"Une remise".

"Une remise" est un substantif féminin polysémique du langage courant signifiant, selon le contexte :

  • l'action de mettre quelque chose à sa place antérieure ou dans son état antérieur (la "remise d'un meuble à sa place" ou la "remise en état d'un bâtiment"),
  • l'action de mettre quelque chose en la possession de quelqu'un (la "remise d'un document" ou la "remise d'un colis"),
  • l'action de remettre, de renvoyer à une date ultérieure l'exécution ou l'accomplissement de quelque chose (la "remise à plus tard d'une cérémonie"),
  • dans le domaine du sport : l'action succédant à la mise hors des limites du terrain du ballon et redonnant aux joueurs la possibilité de s'en servir (la "remise en jeu"),
  • dans le domaine du commerce : une diminution de prix accordée sur un achat par un commerçant ou consentie par un fournisseur à un vendeur.

La remise est une réduction commerciale habituelle accordée en fonction des quantités achetées, dans le cadre d'une opération promotionnelle ou suivant la qualité du client (un "remise commerciale"),

Une étiquette bleue de forme circulaire, annonçant une remise commerciale de -30%

  • dans le domaine de la chasse : un couvert bas et peu étendu destiné à servir de retraite au gibier.

Celui-ci s'y "remet" (s'arrête, se pose) lorsqu'on l'a fait "lever"

  • un lieu couvert où l'on met à l'abri des véhicules, des engins, des matériels divers,

Une remise de jardin (ou abri de jardin) en bois abritant deux bicyclettes

  • dans le domaine juridique et fiscal : un dégrèvement d'un impôt, d'une pénalité ou d'un débet sur demande gracieuse,
  • ou enfin, dans le domaine des jeux :
    • un avantage que le joueur le plus fort accorde au plus faible afin d'égaliser la partie,
    • ou : une amende que l'on paie dans différents jeux.

Vous pouvez également lire mon article consacré aux appellations "Une voiture de petite remise" et "Une voiture de grande remise".

Sources : Le robert et www.larousse.fr

"Un plumitif".

J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre soutenu, qui désigne, selon le contexte :

  • dans le jargon juridique : un registre tenu par le greffier durant les audiences, sur lequel il note les diverses phases de l'audience et l'essentiel des décisions,
  • et, de façon péjorative :
    • une personne vivant de sa plume, telle que un greffier, un clerc de notaire, un commis aux écritures, un secrétaire ou un bureaucrate.
    • un écrivain ou un journaliste médiocre, besogneux.

On dit également, dans le registre familier : "Un gratte-papier" ou "Un scribouillard".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Un gage" et "Des gages".

Ce substantif masculin peut avoir plusieurs significations différentes lorsqu'il est au pluriel :

  • "Un gage" - et au pluriel "Des gages" - est en effet un terme polysémique désignant :
    • dans le domaine juridique :
      • un contrat par lequel le débiteur ou un tiers se dessaisit au profit du créancier d'un bien meuble afin de garantir le paiement de la dette,
      • le droit du créancier sur ce bien meuble,
      • ou le bien meuble lui-même affecté à cette garantie.

On parle ainsi de "Prêteur sur gages".

    • dans un jeu : une pénitence que le joueur perdant doit exécuter,
    • tout ce qui représente une garantie, une caution.

On dit par exemple : "Sa bonne foi est le gage de son honnêteté".

    • et enfin : une preuve, un témoignage de la réalité d'un sentiment, d'une qualité (un "gage d'amitié" ou un "gage d'affection").
  • tandis que "Des gages" est un terme du registre désuet, que l'on utilise exclusivement au pluriel et qui désignait autrefois : la rémunération des employés de maison ou des ouvriers agricoles pour une période déterminée.

On dit par exemple : "Je vais donner ses gages à ma servante et la congédier".

Sources : Le robert et www.larousse.fr

27 façons de dire "Une automobile", "Une vieille automobile" ou "Une automobile en très mauvais état".

Une automobile

  • Nous disposons ainsi d'au moins 14 façons de dire "Une automobile" :

"Une tuture" relève du langage enfantin.

