"Un prodrome".

Ce substantif masculin peu connu signifie :

  • dans le domaine médical : un symptôme ; un signe avant-coureur d'une maladie, annonçant en particulier une crise aiguë.

On dit par exemple : "Le cariologue de mon père avait repéré les prodromes de cet infarctus depuis depuis des mois".

  • et, dans le registre soutenu : un signe annonciateur marquant le début de quelque chose, d'un événement.

On dit par exemple : "L'an dernier déjà, les prodromes de cette révolution ont commencé à apparaître".

Sources : www.larousse.fr et Le Robert

On ne dit pas : "La compliance" !

Car il s'agit d'un substantif féminin anglais.

Mais selon le contexte, en français :

  • dans l’univers de la finance et du gouvernement d'entreprise : la conformité, un terme employé en droit et en gestion de la qualité, et répandu en banque et en assurance, désignant l’état de ce qui présente un accord complet, une adaptation totale.
  • ou, dans le domaine médical, en pharmacothérapie : l'observance, c'est à dire est l'adéquation entre le comportement du patient et le traitement proposé.

L'observance varie selon la pathologie, les contraintes du traitement, les facteurs psychosociaux, mais aussi selon la pertinence de la mise en place du suivi. Les premières études datent des années 1970, et trois composantes peuvent être distinguées :

    • l’adhésion au suivi médical (présence aux rendez-vous,
    • l’adhésion aux règles hygiéno-diététiques,
    • et l’adhésion au traitement médicamenteux.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Un IRM" !

L'entraîneur de football français Régis Brouard

Comme ont pu le déclarer, le 3 septembre 2021, l'entraîneur de football français Régis Brouard, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe,

Mais : "UNE IRM" !

"IRM" est un sigle (et non un acronyme car on le prononce "i-air-em et non "irme") relevant du domaine médical et signifiant "Imagerie par Résonnance Magnétique".

Une IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) d'un crâne
Une IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) d'un crâne

Et qui désigne : un examen permettant d'obtenir des vues en deux ou trois dimensions de l'intérieur du corps. Et qui donne au médecin des informations sur des lésions non visibles sur les radiographies standards, l'échographie ou le scanner.

Un appareil d'IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)
Un appareil d'IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)

Source : www.doctissimo.fr

"Une talonnade".

Ce substantif féminin relevant du langage courant peut avoir trois significations différentes :

  • il s'agit d'abord d'un bruit de sabots ou de talons frappant le sol.

On dit par exemple : "J'ai été réveillé par la talonnade des infirmières dans le couloir".

  • dans le domaine médical, il s'agit d'une douleur du talon suite à une chute ou une réception très violente (gymnastique, saut…). Mais une talonnade peut également survenir si les crampons sont mal situés ou usagés (football, rugby).

La douleur est immédiate, avec l’impossibilité de mettre le pied par terre. La chute entraîne un écrasement du coussin talonnier qui est divisé en petites loges contenant de la graisse. De ce fait, l’os du talon est moins protégé contre les chocs, et la douleur est très importante dès la reprise de la marche.

  • tandis que dans le domaine du football, il s'agit d'un geste technique, consistant en une passe ou un tir effectué avec le talon.

Parce qu'ils sont très peu fréquents, les buts marqués ainsi sont souvent spectaculaires. Jugez-en plutôt !

Sources : www.medecinedusportmontpellier.com (Docteur Douglas Lévy Biau), wiktionary.org et wikipedia.org

20 façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément".

"Être en nage", une des très nombreuses façons de dire : transpirer beaucoup

Les locutions verbales "Être en sueur" et "Transpirer à grosses gouttes" relèvent du langage courant et signifient "Transpirer".

Tandis que les verbes "Couler" ("Je coule de partout !"), Dégouliner" et "Suinter" appartiennent au même registre de langue, mais signifient "Transpirer énormément".

Ce qui est également le cas des locutions verbales "Être en eau" et "Être trempé" (par ellipse de "Être trempé de sueur").

Ou des idiotismes animaliers "Transpirer comme un boeuf" et "Suer comme un boeuf", ou "Transpirer comme un porc" et "Suer comme un porc", qui relèvent tous du registre familier ; les deux derniers étant généralement considérés comme péjoratifs.

Ainsi que des locutions verbales "Avoir les mains moites... et les pieds poites", "Cuire dans son jus", "Être en nage" ou "N'avoir plus un poil de sec" (ou "Ne plus avoir un poil de sec")

Et des formules imagées "Avoir les bonbons qui collent au papier" (pour les hommes) et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" (pour les femmes) appartiennent au registre vulgaire.

Ou des locutions verbales "Souffrir d'un excès de sudation" ou "Souffrir d'une sudation excessive", qui relèvent du registre soutenu, et "Souffrir d'hyperhidrose", qui relève du jargon médical.

Source : www.topito.com

Pourquoi dire : "Un pass sanitaire" ?

Et pas, en français : "Un passE sanitaire" !

Jamais, je pense, un gouvernement n'aura autant sacrifié notre langue.

Pour cette raison, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On n'écrit pas : "Homoplate" !

