On ne dit pas : "La Lang de Blois" !

Mais : "Jack Lang" !

Jack Lang

Il s'agit en effet du surnom en forme de calembour de l'homme politique français, socialiste, Jack Lang, né le 2 septembre 1939.

Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre les locutions nominales « Lang de Blois » et « Langue de bois » et fait référence à l’homosexualité non assumée de Jack Lang.

Député et maire de Blois (41), Jack Lang a été plusieurs fois ministre (Culture, Communication et Éducation Nationale) dans des gouvernements socialistes, notamment en tant que "numéro deux du gouvernement".

Cofondateur, en 1958, avec Édouard Guibert, de la troupe universitaire de Nancy (54), il créé en 1963 le Festival de théâtre universitaire de Nancy, qu'il présidera jusqu'en 1973. Dès l'édition de 1968, l'événement dépasse la sphère artistique lorraine pour acquérir une réputation nationale et mondiale.

Appelé par le président Georges Pompidou à la direction du théâtre de Chaillot en 1972, Jack Lang s'engage à partir de 1974 aux côtés de François Mitterrand, le faisant profiter de son carnet d'adresses international.

Entré au Parti socialiste en 1977, il devient secrétaire national à la culture en 1979.

Et est révélé au grand public en 1981, lorsqu'il est nommé ministre de la Culture, un poste qu'il occupera pendant dix ans sous tous les gouvernements socialistes des deux septennats de François Mitterrand, de mai 1981 à mars 1986, puis de mai 1988 à mars 1993.

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"Un haïku" ou "Un haïkaï"/

Il s'agit d'une forme de poésie japonaise consistant en un petit poème extrêmement bref de trois vers, comportant respectivement, cinq, sept et cinq syllabes, visant à dire l'évanescence des choses et incitant à la réflexion.

Le haïku évoque de manière allusive un incident, un spectacle naturel, un état d'âme, mis en rapport direct ou indirect avec une des quatre saisons.

Et celui qui écrit un "haïku" ou "haïkaï" est appelé un "haïkiste" .

 

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et www.eternels-eclairs.fr

"François Perrot".

L'acteur français François Perrot

Il s'agit du nom de scène de l'acteur français Fernand Perrot, né le 26 février 1924 et mort le 20 janvier 2019.

J'adorais cet acteur, dont le grand public ignore malheureusement souvent le nom.

Et cela en dépit de la qualité de son jeu, de la longévité de sa carrière et de l'importance de sa filmographie, au cinéma comme à la télévision, qui court sur pas moins de 60 ans, de 1954 à 2013 !

Acteur et metteur en scène de théâtre, François Perrot avait débuté en 1951 dans la troupe de Louis Jouvet, puis au TNP dirigé par Jean Vilar.

Son allure distinguée et son apparence bourgeoise l'avait ensuite amené au cinéma, où il a souvent interprèté les notables ou les dirigeants - plusieurs directeurs de banque notamment -, plus ou moins respectables, excellant dans les rôles de salopards et dans l'humour pince-sans-rire.

L'acteur français François Perrot

On se souvient notamment de lui dans des films tels que « Le corps de mon ennemi » de Georges Lautner (1976), « Pour cent briques, t’as plus rien... » de Édouard Molinaro (1982), « Attention ! Une femme peut en cacher une autre » de Georges Lautner (1983), « Banzaï » de Claude Zidi (1983), ou « Les Morfalous » de Georges Lautner (1984) avec Jean-Paul Belmondo, dans lequel Michel Audiard faisait déclarer à Marie Laforêt « C’est bien la première fois qu’il fait des étincelles avec sa bite » !

Pour ma part, je l'avais adoré dans deux films de Bertrand Tavernier :« Coup de torchon » (1983) et « La vie et rien d'autre » (1989).

Source : wikipedia.org

"Rabelaisant" ou "Rabelaisante" et "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne", en tant que substantifs.

Tous ces substantifs se rapportent naturellement à l'écrivain français de la Renaissance François Rabelais

Mais - à la différence des adjectifs homonymes -, leurs significations sont très proches les unes des autres, puisque, en effet, :

  • "Rabelaisant" ou "Rabelaisante" désignent une personne qui étudie ou est spécialiste de Rabelais et de son œuvre.

