"Je pense, donc je suis".

C'est au mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes que nous devons cette célèbre formule, issue de son "Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences", publié le 8 juin 1637.

Bien que rédigée en français (fait exceptionnel pour l'époque), elle est souvent appelée "Le cogito", du fait de sa traduction latine ("Cogito, ergo sum").

Signification :

Ma pensée prouve mon existence puisque, pendant que je doute de tout - jusqu'à même douter de ma propre existence - il faut bien que la pensée même du doute qui m'anime soit quelque chose.

Et cette chose est le fondement même de mon existence.

Si je doute, je pense, et cette chose pensante - aussi douteuse soit-elle - n'est pas rien ; j'existe donc par la pensée.

"Descartes".

Le mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes (1596-1650)

René Descartes est un mathématicien, physicien et philosophe français, né le 31 mars 1596 et mort le 11 février 1650.

Ce polymathe est considéré comme l’un des fondateurs de la philosophie moderne.

Et reste célèbre pour avoir exprimé, en 1637, dans le "Discours de la méthode" son célèbre "Je pense, donc je suis".

Sa ville natale de La Haye-en-Touraine (37) a pris partiellement son nom durant la Révolution française, puis en 1967, afin de lui rendre hommage.

La statue de René Descartes sur la place de la mairie de sa ville natale, Descartes (37)
La statue de René Descartes sur la place de la mairie de sa ville natale, Descartes (37)

Et l'ancienne université de Paris-V "Paris-Descartes" a fait de même en 1971.

Ancienne université Paris-V René-Descartes, à Paris (75) (1er janvier 1971 - 31 décembre 2019)
Ancienne université Paris-V René-Descartes, à Paris (75) (1er janvier 1971 - 31 décembre 2019)

Source : wikipedia.org

"Valentin le désossé", "Valentin Montagné" ou "Seigneur Valache".

Il s'agit des surnoms et noms de scène - extrêmement imagé pour le premier, vous en conviendrez - d'Edme Étienne Jules Renaudin, né le 26 février 1843 et mort le 4 mars 1907.

Ce célèbre danseur et contortionniste français se produisait au cabaret Le Moulin Rouge, à Paris (75).

Et, à l'instar de sa partenaire, la Goulue, il fut immortalisé par le peintre français Toulouse-Lautrec.

Source : wikipedia.org

"Michel Crémadès".

L'acteur français Michel Crémadès

Le grand public ignore le plus souvent le nom de cet acteur français de seconds rôles, né le 23 mars 1955.

Il commence sa carrière professionnelle au théâtre, en 1979.

Sa participation au "Petit théâtre de Bouvard", dès 1982, aide à le faire connaître d’un large public.

Dès lors, il enchaîne les rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision.

Sur scène, il est l’interprète de pièces comme "Oscar" de Pierre Magnier, dans une mise en scène de Pierre Mondy, "La jalousie" de Sacha Guitry, "La dame de chez Maxim" de Georges Feydeau ou "Les palmes de Monsieur Schutz" de Jean-Noël Fenwick.

Michel Crémadès a également mis en scène huit pièces, entre 1984 et 2013.

Pour le petit écran, il apparaît dans de nombreux téléfilms et épisodes de séries à succès comme "Marie Pervenche", "Maigret", "Navarro" ou "Joséphine, ange gardien".

Il débute au cinéma en 1983 et on le voit entre autres dans "Les Ripoux" et "Ripoux contre ripoux" de Claude Zidi (1984 et 1989) , "Les couloirs du temps : les visiteurs 2" de Jean-Marie Poiré (1998), "Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre" d'Alain Chabat (2002), "Micmacs à tire-larigot" de Jean-Pierre Jeunet (2009) et "Case départ" de Fabrice Eboué, Thomas N'Gijol et Lionel Steketee (2011).

Ainsi que dans de nombreux courts-métrages.

L'acteur français Michel Crémadès dans "Les ripoux", le film de Claude Zidi (1984)

Personnellement, je n'ai jamais oublié son apparition en voleur à la tire dans "Les ripoux", son deuxième film (1984).

Source : wikipedia.org

"Philippe Laudenbach".

L'acteur français Philippe Laudenbach

Le grand public ignore souvent le nom de cet acteur français né le 31 janvier 1936.

Affiche du film français "vivement dimanche !" de François Truffaut (1983)

Comme beaucoup, c'est en 1983, dans "Vivement dimanche !" de François truffaut", que je l'ai véritablement découvert.

