"Se fendre la gueule", "Se fendre la pêche", "Se fendre la pipe" ou "Se fendre la poire".

Ces différentes locutions verbales du registre argotique sont parfaitement synonymes, les substantifs féminins "Gueule", "Pêche", "Pipe" et "Poire" désignant ici le visage, la figure.

Et elles signifient toutes, au sens figuré : rire aux éclats, être plié de rire.

Sur le même sujet, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à  "Toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup".

"Le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre", "La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre" ou "Le gland ne tombe jamais loin du chêne".

Ces différentes expressions en forme d'idiotismes botaniques appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : les enfants ne sont jamais très différents des parents.

On peut ainsi la rapprocher de plusieurs autres expressions idomatiques : "Les chiens ne font pas des chats" ou "Les chats ne font pas des chiens", "Bon chien chasse de race" ou "Les corbeaux ne font pas d'agasses".

Ainsi que : "Tel père, tel fils".

Sources : wiktionary.org et WWW

"L'orée" et "À l'orée".

"L'orée" est un joli substantif féminin du langage courant, s'utilisant essentiellement sous la forme "À l'orée" et désignant :

  • au sens propre :
    • le bord, la lisière d’un bois.

On dit par exemple : "Nous habitons à l'orée d'un petit bois".

Un faon broutant à l'orée d'une forêt (© Picasa)
Un faon broutant à l'orée d'une forêt (© Picasa)
    • ou, plus rarement : la bordure d’un champ, d'un pâturage, d’une pâture.

On dit par exemple : "J'ai laissé le tracteur à l'orée du champ".

Un champs à l'orée d'une forêt
Un champ à l'orée d'une forêt
Une pâture à l'orée d'une forêt
L'orée d'une pâture au sortir d'une forêt
  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : le commencement, le début (idiotisme botanique).

Et cela, qu'il s'agisse par exemple d'une période .

On dit par exemple : "À l'orée du XXIe siècle" ou "À l'orée d'une brillante carrière".

Ou du corps humain.

On dit par exemple : "À l'orée de ses cheveux" ou "À l'orée de ses seins".

Source : wiktionary.org

"Mettre une bûche" et "Prendre une bûche".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme botanique appartiennent au registre argotique.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Mettre une bûche" : pénétrer sexuellement.

On dit par exemple : "J'lui mettrais bien une bûche à c'te rombière".

  • et "Prendre une bûche" : choir (registre soutenu), tomber (langage courant), se casser la figure.

On dit par exemple : "Fais attention de ne pas te prendre une bûche en sortant : les trottoirs sont encore très glissants".

Source : wiktionary.org

"Une charlotte" ou "Une Charlotte".

Ce substantif féminin en forme de prénom féminin peut avoir en français au moins six significations différentes :

  • une sorte de bonnet féminin, populaire dans les classes modestes du XVIIIe au XIXe siècle, et considérée comme le précurseur de la capote.

Fréquemment portée en Lorraine, la charlotte est née d'une évolution du bonnet auquel furent ajoutés des bords et des liens pour le nouer sous le cou. Elle servait à cacher les cheveux afin d'indiquer la respectabilité. Et elle était souvent portée comme bonnet d'intérieur au XVIIIe siècle .Tandis qu'on la portait couramment sous un chapeau de paille en été.

Elle se confectionnait en batiste ou en mousseline, avec une bordure froncée.

Dès le milieu du XVIIIe siècle, les liens furent remplacés par des rubans.

Et au cours du XIXe siècle, on lui ajoute des bords derrière et sur les côtés, afin de couvrir la nuque, préfigurant ainsi la capote mais sans amidon.

Une fillette portant une charlotte

  • un bonnet jetable à élastique, recouvrant les cheveux pour des raisons d'hygiène.Cet EPI (Equipement de Protection Individuelle) est utilisé dans certaines industries (en particulier les industries agro-alimentaires, pharmaceutiques et parfois chimiques) et en chirurgie,

Une femme portant une charlotte jetableUne charlotte jetableDes charlottes jetables

  • un type de dessert moulé, de forme cylindrique ou tronconique, d'environ 10 cm de hauteur, formé d'une croûte faite de biscuits à la cuillère (ou des boudoirs), ou de tranches de pain, ou encore d'une génoise, et dont le centre est garni soit de fruits, soit d'une crème.