On dit par exemple : "J'ai suivi avec bonheur les cours d'un rabelaisant émérite".

  • tandis que "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne" désignent un connaisseur de Rabelais et de son oeuvre, un partisan de sa doctrine ou un écrivain dont l'oeuvre s'inspire de Rabelais.

On dit par exemple : "Molière était un grand rabelaisien".

Voir également mon article ""Rabelaisant" ou "Rabelaisante" et "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne" en tant qu'adjectifs" ainsi que ma collection consacrée à "L'héritage langagier de Rabelais".

A.J. Cronin

L'écrivain écossais A.J. Cronin

Ce nom m'a toujours été familier, car j'ai souvent vu traîner dans la maison de mes grands-parents, lorsque j'étais enfant, des livres où il figurait en couverture.

Même si je ne m'étais, à vrai dire, jamais réellement posé la question, j'avais toujours pensé qu'il s'agissait d'un auteur français.

Et ce n'est qu'en lisant récemment la jaquette du DVD d'un film adapté de l'un de ses ouvrages ("Les clés du royaume", pour ne pas le citer), que j'ai enfin pris l'initiative de me renseigner sur cet auteur.

J'ai ainsi appris que "A.J. Cronin" constituait le nom de plume de l'écrivain écossais Archibald Joseph Cronin, né le 19 juillet 1896 et mort le 6 janvier 1981.

A.J. Cronin est considéré comme un des plus grands écrivains écossais et plusieurs de ses ouvrages sont considérés comme des chefs-d'oeuvre, en particulier "La Citadelle" et surtout "Les Clés du royaume".

Médecin des pauvres en milieu industriel, puis avec une brillante clientèle à Londres (Angleterre) (Grande-Bretagne), il ne commence à écrire qu'en 1931, à l'âge de 37 ans.

Et l'un de ses fils, Vincent Cronin, est également écrivain.

Son itinéraire et ses origines inspirent nombre de ses personnages romanesques. Et ses romans contiennent de nombreux éléments biographiques.

Ayant publié une vingtaine de romans, principalement tragiques, A.J. Cronin demeure l'un des romanciers les plus traduits, les plus diffusés et les plus adaptés par le cinéma et par la télévision :

  • "Le Chapelier et son château" (1940), adapté au cinéma par Lance Comfort en 1941,
  • "Aux Canaries" (1933), adapté au cinéma par Irving Cummings en 1934,
  • "Sous le regard des étoiles" (1935), adapté au cinéma par Carol Reed en 1939,
  • "La citadelle" (1937), adapté au cinéma par King Vidor en 1938,

Affiche du film du film "La citadelle" de King Vidor (1938) d'après le roman de A.J. Cronin

  • "Soeurs" (1939), nouvelle adapté au cinéma par George Stevens en 1940,
  • "Les Années d'illusion" (1940), adapté à la télévision par Pierre Matteuzzi en 1977,
  • "Les clés du royaume" '1941), adapté au cinéma par John M. Stahl en 1944,

Affiche du film du film "Les clés du royaume" de John M. Stahl (1941) d'après le roman de A.J. Cronin

  • "Les vertes Années" (1944), adapté au cinéma par Victor Saville en 1946,
  • "Le Jardinier espagnol" (1950), adapté au cinéma par Philip Leacock en 1956,
  • "L'Épée de justice" (1953), adapté au cinéma par Jack Cardiff en 1959.

Source : wikipedia.org

"Ô temps suspends ton vol".

Cette superbe phrase, souvent reprise et pratiquement entrée dans le langage courant des personnes lettrées, est extraite de l'un des plus célèbres poèmes d'Alphonse de Lamartine, "Le Lac".

Le poète français Alphonse de Lamartine

Paru dans le recueil "Méditations poétiques "en 1820, ce poème est considéré comme un des fleurons de la poésie romantique française.

L'origine du poème

Alphonse de Lamartine admirait Julie Charles (l'épouse du célèbre physicien Jacques Charles).

Julie Bouchaud des Hérettes, épouse Charles
Julie Bouchaud des Hérettes, épouse Charles

Malade, la muse du poète n'avait pas pu se rendre, en août 1817, au lac du Bourget (73), lieu de maintes rencontres, où elle devait le revoir.Et elle mourut peu après.