J'ai immédiatement apprécié son jeu et surtout - moi qui suis extrêmement sensible aux voix - son timbre et sa diction, qui m'ont rappelé ceux de son oncle, le grand Pierre Fresnay, qui m'avait fasciné, tout jeune, dans "La grande illusion" de Pierre Renoir (1937), au point que je n'avais eu de cesse, dès lors, d'essayer de voir tous ses autres films.

Théâtre

Philippe Laudenbach débute au théâtre en 1963.

Et il a joué depuis dans une cinquantaine de pièces, travaillant à de multiples reprises avec Yves Gasc, Laurent Terzieff ou Robert Hossein.

Cinéma

Philippe Laudenbach tourne son premier film en 1962 avec Alain Resnais ("Muriel ou Le temps d'un retour"), qui le dirigera de nouveau en 1980 dans "Mon oncle d'Amérique", puis dans "La vie est un roman" (1983).

L'acteur français Philippe Laudenbach

Dès les années 1980, il devient un second rôle très demandé, dirigé par François Truffaut, Claude Lelouch, Jean-Jacques Beineix, Éric Rohmer, Claude Sautet, etc.

L'acteur français Philippe Laudenbach

Il a souvent joué des rôles de notables. Et, en 2010, il est Célestin dans le film de Xavier Beauvois "Des hommes et des dieux".

Puis joue le père de Valérie Lemercier, en 2017, dans son film "Francine".

Philippe Laudenbach a également beaucoup tourné pour la télévision.

Actif dans le domaine du doublage, il a aussi prêté sa voix pour des pièces radiophoniques et feuilletons diffusés par la radio publique France Culture, ainsi que pour la narration de quelques documentaires.

Famille

Philippe Laudenbach est le neveu de l'acteur français Pierre Fresnay.

Et le cousin germain de l'écrivain, éditeur, journaliste, critique littéraire et scénariste français Roland Laudenbach, fondateur, en 1944, de la maison d'édition "La Table ronde", qu'il dirigea jusqu'en janvier 1986.

Dont le petit-fils, Sébastien Laudenbach, né le 12 octobre 1973, est un réalisateur dans le domaine de l'animation, scénariste, producteur et illustrateur. Il est l'auteur de "La jeune fille sans mains", un long-métrage d'animation sorti en 2016, dans lequel Philippe Laudenbach prêtait sa voix au diable.

Source : wikipedia.org

"Un Monsieur Jourdain" ou "Être le Monsieur Jourdain de quelque chose".

Cette formule du registre soutenu désigne une personne pratiquant une activité sans même avoir connaissance de son existence.

On dit par exemple : "À l'instar de Monsieur Jourdain, le très jeune collectionneur que j'étais classait déjà alphabétiquement conformément à la norme AFNOR !".

Elle fait référence au personnage du même nom, héros de la comédie-ballet de Molière "Le bourgeois gentilhomme", représentée pour la première fois le 14 octobre 1670, devant la cour de Louis XIV, au château de Chambord (41).

"Le bourgeois gentilhomme" Tableau du peintre anglais William Powell Frith (1850)
"Le bourgeois gentilhomme" Tableau du peintre anglais William Powell Frith (1850)

Dans l'acte II, scène IV, en effet, Monsieur Jourdain apprend, au cours d'un échange avec son maître de philosophie, qu'il dit de la prose depuis longtemps, sans le savoir :

- "Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m'avoir appris cela".

Source : wikipedia.org

"Hélène Dieudonné".

L'actrice française Hélène Dieudonné

Il s'agit du nom de scène et du nom d'artiste de l'actrice française Hélène de Schoulguina, née le 24 décembre 1887 et morte le 29 septembre 1980.

"Hélène Dieudonné" est devenu son véritable patronyme à partir du 28 octobre 1916, lorsque son père - avec lequel sa mère et elle avaient toujours vécu - l'a reconnu, alors qu'elle avait déjà 29 ans.

Elle fait partie de ces actrices que l'on a vues très souvent au cinéma dans de petits rôles, mais qui ont marqué les mémoires.

Ses traits doux, la bonté de son regard et sa voix nasillarde y sont sûrement pour quelque chose. Elle fut élue "la plus charmante grand-mère du cinéma français".

