12 façons de dire "Vouloir se faire bien voir".

"Faire le suceur" et "Lécher le cul" ou "Être un lèche-cul" relèvent du registre vulgaire.

"Cirer les pompes" et "Être un cire-pompes" appartiennent au registre argotique.

"Caresser dans le sens du poil", "Fayoter", "Jouer les fayots", "Être un lèche-bottes" ou "Lécher les bottes" relèvent du registre familier.

Et "Être obséquieux" ou "Être servile" du registre soutenu.

11 façons de désigner un homme dont on ignore ou dont on n’exprime pas le nom.

Un mec

"Un mec", "un gonze" et "un pékin" relèvent du registre argotique.

De même que "un keum", qui est du verlan.

"Un gazier" appartient au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

"Un type", "un gars" et "un gus" relèvent du registre familier.

De même que "un clampin", qui appartient également au registre désuet.

Tandis que "un individu" et "un quidam" appartiennent au langage courant.

À l'issue d'un dîner avec une personne qui vous attire sexuellement, ne dites pas : "Tu baises ?" !

Un dîner aux chandelles

Mais : "Consentirais-tu à un rapport coïtal post-dînatoire ?" !

Vous passerez ainsi du registre vulgaire au registre soutenu.

Source : Jérémy Ferrari

"La drôle de guerre", "La guerre étonnante", "La fausse guerre" et "La guerre assise".

La "drôle de guerre" sur le front occidental, du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940

Toutes ces locutions verbales féminines désignent : la période d'environ 8 mois se situant, au début de la Seconde Guerre mondiale, entre la déclaration de guerre par le Royaume-Uni et la France à l'Allemagne nazie, le 3 septembre 1939, à la suite de l'invasion de la Pologne, leur allié, et l'offensive allemande du 10 mai 1940 contre les pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France.

  • l'origine de l'expression française "Drôle de guerre" est revendiquée par le journaliste Roland Dorgelès, mais elle pourrait provenir d'une mauvaise compréhension de l'expression anglaise "Phoney war" (fo-ni-wor ou "Fausse guerre"), utilisée dans un reportage sur les armées franco-britanniques, et interprétée comme "Funny war" (feu-ni-wor ou "Drôle de guerre")...

La "drôle de guerre" sur le front occidental, du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940

  • la formule "Guerre étonnante" ("Dziwna wojna") est utilisée par nos alliés polonais,

La "drôle de guerre" sur le front occidental, du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940

  • l'expression "Fausse guerre" ("Phoney war" ou fau-ni-wor) on l'a vu, est celle de nos alliés anglais,
La "drôle de guerre" sur le front occidental, du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940
Des aviateurs britanniques, le 15 novembre 1939
  • et la formule "Guerre assise" ("Sitzkrieg" ou zits-krig) est utilisée par les allemands.
La "drôle de guerre" sur le front occidental, du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940
Un mitrailleur français, à la frontière allemande, le 11 décembre 1939

Toutes s'appliquent au front occidental, où les hostilités se réduisaient à quelques escarmouches après la modeste offensive de la Sarre.

Cette période, marquée par une politique active d'armement de la part de tous les belligérants, se caractérise cependant par :

  • la campagne de Pologne, à compter du 1er septembre 1939,
  • la guerre russo-finlandaise (ou "guerre soviéto-finlandaise" ou "guerre d'Hiver"), du 30 novembre 1939 au 13 mars 1940, date du traité de Moscou,
  • la campagne de Norvège, du 9 avril au 10 juin 1940, avec la célèbre bataille de Narvik.

Source : wikipedia.org

16 façons de dire : "La nourriture".

De la nourriture

Une telle abondance de synonymes n'est naturellement guère surprenante au pays de la gastronomie.

"La boustifaille" et "La bectance" (ou "La becquetance"), "La bouftance" (ou "La bouffetance") relèvent du registre populaire.

Et "La bouffe", "La graille" et "La tortore" appartiennent au registre argotique.

"La cuistance" et "La mangeaille" relève du registre familier, ainsi qu'au registre désuet.

Un registre auquel appartient également "La provende".

"Les aliments", "Les produits alimentaires", "Les provisions",  "Les victuailles" ainsi que "Les vivres" relèvent du langage courant.

Et "La pitance" ou "Les mets" au registre soutenu.