L’origine de ce dessert est incertaine, mais il se dit qu'il aurait été inventé en l'honneur de Sophie-Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (19 mai 1744 - 17 novembre 1818), épouse du roi Georges III et, à ce titre, reine du Royaume-Uni, de 1761 à 1818, sous le nom de "reine Charlotte".

Sophie-Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (19 mai 1744 - 17 novembre 1818), épouse du roi Feorges III et, à ce titre, reine du Royaume-Uni, de 1761 à 1818, sous le nom de "reine Charlotte"

À l'origine, la Charlotte aux fruits (pomme, poire, ou pêche), aux tranches de pain beurré, était servie chaude avec le thé chez les Anglais ; puis un cuisinier anglais a légèrement changé la recette et notamment son service froid.

De nos jours, on sert la Charlotte froide, on utilise les biscuits et on farcit d'une crème ou d'une mousse, aux fruits (fraise ou poire essentiellement) ou au chocolat.

Une Charlotte aux fruits
Une Charlotte aux fruits
Une charlotte aux fraises
Une charlotte aux fraises
Une Charlotte au chocolat
Une Charlotte au chocolat
  • une variété de fraise ronde, produite de juin à septembre,

Des fraises Charlotte

  • une variété de pomme de terre mise sur le marché en 1981,

Pommes de terre Charlotte

Une rose Charlotte

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

"La guimauve" et "À la guimauve" ou "De la guimauve".

  • "La guimauve"est un substantif féminin désignant :

De la "Guimauve officinale", également appelée "Guimauve sauvage" ou "Mauve blanche"

    • une plante herbacée vivace appelée "Guimauve officinale", Guimauve sauvage" ou "Mauve blanche", commune en Europe.

Elle est cultivée comme plante médicinale pour ses propriétés émollientes, comme plante ornementale pour ses fleurs et quelquefois comme plante potagère principalement pour ses racines.

Et elle entrait autrefois dans la composition d'une confiserie molle et sucrée, la guimauve, originellement fabriquée à partir de la racine de guimauve.

De la guimauve ou ""Pâte de guimauve"
De la guimauve ou ""Pâte de guimauve"
    • ou : une confiserie molle également appelée "Pâte de guimauve", originellement confectionnée avec un extrait de la racine de guimauve officinale mais qui, dans sa forme moderne, est faite de sucre, de blanc d'oeufs battus, de gélatine (qui remplace la guimauve) et de gomme arabique.

La guimauve a une consistance spongieuse et généralement la forme de cubes ou de longs bâtons souples. Elle est naturellement d'un goût assez neutre et de couleur blanche ou rose mais est souvent aromatisée et colorée en teinte pastel dont les plus courantes sont rose, verte, bleue et jaune.

Des "Chamallows"

Cette friandise est connue en Belgique sous le nom de "Lard", le nom de "Guimauve" se rapportant, dans ce pays, à une autre friandise typique de la fête de la Saint-Nicolas plus proche de la guimauve d'origine.

Un sachet de "Chamallows"

En France, une confiserie faite de guimauve est commercialisée par la société Haribo-Ricqlès-Zan sous l'appellation commerciale "Chamallows", un mot possédant une consonance proche du nom de la guimauve en anglais qui est "Marshmallow".

  • et "À la guimauve" ou "De la guimauve" sont des locutions adverbiales signifiant, au sens figuré, dans le registre familier :
    • fade, douceâtre, sans expression.

On dit par exemple : "Je trouve minable cet acteur et son jeu à la guimauve".

    • ou,de façon péjorative : exagérément sentimental ; à l'eau de rose, un peu mièvre.

On dit par exemple : "Je ne supporte pas cet artiste et ses chansons : il ne fait que de la guimauve".

Sources : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et wiktionary.org

"Un cultivar", "Une variété" et "Une varietas".

Serre horticole

Ainsi que vous allez pouvoir le constater, la distinction entre ces trois mots n'est vraiment pas aisée, l'utilisation interchangeable dans le milieu horticole des termes "Cultivar" et "Variété" génèrant en effet une confusion.