Grâce à son père, l'artiste dramatique Alphonse Dieudonné, elle côtoie enfant Sarah Bernhardt et Lucien Guitry.

À onze ans, elle monte sur les planches à Monte-Carlo pour jouer aux côtés de son père puis entre au Conservatoire d'art dramatique où elle se lie d'amitié avec une autre élève, Françoise Rosay.

Elle devient une actrice connue tant au théâtre qu'au cinéma muet. Elle se marie le 30 septembre 1927 avec Antoine Hugues et interrompt sa carrière, partant vivre dans le Midi de la France pendant dix-sept ans. Elle perd son jeune enfant, puis son mari et décide, à cinquante-huit ans, de revenir à Paris (75).

Mais elle est oubliée et ne trouve pas de rôles. Sinon grâce à son amie Françoise Rosay, qui lui permet de remonter sur les planches auprès d'elle, en 1953.

De 1957 à 1965, Hélène Dieudonné joue dans huit pièces.

Et dans 37 films, de 1959 à 1976.

Parmi les plus notables : "La belle américaine" (1961) et "Le petit  baigneur" (1967), tous deux de Robert Dhéry. Ainsi que quatre films avec Jean Gabin : "Les vieux de la vieille" (1960) et "Le cave se rebiffe" (1961), tous deux de Gilles Grangier, et "Le président" (1960) et "Un singe en hiver" (1960), tous deux de Henri Verneuil.

On la voit également énormément à la télévision, où elle débute à 71 ans. D'abord dans le feuilleton "Les cinq dernières minutes" (1958-1973), puis, notamment, dans "Les enquêtes du commissaire Maigret" (1967-1990), "Janique Aimée" (1963), "Belle et Sébastien" (1965), "Sébastien parmi les hommes" (1968) ou "Ardéchois coeur fidèle" (1974).

Né en 1961, elle a ainsi souvent été la grand-mère des feuilletons télévisés de mon enfance.

Elle finit par prendre sa retraite en 1977, à l'âge de 90 ans, et meurt quatre ans plus tard.

Source : wikipedia.org

"Ferdinand Cheval", "Le facteur Cheval".

Le facteur Ferdinand Cheval

Le facteur français Joseph Ferdinand Cheval est né le 19 avril 1836 et mort le 19 août 1924.

Il est célèbre pour avoir passé 33 années de sa vie à édifier, à Hauterives (26), un monument nommé le "Palais idéal" et huit années supplémentaires à bâtir son propre tombeau, tous deux considérés comme des chefs-d'oeuvre d'architecture naïve.

Famille

Ferdinand Cheval naît dans une famille de petits cultivateurs dans un village de la Drôme (26).

Le 20 mai 1858, il se marie avec Rosalie (ou Rose) Revol, lingère, avec qui il aura deux enfants, Victorin (1864-1865), et Cyril (1866-1912).

Après la mort de son épouse en 1873, il se remarie le 28 septembre 1878 avec Marie-Philomène Richaud (1838-1914), tailleuse et également veuve.

Elle apporte en dot l'équivalent de deux années de traitement de facteur et une petite propriété qui lui permet d'acquérir un lopin de terre à Hauterives (26), qui va devenir le village d'adoption du Facteur Cheval.

De leur union naît son unique fille, Alice, née en 1879 et morte en 1894, à l’âge de 15 ans.

Le facteur Ferdinand Cheval

Formation et carrière professionnelle

Du fait d'une scolarité courte, il maîtriserait mal la langue française, qu'il écrit phonétiquement.

Après l'obtention de son certificat d'études primaires, il devient à l'âge de treize ans apprenti boulanger. Il est pris en tutelle, à l'âge de dix-huit ans, à la mort de son père, par son oncle maternel Joseph Burel, qui le fait rapidement émanciper (la majorité à cette époque étant fixée à 21 ans).

Ferdinand Cheval laisse à son frère la ferme familiale pour devenir en 1856 boulanger à Valence (26) puis à Chasselay (69), une commune située au nord de Lyon (69) en 1859.

La mort de son premier fils en 1865 le fait abandonner la boulangerie, activité qu'il a pratiquée durant presque une douzaine d'années et dont l'expérience du pétrissage aurait influencé son savoir-faire de sculpteur et de créateur. Il s'engage comme ouvrier agricole, métier qu'il abandonne à la naissance de son second fils, en 1866.

