"Un travail de longue haleine".

Cette locution nominale désigne un travail devant s'effectuer sur la durée et nécessitant un effort soutenu.

La formule "De longue haleine"peut également s'appliquer aux mots "Mission", "Oeuvre" ou "Tâche".

Exemples :

  • "Mettre en ligne sur jaimelesmots.com le contenu de plus cinq décennies de collecte de mots, locutions et expressions constitue pour l'auteur de ces lignes une mission de longue haleine ".
  • "La rédaction des 7 tomes et des 4 215 pages, 9,6 millions de caractères et 1,5 million de mots de "À la recherche du temps perdu" a été, pour Marcel Proust, une oeuvre de longue haleine."
  • "L'amélioration des méthodes de travail et de sécurité au sein d'une entreprise est une tâche de longue haleine".

"15 façons de dire être chauve".

Le registre familier est très riche pour qui souhaite évoquer l'absence de cheveux chez un individu : "Avoir la boule à zéro", "Avoir le crâne lisse comme une boule de billard", "Avoir un crâne d'oeuf", "Ne pas avoir un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou".

Ainsi que l'idiotisme corporel "Être chauve comme un genou".

Il existe aussi les formules "Être dégarni" (langage courant) et "Être déplumé" (registre familier), mais qui correspondent à une personne possédant encore quelques cheveux.

Dans le langage courant, vous pouvez également dire, tout simplement, "Ne plus avoir de cheveux".

Personnellement, j'adore l'idiotisme animalier "Faire le désespoir des poux" (registre familier).

La formule "Être atteint de chauveté" est vraiment - me semble-t-il - très laide et ne s'utilise absolument plus (registre désuet).

Enfin, "Avoir une calvitie" relève du registre soutenu.

L'héritage langagier de la télévision nous offre "Avoir une coupe à la Kojak" ou "Être coiffé comme Kojak".

Et l'héritage langagier du cinéma : "Avoir une coupe à la Yul Brynner" ou "Avoir une coupe Yul Brynner" (lequel s'était rasé à partir de 1951 pour son rôle du roi de Siam dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein "Le roi et moi").

 

"Un crâne d'oeuf".

Cette locution nominale amusante en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel désigne, de façon très imagée et de manière ironique :

  • dans le registre familier : un crâne dépourvu de cheveux,

Un "crâne d'oeuf" c'est à dire une personne chauve

  • et, par extension : une personne chauve,
  • ou encore, de façon péjorative, dans le registre populaire : un savant, un intellectuel.

On dit par exemple : "Le réchauffement climatique c'est encore un truc de ces crânes d'oeuf qui nous disent que l'homme descend du singe et que la terre est ronde !".

Je vous recommande également la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve".

"Une couille molle" ou "Avoir les couilles molles".

  • la locution nominale "Une couille molle" désigne "un lâche, une personne sans dignité, sans courage",
  •  et la locution verbale "Avoir les couilles molles" signifie "être lâche, manquer de dignité et de courage".

Relevant toutes deux du registre vulgaire, elles sont manifestement fondées sur le fait que, dans la croyance populaire, celui qui n’a pas un comportement viril est censé ne pas avoir de testicules, ou des testicules anormaux ; ces derniers élaborant la plus grande partie de la testostérone, l'hormone induisant les caractères sexuels secondaires et le comportement de type masculin.

Source : wikipedia.org

"Avoir les poils".

"La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation", plus couramment appelée "La chair de poule"

Je déteste cette expression du registre familier en forme d'ellipse d'un usage relativement récent et de plus en plus couramment utilisée, il me semble.

On utilise cette formule pour signifier que l'on a les poils qui se hérissent, du fait de l'émotion qui est la nôtre ; phénomène très proche de celui que l'on qualifie ordinairement de "chair de poule".

On peut "Être blanc comme" beaucoup de choses en français.

Différentes expressions idiomatiques françaises commencent par la formule "Être blanc comme...".

Il importe cependant de bien les connaître car elles ont le plus souvent des significations fort différentes les unes des autres !

Ainsi "Être blanc comme un linge" ou "Être blanc comme un linceul" se dit d'une personne qui, commençant à se sentir mal, devient blême, toute pâle, livide.

On utilise en revanche les expressions "Être blanc comme un cachet d'Aspirine" et "Être blanc comme un lavabo" pour qualifier une personne à la peau particulièrement blanche. Ainsi que les formules - tout aussi imagées, mais moins sympathiques, - "Être blanc comme un bidet" et "Être blanc comme un cul".