Lamartine revint seul revoir les lieux qu'il avait visités autrefois avec elle, comme la grotte qui porte aujourd'hui son nom ("Grotte Lamartine").

La grotte Lamartine, sur les bords du lac du Bourget (73)

Surpris de trouver la nature toujours semblable à elle-même et indifférente, il souhaite qu'elle garde au moins le souvenir de leur bonheur passé. La douceur mélodieuse des vers exprime heureusement le calme voluptueux d'une nuit d'été, et la fuite rapide des heures. L'œuvre, composée de seize quatrains, rencontre un grand succès et propulse son auteur au premier rang de la poésie romantique et du lyrisme.

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"Il faut que tout change pour que rien ne change" ou "Tout doit changer pour que rien ne change".

Cette célébrissime réplique (*) est extraite de l'un des chefs d’oeuvre de la littérature mondiale, ayant donné lieu, en 1963, à une célèbre adaptation cinématographique du réalisateur Luchino Visconti, "Le Guépard".

Le livre, paru à titre posthume en 1958, est l'unique roman de l'écrivain et aristocrate italien Giuseppe Tomasi di Lampedusa.

Le récit prenant place en Sicile au cours de cet événement charnière de l’histoire italienne que constitue le "Risorgimento", ce grand mouvement d’unification du pays dans la seconde moitié du XIXe siècle, "Le guépard" a pour sujet le rapport au temps et en particulier le déclin inéluctable d’une aristocratie séculaire.

Il retrace, de mai 1860 à juillet 1883, la vie de "Don Fabrizio Corbera, prince de Salina" dit "le Guépard", un prince sicilien - interprété par l'acteur américain Burt lancaster dans le film de  Visconti -, au milieu des tourments révolutionnaires.

Et de Tancredi (Alain Delon dans le film), son neveu, noble désargenté, mais fin politicien, qui semble comprend la nature des enjeux et déclare ce que beaucoup considèrent comme la phrase-clé du roman : "Il faut que tout change pour que rien ne change" / "Tout doit changer pour que rien ne change !".

Ce superbe aphorisme reflète l'enjeu principal du roman : changer et vivre, ou rester tel quel et disparaître progressivement. Dans son roman, Lampedusa analyse l'alternative : Tancredi représente l'aristocratie ayant accepté de changer et de vivre avec son temps, abandonnant les valeurs de pureté du sang pour des valeurs plus pragmatiques comme le succès et l'argent. Tandis que la fille de Don Fabrizio, "le Guépard", (Lucilla Morlacchi dans le film... et non Claudia Cardinale, comme certains l'auront pensé, avouez le !) représente, elle, le choix du passéisme, certes beau et honorable, mais conduisant inéluctablement la famille vers une fin triste et poussiéreuse.

(*) : Pour les puristes :

  • la phrase d'origine, dans la traduction de 1959 de l'agrégée d'italien Fanette Pézard, était, très exactement, : "Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que tout change".
  • Et la phrase italienne de Lampedusa, pour les italianophones, : "Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogna che tutto cambi".
  • La v.o.s.t.f. du film de Visconti l'a légèrement modifié en : "Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change".

Source : franckculture.wordpress.com

"Meuble d'époque" et "Meuble de style".

On a souvent du mal à distinguer le "meuble d'époque" du "Meuble de style".

La lecture de cet article vous permettra - je l'espère - d'y voir plus clair et ne plus vous poser la question à l'avenir.

  • Un "meuble d'époque" est un meuble fabriqué pendant l'époque correspondant au nom du style en cours. Ils sont rares, chers et souvent trop fragiles pour une utilisation courante.
  • Un "meuble de style" est un meuble fabriqué après l'époque correspondant au nom du style. Il s'agit d'une copie de meuble d'époque.

Certains styles de meuble, comme le Louis XVI, sont plus faciles à copier, aussi les retrouve-t'on en plus grand nombre sur le marché.

Il existe deux catégories de "meubles de style" :

        • Un "meuble de style d'ébénisterie" :

Ce type de meuble est réalisé à l'unité, souvent sur commande, dans les ateliers des artisans-ébénistes.