Localisation de l'"omoplate" ou "scapula" (© Larousse)

Comme je confesse humblement l'avoir longtemps fait...

Mais : "Omoplate" !

Sans "h".

Ce substantif féminin ("une omoplate") désigne un os plat, pair (présent en deux exemplaires dans le squelette humain adulte) et symétrique (un de chaque côté du corps), de forme triangulaire, impliqué dans l'articulation de l'épaule et situé dans la partie postéro-supérieure du thorax.

C'est à l'omoplate qu'est relié l'humérus, l'os du bras.

 

Vue dorsale de l'omoplate droite (© Georges Dolisi)

Il convient cependant de noter que le corps médical ne parle désormais plus d'"Omoplate" mais de "Scapula", un substantif également féminin, directement issu du mot latin "Scapula" signifiant "Épaule".

Il est vrai que les étudiants en médecine n'avaient vraiment que cela à faire que d'apprendre un nouveau terme, eux qui n'ont, après tout que très peu de connaissances à ingurgiter durant leurs si brèves études ! Et je parle en connaissance de cause, puisque ma fille aînée vient tout juste de terminer sa sixième année.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "L'assurance-maladie est en train de mettre en place un rétrotracing" ?

Le docteur François Blanchecotte, président du SNB (Syndicat National des Biologistes)

Comme a pu le déclarer, le 28 juin 2021, le docteur François Blanchecotte, président du SNB (Syndicat National des Biologistes), dans l'émission "Le Live Toussaint", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Et pas simplement, en français : "L'assurance-maladie est en train de mettre en place unE TRAÇABILITÉ" !

 

"L'hyperhidrose".

Exemple d'hyperhidrose des mains ou excès de sudation

Ce vocable médical s'écrit avec un "y" et un "i" et non deux "y", car il fait référence au préfixe "hyper", qui indique le caractère excessif d'une chose, d'un état, d'une personne. Ainsi qu'au substantif masculin grec "hidros" signifiant "sueur".

L'hyperhidrose désigne une sudation excessive, c'est à dire une production de sueur dépassant les quantités nécessaires à la thermorégulation.

Les régions anatomiques les plus souvent concernées sont les mains, les aisselles, les pieds et le visage.

Touchant 1 à 3 % de la population, il en existe deux types :

  • l'hyperhidrose primaire, d'origine génétique et localisée à seulement certaines parties du corps,
  • et l'hyperhidrose secondaire, due à d'autres pathologies ou addictions et qui peut être localisée ou généralisée à l'ensemble du corps.

L'hyperhidrose entraîne presque toujours des conséquences aussi bien psychologiques que physiques et sociales. Elle est ainsi responsable de plus d'un quart des cas de phobie sociale. De plus, les malades qui en sont atteints présentent des difficultés dans le cadre professionnel (20 % d'entre eux n'ont pu suivre la carrière qu'ils désiraient en raison de celle-ci) et la moitié sont sujets à des dépressions.

Sur un sujet contigu,  je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

Source : wikipedia.org

"L'apopatophobie".

L'apopatophobie ou peur d'aller à la selle, de déféquer ("faire caca") (© Doctissimo)

Cet étrange substantif féminin nou vient du grec "apopateo", qui signifie "déféquer" ; "apopatos" désignant l’excrément.

L'apopatophobie est donc tout simplement la peur d'aller à la selle ou d'en avoir envie et parfois le dégoût de la matière fécale.

La personne qui souffre de cette phobie est prise d'angoisse au moment où elle sent un besoin de déféquer.

Cette panique se manifeste par des sensations de vertiges et des maux de têtes insupportables. Si elle se retient la personne apopatophobe peut se créer des troubles intestinaux importants qui vont, de fait, contribuer à augmenter sa phobie.

Sources : www.doctissimo.fr et wiktionary.org

43 façons de dire "L'anus".

Un anus en très gros plan

"Le TDC", "Le Trou du cul", "Le troudu" et "Le trouduc" appartiennent au registre vulgaire.

De même que "La boîte à chocolat", "Le fion", "La pastille", "La rondelle", "Le trou à caca", "Le trou à merde", "Le trou de balle"  ou "La turbine à chocolat".

Ou "Le boyau cullier", qui relève également du registre désuet.

"Le borgne", "Le cyclope", "L'échalotte", "L'oeil de bronze", "L'oeillet", "L'oeillet plissé", "L'oeillet rose", "L'oeilleton", "L'oignon", "Le petit", "Le petit trou", "Le pétoulard", "Le pot", "Le pot d'échappement", "La rosette", "Le trou", "Le trou mignon", "Le trou plissé", "Le trou qui pète", "Le troufignard", "Le troufignon", "Le troufion" (ou "Le trouffion"), et "Le vase" relèvent du registre argotique.

Et "L'entrée des artistes", "La porte de derrière" ou "La porte de service" du registre familier.

"Le fondement" et "L'orifice anal" appartiennent au registre soutenu.

Et "L'orifice du rectum" ou "L'orifice rectal" au jargon médical.

Sources : www.languefrancaise.net, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et Le guide de poche des gros mots. 1001 insultes, injures et jurons pour toutes les occasions, de Jean-Michel Jakobowicz (2020)