On ne dit pas : "Il peut, possiblement" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme l'a fait le journaliste sportif français Grégory Schneider, le 7 juin 2019, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir" de la chaîne de télévision française l'Équipe.

Mais : "Il peut, peut-être" !

Ce "Possiblement" n'est en effet qu'un lamentable calque de l'anglais "Possibly", qui signifie "Peut-être".

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On n'écrit pas : "Les itinérairE et horRaires de vos lignes changeS" !

Comme a osé l'écrire le groupe Keolis, à compter du 26 août 2019, sur l'ensemble des écrans des véhicules du réseau d'autobus d'Aix-en-Provence (13) "Aix en Bus" !

Mais : "Les ITINÉRAIRES et HORAIRES de vos lignes CHANGENT" !

Non contente d'avoir pourri la vie des aixois pendant des mois par son incompétence et son inefficacité, lors de l'attribution de sa première DSP (Délégation de Service Public) en 2012, puis, plus de deux années durant, de 2017 à 2019, avec les travaux d'aménagement du BHNS, mis en service ce 2 septembre 2019, Keolis nous démontre une fois de plus l'étendue de ses compétences, quelques semaines à peine après s'être vu réattribuer pour huit ans sa DSP (Délégation de Service Public).

Les subtilités des arcanes de la procédure d'attribution des marchés publics dans cette ville continuent décidément de m'échapper !

C'est en tous cas sans hésiter que je décerne à Keolis mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" pour sa cacographie d'anthologie !

Pour être complet et pour l'anecdote, le "Krypton" dont il est question sur le panneau ("Destination P+R Krypton") est le nom d'un Parc Relais situé au Sud d'Aix-en-Provence (13), à proximité des ruines du "Krypton", l'ancienne boîte de nuit à la mode du début des années 1980.

Le P+R Parc Relais Krypton à Aix-en-Provence (13)

Plus grande boîte de nuit de la région marseillaise et aixoise, Le Krypton avait été créé en 1980 par le parrain marseillais Tany Zampa, avant de fermer ses portes dès 1984.

Affiche boîte de nuit aixoise "Le Krypton"

L'ancienne boîte de nuit aixoise "Le Krypton".  L'enseigne de la boîte de nuit aixoise "le Krypton"

On ne dit pas : "Les prix s'envolent, dès qu'on parle du PSG, d'un joueur" !

Le journaliste sportif français Pierre Maturana

Comme l'a déclaré, le 5 janvier 2019, le journaliste sportif français Pierre Maturana, dans l'émission "L'Équipe Mercato", de la chaîne de télévision française "L'Équipe".

Mais : "Les prix d'un joueur s'envolent, dès qu'on parle du PSG" !

Parce qu'il est coutumier du fait et s'exprime souvent très mal, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Pourquoi dire : "Ça va matcher avec l'OM" !

Le journaliste sportif français Pierre Maturana

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Pierre Maturana, le 5 août 2019, dans l'émission "L’Équipe Mercato", de la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Ils iront bien ensemble, l'OM et lui" !

Parce qu'il est coutumier du fait et s'exprime souvent très mal, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

Pourquoi dire : "Mets du fizz dans ton trajet" et "Fizz, fresh & fun !" ?

Et pas : "Fais pétiller ton trajet" ou "Mets du pétillement (ou de l'effervescence) dans ton trajet" et "Pétillement (ou effervescence), fraîcheur et plaisir !".

Ce slogan utilisé en mai 2019 par la marque de confiserie française Lutti pour les distributeurs automatiques de bonbons situés sur les quais de gare ou de métro français, figure sur des affiches vantant les nouveaux produits de la marque, décidément fâchée avec le français :

 

"Bestfizz", "Longfizz" et "Surfizz" !

Tels sont les noms anglais des produits vantés, en mai 2019, par la marque de confiserie française Lutti, sur les distributeurs automatiques de bonbons situés sur les quais de gare ou de métro français.

Lesquels noms figurent au surplus sur des affiches agrémentées des slogans "Mets du fizz dans ton trajet" et "Fizz, fresh & fun !"!

Honte à cette firme, décidément fâchée avec le français!

On ne dit pas : "Y a aussi un ton qui est donné des femmes dans cette série qui est formidable" !

