Changement d'heure : deux moyens très simples de se rappeler si l'on va "perdre" ou "gagner" une heure !

Le changement d'heure : passage à l'heure d'été et passage à l'heure d'hiver

Chaque année c'est la même chose : arrive la fin mars ou la fin octobre, et la plupart d'entre nous se demande à nouveau dans quel sens va bien s'effectuer ce satané changement d'heure, qui nous fait passer à l'heure d'été ou à l'heure d'hiver !

Il existe pourtant deux moyens mnémotechniques de s'en souvenir, que je vous livre ici :

  • Premier moyen :
    • le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été s'effectue au printemps, lors de la nuit du samedi au dernier dimanche du mois de mars, à l'orée du mois d'AVril, où l'on passe directement de deux à trois heures du matin.

Donc, on AVance d'une heure.

    • et le passage de l'heure d'été à l'heure d'hiver s'effectue à l'automne, lors de la nuit du samedi au dernier dimanche du mois d'octobRE, où l'on passe directement de trois à deux heures du matin.

Donc, on REcule d'une heure.

  • Second moyen :
    • le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été s'effectue au printemps, lorsque les températures se réchauffent.

On peut donc imaginer que l'on soit davantage disposé à quitter sa couette pour se lever une heure plus tôt.

Et donc, "PERDRE" une heure de sommeil, le premier jour de ce changement, parce que l'on va avancer d'une heure les pendules.

    • et le passage de l'heure d'été à l'heure d'hiver s'effectue à l'automne, à un moment où les températures rafraîchissent.

Et où l'on a plutôt envie de rester bien au chaud sous sa couette une heure de plus.

Donc, "GAGNER" une heure de sommeil, le premier jour de ce changement, parce que l'on va reculer d'une heure les pendules.

4 façons de dire "Les dents".

Des dents de femme

Pour une fois, notre langue française se révèle bien pauvre !

Nous ne disposons en effet pour désigner les dents que de quatre mots : trois dans le registre argotique : "Les chicots", "les crocs" et "les ratiches".

Et un dans le registre : "Les quenottes". Encore celui-ci ne désigne-t-il que les dents de lait d'un très jeune enfant.

Des quenottes de bébé

13 façons de dire "Regarder".

"Lorgner", "Mater", "Reluquer", "Zieuter", "Contempler" : ce policier ne "voit" pas l'animatrice de télévision états-unienne Kim Kardashian, il la "regarde" !

"Mater" appartient au registre argotique.

Et "Zieuter" (ou "Zyeuter") relève du registre populaire.

Tandis que "Reluquer" et "Lorgner" relèvent du registre familier.

De même que "Bader", pour nos amis Marseillais.

"Contempler", "Fixer", "Guigner", "Loucher sur", "Observer du coin de l'oeil" et "Scruter" appartiennent au langage courant. De même que la locution verbale "Jeter un oeil".

Enfin, "Mirer" relève du registre désuet.

Dans tous les cas, ces verbes s'appliquent parfaitement pour décrire l'action consistant à regarder avec envie quelque chose ou quelqu'un.

À l'instar de ce policier, avec l'animatrice de télévision états-unienne Kim Kardashian, sur la photographie illustrant cet article.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à ce qui distingue les verbe "Voir" et "Regarder".

"Un micro-trottoir".

Un radio-trottoir, sur la chaîne de télévision d'information en continu BFM TV

Le substantif masculin "Micro-trottoir", construit à partir de l'apocope du mot "Microphone", est une technique journalistique consistant à interroger des personnes dans la rue, afin de collecter leur opinion spontanée sur un sujet.

La question est toujours la même pour chaque personne interrogée. Elle peut être "fermée", lorsque l'on demande une réponse du type "Oui" ou "Non", ou "Pour" ou "Contre". Ou alors "Ouverte", lorsque l'on pose une question telle que : "Que pensez-vous de..." ou "Que faut-il faire pour...".

La journaliste Sophie Hébrard réalisant un radio-trottoir en direct, sur la chaîne de télévision d'information en continu BFM TV

C'est évidemment toujours passionnant !

Par exemple : à la question "Comptez-vous vous faire vacciner contre la maladie à coronavirus 2019 ?", on nous présente alternativement Kevin Martin, 20 ans, Lisa Bonaventure, une trentenaire antillaise, Marcel Blanchard, sexagénaire et Ginette Michu, octogénaire, qui répondent (pour deux d'entre eux) "Oh oui, bien sûr !", et pour les deux autres : "Ça ne risque pas !".

Ce qui permet à "l'envoyé spécial" sur les trottoirs de la capitale de conclure : "Vous le voyez, l'opinion est assez partagée sur le sujet".

Bref : le micro-trottoir ne présente bien évidemment aucun intérêt, sinon celui de permettre aux quatre chaînes d'information en continu françaises (BFM TV, CNews, LCI et franceinfo) de meubler leur temps d'antenne.