Acculé à la misère, il se présente au concours de facteur et entre officiellement dans l'administration des Postes le 12 juillet 1867. Il est successivement facteur à Anneyron (26), puis à Peyrins (26), puis à Bourg-de-Péage (26). À sa demande, en 1869, il est affecté à Hauterives (26), à une douzaine de kilomètres de son village natal, ayant en charge une longue tournée pédestre quotidienne. Il y restera jusqu'à la retraite.

Ses longues tournées en solitaire de plus de trente kilomètres n'ont pas le même rythme que les tournées cyclistes ou motorisées d'un "préposé" rural du XXIe siècle :

Ferdinand Cheval occupe ses heures de randonnée à de longues rêveries au cours desquelles il imagine un "palais féerique", rêveries qui ne commenceront à être concrétisées qu'une dizaine d'années plus tard, après maints voyages avec sa brouette qu'il appelle sa "fidèle compagne de peine".

En 1896, il prend sa retraite.

Il écrit en 1905 :

"Fils de paysan je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l'honneur mon seul bonheur ; à présent voici mon étrange histoire. Où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité".

Le "Palais idéal"

Cet unique monument d'art naïf  au monde a été construit à Hauterives (26), 33 années durant, de 1879 à 1912, par un seul homme.

Le Palais idéal du facteur Cheval

Le "Tombeau du silence et du repos sans fin".

Après l'achèvement du "Palais idéal", le Facteur Cheval manifeste son désir d'être plus tard enseveli dans l'enceinte même de son œuvre, ce que la réglementation française ne permet pas lorsque le corps n'est pas incinéré. Il se résout à se faire inhumer, le moment venu, dans le cimetière communal, mais en choisissant lui-même la forme de son tombeau.

À partir de 1914, il passe huit années supplémentaires à charrier des pierres jusqu'au cimetière d'Hauterives (26) et à les assembler, pour former le "Tombeau du silence et du repos sans fin", achevé en 1922.

L'arrière du tombeau du silence et du repos sans fin, construit par le facteur Cheval à Hauterives (26) de 1914 à 1922
L'arrière du "Tombeau du silence et du repos sans fin", construit par le Facteur Cheval à Hauterives (26) de 1914 à 1922

Il écrit : "Après avoir terminé mon Palais de rêve à l'âge de 77 ans et 33 ans de travail opiniâtre, je me suis trouvé encore assez courageux pour aller faire mon tombeau au cimetière de la paroisse. Là encore, j'ai travaillé huit années d'un dur labeur, j'ai eu le bonheur d'avoir la santé pour achever à l'âge de 86 ans le "Tombeau du Silence et du Repos sans fin".

Il y est inhumé après sa mort, survenue le 19 août 1924, à l’âge de 88 ans.

La façade du tombeau du silence et du repos sans fin, construit par le facteur Cheval à l'entrée du cimetière de Hauterives (26) de 1914 à 1922
La façade du "Tombeau du silence et du repos sans fin construit par le Facteur Cheval à l'entrée du cimetière de Hauterives (26) de 1914 à 1922

Sa tombe monumentale, d'accès libre, est située à l'entrée du petit cimetière d'Hauterives, près du portail d'entrée. Elle est classée au titre des monuments historiques par un arrêté du 23 mai 2011.

Dans le contexte artistique de la fin du XIXe siècle, où prédomine encore un certain académisme et malgré les éclats de l'impressionnisme, Ferdinand Cheval fait figure de créateur complètement "décalé" et "hors normes". Son oeuvre est contemporaine d'une fin de siècle façonnée par le changement incarné par des esprits novateurs comme Jules Verne, Marx, Freud et Nietzsche.

Influences

Sa vie personnelle est fortement marquée par plusieurs deuils successifs : deux fois marié, il est deux fois veuf et tous ses enfants meurent avant lui, dont sa fille cadette, à l'âge de quinze ans.

On suppose que le Facteur Cheval - malgré son isolement - a pu subir quelques influences - dont l'extravagance architecturale des parcs et jardins de la plupart des grandes demeures aristocratiques et bourgeoises qui mettent en scène des statues de marbre de héros et déesses grecques ; le début des grands voyages et de l'ère coloniale inspire des reconstitutions architecturales dans d'immenses jardins : avec des grottes artificielles, des cascades ruisselantes, des reproductions de pyramides ou de pagodes, des ruines anciennes ; les architectes "officiels" présentent des projets exotiques sinon "délirants" : Projet de l'éléphant de la Bastille de Jean-Antoine Alavoine pour la place de la Bastille, à Paris (75), Oeil-Théâtre de Claude-Nicolas Ledoux pour Besançon (25), colosse-fontaine de l'Appenin de Jean Bologne à Pratolino en Italie, etc.

