics à glace ni les haches.
Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr
Et pas simplement, en français : "Une affaire classée" !
La locution nominale anglaise "Cold case" (littéralement "Affaire froide") est en effet une métaphore permettant de désigner les affaires judiciaires (principalement criminelles), non élucidées et faisant l'objet d'un classement sans suite en l'absence de tout nouvel élément probant.
Ces différents adjectifs et substantifs du langage courant désignent : ce qui est relatif aux impôts.
Ou plutôt : l'ensemble des administrations chargées de percevoir, de fixer et de répartir les impôts.
Contrairement à ce que l'on pense souvent, ce mot relève du langage courant et non du registre familier. Et il nous vient du latin "Fiscus" signifiant "Corbeille d'osier".
Sources : www.journaldunet.fr et www.larousse.fr