"Dieu a fait des hommes grands et d'autres petits, je les ai rendus égaux".

L'inventeur et industriel états-unien Samuel Colt

J'adore cette célèbre devise, passée à la postérité, du légendaire inventeur et diffuseur états-unien du revolver Samuel Colt, né le 19 juillet 1814 et mort le 10 janvier 1862.

Revolver Colt 1860 Army
Revolver Colt 1860 Army

Source : wikipedia.org

"Nu-tête", "Tête nue" ou "En cheveux" et "Sortir nu-tête", "Sortir tête nue" ou "Sortir en cheveux".

Une femme des années 1950 "en cheveux", c'est à dire : ne portant pas de chapeau

Ces curieuses formules en forme d'idiotismes corporels relèvent toutes du registre désuet.

Elles remontent en effet au temps où hommes et femmes portaient systématiquement un couvre-chef :

  • chapeau pour les aristocrates, les bourgeoises et bourgeois ou les employés,

Une foule, d'avant la Deuxième Guerre mondiale : tout le monde porte un chapeau

  • et casquette ou béret pour les ouvriers ou les agriculteurs.
Des ouvriers français en grève en 1936 : la plupart portent une casquette
Des ouvriers français en grève en 1936 : la plupart portent encore une casquette

En sorte que "Nu-tête", "Tête nue" - ou "En cheveux" pour les femmes - étaient des locutions adjectives signifiant : sans couvre-chef, sans chapeau.

Élément indispensable de la toilette féminine, le chapeau a été porté par les deux sexes jusqu’à la Première Guerre mondiale, voire la Seconde Guerre mondiale.

Des femmes des années 1930 portant un chapeau
Des femmes des années 1930 portant un chapeau
Des femmes des années 1940 portant un chapeau
Des femmes des années 1940 portant un chapeau
Des femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau
Des femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau

Et "Sortir en cheveux" constituait alors un manque de savoir-vivre élémentaire, que seule se permettait l'ouvrière.

Des ouvrières en grève, en 1936
Des ouvrières en grève, en 1936

Naturellement, la formule a disparu à mesure que le port du chapeau tombait en désuétude, à partir des années 1950 et 1960.

Sortie de l'usine Berliet de Vénissieux (69) en 1960 : le port de las casquette se raréfie (© Jacques Thévoz)
Sortie de l'usine Berliet de Vénissieux (69) en 1960 : le port de la casquette se raréfie (© Jacques Thévoz)
Des ouvriers de Citroën, en grève générale, en 1968 : le port de la casquette ou du chapeau a pratiquement disparu (© Jacques Marie Agence France Presse)
Des ouvriers de Citroën, en grève générale, en 1968 : le port de la casquette ou du chapeau a pratiquement disparu (© Jacques Marie Agence France Presse)
Des femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau
Déjà, à la fin des années 1950, le chapeau féminin n'est plus guère porté que par les élégantes

Progressivement et jusqu'à de nos jours, le chapeau n'est plus devenu qu'un simple accessoire de mode, porté lors d'occasions spéciales (mariage, enterrement) ou pour se protéger des éléments (pluie, soleil).

Ainsi que par certains jeunes, très soucieux de leur apparence, et désireux de se réapproprier cet accesoire de mode.

Quelques jeunes gens désireux de se réapproprier le port du chapeau, en guise d'accessoire de mode

Source : wikipedia.org

4 façons de dire "Une balle" en argot.

Des "bastos", "dragées" ou "pruneaux" ("balles" en argot)

Indépendamment de "Une bastos", il existe en français trois autres mots désignant un projectile d'arme à feu, qui sont tous trois des idiotismes alimentaires : "Une dragée", "Un caramel" et "Un pruneau".

Les quatre relèvent bien sûr du registre argotique.

"Un bric-à-brac".

Ce joli substantif masculin désigne selon le contexte :

  • au sens propre :
    • un ensemble de vieux objets hétéroclites, de vieilleries disparates, de peu de valeur et de provenances diverses, collectés de-ci, de là et présenté dans le plus grand désordre : vieilles ferrailles, vieux cuivres, vieux tableaux, etc,

On dit par exemple : "Je suis allé chez un petit brocanteur de province et je suis parvenu à repérer un petit vase de valeur dans tout le bric-à-brac qu'il exposait".

