"Les fèces".

Ce substantif féminin pluriel est issu du latin "Faeces", pluriel de "Faex" signifiant "Résidu".

Et il désigne, selon le contexte :

  • les excréments solides de l’homme ou des animaux, formés des résidus de la digestion.

Issus du tube digestif, ils sont expulsés par l'anus lors de la défécation, et constitués de substances ou particules non assimilées et d'une masse de micro-organismes.

Des fèces humaines (excréments)
Des fèces humaines (excréments)
Des fèces (excréments) de chevreuil
Des fèces (excréments) de chevreuil
Des fèces (excréments) de sanglier
Des fèces (excréments) de sanglier
  • dans le domaine de la pharmacie (registre désuet) : le sédiment qui reste au fond d’un liquide trouble, après qu’on l’a laissé reposer.
  • et dans le domaine de la vitrerie : les dépôts qui se forment au fond des barriques d’huile, et que l’on employait pour faire le mastic.

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

Doit-on dire "Un enzyme" ou "Une enzyme" ?

Ce substantif, qui nous vient de l'allemand "Enzym", a été introduit en français au XIXe siècle avec le genre masculin : "Un enzyme".

Mais son emploi avec le genre féminin est devenu majoritaire depuis quelques décennies et une décision de l’Académie des sciences de Paris a conféré au mot "Enzyme" le genre féminin en 1959. Une décision qui a par la suite été reconduite par l’Académie nationale de Médecine, en 1967, et par l’Académie française, en 1970.

Il s'agit donc aujourd'hui très clairement d'un substantif féminin : "Une enzyme".

Ce terme désigne une molécule ou un ensemble de molécules (protéines, ou ARN) qui catalyse des réactions chimiques biologiques, donnant un ou des produits à partir d’un ou de plusieurs substrats.

Source : wiktionary.org

"Une déficience".

Ce joli substantif fémin nous vient du latin "Deficientia" ("Afaiblissement") et relève du registre soutenu.

Et il désigne : une défaillance, une faiblesse, une insuffisance intellectuelle ou physique.

On dit par exemple : "Le fils de mes voisins est malheureusement atteint d'une omportante déficience intellectuell"".

Ou : "En raison de sa déficience physique, on ne peut pas compter sur mon père pour nous aider à construire cette grange".

 

"Les abdominaux" ou "Les abdos".

Les muscles abdominaux

Ces deux appellations désignent dans le langage courant (et dans le registre familier pour l'apocope "Abdos") :

Des abdominaux en "tablette de chocolat"

  • au sens propre : les muscles abdominaux ou muscles de la paroi abdominale antéro-latérale.

Il s'agit des muscles squelettiques constituant la paroi antérolatérale de l'abdomen, s’étendant du thorax jusqu’au bord supérieur du bassin.

Ils sont au nombre de quatre paires, disposées symétriquement :

    • le droit (anciennement appelé grand droit),
    • l'oblique externe (anciennement appelé grand oblique),
    • l'oblique interne (anciennement appelé petit oblique),
    • et le transverse.

Ils permettent d’effectuer des mouvements de rotation et d’inclinaison. Et ils jouent un rôle très important dans l’équilibre du bassin, la posture, la statique de la colonne vertébrale, ainsi que dans l’expiration forcée et la toux, en antagonisme direct avec le diaphragme, en refoulant le contenu abdominal.

Un homme pratiquant un exercice de gainageUne femme pratiquant un exercice de gainage

  • et par extension : les exercices physiques permettant de développer et faire ressortir les muscles abdominaux.

Travailler les muscles abdominaux afin d'augmenter leur masse musculaire se fait, grâce à des exercices de musculation, ou "gainage", tels que les redressements du buste ("crunch"), le pédalo, la planche ou encore le travail avec une roue. Et de manière générale : tout exercice visant à garder le corps droit ou à amener le bas du corps vers sa partie supérieure.