Sa qualité d’exécution et sa fidèle reproduction lui confère un cachet immédiat et une valorisation certaine sur le long terme.

Ces meubles réalisés pour des connaisseurs complètent ou remplacent souvent des ensembles de meubles d'époque dépareillés. Leur solidité permet un usage quotidien.

Ils cotent en moyenne de cinq à dix fois moins qu'un original d'époque, leur prix démarrant à partir de plusieurs milliers d'Euros.

L'artisan utilise les mêmes techniques et matériaux que le meuble d'époque : merisier, chêne, noyer, acajou ou hêtre pour les sièges. L'assemblage, le ponçage, la teinture, le cirage sont manuels. Les sculptures de caractères sont réalisées à la gouge et le vernis au tampon.

        • Un "meuble de style de série".

La production en série des meubles de style débute dès la fin du XIXe siècle.

Les formes générales du meuble d'époque sont conservées mais les lignes se simplifient. Les motifs de décoration deviennent plus grossiers, moins détaillés et se standardisent.

Les techniques industrielles de découpage à la machine, ponçage, vernissage au pistolet,etc. remplacent le travail manuel de l'artisan.

"Une antiquité" et "Un faux"

  • Enfin, "une antiquité" est un meuble d'époque ou de style âgé de plus de cent ans. Ainsi, les copies de meuble style Louis XV réalisées sous le Second Empire sont par exemple des antiquités.
  • Et "un faux" est une copie ancienne ou récente réalisée dans le but de la faire passer frauduleusement pour un "mobilier d'époque".

Source : www.meubliz.com

Micheline Presle

L'actrice française Micheline Presle

Il s'agit du nom de scène de l'actrice française Micheline Chassagne, née le 22 août 1922.

L'actrice française Micheline Presle

Ce nom de "Presle" lui vient de son premier succès au cinéma, dans "Jeunes filles en détresse" de Georg Wilhelm Pabst (1939), son quatrième film, où elle incarne une jeune pensionnaire nommée "Jacqueline Presle".

Affiche du film français "Jeunes filles en détresse" de Georg Wilhelm Pabst (1939)

Par sa longévité et le prestige de sa carrière, elle est l'une des légendes vivantes du cinéma français.

Affiche du film français "Le diable au corps" de Claude Autant-Lara (1947)

En 1947 elle tourne aux côtés de Gérard Philipe dans "Le diable au corps" de Claude Autant-Lara (1947), avant de quitter la France pour les États-Unis à la fin des années 1940.

Elle y rencontre William Marshall (1917-1994) divorcé de Michèle Morgan (1920-2016) dont il a un fils, Mike Marshall (1944-2005). Ils se marient en 1950 et divorcent en 1954, après avoir eu une fille, Tonie Marshall, en 1951, devenue réalisatrice.

L'actrice française Micheline Presle et sa fille la future réalisatrice Tonie Marshall
L'actrice française Micheline Presle et sa fille la future réalisatrice Tonie Marshall

De 1965 à 1971, elle acquiert une grande notoriété en incarnant la pétulante Ève Lagarde, l'épouse de Pierre (Daniel Gélin), dans "Les Saintes chéries", un feuilleton télévisé à succès, réalisé par un certain... Jean Becker, assisté (pour la dernière saison tout du moins) du jeune... Jean-Jacques Beinex.

Lors de mon arrivée en France à l'âge de 4 ans, début 1965, il faisait partie de mes trois feuilletons préférés avec les mythiques "Au nom de la loi" et "Thierry la fronde".

Ève et Pierre Lagarde dans le feuilleton télévisé "Les saintes chéries" (1965-1971)
Ève et Pierre Lagarde dans le feuilleton télévisé "Les saintes chéries" (1965-1971)

Comme moi, j'en suis sûr, vous vous souvenez certainement de sa B.O. :

Source : wikipedia.org

"Jeanne Fusier-Gir".

L'actrice française Jeanne Fusier-Gir

Cette actrice française est née le 22 avril 1885 et morte le 24 avril 1973.

Ayant débuté au théâtre dans les années 1900 aux côtés de la grande Réjane, elle apparaît à ses débuts dans deux films muets sous le nom de "Jeanne Fusier".