Un bric-à-brac dans une boutique de brocanteur

    • par extension : un ensemble d'objets divers entassés en vrac,

On dit par exemple : "Le grenier de mon père ne contient qu'un bric-à-brac sans valeur".

Un bric-à-brac dans un grenier

    • et au sens figuré : un ensemble hétéroclite de connaissances ou d'idées réunies sans lien entre elles.

On dit par exemple : "Le programme de ce parti n'est qu'un bric-à-brac sans intérêt".

Étonnamment, le mot est utilisé en anglais depuis l'époque victorienne, pour désigner :

  • à l'origine : des objets d'art de faible valeur, formant des collections de bibelots, tels que des tasses à thé et des petits vases richement décorés, des compositions de plumes ou de fleurs de cire sous des dômes de verre, des coquilles d'œufs décorées, des figurines en porcelaine, des miniatures peintes ou des photographies dans des cadres, etc.

Dans les maisons bourgeoises, le bric-à-brac était utilisé comme ornement sur les cheminées, les tables et les étagères, ou était exposé dans les cabinets de curiosités, parfois dans des armoires dotées de portes vitrées, afin d'y exposer les objets tout en les protégeant de la poussière.

Un bric-à-brac dans une vitrine

On retrouve par exemple cette acception dans "Les six Napoléons" ("The Adventure of the six Napoleons"), l'une des cinquante-six nouvelles de l'écrivain britannique Arthur Conan Doyle mettant en scène le célèbre détective Sherlock Holmes, parue pour la première fois le 30 avril 1904 dans l'hebdomadaire américain Collier's Weekly, avant d'être regroupée, en 1905, avec d'autres nouvelles, dans le recueil "Le retour de Sherlock Holmes" ("The return of Sherlock Holmes").

  • et de nos jours, par extension : un ensemble de bibelots ou d'articles de faible valeur, vendus dans les brocantes ou vide-greniers.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article "On se console comme on peut..." ou "Les francismes ; ces mots français ou locutions françaises utilisés par les anglophones".

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr, wikipedia.org et wiktionary.org

10 façons de dire "Un débit de boisson" ou "Un établissement où l'on consomme des boissons".

Un café

Les mots les plus utilisés de nos jours sont naturellement, dans le langage courant : "un café" et "un bar".

L'intérieur d'un bistrot (ou "bistro") traditionnelL'intérieur d'un café traditionnel

Ou : "un estaminet", dans le Nord de la France et en Belgique.

"Un cabaret" appartient en effet au registre désuet.

De même que "un bistroquet" (utilisé dans le Sud de la France), "un mastroquet" (utilisé dans le Nord) et "un caboulot", qui relèvent également du registre populaire.

"Un troquet" appartient également à ce registre, mais est encore largement utilisé.

Tout comme "un rade", qui appartient au registre argotique.

Et "un bistro" ou "un bistrot" qui relèvent du registre familier.

Enfin, "une buvette" est un mot du langage courant désignant plutôt un simple comptoir où l'on sert à boire :

  • au sein d'un petit local situé par exemple sur la voie publique,

Une buvette située sur la voie publique

  • ou dans bâtiment tel qu'une gare, une piscine ou un stade,

Une buvette de stade

  • voire dans une tente installée à l'occasion d'une kermesse ou d'une manifestation en plein air.

Une buvette de kermesse

Sources : wikipedia.org, Le robert et www.larousse.fr

14 façons de dire : "Un chien".

Un chien

"Un cabot", "un clébard", "un clebs" (ou "un klebs") ou "un cleps" appartiennent au registre argotique.

Les géminations "Un chien-chien" (ou "un chienchien") et "un toutou" relèvent du langage enfantin.

Dans le langage courant, nous trouvons "un roquet", qui désigne un petit chien hargneux aboyant pour un rien, "un limier" qui désigne un grand et gros chien de chasse, et "un corniaud" ou "un bâtard" qui désignent un chien n'étant pas de race pure.

Enfin, le registre soutenu nous propose la locution nominale "le meilleur ami de l'homme" ainsi que les substantifs "le canidé" ou "le quadrupède", fréquemment employés par les journalistes.

Ainsi que "un molosse", qui désigne un chien de grade de troupeau ou un gros chien de garde, d'aspect particulièrement redoutable.