Ainsi qu'une revue de l'époque, "Le Magasin pittoresque", qui évoque souvent ces architectures lointaines. Le Facteur Cheval a sans doute pu consulter cette publication, distribuée par la Poste et de la sorte alimenter son rêve.

Analogies

Le mouvement situationniste dans les années cinquante compare le destin de Ferdinand Cheval avec celui de Louis II de Bavière : tous deux ont vécu un drame existentiel, "Tous deux ont bâti les châteaux qu'ils voulaient à la taille d'une nouvelle condition humaine".

Reconnaissance

Au début des années 1930, l'oeuvre reçoit le soutien moral de plusieurs artistes tels que Pablo Picasso et André Breton. Max Ernst qui séjourne en Ardèche (09) durant l'occupation est fasciné par l'oeuvre et lui dédie un de ses tableaux ("Le Facteur Cheval").

André Malraux, alors ministre de la Culture, appuie la procédure de classement avant son départ du gouvernement, contre l'avis défavorable de la plupart des fonctionnaires du Ministère de la Culture qui écrivent dans un rapport daté de 1964 : "Le tout est absolument hideux. Affligeant ramassis d'insanités qui se brouillaient dans une cervelle de rustre". Malraux déclare pour sa part qu'il considère le "Palais idéal" comme "le seul représentant en architecture de l'art naïf (…) Il serait enfantin de ne pas classer quand c'est nous, Français, qui avons la chance de posséder la seule architecture naïve du monde et attendre qu'elle se détruise… ".

Le "Palais idéal" du Facteur Cheval est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 23 septembre 1969, signé d'Edmond Michelet, ministre des Affaires culturelles. À la même époque, le Tombeau du silence et du repos sans fin est inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, par arrêté du 12 septembre 197525, classé le 23 mai 2011.

Le "Palais idéal" est le précurseur d'un phénomène, celui des environnements d'art, et en reste peut-être le plus génial et spectaculaire exemple.

Il a influencé ou inspiré des initiatives similaires de niveau et de qualité assez disparates, des imitateurs purement amateurs ou des artistes reconnus.

Hommages

D'innombrables artistes de toutes nationalités et de tous horizons ont rendu hommage depuis un siècle au travail du Facteur Cheval : que ce soit dans le domaine de la chanson, du cinéma, de la télévision, de la littérature (romans, poésies), de la bande dessinée, de la chanson, de la musique, de la peinture, de la photographie, des arts plastiques ou de la philatélie.

Timbre-poste français de 1984 consacré au Palais idéal du Facteur Cheval

L'administration française des postes, qui fut l'employeur de Ferdinand Cheval durant 32 années, a en effet édité un timbre en 1984 en hommage à son facteur. Ce timbre représente son œuvre principale, titrée : "Palais idéal du facteur Cheval".

Source : wikipedia.org

"Un rôle-titre".

Il s'agit dun rôle donnant son titre à une pièce, un opéra ou un film.

Par exemple :

  • Aïda, dans l'opéra homonyme de Giuseppe Verdi de 1871,
  • le malade imaginaire dans la pièce de homonyme de Molière de 1673,
  • ou Cléopâtre dans le film homonyme de Joseph L. Mankiewicz de 1963.

Affiche du film états-unien "Cléopatre" de Joseph L. Mankiewicz (1963)

L'interprète exécutant le rôle-titre n'est pas toujours le personnage principal, et le rôle-titre peut être ou ne pas être le protagoniste.

  • cans la mini-série télévisée "Shogun" de Jerry London en 1980 par exemple, Toshiro Mifune a le rôle-titre, mais le rôle principal est joué par Richard Chamberlain,
  • et dans le film de James Bond "L'Homme au pistolet d'or" de Guy Hamilton en 1974, le titre désigne Francisco Scaramanga le principal antagoniste du héros Bond, et non celui-ci.

