"On a gagné ! Les doigts dans le nez ! Ils ont perdu ! Les doigts dans le cul" !

Cette formule du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel se chante sur l'air des lampions par les foules enthousiastes :

  • à l'issue d'une victoire sportive,
  • d'une victoire électorale,
  • d'une victoire sociale,
  • ou d'une victoire syndicale.

Et cela même si la lutte a été sévère et le résultat difficile à obtenir.

Alors que l'expression "Les doigts dans le nez" signifie normalement, dans le registre familier - et naturellement au sens figuré - "très facilement, sans aucune difficulté".

Et que "Les doigts dans le cul" est une formule du registre vulgaire signifiant "à ne rien faire".

Voir également l'expression : "Se sortir les doigts du cul".

"Avoir le coeur à gauche et le portefeuille à droite".

J'aime beaucoup cette expression en forme d'idiotisme corporel qui caractérise les personnes soucieuses de conserver les programmes sociaux, tout en payant le moins d'impôts possible.

Se considérant ou se présentant comme altruistes, elles disent "avoir le coeur à gauche".

Mais ont considère qu'elles ont "le portefeuille à droite" car leur désir d'aider les plus défavorisés s'estompe sensiblement dès lors qu'il leur est demandé de contribuer financiairement à cette action, notamment en payant davantage d'impôt.

"Avoir le cul entre entre deux chaises" ou "Être le cul entre deux chaises".

J'aime bien cette expression très imagée du registre populaire qui signifie, au sens figuré : être tiraillé entre deux situations, ne pas savoir quoi choisir ou décider.

On dit par exemple : "Mon fils a le cul entre deux chaises en ce moment : on lui a proposé un autre boulot mieux payé, mais comme il a un logement et une voiture de fonction là où il travaille actuellement, il hésite encore".

Source : www.linternaute.fr

"Les doigts dans le cul" ou "Se sortir les doigts du cul".

Ces deux expressions du registre vulgaire signifient respectivement :

  • "Les doigts dans le cul" : "à ne rien faire".
  • Et "Se sortir les doigts du cul" : "arrêter de ne rien faire, se prendre en charge".

Voir également la formule : "On a gagné ! Les doigts dans le nez ! Ils ont perdu ! Les doigts dans le cul" !".

Source : wikipedia.org

"Les doigts de pieds en éventail" ou "Les arpions en éventail".

"Avoir les doigts de pieds en éventail" ou "Avoir les arpions en éventail".

Ces deux expressions en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre familier pour la première et populaire pour la seconde.

Dans les deux cas elles sont la marque de la tranquillité et de la béatitude.

Et "Avoir les doigts de pieds en éventail" ou "Avoir les arpions en éventail" signifie : ne rien faire, se reposer, se prélasser.

Source : www.larousse.fr et www.languefrancaise.net

"Les doigts dans le nez".

Cette expression en forme d'idiotisme corporel relève du registre populaire.

Et elle signifie, au sens figuré : très facilement, sans aucune difficulté, sans effort ; presque machinalement, sans avoir à faire preuve d’une force, d’une habileté ou d’une ruse particulière.

La formule "Les doigts dans le nez" nous vient du jargon des courses hippiques, au sein duquel elle est apparue en 1912.

Cette année-là, en effet, un commentateur l'aurait employé pour qualifier la performance d’un jockey, arrivé en tête avec une grande facilité, comme s’il n’avait même pas eu besoin de tenir les rênes de ses chevaux, des deux mains, tout du moins.On dit par exemple : "L'Ohème a gagné les doigts dans le nez !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la formule : "On a gagné ! Les doigts dans le nez ! Ils ont perdu ! Les doigts dans le cul" !".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.lalangue francaise.com

"Tomber sur le râble", "Tomber sur le poil", "Tomber sur le paletot" ou "Tomber sur le dos" de quelqu'un.

Ces quatre locutions verbales du registre familier signifient :

  • au sens propre : assaillir, agresser, attaquer quelqu'un à l'improviste, de façon brusque ; le battre.

On dit par exemple : "Mon voisin s'est fait attaquer récemment : deux types cagoulés lui sont tombés sur le râble/poil/paletot/dos, alors qu'il sortait de sa voiture pour ouvrir la porte de son garage".

  • et au sens figuré : insulter quelqu'un, le critiquer très violemment.

On dit par exemple : "Je n'ai pas vraiment compris ce qui se passait : à peine mon discours terminé, la moitié de l'assemblée m'est tombé sur le râble/poil/paletot/dos".

"Tomber sur le râble" est un idiotisme animalier et un idiotisme corporel.

"Tomber sur le poil" est un idiotisme animalier et un idiotisme corporel.

"Tomber sur le paletot" est un idiotisme textile et vestimentaire, pouvant avoir une autre signification au sens figuré.

"Tomber sur le dos" est un idiotisme corporel.

Sources : www.expressions-francaises.fr, www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Se mêler de ses affaires", "S'occuper de ses fesses", "S'occuper de ses oignons" ou "Se mêler de ses oignons".

Ces quatre expressions de registres de langue différents signifient toutes"Ne pas se mêler des affaires d'autrui".