Puis adopte le nom de "Jeanne Fusier-Gir", après son mariage, en 1911, avec le peintre Charles Gir.

Fille de l'artiste dramatique Léon Fusier, Jeanne Fusier-Gir a joué au théâtre dans de nombreuses pièces et opérettes.

Cinéma

Au cinéma, à l'instar de Pauline Carton - à qui elle dispute la place de première pipelette du cinéma français - elle tient un " second rôle" dans environ 170 films, de 1929 à 1966, et acquiert une popularité auprès du public qui aime retrouver la vivacité de son jeu et sa voix très reconnaissable.

Même s'il ne retient malheureusement pas toujours son nom, comme souvent.

Elle tombait notamment amoureuse de Fernandel dans "Tu m'as sauvé la vie" de Sacha Guitry (1950), ainsi que dans "Les cinq sous de Lavarède" de Maurice Cammage (1939).

L'actrice française Jeanne Fusier-Gir

Elle a été l'une des interprètes favorites de Sacha Guitry, avec qui elle avait appris la comédie très jeune, qu'elle était l'une des seules personnes à tutoyer et sous la direction duquelle elle a tourné une douzaine de films.

Et a également tourné à plusieurs reprises sous la direction de Henri-Georges Clouzot, dont "Le corbeau" en 1943 et "Quai des orfèvres" en 1947.

Ainsi que pour des réalisateurs aussi renommés que Jacques Becker, Christian-Jaque, Julien Duvivier, Gilles Grangier, André Hunebelle, Marcel L'herbier, Jean-Paul Le Chanois, Max Ophüls ou Henri Verneuil.

L'actrice française Jeanne Fusier-Gir

Vie privée

Épouse du peintre et caricaturiste Charles Gir, à compter du 12 octobre 1911, elle était la mère du réalisateur François Gir (1920-2003).

Mais en aucune façon du célèbre dessinateur de bande dessinée Gir (1938-2012), alias Jean Giraud,  également connu sous le nom de Moebius ; "Gir" n'étant dans ce cas que l'apocope de "Giraud", utilisée comme nom de plume.

Sources : wikipedia.org et encinematheque.fr

Anémone

L'actrice française Anémone

Il s'agit du nom de scène de l'actrice et scénariste française Anne Bourguignon, née le 9 août 1950 et morte d'un cancer le 30 avril 2019.

L'actrice française Anémone

Elle tient son pseudonyme du premier film dans lequel elle a tourné, "Anémone" de Philippe Garrel, en 1968.

Anémone a été la compagne de l'homme politique écologiste Brice Lalonde et du réalisateur Philippe Galland.

Elle a commencé sa carrière au café-théâtre, avec la troupe du Splendid.

C'est Coluche qui lui offre son premier grand rôle au cinéma dans "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" en 1977.

Affiche du film français "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" de Coluche (1977)

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"Mag-Avril"

L'actrice française Mag-Avril

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Marguerite Perrée-Sauvan, née le 9 mars 1899 et morte le 4 novembre 1985.

Elle a débuté au théâtre en 1949, après avoir commencé à tourner pour le cinéma en 1941.

Bien qu'on la retrouve au générique de 66 films jusqu'en 1974, elle n'a jamais eu, je crois, de rôle très important.

Mais comme je regarde toujours intégralement les génériques des films (*), j'ai très vite retenu son nom - étonné par son étrange pseudonyme -, puisqu'on la retrouve dans pas moins de 11 films de ma vidéothèque personnelle :

  • "Coeur de coq" de Maurice Cloche (1946), "Le boulanger de Valorgue" de Henri Verneuil (1953), "Le chômeur de Clochemerle" de Jean Boyer (1957), "Les vignes du Seigneur" du même réalisateur (1958), "La cuisine au beurre" de Gilles Grangier (1963), "Le bon roi Dagobert" de Pierre Chevalier (1963), aux côtés de Fernandel,

Affiche du film français "Le bon roi Dagobert" de Pierre Chevalier (1963)

  • "Lady paname" de Henri Jeanson (1950), aux côtés de Louis Jouvet,

Affiche du film français "Lady Paname" de Henri Jeanson (1950)

  • "Le cas du Docteur Laurent" de Jean-Paul Le Chanois (1957) et "Les misérables" du même réalisateur (1958), aux côtés de Jean Gabin,

  • "Fortunat" d'Alex Joffé (1960), "La cuisine au beurre" de Gilles Grangier (1963) et même "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966) aux côtés de Bourvil !