Et de fournir du travail à quelques jeunes stagiaires exploités.

Source : wikipedia.org

27 façons de dire "Sentir mauvais".

Sentir mauvais

"Sentir la petite fille qui se néglige" appartient au registre vulgaire.

Dans le registre argotique nous disposons des verbes "Cocoter" (ou "Cocotter"), "Cogner", "Dauber", "Emboucaner", "Fouetter", "Poquer", "Schlinguer", "Schmecter" (dérivé de l'allemand "Schmecken"), "Taper" et "Trouilloter" (ou "Trouillotter") ainsi que de la locution verbale "Sentir le rat crevé".

"Piquer les yeux" relève du registre familier

"Avoir une mauvaise odeur", "Empester", "Empuantir", "Être une infection", "Ne pas sentir bon", "Puer", "Sentir", "Sentir fort", "Sentir le bouc", "Sentir le fauve", "Sentir le mort" et "Sentir les pieds" appartiennent au langage courant.

Tandis que "Exhaler une mauvaise odeur" et "Ne pas sentir la rose" relèvent du registre soutenu.

"Une arconada".

Les joueurs français Luis Hernandez et Bernard Lacombe, en joie après l'incroyable bourde du gardien de but espagnol Luis Arconada, qui, le 27 juin 1984 à Paris (75), ne parvient pas à maîtriser le ballon, sur un coup franc tiré par Michel Platini

Ce mot fait référence au nom de l'ancien gardien de football international espagnol Luis Miguel Arconada Etxarri, né le 26 juin 1954.

Et il désigne malheureusement pour lui, depuis le 27 juin 1984 : une boulette ou bourde de gardien.

On le sait, l'histoire est souvent cruelle. Et elle l'est tout particulièrement avec ce très grand joueur, en retenant presque exclusivement son erreur lors de la finale de l’Euro 1984. Cet homme qui a causé le chagrin de l’Espagne et laissé son nom à la postérité pour cette bourde était pourtant un excellent gardien.

Cet enfant du Pays Basque brillait chaque semaine sur les pelouses de Liga avec son club, la Real Sociedad. Il a d’ailleurs conduit son club de San Sebastian (Pays Basque) (Espagne) au sommet du football espagnol en remportant consécutivement deux fois le championnat (1981-1982) et en étant désigné meilleur gardien de la Liga.

Le gardien de but espagnol Luis Arconada

Du haut de son petit mètre 78, Luis Arconada impressionnait par sa détente et son explosivité. Surtout, il savait rassurer sa défense et bénéficiait d’une confiance aveugle de la part des supporters de la Real Socieda, qui avaient l’habitude d’employer la formule "No pasa nada, tenemos a Arconada" ("Il n’y a rien à craindre, nous avons Arconada").

Ses meilleurs arrêts :

International espagnol depuis 1977 et jusqu'en 1985 (70 sélections), Luis Arconada connaît l'apogée avec la Roja lors de l’Euro 1984. Capitaine de l'équipe d'Espagne, il est cet été là considéré comme le meilleur portier du tournoi et ne cesse de le démontrer au cours de la compétition.

En finale face à la France, le duel tant attendu entre le capitaine espagnol, Luis Arconada, et le capitaine français, Michel Platini, a bien lieu.

Le coup franc de Michel Platini et la bourde de Luis Arconada

À la 55e minute de ce France-Espagne, dans un Parc des Princes plein à craquer, les Bleus de Michel Hidalgo obtiennent un coup franc à l’entrée de la surface de réparation. Alors que le score est toujours nul et vierge entre les deux équipes, Michel Platini s’élance et frappe du droit.

Le 27 juin 1984, en finale de l'Euro, le coup franc de Michel Platin qui vaudra au malheureux Luis Arconada de voir son patronyme entrer dans le lexique international du football...
Le 27 juin 1984, en finale de l'Euro, le coup franc de Michel Platini qui vaudra au malheureux Luis Arconada de voir son patronyme entrer dans le lexique international du football...

Luis Arconada qui semblait avoir capté le ballon, le voit en réalité, glisser sous son corps.

Cela fait 1-0 pour l’équipe de France, pour la plus grande joie des Bleus, mais une bien cruelle désillusion pour le pauvre Arconada.

Un second but français marqué dans le temps additionnel par Bruno Bellone, délivre enfin le peuple français, encore traumatisé par la dramatique "Nuit de Séville" du 8 juillet 1982 : une terrible défaite aux tirs au but face à l'Allemagne, en demi-finale de la Coupe du monde jouée en Espagne, après avoir mené 3-1, en marquant deux buts dans les dix premières minutes de la prolongation, s'ouvrant ainsi la route - pensions-nous tous alors - vers la première finale de notre histoire.

Mais l’Espagne toute entière voit s'envoler ses rêves de sacre.