  • "Se mêler de ses affaires" est une expression du registre familier.

On dit par exemple : "Mêle-toi plutôt de tes affaires et va donc ranger des ta chambre !".

  • "S'occuper de ses fesses" est une expression du registre vulgaire, en forme d'idiotisme corporel, employée au sens figuré.

On dit par exemple :"Je ne t'ai rien demandé : occupe-toi de tes fesses !".

  • Et "S'occuper de ses oignons"et "Se mêler de ses oignons" sont des expressions du registre argotique en forme d'idiotisme alimentaire, employées au sens figuré.

On dit par exemple :"Cela ne te regarde absolument pas : occupe-toi de tes oignons " ou "Mêle-toi de tes oignons !".

"Motus et bouche cousue !" ou "Motus !".

Cette locution et cette interjection de latin de cuisine s'utilisent pour réclamer une discrétion absolue et signifie "Pas un mot !", "Silence !".

Elle s'accompagne souvent d'un geste de la main ; pouce et index mimant le déplacement d'une tirette de fermeture à glissières imaginaire qui obturerait hermétiquement la bouche.

"Avec sa bite et son couteau".

J'aime beaucoup cette expression du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel qui signifie "Avec les moyens du bord", avec les seuls moyens dont on dispose, avec le strict minimum, sans être suffisamment équipé

N'être pourvu que de sa bite et de son couteau rend  priori délicat l'accomplissement de la plupart des tâches nécessaires à une vie normale. Et cela même si l'on est doté d'un couteau suisse ou d'un engin surdimensionné.

Cette expression symbolise donc un certain dénuement ou la capacité à réaliser des choses avec très peu de moyens.

  • Lorsqu'une l'on dit qu'une personne doit "accomplir une tâche avec sa bite et son couteau", c'est qu'il doit la réaliser avec les seuls moyens dont elle dispose, ne pas s'attendre à pouvoir en disposer d'autres.

On dit par exemple :"Trouver les premiers lecteurs de jaimelesmots.com n'a pas été chose aisée ; je puis vous dire que j'y suis allé avec ma bite et mon couteau !".

  • Lorsque l'on dit qu'un individu "arrive avec sa bite et son couteau", c'est qu'on lui reproche en général de ne pas avoir emporté l'équipement réellement nécessaire pour pouvoir faire ce qui était prévu.

On dit par exemple : "Nous devions vider le grenier de ma grand-mère avec mon cousin et emballer dans des cartons tout ce qui pouvait être donné. Mais cet idiot s'est radiné comme une fleur, avec sa bite et son couteau !".

  • Et lorsqu'on dit de quelqu'un, sur un ton admiratif, qu'il "a réalisé quelque chose avec sa bite et son couteau", c'est qu'il a réussi à exécuter sa tâche avec très peu de moyens, là où il en aurait probablement fallu beaucoup plus à une autre personne.

On dit par exemple : "Benjamin Griveaux a réalisé sa vidéo avec sa bite et son couteau : et encore, le pauvre n'avait même pas de couteau !" (*).

(*) : Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement et secrétaire d'État auprès du Premier ministre Édouard Philippe, candidat à la Mairie de Paris (75) aux élections des 15 et 22 mars 2020, a dû renoncer à sa candidature le 14 février 2020 après la diffusion de vidéos le montrant clairement, le sexe en érection, en train de se masturber fébrilement comme un adolescent. Ces images étaient destinées à une jeune femme, avec laquelle Benjamin Griveaux échangeait occasionnellement des images à caractère érotique ou pornographique. Et cela alors qu'il s’appuyait constamment durant sa campagne sur les valeurs familiales : se présentant comme le (futur) maire des familles et citant toujours en exemple sa femme et ses enfants...

Source : www.expressio.fr

"Avoir quelque chose en tête", "Avoir une idée derrière la tête" et "Se mettre quelque chose en tête".

Ces trois expressions du langage courant en forme d'idiotisme corporel avec le mot "Tête" ont des significations assez proches :

  • "Avoir quelque chose en tête" c'est en effet projeter, avoir l'intention de faire telle chose.

On dit par exemple : "Mon beau-père a en tête de construire une piscine dans son jardin pour l'été prochain".

  • Tandis que "Avoir une idée derrière la tête", c'est avoir une intention, un projet que l'on ne dévoile pas ouvertement.

On dit par exemple : "La police est arrivée à la conclusion qu'en achetant ainsi en grosse quantité de la poudre, des clous et des autocuiseurs, les deux individus avaient vraisemblablement une idée derrière la tête... Mais laquelle ? Cela demeure un mystère".

  • Et "Se mettre quelque chose dans la tête" ou "Se mettre quelque chose en tête", c'est prendre la résolution de faire quelque chose et s'y tenir obstinément, s'en persuader, s'en convaincre.

On dit par exemple : "Mon voisin s'est mis en tête d'installer un élevage de poules dans son jardin !".

Source : www.larousse.fr

"Avoir de la merde dans les doigts".

Cette expression du registre vulgaire et du registre scatologique en forme d'idiotisme corporel signifie : n'avoir aucune force dans les doigts ; être incapable de serrer ou desserrer quelque chose