Affiche du film français "Fortunat" de Alex Joffé (1960)

Aujourd'hui bien oubliée de tous, j'ai eu toutes les peines du monde à trouver une misérable photo d'elle sur internet...

(*) : Je ne parle naturellement pas de ces génériques actuels interminables de 5 à 8 minutes, qui, par obligation légale, nous égrènent sempiternellement  - en particulier à la fin des films à gros budget états-uniens - la liste exhaustive des noms de l'intégralité des chauffeurs, assistants stagiaires éclairagistes et autres remplaçants menuisiers des deux ou trois équipes de tournages, ainsi que des dizaines de cascadeurs ou des centaines de spécialistes des effets spéciaux !

Mes lecteurs réguliers ont compris depuis belle lurette que mes goûts cinématographiques m'empêchent le plus souvent de trouver le moindre intérêt dans un film de moins d'un petit quart de siècle !

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Spoiler" ?

Et pas : "Dévoiler", "Divulguer" ou "Divulgâcher''.

Il s'agit en effet de dévoiler tout ou une partie de l'intrigue d'une oeuvre (livre, film, jeu vidéo), et donc de gâcher le plaisir et la surprise de pouvoir découvrir l'oeuvre par soi-même.

Par exemple, en annonçant dans un résumé la mort du personnage principal d'un film ou d'un roman.

"Gérard Oury".

Le réalisateur français Gérard Oury

Il s'agit du nom d'artiste du réalisateur, scénariste et acteur français Max-Gérard Houry Tannenbaum, né le 29 avril 1919 et mort le 19 juillet 2006.

Affiche du film français "Le corniaud" de Gérard Oury (1965)Affiche du film français "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966)

En tant que réalisateur, ses plus grands succès sont "Le corniaud" (1965), "La grande vadrouille" (1966) et "Les aventures de Rabbi Jacob" (1973), tous portés par l'acteur Louis de Funès (et bien sûr aussi par Bourvil, pour les deux premiers).

Gérard Oury est le scénariste de tous ses films à l'exception de "Fantôme avec chauffeur". Et il a été l'auteur et le metteur en scène d'une pièce de théâtre.

Réalisateur de grands succès populaires, il a été honoré à la fin de sa carrière d'un César d'honneur en 1993, décerné en l'honneur de l'ensemble du cinéma comique français, d'une entrée à l'Académie des beaux-arts en 1998, au fauteuil de René Clément, et d'une rétrospective consacrée à son œuvre au festival de Cannes 2001.

Fils d'un violoniste juif d'origine russe, Serge Tannenbaum,  il suit les cours de René Simon à dix-sept ans, puis entre au Conservatoire en 1938, aux côtés de Bernard Blier et François Périer.

Pensionnaire de la Comédie-Française en 1939, il obtient son premier rôle en remplacement d'un acteur mobilisé. En 1940, il fuit la zone occupée avec sa compagne comédienne, Jacqueline Roman, d'abord en zone libre, puis à Marseille (13), à Monaco et enfin à Genève (Suisse), afin d'échapper aux mesures antisémites ayant cours dans la France occupée. En 1942, il ne reconnaît pas sa fille unique, la réalisatrice Danièle Thompson, afin de lui éviter le statut imposé aux juifs.

À Marseille (13), il participe aux émissions de théâtre de la radio nationale, repliée sur place. Il est rmarqué par Paul Olivier, l'agent de Raimu, qui l'engage dans une revue avec Alibert, Raimu et Rellys. Et Raimu le prend un temps sous son aile.

C'est également à cette époque, en zone libre, qu'il fait ses premiers pas au cinéma, en tant qu'acteur, dans "Les petits riens" et "Médecin des neiges" (1942), de Marcel Ichac.
Gérard Oury

Après la Seconde Guerre mondiale, il revient en France. Il joue au théâtre et quelques seconds rôles au cinéma. Il boucle ses fins de mois avec les toiles que lui remettait le peintre Raoul Dufy, l'un des amis artistes de sa mère, qui l'avait initié à l'art.