  • "Un cultivar" est un mot-valise anglais ("Cultigene variety"), créé en 1923 par le botaniste états-unien Liberty Hyde Bailey.

Et il désigne une variété de plante (arbres compris) obtenue en culture, par hybridation, sélection ou mutation, pour ses caractéristiques réputées uniques : morphologiques, esthétiques, techniques, vitesse de croissance (pour les arbres par exemple), adaptation à un biotope ou résistance à certaines maladies.

Ce terme de "Cultivar" est synonyme de "Variété cultivée" ou "Variété horticole", et plus communément malheureusement - par ellipse - "Variété".

Il existe de nombreux types de cultivars. Cette notion existe dès lors que dans une langue, on dénomme plusieurs types de plantes cultivées reconnaissables par des caractères communs au sein d'une espèce.

Les cultivars traditionnels sont donc nécessairement hétérogènes du point de vue du généticien, qui les qualifient souvent de "Variétés-populations" (ou "Landraces").

Avec l'essor de la sélection moderne et des outils génétiques, ainsi que des réglementations, on tend aujourd'hui à restreindre le sens de "Cultivar" à des populations de plantes "distinctes, homogènes et stables", autrement dit aptes à être enregistrées dans les catalogues officiels ou à recevoir un certificat d'obtention végétale.

Mais le terme "Cultivar" désigne également improprement :

    • les variétés naturelles mais cultivées dans les jardins et multipliées en pépinière,
    • ainsi que les variétés nées spontanément dans les cultures (dites "écotypes").
  • tandis que "Une varietas" (du latin "Varietas", "Qui diverge") ou "Une variété botanique"désigne, en botanique, en mycologie et de manière générale dans toutes les disciplines faisant appel à la systémique : un rang taxonomique de niveau inférieur au rang d'espèce, dit "Infraspécifique".

Contrairement à une "Varietas", un "Cultivar" ne peut donc pas transmettre ses caractéristiques par semence.

Les noms de cultivars sont gérés par le Code international pour la nomenclature des plantes cultivées, alors que les noms de varietas le sont par le Code botanique.

Source : wikipedia.org

"Faire chou blanc".

L'expression française "Faire chou blanc"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme chromatique appartient au registre familier.

Et elle signifie : ne pas réussir, subir un échec, échouer ; rater son coup.

On dit par exemple : "Nous avons fait chou blanc : ce sera pour la prochaine fois !".

Ou : "Nous espérions trouver cet individu chez lui mais nous avons fait chou blanc".

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Être dans les choux".

L'expression française "Être dans les choux"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : avoir échoué, figurer parmi les derniers d'une compétition ou d'un classement.

On dit par exemple : "Ce coureur avait pris un bon départ, mais il est dans les choux à l'arrivée".

Ou : "J'espérais que mon fils réussirait son concours mais il est dans les choux".

L'expression française "Être dans les choux"

"Une république bananière".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • à l'origine : un pays peu développé, dont l'industrie repose sur la seule production de bananes, et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire mise en place, aidée ou soutenue par des grandes multinationales de l'agroalimentaire,
  • et par extension, de manière polémique ou satirique : toute forme de régime politique considéré comme dictatorial et corrompu, devant son existence aux services qu'il offre aux multinationales souvent états-uniennes et par conséquent aux États-Unis d'Amérique.

La formule est apparu en 1904 sous la plume de l'écrivain états-unien O. Henry, qui vivait alors au Honduras, et se référait à l'entreprise états-unienne United Fruit Company, grand producteur de bananes, qui finança et ordonna pendant environ 50 ans de nombreux coups d'État en Amérique centrale afin de faciliter ses activités.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Un fétu de paille" !

Un fétu, c'est à dire : un brin de paille

Mais simplement : "Un fétu" !

Ce substantif féminin désigne en effet :

  • au sens propre : un brin de paille,
  • et au sens figuré : quelque chose de très léger, pesant un poids insignifiant.

On dit par exemple : "Être emporté par le vent comme un fétu".

Aussi, la locution nominale masculine "Un fétu de paille" constitue-t-elle à mes yeux un pléonasme.