Un travail de musculation déséquilibré en faveur des muscles les plus apparents (les droits) peut cependant entraîner des lésions. La pression exercée sur l'ensemble mou des viscères se transmet en effet à des muscles moins fortement sollicités, notamment le transverse et le périnée. Aussi un effort peut-il ainsi causer une hernie abdominale ou un prolapsus génital ou anal. Raison pour laquelle j'ai décidé de ne prendre aucun risque et de ne surtout pas travailler mes abdominaux !

Source : wikipedia.

"La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation".

Des genoux ayant la "chair de poule"

Il s'agit des véritables noms de ce que l'on appelle dans le langage courant "La chair de poule".

"Effectuer une miction".

"Effectuer une miction"

Cette locution verbale appartient au registre soutenu ainsi qu'au vocabulaire et jargon médical.

Il s'agit en effet de la façon idoine de désigner ce que nous appellons dans le langage courant "Uriner " et dans le registre familier "Faire pipi".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Uriner" en français.

"Une gravelle" et "La gravelle".

Ces deux substantifs féminins du registre désuet désignent :

  • "Une gravelle" : une concrétion rénals granuleuss plus petits qu'un calcul, ordinairement de la grosseur d'une tête d'épingle,
  • et "La gravelle" : par métonymie, la maladie caractérisée par la formation de ces concrétions, dont l'élimination peut causer de vives douleurs. Que l'on appelle désormais "la lithiase rénale".

19 façons de dire "Uriner".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

"Pisser" relève du registre argotique .

De même que "Écluser", "Lâcher les écluses" (ou "Lâcher ses écluses") et "Ouvrir les écluses" (ou "Ouvrir ses écluses").

Ou encore "Faire pleurer le colosse", qui ne s'applique cependant qu'aux hommes.

"Faire pleurer Popaul" appartient au registre populaire.

De même que "Pissoter" et "Pissouiller", qui signifient uriner fréquemment et par petite quantité.

"Faire pipi" relève du langage enfantin et du registre familier.

"Arroser les marguerites", "Faire la petite commission" et "Faire pleurer Mirza" appartiennent au même registre familier.

"Soulager sa vessie", "Se soulager", "Vider sa vessie" (ou "Se vider la vessie") relèvent du langage courant.

De même que "Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

Enfin, "Satisfaire un besoin pressant" ou "Satifaire une envie pressante" relèvent du registre soutenu.

De même que "Effectuer une miction", qui appartient également au vocabulaire et jargon médical.

"La pulvérulence".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne :

  • l'état de ce qui est réduit en poudre ou en très fines particules,
De la farine de blé
De la farine de blé
  • par métonymie, au pluriel : de fines particules,
  • par analogie : l'état de ce qui est perçu comme étant pulvérisé ou en poudre,

"Tomber en poussière"

  • le caractère poussiéreux, l'état d'une chose couverte de poussière,

Un livre couvert de poussière

  • et, dans le domaine médical : l'état des narines se caractérisant par une sécheresse de la muqueuse et l'accumulation de poussières sur les poils, observé lors d'affections fébriles graves ("pulvérence des narines" ou "pulvérence nasale").Source : www.cnrtl.fr

"Un cautère".

Des cautères

Ce substantif masculin désigne :

  • un instrument à pointe chauffable au rouge, servant à brûler les tissus organiques, pour cicatriser et guérir.

Ou un agent chimique utilisé à cet effet.

  • par métonymie :
    • la plaie ou l'escarre résultant de l'application de cet instrument ou de cet agent chimique.
    • l'ulcération artificielle provoquée à l’aide d’un caustique pour entretenir la suppuration.

On dit de ce fait "Établir un cautère" ou "Pratiquer un cautère".

  • et dans le registre familier : un remède.

On dit notamment, par dérision : "Aussi peu efficace qu'un cautère sur une jambe de bois".

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et Le Robert

On ne dit pas : "Faire un arrêt de travail" !

Mais : "ÉTABLIR arrêt de travail" !