  • Le personnage du titre dans une oeuvre est celui auquel le titre se réfère.
    • comme Harry Potter dans la série de romans de J.K. Rowlling,
    • ou Roméo et Juliette dans la pièce homonyme de Shakespeare.
  • Le personnage du titre n'a pas besoin d'être fictif, il peut s'agir d'une personne réelle.
    • comme Erin Brockovich dans le film homonyme de Steven Soderbergh en 2000,

Affiche du film états-unien "Erin Brockovich" de Steven Soderbergh (2000)

    • ou John Forbes Nash, Jr. (Russel Crowe) dans le film "Un homme d'exception" de Ron Howard en 2001.
  • Le personnage du titre n'a pas besoin d'être explicitement nommé dans le titre, mais le titre peut s'y référer par un mot ou une expression :
    • comme Benjamin Braddock (Dustin Hoffman) dans "Le lauréat" de Mike Nichols en 1967,

Affiche du film états-unien "Le Lauréat" de Mike Nichols (1967)

    • ou Mathilde Bauchard (Fanny Ardant) dans "La femme d'à côté" de François Truffaut en 1981.

Affiche du film français "La femme d'à côté" de François Truffaut (1981)

  • Le personnage du titre ne doit pas nécessairement être l'objet de la totalité du titre au sens strictement grammatical.
    • l'oncle Tom est ainsi le personnage du titre de "La Case de l'oncle Tom" de Harriet Beecher Stowe en 1852,
    • par exemple Sauron dans le roman "Le Seigneur des Anneaux" de J.R.R. Tolkien en 1954,
    • ou Dracula dans le roman homonyme de Bram Stoker en 1897.
  • Le personnage du titre peut enfin ne pas apparaître du tout :
    • par exemple l'Arlésienne dans la nouvelle homonyme d'Alphonse Daudet en 1866,
    • ou Godot dans la pièce "En attendant Godot" de Samuel beckett en 1948.

Naturellement, dans ces cas là il n'y pas de rôle-titre, le personnage du titre n'ayant pas à être incarné par un acteur.

Source : wikipedia.org

"Le Palais idéal du facteur Cheval".

Le Palais idéal du facteur Cheval

Cet unique monument d'art naïf  au monde a été construit à Hauterives (26), 33 années durant, par un seul homme, le Facteur Ferdinand Cheval.

Débuts de la construction

En 1879, une pierre, qu'il dénommera sa "pierre d’achoppement", entraîne sa chute sur le chemin de sa tournée et le fait transposer son rêve dans la réalité. Il rapporte dans ses cahiers l'importance de cet événement :

"Un jour du mois d'avril en 1879, en faisant ma tournée de facteur rural, à un quart de lieue avant d'arriver à Tersanne, je marchais très vite lorsque mon pied accrocha quelque chose qui m'envoya rouler quelques mètres plus loin, je voulus en connaitre la cause. J'avais bâti dans un rêve un palais, un château ou des grottes, je ne peux pas bien vous l'exprimer… Je ne le disais à personne par crainte d'être tourné en ridicule et je me trouvais ridicule moi-même. Voilà qu'au bout de quinze ans, au moment où j'avais à peu près oublié mon rêve, que je n'y pensais le moins du monde, c'est mon pied qui me le fait rappeler. Mon pied avait accroché une pierre qui faillit me faire tomber. J'ai voulu savoir ce que c'était… C'était une pierre de forme si bizarre que je l'ai mise dans ma poche pour l'admirer à mon aise. Le lendemain, je suis repassé au même endroit. J'en ai encore trouvé de plus belles, je les ai rassemblées sur place et j'en suis resté ravi… C'est une pierre molasse travaillée par les eaux et endurcie par la force des temps. Elle devient aussi dure que les cailloux. Elle représente une sculpture aussi bizarre qu'il est impossible à l'homme de l'imiter, elle représente toute espèce d'animaux, toute espèce de caricatures.

Je me suis dit : puisque la Nature veut faire la sculpture, moi je ferai la maçonnerie et l'architecture".

Le facteur Ferdinand Cheval à l'oeuvre sur le chantier de son fameux Palais idéal
Le facteur Ferdinand Cheval à l'oeuvre sur le chantier de son "Palais idéal"

Pour son voisinage, le Facteur Cheval devient alors un être étrange, un "pauvre fou" qui durant sa tournée met des pierres en tas, revient le soir les chercher en s'aidant de sa brouette, pour en remplir son jardin.

Le facteur Ferdinand Cheval

C'est en 1879 qu'il commence la construction de son fameux monument, qu'il n'appelle pas encore "Palais idéal".

