Toutes ces locutions verbales féminines désignent : la période d'environ 8 mois se situant, au début de la Seconde Guerre mondiale, entre la déclaration de guerre par le Royaume-Uni et la France à l'Allemagne nazie, le 3 septembre 1939, à la suite de l'invasion de la Pologne, leur allié, et l'offensive allemande du 10 mai 1940 contre les pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France.
l'origine de l'expression française "Drôle de guerre" est revendiquée par le journaliste Roland Dorgelès, mais elle pourrait provenir d'une mauvaise compréhension de l'expression anglaise "Phoney war" (fo-ni-wor ou "Fausse guerre"), utilisée dans un reportage sur les armées franco-britanniques, et interprétée comme "Funny war" (feu-ni-wor ou "Drôle de guerre")...
la formule "Guerre étonnante" ("Dziwna wojna") est utilisée par nos alliés polonais,
l'expression "Fausseguerre" ("Phoney war" ou fau-ni-wor) on l'a vu, est celle de nos alliés anglais,
Des aviateurs britanniques, le 15 novembre 1939
et la formule "Guerre assise" ("Sitzkrieg" ou zits-krig) est utilisée par les allemands.
Un mitrailleur français, à la frontière allemande, le 11 décembre 1939
Toutes s'appliquent au front occidental, où les hostilités se réduisaient à quelques escarmouches après la modeste offensive de la Sarre.
Cette période, marquée par une politique active d'armement de la part de tous les belligérants, se caractérise cependant par :
la campagne de Pologne, à compter du 1er septembre 1939,
la guerre russo-finlandaise (ou "guerre soviéto-finlandaise" ou "guerre d'Hiver"), du 30 novembre 1939 au 13 mars 1940, date du traité de Moscou,
la campagne de Norvège, du 9 avril au 10 juin 1940, avec la célèbre bataille de Narvik.
J'adore cette célèbre devise, passée à la postérité, du légendaire inventeur et diffuseur états-unien du revolver Samuel Colt, né le 19 juillet 1814 et mort le 10 janvier 1862.
En sorte que "Nu-tête", "Tête nue" - ou "En cheveux" pour les femmes - étaient des locutions adjectives signifiant : sans couvre-chef, sans chapeau.
Élément indispensable de la toilette féminine, le chapeau a été porté par les deux sexes jusqu’à la Première Guerre mondiale, voire la Seconde Guerre mondiale.
Des femmes des années 1930 portant un chapeauDes femmes des années 1940 portant un chapeauDes femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau
Et "Sortir en cheveux" constituait alors un manque de savoir-vivre élémentaire, que seule se permettait l'ouvrière.
Des ouvrières en grève, en 1936
Naturellement, la formule a disparu à mesure que le port du chapeau tombait en désuétude, à partir des années 1950 et 1960.
Progressivement et jusqu'à de nos jours, le chapeau n'est plus devenu qu'un simple accessoire de mode, porté lors d'occasions spéciales (mariage, enterrement) ou pour se protéger des éléments (pluie, soleil).
Ainsi que par certains jeunes, très soucieux de leur apparence, et désireux de se réapproprier cet accesoire de mode.
Indépendamment de "Une bastos", il existe en français trois autres mots désignant un projectile d'arme à feu, qui sont tous trois des idiotismes alimentaires : "Une dragée", "Un caramel" et "Un pruneau".
Les quatre relèvent bien sûr du registre argotique.
Ce joli substantif masculin désigne selon le contexte :
ausens propre :
un ensemble de vieux objets hétéroclites, de vieilleries disparates,de peu de valeur et de provenances diverses, collectés de-ci, de là et présenté dans le plus grand désordre : vieilles ferrailles, vieux cuivres, vieux tableaux, etc,
On dit par exemple : "Je suis allé chez un petit brocanteur de province et je suis parvenu à repérer un petit vase de valeur dans tout le bric-à-brac qu'il exposait".
par extension : un ensemble d'objets divers entassés en vrac,
On dit par exemple : "Le grenier de mon père ne contient qu'un bric-à-brac sans valeur".
et au sens figuré : un ensemble hétéroclite de connaissances ou d'idées réunies sans lien entre elles.
On dit par exemple : "Le programme de ce parti n'est qu'un bric-à-brac sans intérêt".
Étonnamment, le mot est utilisé en anglais depuis l'époque victorienne, pour désigner :
à l'origine : des objets d'art de faible valeur, formant des collections de bibelots, tels que des tasses à thé et des petits vases richement décorés, des compositions de plumes ou de fleurs de cire sous des dômes de verre, des coquilles d'œufs décorées, des figurines en porcelaine, des miniatures peintes ou des photographies dans des cadres, etc.
Dans les maisons bourgeoises, le bric-à-brac était utilisé comme ornement sur les cheminées, les tables et les étagères, ou était exposé dans les cabinets de curiosités, parfois dans des armoires dotées de portes vitrées, afin d'y exposer les objets tout en les protégeant de la poussière.
On retrouve par exemple cette acception dans "Les six Napoléons" ("The Adventure of the six Napoleons"), l'une des cinquante-six nouvelles de l'écrivain britannique Arthur Conan Doyle mettant en scène le célèbre détective Sherlock Holmes, parue pour la première fois le 30 avril 1904 dans l'hebdomadaire américain Collier's Weekly, avant d'être regroupée, en 1905, avec d'autres nouvelles, dans le recueil "Le retour de Sherlock Holmes" ("The return of Sherlock Holmes").
et de nos jours, par extension : un ensemble de bibelots ou d'articles de faible valeur, vendus dans les brocantes ou vide-greniers.
Les mots les plus utilisés de nos jours sont naturellement, dans le langage courant : "un café" et "un bar".
Ou : "un estaminet", dans le Nord de la France et en Belgique.
"Un cabaret" appartient en effet au registre désuet.
De même que "un bistroquet" (utilisé dans le Sud de la France), "un mastroquet" (utilisé dans le Nord) et "un caboulot", qui relèvent également du registre populaire.
"Un troquet" appartient également à ce registre, mais est encore largement utilisé.
Tout comme "un rade", qui appartient au registre argotique.
Et "un bistro" ou "un bistrot" qui relèvent du registre familier.
Enfin, "une buvette" est un mot du langage courant désignant plutôt un simple comptoir où l'on sert à boire :
au sein d'un petit local situé par exemple sur la voie publique,
ou dans bâtiment tel qu'une gare, une piscine ou un stade,
voire dans une tente installée à l'occasion d'une kermesse ou d'une manifestation en plein air.
Sources : wikipedia.org, Le robert et www.larousse.fr
"Un cabot", "un clébard", "un clebs" (ou "un klebs") ou "un cleps" appartiennent au registre argotique.
Les géminations "Un chien-chien" (ou "un chienchien") et "un toutou" relèvent du langage enfantin.
Dans le langage courant, nous trouvons "un roquet", qui désigne un petit chien hargneux aboyant pour un rien, "un limier" qui désigne un grand et gros chien de chasse, et "un corniaud" ou "un bâtard" qui désignent un chien n'étant pas de race pure.
Enfin, le registre soutenu nous propose la locution nominale "le meilleur ami de l'homme" ainsi que les substantifs "le canidé" ou "le quadrupède", fréquemment employés par les journalistes.
Ainsi que "un molosse", qui désigne un chien de grade de troupeau ou un gros chien de garde, d'aspect particulièrement redoutable.