"Une bagnole", "Une caisse", "Une chignole" et "Une tire" appartiennent au registre argotique.

Et "Un taxi" au registre familier, de même que l'apocope "Une auto". Et, pour nos amis québecois : "Un char".

"Une voiture" relève du langage courant.

Tandis que "Un véhicule automobile" appartient au registre soutenu.

Et que les locutions nominales "Un véhicule particulier" (VP) ou "Un véhicule de tourisme" relèvent du jargon administratif et du jargon mercatique.

"Une titine" (registre familier) désigne uniquement une petite voiture. Tandis que "Une gamos" (registre argotique) désigne - pour les jeunes - un véhicule haut de gamme).

Un véhicule automobile très ancien ou "Un tacot"

  • 3 façons de dire "Une vieille automobile" :

"Un tacot" appartient au registre familier. De même que "Une guimbarde".

Et "Une teuf-teuf" (gémination) relève du langage enfantin.

Une vieille bagnole

  • et 8 façons de dire "Une automobile en très mauvais état" :

"Une chiotte", "Une guimbarde" et "Un os" relèvent du registre argotique.

De même que "Un veau" (idiotisme animalier), qui s'applique aux véhicules jugés insuffisamment puissants ou rapides.

"Une poubelle", "Un tape-cul", "Un tas de boue" et "Un tas de ferraille" appartiennent au registre familier.

De même que "Un poulailler", qui relève également du registre désuet.

"Une épave" appartient au langage courant.

Et "Une bwadjak" relève du créole martiniquais.

Source : www.dictionnairedelazone.fr

"Un préposé".

Ce substantif masculin du registre administratif désigne :

  • un employé, une personne accomplissant une fonction déterminée (généralement subalterne).

On parle par exemple de la "préposée au vestiaire" dans un grand restaurant ou du "préposé au courrier" dans une entreprise.

  • ou : un facteur des Postes.

Source : Le Robert

"Perpète" et "À perpète".

  • "Perpète" est un adjectif signifiant :
    • dans le registre argotique : perpétuité.

"Prendre perpète" signifie ainsi, par ellipse : être condamné à une peine de réclusion à perpétuité.

On dit par exemple : "Raoul le prétentieux a pris perpète pour avoir accidentellement fait glisser  Fredo les bretelles dans une bétonneuse".

    • et dans le registre populaire : indéfiniment, très longtemps.

On dit par exemple : "On va pas attendre perpète que tu trouves le fric !".

  • et "À perpète" est une locution adverbiale du registre argotique signifiant :
    •  à perpétuité, à vie.

 Une "condamnation à perpète", désigne ainsi une peine de prison à vie.

    • à une très grande distance.

On dit par exemple : "Mon beauf habite à perpète, dans un trou paumé".

Les locutions adverbiales "À dache" (registre argotique) ou "Au diable" (idiotisme religieux relevant au langage courant) peuvent également être employées.

Source : www.cnrtl.fr

"Rédhibitoire".

J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu, qui nous vient du latin "Redhibere" ("Reprendre une chose vendue").

Et qui signifie, selon le contexte :

  • dans le domaine juridique : pouvant motiver l'annulation d'une vente.

On parle ainsi d'une "action rédhibitoire", d'une "clause rédhibitoire" ou d'un "vice rédhibitoire".

  • et par extension : constituant un empêchement absolu ou un obstacle radical à une action.

On parle ainsi d'un "défaut rédhibitoire" ou d'un "prix rédhibitoire".

Et l'on dit par exemple : "Accumuler les fautes de grammaire est pour moi un défaut rédhibitoire".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Un titre de transport".

Cette locution nominale masculine désigne ce que l'on appelle généralement "Un billet" (d’avion, de bateau, de train) ou "Un ticket" (de métro, de bus), constituant une preuve d’achat et représentant le droit du passager à bénéficier de la prestation de transport définie par le contrat et pour laquelle il s’est acquitté du paiement correspondant.

Sur le plan juridique, le titre de transport permet également, en cas de litige ou de demande d’après-vente, de faire bénéficier usager et transporteur d’une base légale préalablement approuvée par chacun.

