On ne dit pas : "La chance que j'ai fait c'est que j'avais fait ces photos au Rolleiflex" !

Comme l'a déclaré le photographe français Raymond Depardon le 28 septembre 2019, dans la matinale de la radio publique française France Inter".

Mais : "La chance que j'ai EU c'est que j'avais fait ces photos au Rolleiflex" !

Voire, idéalement, : "J'AI EU la chance D'AVOIR fait ces photoGRAPHIEs AVEC UN Rolleiflex" !

Parce que ce n'est pas la première fois que je l'entends ainsi massacrer le français, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Tous les feux sont à peu près allumés" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme l'a fait le journaliste sportif français Grégory Schneider, le 15 septembre 2019, dans l'émission vespérale "L'Équipe du Soir" de la chaine de télévision française "L'Équipe".

Mais : "PRESQUE tous les VOYANTS sont allumés" !

Ce qui signifie, au sens figuré, qu'il convient d'être prudent, méfiant, attentif.

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On n'écrit pas : "Y'a pas de règle tant que c'est frais" !

Publicité Pernod

Comme ose le faire la société française Pernod sur ses affiches estivales, depuis juillet 2017, afin de vanter sa marque "Pastis 51" !

Mais : "Il n'y a pas de règle tant que c'est frais" !

Quitte, je le sais par avance, à passer, une fois de plus, pour un vieux ronchon passéiste, mal embouché et arc-bouté sur une langue française un tant soit peu correcte, je l'affirme ici : il est à mon sens parfaitement intolérable que l'on puisse continuer à autoriser ainsi de grandes entreprises hexagonales à communiquer - que ce soit verbalement (dans leurs publicités radiophoniques ou télévisées) et davantage encore à l'écrit, comme ici - en employant de telles formules, consistant à avaler des syllabes ou, parfois, j'aurai l'occasion d'y revenir, à employer des mots familiers à la limite du vulgaire, tels que "Ouais !".

Si l'on ne réagit pas dès à présent, il sera, j'en suis convaincu, très rapidement trop tard, lorsque, d'ici à peine quelques années, leur accroche publicitaire sera devenue (par exemple, dans 5 ans, en juillet 2024) : "Y'a pas d'règle tant qu'c'est frais" !

Voire (par exemple, dans 10 ans, en juillet 2029) : "Tro cool kan c frais" !

On ne dit pas : "J'ai trouvé la trouvaille intéressante, c'est quand" !

Surtout lorsque l'on est écrivain et critique littéraire, comme Frédéric Beigbeder, et que l'on s'exprime ainsi au sujet de "Smith & Wesson", le roman italien d'Alessandro Baricco, le 2 juillet 2018 dans l'émission française dominicale "Le masque et la plume", sur la chaîne radiophonique publique française France Inter.

Mais plutôt, par exemple, : "J'ai APPRÉCIÉ la trouvaille CONSISTANT À" !

Compte tenu de sa double casquette, c'est sans hésiter que je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Typiquement, y a vraiment un grand gap" !

Comme l'a fait l'ancien gardien de but français Jérôme Alonzo, le 26 août 2019, dans l'émission télévisée française "L'Équipe du d'Estelle", sur la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "PAR EXEMPLE, IL y a vraiment un grand ÉCART" ou "PAR EXEMPLE, IL y a vraiment un FOSSÉ" !

Pour cette déclaration, pour moi proprement inadmissible sur une chaîne française, je lui décerne mon label "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Une baseline" ni "Ça pourrait être la baseline de ce film" !

Comme l'a déclaré l'animateur de radio et de télévision français Nagui, le 9 septembre 2019, dans l'émission radiophonique française "La bande originale", sur la radio publique française France Inter.

Mais : "CELa pourrait être la SIGNATURE de ce film" !

La "Baseline" d'une marque est en effet, la ligne de texte située au bas d'une annonce publicitaire, d'une publication ou d'une affiche. Il s'agit de la phrase qui souligne l'annonce publicitaire de la marque. Elle est le plus souvent écrite en caractères gras, de manière à inspirer une conclusion et est en principe accompagnée du nom de la marque ou du logo de l'annonceur.

C'est l'assise, la "signature", du texte qui la précède, voire celle de l'annonce.

L'arrêté du 10 octobre 1985 relatif à l'enrichissement du vocabulaire de l'audiovisuel et de la publicité recommande l'utilisation du terme "Signature".

Pour l'ensemble de son oeuvre, et notamment des anglicismes dont il ne cesse d'user et abuser à longueur d'émission, Nagui est un indéfectible lauréat de mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Source : www.e-marketing.fr

"Flash Talk" sur LCP Assemblée Nationale : l'émission qui fait honte au service public audiovisuel.

Les présentateurs et le logo de l'émission "Flash talk"

En ce 15 avril 2018, c'est la seconde fois que j'ai la malchance d'atterrir sur l'émission télévisée dominicale "Flash Talk", diffusée - honte à elle -, à 13 heures, par la chaîne LCP Assemblée Nationale. Et, comme la première fois, je n'ai tenu que... deux minutes avant de devoir changer de canal, mortifié que j'étais par la médiocrité et la teneur du vocabulaire et du niveau de langage employés.

D'abord, naturellement, pourquoi ce titre anglais absurde et inadmissible sur une chaîne parlementaire française. Ses concepteurs pensent-ils sincèrement que leurs jeunes hypothétiques téléspectateurs en saisissent la signification ?

J'incline à penser pour ma part que "Conversation impromptue" ou "Conversation improvisée" serait nettement plus clair et surtout justifié, dans un pays francophone et sur une chaîne publique émanant de la chambre haute de la représentation nationale.

