Ne pas confondre : "Hic" et "Hic !".

  • "Hic" est un mot latin que l'on retrouve dans la locution "Hic est quaestio" signifiant "Là est la question".

Il désigne en français le noeud d'une affaire ou d'un problème, sa principale difficulté.

On l'emploie dans le domaine juridique, en marge d’un acte, pour attirer l’attention sur un point important.

Ou dans les expressions du langage courant : "Voilà le hic", "C'est là le hic" ou "Le hic c'est que".

  • Tandis que le mot "Hic !" est une onomatopée évoquant le hoquet ou l'absorption excessive d'alcool !

Source : wiktionaty.org

"C'est là le hic", "Il y a un hic", "Le hic c'est que" ou "Voilà le hic".

Ces trois formules du langage courant signifient respectivement :

  • "Voilà la difficulté" ou "Voilà le problème",
  • "C'est là la difficulté" ou "C'est là le problème",
  • "La difficulté c'est que" ou "Le problème c'est que".

Dans les trois cas, le mot "hic" désigne le noeud d'une affaire ou d'un problème, sa principale difficulté.

Il s'agit d'un mot latin que l'on retrouve dans la locution "Hic est quaestio" signifiant "Là est la question".

Et qui est également employé dans le domaine juridique, en marge d’un acte, pour attirer l’attention sur un point important.

Et évidemment pas de l'onomatopée "Hic !" évoquant le hoquet ou l'absorption excessive d'alcool !

Source : wiktionaty.org

"Tomber des nues".

J'aime beaucoup cette expression qui signifie, au sens figuré, être extrêmement surpris face à un événement inopiné.

Elle a d'abord signifié, au XVIIe siècle, "arriver à l'improviste, de façon surprenante, sans que l'on sache d'où".

"Tombé du ciel", en quelque sorte, puisque le mot "Nues", aujourd'hui tombé en désuétude désigne un groupe de nuages.

Sources : wiktionary.org et www.edilivre.com

"À la queue-leu-leu".

Personnes marchant à la queue leu-leu

Cette locution nominale signifie l'un derrière l'autre, à l'instar de loups en train de marcher ; le mot "Leu" n'étant autre que l'ancien nom du "Loup".

Loups à la queue-leu-leu

Cette expression est à rapprocher de l'expression "En file indienne", dont la signification est identique.

 

On ne dit pas : "Partir en guinguette" !

Mais : "Partir en goguette", c'est-à-dire partir s'amuser, faire la fête.

La "Goguette" était est effet une pratique festive consistant autrefois à se réunir en petits groupes afin de passer un bon moment et de chanter.

Aujourd'hui largement oubliée, celle-ci a été à la base de milliers de sociétés festives et/ou carnavalesques, pour la plupart disparues. Au point que la plupart des gens ignorent jusqu'à la signification du mot "Goguette", qu'ils confondent ainsi parfois avec la "Guinguette", ce cabaret populaire de la fin du XXe siècle faisant aussi office de restaurant et, souvent, de lieu de bal.

"Cela fait belle lurette", "Depuis belle lurette" ou "Il y a belle lurette".

Cette jolie expression du registre familier signifie :

  • "Cela fait longtemps", "Cela fait un certain temps" ou "Cela fait un bon bout de temps".
  • "Depuis longtemps", "Depuis un certain temps" ou "Depuis un bon bout de temps".
  • "Il y a longtemps", "Il y a un certain temps" ou  "Il y a un bon bout de temps".

Et elle constitue une déformation de "Il y a belle heurette", c'est à dire il y a bien davantage qu'une petite heure.

Les expressions du registre familier "Faire un bail", "Faire une paye" ou "Faire une paie" possèdent une signification très proche.

Et il existe encore bien des façons de dire "Depuis très longtemps" ou "Cela fait longtemps".

Source : wiktionary.org

"Prendre ses cliques et ses claques".

Cette curieuse expression en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme vestimentaire appartient au registre familier.

Et elle signifie : filer, s’en aller précipitamment, en emportant avec soi toutes ses affaires.

Apparue dans la première moitié du XIXe siècle, elle fait en effet référence aux jambes (les "cliques" en argot) et aux doubles chaussures plates ou surchaussures de protection, que l'on enfilait alors au-dessus des souliers afin d'éviter de les salir en cas d'intempéries (les "claques" dans le registre désuet).

Des "claques" ou surchaussures de protectionDes "claques" ou surchaussures de protection

Sources : CNews du 23 septembre 2019 et www.cnrtl.fr

"Être sur la sellette" et "Mettre sur la sellette".