Le ticket de métro parisien, des origines à nos jours
Le ticket de métro parisien, des origines à nos jours
Billet d'avion AIr France
Billet d'avion AIr France
Billet de train SNCF
Billet de train SNCF

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Prendre une loi" ou "Publier une loi" !"Promulguer une loi".

Mais : "PROMULGUER une loi" !

"Le châtiment suprême" et "La peine capitale".

Une guillotine

Contrairement à ce que l'on pense parfois, ces deux locutions nominales du registre soutenu sont bien de parfaits synonymes désignant la peine de mort, la formule "Peine capitale" ne désignant pas uniquement la "Décapitation".

Et cela bien que l'adjectif "Capitale" vienne bien du latin "Capitalis" ("relatif à la tête", mais également "qui entraîne la mort, mortel, fatal"), dérivé de "Caput" ("tête").

"La peine capitale" est en effet une peine prévue par la loi consistant à exécuter une personne ayant été reconnue coupable d'une faute qualifiée de "Crime capital".

La sentence est prononcée par l'institution judiciaire à l'issue d'un procès. En l'absence d'un procès, ou dans les cas où celui-ci n'est pas réalisé par une institution reconnue, on parle d'exécution sommaire, d'acte de vengeance ou de justice privée. La peine de mort est diversement considérée selon les époques et les régions géographiques.

Elle est prévue dans les textes de loi de 83 pays, mais seuls 23 des 198 pays du globe ont procédé à des exécutions en 2014. En 2020, 115 pays sont abolitionnistes, dont 106 pour tous les crimes. La peine de mort est une sanction reconnue bien que réprouvée par les institutions internationales comme l'ONU (Organisation des Nations Unies) ou la Cour européenne des droits de l'Homme. Les États abolitionnistes sont aujourd'hui majoritaires, mais ils ne représentent qu'une minorité de la population mondiale. Parmi les démocraties industrialisées, seules deux la pratiquent : les États-Unis (28 États sur 50) et le Japon.

Au plan international, le 18 décembre 2007, l’Assemblée générale de l'ONU a adopté la résolution 62/1495 appelant à un moratoire sur les exécutions dans le monde. Cette résolution n'a pas de valeur contraignante mais peut être vue comme le signe que la majorité des États souhaite remettre en cause la peine de mort. Cependant huit des dix pays les plus peuplés ont voté contre la résolution.

Source : wikipedia.org

"Le tiers-payant" et "Le ticket modérateur".

De nombreuses personnes semblent confondre ces deux notions.

  • Ainsi, bénéficier de ce que l'on appelle le "Tiers-payant" ne signifie absolument pas que l'on ne doit payer que 33,33% (un "tiers") du montant d'une facture... car le mot "tiers" doit s'entendre comme "troisième personne" ou "tierce personne".

En sorte que le "Tiers-payant" est un dispositif permettant - dans le cadre d'une convention préalable et valide, éventuellement assortie de conditions - à l'acheteur d'un bien et/ou au bénéficiaire d'une prestation d'en voir le règlement acquitté par une "tierce" personne ou un organisme "tiers".

En matière d'Assurance Maladie, le "tiers-payant" dispense donc le bénéficiaire de faire l'avance des frais médicaux.

Par exemple pour ce qui concerne les soins pris en charge au titre de la maternité ou d'une ALD (Affection de Longue Durée).

  • tandis que le "ticket modérateur" désigne, en France et en Belgique, la partie des dépenses de santé demeurant à la charge du patient après le remboursement de l’Assurance Maladie, avant déduction des participations forfaitaires, franchises médicales ou forfait hospitalier à la charge de l’assuré.

On parle également de "Quote-part personnelle" ou d’"Intervention personnelle", pour désigner cette part, qui est prise en charge - de façon partielle ou intégrale - par la mutuelle dont dispose éventuellement le patient.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Kidnapper", "Un kidnapping" ou "Un kidnappeur" ?

Et pas simplement :

  • "Enlever un enfant",
  • Un enlèvement d'enfant" ou "Un rapt d'enfant",
  • et "Un ravisseur" !