Le résumé de la finale France-Espagne (2-0) :

Arconada, héros de la demi-finale face au Danemark, devient le symbole de cet échec.

Difficile à avaler pour l’ancien gardien, même des années après : "Le poste de gardien, c’est pour le bon comme pour le mauvais côté. Mais le plus dur, c’est que les gens se souviennent de moi seulement pour cette action" a-t-il expliqué, il y a quelques années à la télévision espagnole.

Sources : labeautedufootball.com et www.football-vintage.com

"Bien dégagé autour des oreilles" ou "Bien dégagé derrière les oreilles".

Une coupe de cheveux "Bien dégagé autour des oreilles" ou "Bien dégagé derrière les oreilles"

Sans que je sache vraiment pourquoi, je le reconnais, ces deux locutions adverbiales du langage courant utilisées par les coiffeurs m'amusaient beaucoup étant enfant, dans les années 1960-1970.

Elles signifient tout simplement : les cheveux coupés très courts, autour des oreilles ou derrière les oreilles.

Une coupe de cheveux "Bien dégagé autour des oreilles" ou "Bien dégagé derrière les oreilles"

Et je ne devais pas être le seul dans ce cas, puisque ces deux formules sont respectivement devenues par la suite le titre d'un spectacle humoristique et d'un téléfilm, créé et réalisé par des artistes nés plus ou moins à la même époque !

  • "Bien dégagé autour des oreilles... SVP !" est ainsi le titre du deuxième spectacle des humoristes français Philippe Chevallier (né le 11 janvier 1956) et Régis Laspalès (né le 25 février 1957), créé en 1988 !
"Bien dégagé autour des oreilles", le spectacle de Chevallier et Laspalès (1988)
"Bien dégagé autour des oreilles", le spectacle de Chevallier et Laspalès (1988)
  • Et "Bien dégagé derrière des oreilles" est un téléfilm franco-suisse réalisé en 2004 par Anne Deluz (née en 1964).
"Bien dégagé derrière les oreilles", un téléfilm franco-suisse de Anne Deluz (2004)
"Bien dégagé derrière les oreilles", un téléfilm franco-suisse de Anne Deluz (2004)

On ne dit pas : "C'est juste pas possible" !

Le journaliste sportif français Giovanni Castaldi

Ainsiq eu l'a délaré, le 8 mars 2021, le journaliste sportif français Giovanni Castaldi , dans l’émission d'Estelle Denis "L’Équipe d'Estelle", sur la chaîne de télévision française "L’Équipe".

Mais : "C'est TOUT SIMPLEMENT IMpossible" !

Plus un jour ne se passe, je crois, désormais, sans que je ne n'entende au moins une fois cette formule proprement insupportable, qui combine un calque de l'anglais ("Juste" pour "Simplement") à une tournure populaire ("Pas possible" pour "Impossible").

Parce qu'elle représente en quelque sorte à mes yeux une véritable summum de la médiocrité linguistique ambiante, je décerne à ce journaliste mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Modern love".

Telle est le nom de l'émission radiophonique dominicale et vespérale présentée depuis août 2019, de 22 heures à minuit par la journaliste française Nadia Daam, sur la station radiophonique publique France Inter.

Peut-on m'expliquer au nom de quoi cette "émission de libre antenne où les auditeurs sont invités à parler d'amour, d'amitié, de sexe, de genre ou de famille" avait besoin d'un nom anglais ?

Quel est le pluriel de "Un gardien de but" ?

Réponse
« Des gages » ! « Un gardien de but, des gages ! ».
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le substantif masculin polysémique « Des gages » et « Dégage », la forme conjuguée du verbe « Dégager » à la troisième personne du singulier du présent de l’indicatif.

Le gardien de but « dégage » ou effectue un « dégagement » lorsqu’il donne un coup de pied pour sortir le ballon de son camp et l’envoyer le plus loin possible dans celui de son adversaire.

Un dégagement de gardien de but, au football

"Proposer la botte".

"Proposer la botte" ne constitue pas une invitation à visiter l'Italie...

Mais relève davantage du sport en chambre. En tous cas sur un plan linguistique.

Cette curieuse locution verbale du registre argotique, qui doit interloquer nos amis étrangers, signifie en effet, au sens figuré : inviter d’une façon directe et sans équivoque à une relation sexuelle.

Autrement dit : proposer de faire l'amour.

Car cette expression fait référence à une acception spécifique du substantif féminin "botte", qui, en escrime, désigne : un coup porté avec une épée ou un fleuret, permettant d'"embrocher" son adversaire, en le transperçant avec sa lame.

Et illustre donc parfaitement l’acte sexuel de manière métaphorique.

On dit par exemple : "Je ne m'attendais pas à ce qu'il me propose la botte le premier soir, mais tout de même : il ne m'a toujours pas embrassée après trois semaines !".

Source : wiktionary.org