Ces deux expressions du registre familier signifient, au sens figuré :

  • "Être sur la sellette" : être mis en cause, soupçonné, soumis à un interrogatoire serré.

Et donc, par extension : être menacé, dans une situation fâcheuse.

On dit par exemple : "Le ministre de la santé est régulièrement mis sur la sellette depuis le début de cette pandémie".

  • et "Mettre sur la sellette" : mettre en cause, interroger longuement et précisément, soumettre à un interrogatoire serré ; exposer aux critiques les plus sévères.

On dit par exemple : "L'ancien grand patron a été mis sur la sellette par la presse".

Elles font toutes deux référence au mot "Sellette", un substantif féminin, qui désigne ici un petit siège de bois très bas, sur lequel on obligeait autrefois à s'asseoir les accusés, lorsqu'on les interrogeait afin de les juger. Un usage qui a disparu avec la révolution de 1789.

Mais qui peut, selon le contexte, désigner de nombreuses autres choses :

  • un petit siège accroché aux barreaux d’une échelle ou soutenu par des cordes sur lequel s’assoient, à défaut d’échafaudage, les ravaleurs et les peintres en bâtiment,
Une sellette en bois massif
Une sellette en bois massif
  • un banc haut sur pied, sorte de petit piédestal faisant partie du mobilier, ancien comme contemporain, pour exposer un objet (plante, statuette, etc.).
  • une pièce du harnais d’un cheval de trait, en forme de petite selle, placée sur le dos du cheval et supportant des courroies auxquelles sont attachés les brancards,
  • une petite selle de sculpteur,
  • la partie des anciennes charrues sur laquelle le timon était appuyé (registre désuet),
  • la plateforme sur laquelle vient reposer l’avant d’une semi-remorque accrochée à un tracteur routier,
  • l'ensemble siège-harnais du pilote de parapente, sur lequel sont fixées les suspentes de la voile, éventuellement d’un parachute de secours ou d’instruments de vol. Et généralement équipé d’un sac gonflable pour l’atterrissage,
  • ou : une pièce de bois en forme de moise, arrondie par les bouts, qui, accolant l’arbre d’un engin, sert avec deux liens à porter le fauconneau, un dispositif de levage (registre désuet).

Sources : www.cnrtl.fr, www.lefigaro.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Là où le bât blesse" ou "C'est là que le bât blesse".

Cette très ancienne expression fait référence au bât, cette selle que l’on posait sur le dos des mulets utilisés comme bête de somme, afin d'y accrocher de lourdes charges.

Âne bâté

Un bât mal fixé ou trop chargé générait systématiquement des plaies qui faisaient souffrir les bêtes et pouvait compromettre le déroulement de la fin du trajet.

De nos jours cette expression imagée signifie que l’on a identifié la cause d’une souffrance (généralement d'ordre psychologique), le point sensible d’une personne, ou un problème en général.

On dit par exemple : "Là où le bât blesse c'est que cet enfant ne dispose de sa propre chambre chez aucun de ses deux parents".

Le mot "Bât" se retrouve également de manière indirecte, sous forme d'adjectif, dans la locution nominale "Un âne bâté", souvent utilisée au sens figuré.

Source : wiktionary.org

"Un joyeux drille" ou "Un pauvre drille".

"Un drille" était autrefois un soldat vagabond.

Mais on n'utilise plus guère ce mot aujourd'hui que dans les locutions :

  • "Un joyeux drille", qui désigne un bon, joyeux compagnon, ou - parfois - un libertin,
  • et "Un pauvre drille", qui désigne un pauvre diable, un misérable.

"Porter sur les fonts baptismaux".

Cette expression signifie :

  • au sens propre : faire baptiser son filleul dans la religion chrétienne, pour le parrain ou la marraine, en portant son filleul sur les "fonts baptismaux", c'est à dire la ou les cuves servant à recevoir l'eau du baptême,
  • et, au sens figuré, : être à l'origine de, lancer, mettre en œuvre, provoquer l'avènement de, faire connaître quelque chose qui existait déjà mais n'était pas encore connu du grand public.

Source : www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr

"Depuis des lustres" ou "Il y a des lustres".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie : depuis longtemps ; depuis une longue période indéfinie.

Le mot "Lustre" fait en effet ici référence à la période de temps de cinq ans existant entre deux recensements dans l'antiquité romaine.

On dit par exemple : "Je n'ai pas revu certains de mes cousins depuis des lustres".

Mais il existe encore bien des façons de dire "Depuis très longtemps" ou "Cela fait longtemps".