"Être tout yeux".

Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie : être disposé à bien regarder ; observer avec toute son attention ; être très attentif.

On dit par exemple : "Montrez-moi donc cela : je suis tout yeux" (tou-tieu).

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Être tout ouïe" ou "Être tout oreilles".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme corporel signifient : être disposé à bien écouter, à écouter avec toute son attention ; être très attentif.

  • "Être tout ouïe" (tou-toui) appartient au registre soutenu.

On dit par exemple : "Racontez-moi cela : je suis tout ouïe".

  • Et "Être tout oreilles" (tou-te-o-reille) relève au langage courant.

On dit par exemple : "Vas-y, dis-moi : je suis tout oreilles" .

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

On ne dit pas : "C'est une tâche herculéenne à faire" !

Le docteur Anne Sénéquier, co-directrice de l'Observatoire de la santé mondiale de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)

Surtout en oubliant la liaison et en prononçant "sè-une" et non "sète-une".

Comme l'a déclaré le docteur Anne Sénéquier, co-directrice de l'Observatoire de la santé mondiale de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), le 11 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "C'est une tâche herculéenne à ACCOMPLIR" !

On ne "fait" pas une tâche : on l'accomplit.

Ne prononcez donc plus "Sam'di" mais "SamEdi" !

Je me suis personnellement surpris, dernièrement, à m'étonner, lors d'un trajet en autocar, de la façon dont un monsieur Marseillais, assis derrière moi, prononçait à moult reprises le mot "Samedi", en décomposant soigneusement chaque syllabe "à la marseillaise" : "sa-me-di" !

Je confesse avoir même commencé à m'en amuser narquoisement... avant de prendre aussitôt conscience de ce que l'on devait en effet bien dire, comme lui, "Samedi" et non "Samdi", comme nombre de personnes - dont je suis - on désormais fâcheusement tendance à le faire !

"H aspiré" et "H muet".

  • Le "H aspiré" empêche toute liaison ou toute élision avec le mot précédent.

Pour le reconnaître, on doit pouvoir placer l'article défini "le" ou "la" devant le mot.

On dit par exemple "LA houille" (et non "L'houille"). Ou "LE haricot" (et non "L'haricot").

Le "H aspiré" ne provoque pas d'aspiration, mais un blocage dans la prononciation, qui évite la liaison.

On dit par exemple : "Un héros" (et non "Un Nhéros").

Ou "Une hauteur (et non une "Nhauteur").

  • Le "H muet" permet la liaison et l'élision avec le mot précédent.

Pour le reconnaître, on ne doit pas pouvoir pas pouvoir placer l'article défini "le" ou "la" devant le mot.

On ne peut pas dire par exemple "LE homme" (mais "L'homme").

Ni "LA herbe" (mais "L'herbe").

Source : www.aidenet.eu

On n'écrit pas : "On est pas arrivés" ni "On n'est pas malades" !

Mais : "On N'est pas arrivés" et "On N'est pas malades" !

Avec un "n".

La prononciation est certes la même (on-na), mais la forme négative de ces deux phrases requiert impérativement la présence à l'écrit d'un "n".

"Si tant est que".

J'aime beaucoup cette locution du registre soutenu qui signifie "À supposer que", "Dans la mesure où", "En admettant que" ou "S'il est vrai que".

Elle se prononce impérativement en effectuant la liaison entre "tant" et "est" : si-tante-è-ke.

Et on dit par exemple : "Si tant est que cela t'intéresse, je peux te prêter des livres de cet auteur".

Ou : "Je te présenterai mon frère si tant est que tu veuille le connaître".