Ce substantif féminin du registre soutenu, que l'on a souvent du mal à orthographier, désigne :
au sens propre : une diarrhée verbale, ou incontinence verbale ; un trouble du langage caractérisé par un besoin irrésistible de parler.
et au sens figuré : un long discours creux ; du verbiage, un flux de paroles inutiles et incohérentes, un blabla prétentieux pour présenter des banalités ou une analyse plus ou moins cohérente et fondée.
Le coccyx ("cok-siss") est un tout petit os triangulaire situé à l'extrémité de la colonne vertébrale chez certains primates dont l'Homme.
Il résulte en principe, chez l'Homme, de la soudure de quatre vertèbres atrophiées (ce nombre pouvant varier de trois à cinq), nommées "vertèbres coccygiennes" ou "vertèbres caudales".
Le mot "Coccyx" vient du mot grec signifiant "Coucou", par analogie de forme avec le bec de cet oiseau.
Cet os fait encore partie de grands débats scientifiques en ce qui concerne son rôle pour notre corps et son utilité.
Le coccyx est considéré comme un reliquat d'un appendice caudal (ou "queue") que possédaient les ancêtres de l'Homme et qui s'est amoindrie au cours de l'évolution. L'hypothèse selon laquelle cette atrophie serait liée à la bipédie n'est pas avérée, certains primates ayant vu leur queue disparaître bien avant l'acquisition de la bipédie. Selon le primatologue japonais Masato Nakatsukasa, la perte de la queue chez les hominoïdes du miocène est probablement due à l'augmentation de la taille de ces grands singes anthropoïdes chez qui la queue devient handicapante, et à une locomotion lente couplée à l'augmentation des capacités préhensiles des membres locomoteurs (pieds et mains remplaçant le rôle de contrepoids de la queue).
On l'ignore souvent, mais l'embryon humain possède une longue queue (d'environ un sixième du corps) qui subit à la huitième semaine une résorption osseuse ; les quatre vertèbres extrêmes (dite "coccygiennes" ou "caudales") se fondant en une seule pour former le coccyx.
"Un travail" est un substantif masculin du langage courant désignant un certain de nombre de choses et principalement :
avant toute chose : une activité professionnelle régulière et rémunérée.
On dit par exemple : "Avoir un travail", "Chercher un second travail", "Offrir du travail", etc.
mais également : l'ensemble des opérations que l'on doit accomplir pour élaborer quelque chose.
On dit par exemple : "Un travail d’embellissement et de rénovation", "Un travail de couture", etc.
ou encore : l'ensemble des phénomènes mécaniques qui constituent l'accouchement, grâce auquel le foetus et le placenta sont expulsés de l'utérus.
Le travail commence par les contractions de l'utérus, puis se poursuit par la naissance du bébé et se termine par l'expulsion du placenta.
Le travail, première phase de l'accouchement ; du début des contractions jusqu'à la dilatation ou l'ouverture complète du col de l'utérus
ainsi que, par ellipse lexicale de "Un travail à ferrer" : un appareil servant à maintenir et immobiliser les grands animaux domestiques (principalement les boeufs et les chevaux), afin de les ferrer, les examiner, les soigner.
Un travail à ferrer
Mais, de façon assez curieuse, le pluriel de "Un travail" n'est pas le même dans ces trois cas, puisque l'on dit :
de façon générale : "Des travaux".
On dit par exemple : "Des travaux d’embellissement et de rénovation", "Destravaux de couture", etc.
mais "Des travails" lorsque l’on parle du "Travail à ferrer".
On dit par exemple : "J'ai encore plusieurs travails à réparer cette semaine".
et "Des emplois" ou "Des professions" lorsque l'on emploie le terme "travail" au sens général d’activité professionnelle.
On dit par exemple : "Je suis obligé d'avoir deux emplois pour m'en sortir financièrement" (et non "deux travails").
Ou : "Je connais pas mal de personnes qui exercent deux professions simultanément" (et non "deux travails").
Dans ce cas, en effet, il est d’usage de ne pas utiliser le mot "travail" au pluriel (qui serait ici "travaux").
Sources : www.dictionnaire-academie.fr et www.doctissimo.fr
On a sans doute trouvé particulièrement judicieux d'utiliser un même sigle pour désigner deux notions médicales totalement différentes... :
L'Interruption Médicalisée de Grossesse, également appelée "Avortement thérapeutique", qui ne peut être réalisée que lorsque la santé de la femme enceinte ou de son enfant est en cause.
À ce titre, l'IMG peut être pratiquée à tout moment de la grossesse, dès lors que la grossesse met gravement en danger la santé de la femme enceinte, ou si l'enfant à naître est atteint d'une affection particulièrement grave et incurable.
Mais également l'Indice de Masse Grasse.
Exprimé en pourcentage, celui-ci sert à juger de la proportion de tissus adipeux d'une personne adulte, en rendant rend compte de la disproportion entre la masse de graisse et celle des muscles.
Il s'agit d'un trouble neurologique se traduisant par des tics incontrôlables et répétés, tels que des grimaces et des grossièretés, la victime ne pouvant s'empêcher de proférer régulièrement des mots ou des phrases relevant du registre argotique ou du registre vulgaire ("Coprolalie").
Ce trouble a été nommé ainsi par le célèbre médecin neurologiste français Jean-Martin Charcot, en hommage à son découvreur, l'un de ses élèves, GeorgesGilles de La Tourette (30 octobre 1857 - 26 mai 1904) qui, le premier, en fit la description, en 1885.
On parle également de "SGT" pour "Syndrome de Gilles de la Tourette".
Cette étrange locution adverbiale du langage courant, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, signifie, au sens figuré : furtivement, de manière cachée ; sans faire de bruit.
On dit par exemple : "Comme souvent, cette guerre civile s'est d'abord développée à bas bruit".
Cette expression est notamment utilisée dans le domaine médical, où elle signifie plus particulièrement : sans se révéler extérieurement ou à l'examen.
On dit par exemple : "La pandémie circule toujours à bas bruit".
Il s'agit d'une douleur aiguë due à une obstruction des voies urinaires.
Très soudaine, elle se manifeste dans la région lombaire, et elle résulte d'une brusque augmentation de la pression de l'urine, qui ne peut plus s'écouler.
Mais elle ne suffit pas à elle seule pour établir un pronostic de maladie de Gilles de la Tourette, la timidité maladive pouvant elle aussi, par réaction inverse, générer la coprolalie chez des personnes souffrant d'agoraphobie.
Mais : "Les gestes barrièreS" ni "Les mesures barrièreS" !
Avec un "s" à "barrières".
Ainsi que l'a expressément recommandé l'Académie française, le 7 mai 2020.
Ces deux locutions nominales désignent un ensemble de gestes et de mesures simples, destinés à préserver sa santé et celle de son entourage, durant la pandémie de maladie à coronavirus 2019 :
se laver les mains très régulièrement,
tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir,
saluer sans se serrer la main,
éviter les embrassades,
utiliser des mouchoirs à usage unique.
rester à distance de toute personne qui tousse ou éternue.