Relevant toutes les quatre du registre familier elles sont souvent utilisées sur un ton légèrement narquois par des personnes originaires de régions plus ou moins méridionales ou par des citadins de retour de congé, pour décrire l'aspect d'un estivant d'origine plus septentrionale et n'ayant pas encore eu le loisir de s'exposer aux rayons du soleil.

Enfin, la formule "Être blanc comme neige" symbolise la parfaite innocence d'une personne n'ayant rien à se reprocher.

"Avoir un cheveu sur la langue".

Il s'agit d'une appellation très imagée du Susseyement" ou "Sigmatisme frontal", plus communément appelé, dans le registre familier, "Zozotement", "Zézaiement", ou "Zézayement".

Ce vice de prononciation consiste notamment à prononcer incorrectement les "s". C’est-à-dire à les prononcer en mettant la langue entre les dents, au lieu d’en appliquer le bout sur les dents d’en haut. Ce qui a naturellement tendance à donner le son "Che" au lieu de "Se".

Par exemple :

  • "Il est caCHé" au lieu de "Il est caSSé".
  • "LâCHer ses souliers" ou "LaCer ses souliers".

Voire - ce qui peut vraiment prêter à confusion et amener à des situations très ambiguës - :

  • "LêCHe-moi !" au lieu de "LaiSSe-moi !".

"Tiré par les cheveux".

Cette locution désigne, au sens figuré, un raisonnement, une histoire, une explication difficile à croire, abracadabrante, paraissant compliqué ou peu logique, peu naturel.

On dit par exemple : " J'ai patiemment écouté ton grand-père me raconter ses exploits militaires mais son récit était vraiment tiré par les cheveux".

Pour ma part, je préfère utiliser le mot savant "Capillotracté".

"Un coup de main".

Cette locution nominale du langage courant peut, selon le contexte, avoir différentes significations radicalement différentes :

  • c'est d'abord, au sens figuré, une attaque ou une expédition effectuée à l'improviste.

On dit par exemple : "La bande a effectué différents coups de main dans la région au printemps dernier".

  • et, par extension, une entreprise hardie, téméraire, aventureuse, dont l’exécution est menée promptement.

On dit par exemple : "Le rachat de cette entreprise a constitué un audacieux coup de main".

  • mais également : un peu d'aide.

On dit par exemple : "Je te donnerai un coup de main si cela peut te simplifier les choses".

  • ou encore : une façon de manipuler, de travailler avec habileté, un savoir-faire, également appelé "tour de main".

On dit par exemple : "Ma fille a vraiment le coup de main pour faire les crêpes".

  • et, enfin, à la pétanque, un effet non souhaité, une mauvaise impulsion donnée à une boule par maladresse ou habitude et déviant sa trajectoire.

On dit par exemple : "Si Roger n'avait pas eu ce coup de main au dernier moment, nous pouvions gagner la partie".

Source : wikipedia.org

"Un tour de main" et "En un tour de main" ou "En un tournemain".

On dit par exemple : "Mon boucher a un tour de main incroyable lorsqu'il s'agit de désosser la viande !".

  • tandis que la locution "en un tour de main" (que l'on trouve également, parfois sous la forme déformée "en un tournemain") signifie "très rapidement".

On dit par exemple : "Certains enseignants ont un don pour repérer les futurs cancres en un tour de main".

"Trouer le cul" ou "Se trouer le cul".

Contrairement à ce que d'aucuns pourraient penser, ces deux locutions du registre vulgaire ne sont nullement liées à quelque pénétration anale ou empalement que ce soit !

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Trouer le cul"  : abasourdir, stupéfier, épater, ébahir.

On dit par exemple : "Putain ! c'te blogue l'est trop classe ! Y a des trucs, j'te jure, ça m'troue le cul !".

Ou : "Ça m'a troué le cul d'apprendre que ta vieille était morte".

On dit également, dans le langage courant : "Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ou, dans le registre populaire : "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

  • et "Se trouer le cul" : se donner de la peine pour faire quelque chose, se donner du mal, s'échiner.

On dit par exemple : "Sur la vie d'ma reum, le mec l'a dû s'trouer le cul pour trouver tous ces trucs !".

Ou : "J'me suis troué l'cul à rénover c'te bagnole".

Source : wiktionary.org