Dans "La belle que voilà" (1949) de Jean-Paul Le Chanois, un film, dont le scénario est de Françoise Giroud, il embrasse pour la première fois l'actrice française Michèle Morgan, dans une scène tournée dans un ascenseur. Un baiser de cinéma qui n'enflamme pas l'actrice.

Affiche du film français "Le miroir à deux faces" de Gérard Oury (1958)

En 1958, il s'essaie au scénario dans "Le miroir à deux faces", coécrit avec André Cayatte. C'est à cette occasion qu'il entame une relation avec Michèle Morgan, qui demeure sa compagne jusqu'à son décès.

Gérard Oury réalise son premier film, "La main chaude", en 1959. Puis se met en scène dans "la menace", en  1961. Mais aucun des deux films n'est un succès.

Celui-ci arrive en 1962, avec "Le crime ne paie pas", qui réunit une distribution d'exception, avec entre autres Michèle Morgan et Louis de Funès. Celui-ci, qui tournait dans l'un des 4 saynètes du film déclare à Oury : "Toi, tu es un auteur comique, et tu ne parviendras à t'exprimer vraiment que lorsque tu auras admis cette vérité-là".

Gérard Oury l'écoute et prépare sa première comédie, "Le Corniaud", qui sort en 1965 et devient le plus gros succès du cinéma français avec près de 12 millions de spectateurs.

Oury renouvelle l'expérience avec "La grande vadrouille" (1966), qui réunit à nouveau Bourvil et Louis de Funès. Le réalisateur écrit le scénario avec sa fille Danièle Thompson, qui fait ses débuts comme scénariste et coécrira tous les films de son père jusqu'à "Vanille fraise", en 1989.

La scénariste et réalisatrice française Danièle Thompson et son père le réalisateur Gérard Oury

Sorti en décembre 1966, "La grande vadrouille" a longtemps été le numéro un des recettes du cinéma français. Il a fallu attendre 1998, et les 20 millions d'entrées de "Titanic", de James Cameron, pour que le record soit battu.

Le film de Gérard Oury est le plus gros succès public de l'histoire du cinéma français pendant plus de quarante ans, jusqu'en avril 2008, lorsque "Bienvenue chez les ch'tis" de Dany Boon le dépasse, suivi en 2011 par "Intouchables" de Olivier Nakache et Éric Toledano.

Le réalisateur enchaîne ensuite les succès avec :

Affiche du film français "Le cerveau" de Gérard Oury (1968)

Affiche du film français "La folie des grandeurs" de Gérard Oury (1971)

  • et "La folie des grandeurs" (1971), avec Louis de Funès et Yves Montand, qui rassemblent chacun plus de 5,5 millions d'entrées,

Affiche du film français "Les aventures de Rabbi Jacob" de Gérard Oury (1973)

  • puis "Les Aventures de Rabbi Jacob" (1973) qui en réalise 7,3 millions.

À la suite de l'échec de plusieurs projets de films, Gérard Oury se consacre à l'écriture d'une pièce, "Arrête ton cinéma", qui sera un échec critique et public, en 1977.

"La carapate" (1978) et "Le coup du parapluie" (1980), tous les deux avec Pierre Richard, sont de gros succès public avec respectivement 3 et 2,4 millions d'entrées, mais perdent de la vitesse en comparaison avec les précédents films de Gérard Oury.

En 1982, "L'As des as" avec Jean-Paul Belmondo réalise 5,4 millions d'entrées.

Mais "La Vengeance du serpent à plumes", avec Coluche (1984), n'en rassemble que 2 6 millions. Et "Lévy et Goliath" (1987) 2,1 millions.

Ses derniers films rassemblent encore moins de spectateurs : 700 000 pour "Vanille fraise" (1989), 1,5 million pour "La Soif de l'or" (1993), 420 000 pour "Fantôme avec chauffeur" (1995) et 200 000 pour "Le Schpountz" (1999).

En 1993, Gérard Oury a reçu un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Source : wikipedia.org