Comme l'a fait l'actrice et auteure dramatique française Françoise Cadol (*), le 23 août 2019, dans l'émission radiophonique estivale de Frédéric Sigrist "Blockbusters", consacrée à "Desperate Housewives”, la cellule familiale !", sur France Inter.

Mais - probablement du moins, car sa phrase est tellement inepte et absconse que l'on peut s'interroger sur la teneur même de sa pensée - : "Cette série traite de la femme sur un ton qui est formidable" !

(*) : Très active dans le doublage, elle est notamment la voix française de l'actrice américaine Brenda Strong pour son personnage de Mary Alice Young, la narratrice de la série "Desperate Housewives".

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Bah ça c'est pas acceptable" ni "Bah c'est dommage" !

Et j'en passe !

Surtout lorsque l'on est secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances et diplômé de l'ENA - comme Agnès Pannier-Runacher - et que l'on a à sa disposition des collaborateurs pour vous aider à préparer vos interventions télévisées, comme cet entretien télévisé du 30 juillet 2019 sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI !

Mais plutôt : "CELA N'est pas acceptable" ou, à tout le moins, "C'est INacceptable" !

Et : "EH BIEN c'est dommage" !

Cet usage populaire répété de l'interjection "Bah" constitue un tic de langage indigne, à mes yeux, d'un ministre, par ailleurs incapable de s'exprimer correctement dans notre langue et, à ce titre, digne lauréate de mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Jugez-en en effet par vous-même à la lecture de mes autres articles relatifs à son intervention de ce jour là (et encore : j'ai arrêté de l'écouter après à peine quelques minutes, ne pouvant en supporter davantage !) :

  • On ne dit pas : "Ils manifestent un doute sur la globalisation",
  • On ne dit pas : "On est en capacité de",
  • On ne dit pas : "Rester compétitif dans la compétition mondiale".

On ne dit pas : "Ça m'pose une interrogation" ni "C'est des sujets sur lesquels c'est pas si simple d'y répondre" !

Comme l'a déclaré le député LREM Richard Ramos, le 14 août 2019, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "CELA M'AMÈNE À M'INTERROGER" et "CE SONT des sujets AUXQUELS IL N'est pas si simple DE répondre" !

Pour ces deux déclarations pitoyables je décerne sans hésiter à cet élu de la Nation mon label de médiocrité "Fâchés avec le français"

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On ne dit pas : "Faire des griefs" !

Comme l'a malheureusement déclaré Catherine Nayl, directrice de l'information de France Inter, le 25 janvier 2019, au micro d'Emmanuelle Daviet dans l'émission radiophonique "Le rendez-vous de la médiatrice", se félicitant de ce que les auditeurs prenaient la peine de contacter ses journalistes afin de leur faire part de leurs reproches concernant la couverture médiatique du mouvement des "Gilets jaunes", souvent jugée abusive.

Mais : "Faire grief" ou "Faire part de griefs" !

En raison de son niveau de responsabilité, du domaine dans lequel elle travaille (l'information), de ce qu'elle est une professionnelle du verbe, exerçant au plus haut niveau et donc, à ce titre, entourée d'une équipe de spécialistes de la communication dont certains l'aident à préparer ses interventions, ainsi que du cadre dans lequel elle a sorti cette formule (entretien préalablement préparé), je lui décerne sans hésiter mon label "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Redonner la monnaie de la pièce" mais "Rendre la monnaie de sa pièce" !

"Rendre la monnaie de sa pièce" à quelqu'un, c'est lui faire subir la même chose que ce qu'il nous a fait subir, prendre sa revanche. On dit également "C'est un prêté pour un rendu" (registre familier dans les deux cas).

Mais cela n'a, de toute façon, strictement rien à voir avec ce que le joueur international de football français Paul Pogba souhaitait dire aux journalistes à qui il s'adressait, en conférence de presse à Istra (Russie), le dimanche 24 juin 2018, en leur déclarant : "Comme on m'aime beaucoup, il faut que je vous donne, que je vous redonne la monnaie de la pièce"...

À l'évidence, ce qu'il voulait en effet leur dire, c'était qu'il souhaitait "leur rendre la pareille" ; les remercier de la faveur qu'ils lui faisaient en l'aimant bien, en leur offrant en retour des moments ou des images privilégiés.

Voir éventuellement mon article sur la différence entre "Rendre l'appareil" et "Rendre la pareille".