En 1894, le décès de sa fille Alice, à l'âge de 15 ans, l'affecte profondément. Il avait commencé à collecter les pierres de son palais l'année de sa naissance, mais sa fille ne connaîtra jamais son achèvement. Il habite ensuite une villa dénommée villa Alicius, en hommage à sa fille, qu'il fait construire à proximité du "Palais idéal", afin de le valoriser.

Le facteur Ferdinand Cheval devant son fameux Palais idéal

Ferdinand Cheval achève la construction de son palais en 1912.

Ne pouvant être inhumé dans ce palais selon son souhait, il construit de 1914 à 1922 son tombeau au cimetière municipal.

L'oeuvre d'un tiers de siècle : Le "Palais idéal"

Classé au titre des monuments historiques le 2 septembre 1969 grâce à l'appui de l'ancien ministre André Malraux, ce monument, qui a rendu célèbre Ferdinand Cheval, a été édifié petit à petit durant 33 ans entre avril 1879 et le courant de l'année 1912.

Ce monument entièrement édifié par cet homme, mesure 12 mètres de hauteur et 26 mètres de long, les différentes pièces (des pierres ramassées sur les chemins pour la plupart) ont été assemblées avec de la chaux, du mortier, du ciment et des armatures métalliques (ce qui est précurseur en matière de technique de "béton armé").

Architecte, sculpteur ou dessinateur, Ferdinand Cheval inventera pour mener son projet à bien, certaines techniques comme le béton armé !

Le Palais idéal du facteur Cheval

En 2019, le "Palais idéal" a reçu la visite de plus de 180 000 visiteurs.

Source : wikipedia.org

"Pendant" adjectif, "Pendant" préposition ou "Pendant" substantif.

Ce mot polysémique français constitue, je crois, un véritable casse-tête pour les étrangers !

Il peut en effet, selon le contexte, être un adjectif, une préposition ou un substantif.

Et donc avoir de nombreuses significations très différentes les unes des autres, que j'ai essayé de regrouper ici de la manière la plus claire possible :

  • L'adjectif "Pendant" signifie ainsi :
    • "qui pend".

On dit par exemple : "Il reste un vieux fil de téléphone coupé pendant dans le vide".

Ou : "Il est resté là les bras pendants".

    • en droit :
      • "en cours, non terminé ; en instance, en train d'être jugé".

On dit par exemple : "Le dossier est pendant".

      • par extension : "restant en suspens, non encore résolu,  pas tranché".

On dit par exemple : "Ce cas est pendant devant la Cour d'appel".

      • pas encore récolté, pour un fruit.

On parle ainsi de "Fruits pendants par branches" ou de "Fruits pendants par racines".

    • bloqué et impossible à soutenir, pour un pion de bande arrière ayant avancé d'une case, aux dames (pion pendant").
    • sans pion adverse devant eux et sans pion de leur camp sur les colonnes adjacentes, pour deux pions côte à côte au centre, aux échecs ("Pions pendants").
  • la préposition "Pendant" signifie "Durant" ou "Tout au long de".

On dit par exemple : ""Vas te reposer, ma chérie : je vais laver la vaisselle et étendre le linge pendant ta sieste".

Ou : "Pendant la guerre mon grand-père était prisonnier en Allemagne".

  • et le substantif "Pendant" désigne :
    • ce qui concorde avec quelque chose, est comparable à quelqu'un, lui correspond ou lui est semblable :

On dit par exemple : "Pour la Police Nationale, le RAID est le pendant du GIGN de la Gendarmerie Nationale".

Ou : "Paul est le digne pendant de son frère".

    • un objet ou ornement similaire à un autre, par rapport auquel il occupe - dans un ensemble - une place symétrique.

En matière artistique, le mot s'applique par exemple à une paire d’oeuvres de caractère analogue et de proportions à peu près égales, et destinées à se correspondre.

Paire de lampes anciennes

On dit par exemple : "Par un incroyable coup de chance, j'ai pu trouver chez un antiquaire le pendant de la superbe lampe tu m'avais offert à Noël".

    • un objet qui pend ou dont une partie pend.

Pendants d'oreille

On dit par exemple  : un "Pendant d'oreille", un "Pendant d'épée", un "Pendant de baudrier ou de ceinturon".

Source : www.larousse.fr