Ensuite, et surtout, cette émission, qui semble avoir pour vocation de donner la parole aux jeunes, concourt surtout, à mon sens, à les conforter dans leur médiocrité langagière.

De fait, pas plus Raphaël Yem que Sonia Chironi, ses deux animateurs, ne semblent en effet capable de prononcer ou de construire correctement une phrase dans un français un tant soit peu correct.

Jugez-en plutôt : "I' sont là ! I' vont avoir la parole !", débute la jeune femme. Avant que son comparse n'enchaîne, s'adressant à un premier interlocuteur : "C'est quoi ton prénom ?", "S'appelle comment ton collège ?" ! Puis, de jargonner le "djeun's", à coups de "Arrête de mythoner" et autres formules, toutes plus familières ou argotiques les unes que les autres.

Ce n'est pas, à mon sens, faire preuve de respect à l'égard de la jeunesse que de s'adresser ainsi à elle en la tutoyant gros comme le bras et en adoptant son sociolecte, ses mots, ses expressions, son jargon et ses tics de langage. Je pense, a contrario, que l'on doit vouvoyer un jeune interlocuteur ; lui parler un langage compréhensible mais suffisamment soutenu pour lui témoigner du respect qu'on lui porte. Et, idéalement, lui donner envie d'essayer d'améliorer son niveau de langue.

Il est évidemment tout à fait néfaste pour le maintien et l'amélioration de la pratique de notre jolie langue, de chercher ainsi à se mettre au niveau de langue de ses interlocuteurs en pratiquant le nivellement par le bas.

C'est au contraire en s'efforçant d'avoir une prononciation correcte et d'utiliser des mots et des locutions pertinents d'un registre de langue courant ou d'un registre de langue soutenu, qu'il sera je pense - et j'espère - possible d'y parvenir.

On ne dit pas : "Les transports en public" !

Comme l'a fait le photographe français Raymond Depardon, le 4 juin 2019, dans l'émission radiophonique française "L'heure bleue", de Laure Adler, sur la radio publique française France Inter.

Mais : "Les transports publics" ou "Les transports en commun" !

Parce que ce n'est pas la première fois que je l'entends ainsi massacrer le français, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

"Ma french bank".

Logo Ma franch bank

Telle est le nom insensé qu'a osé donner La Banque Postale à sa filiale créée par  le 24 mars 2017 et sise à paris (75) !

Mais comment l'État et nos dirigeants peuvent-ils laisser faire de telles inepties !

Car, non contente de donner un tel nom à sa filiale, La Banque Postale nous bombarde d'innombrables affiches couvertes de slogans en anglais et relevant d'un niveau de langage - pour moi - inadmissible sur la voie publique, dès lors qu'il participe de la dégénérescence de notre langue !

On ne dit pas : "Ce joueur a un bon jump" et encore moins "Il lui a manqué un p'tit peu d'jump" !

Comme l'a fait le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l'émission "La grande soirée", le 07 avril 2019, sur la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "Ce joueur a une bonne détente" ou "Il a manqué de détente !".

Parce ce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

On ne dit pas : "Il peut, possiblement" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme l'a fait le journaliste sportif français Grégory Schneider, le 7 juin 2019, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir" de la chaîne de télévision française l'Équipe.

Mais : "Il peut, peut-être" !

Ce "Possiblement" n'est en effet qu'un lamentable calque de l'anglais "Possibly", qui signifie "Peut-être".

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On n'écrit pas : "Les itinérairE et horRaires de vos lignes changeS" !

Comme a osé l'écrire le groupe Keolis, à compter du 26 août 2019, sur l'ensemble des écrans des véhicules du réseau d'autobus d'Aix-en-Provence (13) "Aix en Bus" !

Mais : "Les ITINÉRAIRES et HORAIRES de vos lignes CHANGENT" !

Non contente d'avoir pourri la vie des aixois pendant des mois par son incompétence et son inefficacité, lors de l'attribution de sa première DSP (Délégation de Service Public) en 2012, puis, plus de deux années durant, de 2017 à 2019, avec les travaux d'aménagement du BHNS, mis en service ce 2 septembre 2019, Keolis nous démontre une fois de plus l'étendue de ses compétences, quelques semaines à peine après s'être vu réattribuer pour huit ans sa DSP (Délégation de Service Public).

Les subtilités des arcanes de la procédure d'attribution des marchés publics dans cette ville continuent décidément de m'échapper !

C'est en tous cas sans hésiter que je décerne à Keolis mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" pour sa cacographie d'anthologie !

Pour être complet et pour l'anecdote, le "Krypton" dont il est question sur le panneau ("Destination P+R Krypton") est le nom d'un Parc Relais situé au Sud d'Aix-en-Provence (13), à proximité des ruines du "Krypton", l'ancienne boîte de nuit à la mode du début des années 1980.

Le P+R Parc Relais Krypton à Aix-en-Provence (13)

Plus grande boîte de nuit de la région marseillaise et aixoise, Le Krypton avait été créé en 1980 par le parrain marseillais Tany Zampa, avant de fermer ses portes dès 1984.

Affiche boîte de nuit aixoise "Le Krypton"

L'ancienne boîte de nuit aixoise "Le Krypton".  L'enseigne de la boîte de nuit aixoise "le Krypton"

Pourquoi dire : "Mets du fizz dans ton trajet" et "Fizz, fresh & fun !" ?

Et pas : "Fais pétiller ton trajet" ou "Mets du pétillement (ou de l'effervescence) dans ton trajet" et "Pétillement (ou effervescence), fraîcheur et plaisir !".

Ce slogan utilisé en mai 2019 par la marque de confiserie française Lutti pour les distributeurs automatiques de bonbons situés sur les quais de gare ou de métro français, figure sur des affiches vantant les nouveaux produits de la marque, décidément fâchée avec le français :