Mais : "Une végétation LUXURIANTE" !
Je me permets ici de vous recommander la lecture de mon article consacré à la distinction existant entre les adjectifs paronymiques "Luxuriant(e)" et "Luxurieux(se)", qu'il convient de ne pas confondre.
Richesse et défense de la langue française
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Mais : "Une végétation LUXURIANTE" !
Je me permets ici de vous recommander la lecture de mon article consacré à la distinction existant entre les adjectifs paronymiques "Luxuriant(e)" et "Luxurieux(se)", qu'il convient de ne pas confondre.
Cette expression du registre familier signifie : se défausser, se débarrasser d'une affaire embarrassante, gênante, difficile ou délicate en confiant sa gestion à une autre personne.
On dit par exemple : "Comme à son habitude, le ministre a refilé la patate chaude à l'un de ses collaborateurs".
Sources : Le Robert, www.expressio.fr, www.languefrancaise.net et www.joellerochette.com
Ces adjectifs paronymiques du registre soutenu ont des significations totalement différentes et ne doivent donc surtout pas être confondus :
On parle ainsi souvent d'une "forêt luxuriante", d'une "jungle luxuriante" ou d'une "végétation luxuriante".
Voire, par analogie, d'une "chevelure luxuriante".
Ou d'une "pilosité luxuriante".
On parle par exemple d'un "style luxuriant", d'une "description luxuriante" ou d'une "santé luxuriante".
Ou : empreint(e) d'une sensualité lascive ; incitant au plaisir sexuel.
On parle par exemple d'une "danse luxurieuse".

Ou d'une "pose luxurieuse".
Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes botaniques relèvent du registre soutenu.
Elles font toutes les deux référence au substantif masculin "Ombrage", qui relève lui aussi du même registre et désigne tout à la fois : l'ensemble de branches et de feuilles qui donnent de l’ombre, et l’ombre que donnent les feuillages.
"Faire ombrage à quelqu'un" ouet "Porter ombrage à quelqu'un" signifient ainsi, au sens figuré : inspirer, susciter un sentiment de jalousie, de dépit, naissant de l'inquiétude d'être éclipsé par une autre personne.
On dit par exemple : "La beauté de sa fille fait malheureusement ombrage à ses cousines".
Ou : "Je crains que la réussite de ton frère ne te porte ombrage".
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à l'expression "Prendre ombrage".
Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
Ces deux verbes paronymiques du langage courant sont souvent confondus, alors qu'ils possèdent des significations sensiblement différentes :
On dit par exemple : "Il faudra vérifier que cette plaie ne s'infecte pas".
On dit par exemple : "Un ivrogne assoupi infecte le wagon".
On dit par exemple : "Ce virus risque d'infester tous nos ordis".
On dit par exemple : "Cette revue infecte l'esprit de nos enfants".
On dit par exemple : "Les mauvaises herbes infestent mon jardin".
Ou : "Les souris infestent le grenier de ma maison de campagne".
On dit par exemple : "Des bandes organisées infestent certaines banlieues".
Ou : "Les pirates infestent nos côtes".
On dit par exemple : "L'organisme de mon patient est infesté de parasites".
Ce dernier sens se rapproche évidemment du premier sens du verbe "Infecter", mais l'idée de contamination est absente du verbe"Infester".
Ce qui n'empêche pas un agent qui infeste l'organisme d'être une cause d'infection ! Ainsi, une gorge "infestée" de staphylocoques peut s'"infecter".
Mais qui a dit que le français était une langue compliquée ?
Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, bdl.oqlf.gouv.qc.ca et www.larousse.fr
Mais un micro-organisme végétal, fongique ou bactérien, vivant aux dépens de matières organiques inertes (non vivantes), dont il peut provoquer la décomposition ou la putréfaction en libérant des enzymes digestives.
Il n'est donc ni pathogène ni parasite.
Ce mot du registre soutenu est également un adjectif signifiant "relatif aux saprophytes".
J'aime beaucoup ces deux locutions adverbiales en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme musical.
Relevant du registre familier, elles signifient, selon le contexte :
On dit par exemple : "Comme à chaque fois, le porte-parole du gouvernement nous a sagement récité un communiqué creux comme un bambou".
Ou : "La circulaire reçue ce matin est creuse comme un tambour".
On dit par exemple : "Ce type est creux comme un bambou : il te fait mourir d'ennui en cinq minutes à peine".
Ou : "La nouvelle femme de mon père est creuse comme un tambour"
J'adore ces expressions du registre familier et du registre désuet en forme d'interjection, qui marquent l'étonnement ou l'indignation.
Et que j'utilise régulièrement dans J'aime les mots.
On dit par exemple : "Je ne supporte plus les anglicismes bon sang de bois !".
Ou : "Bon sang de bonsoir : je n'en peux d'entendre ces tics de langage, ces mots, locutions ou expressions à la mode et ces pléonasmes à longueur de journée !".
L'origine de ces deux formules est très ancienne. Elle trouve même son origine au Moyen Âge, lorsqu'il existait de nombreux jurons comportant le nom de Dieu. Ce qui était par exemple le cas de "Par le sang de Dieu", "Nom de Dieu" ou "Bon sang de Dieu".
La mention de Dieu étant considérée comme blasphématoire par le clergé devenu extrêmement puissant au XVe siècle, le nom de Dieu a disparu, cédant la place à des formules du type "Palsambleu", "Bon sang de bois" ou "Bon sang de bonsoir", qui évitaient d'avoir à le prononcer.
"Bon sang de bois !" est un idiotisme botanique et un idiotisme corporel.
Et "Bon sang de bonsoir !" est un idiotisme corporel.
Ces trois formules désignent le chrystantème, une plante annuelle ou vivace, dont certaines espèces sont très cultivées comme plantes d'ornement et dont le nom signifie étymologiquement "Fleur d'or".
Les plus connus sont les chrysanthèmes d'automne, ou "Chrysanthèmes des fleuristes" ("Pomponnettes"), consacrés au fleurissement des tombes, pour le jour des défunts.
Dès le milieu du XIXe siècle apparaissent sur les tombes des défunts les chrysanthèmes qui remplacent la flamme des bougies.
Mais cette tradition s'est surtout répandue, en France comme en Belgique, après la Première Guerre mondiale, lorsque Georges Clemenceau, lors du premier anniversaire de l'armistice, le 11 novembre 1919, a appelé les Français à fleurir les tombes des soldats tombés au front.
On a alors choisi les chrysanthèmes d'automne car ils fleurissent tard dans l’année et peuvent résister à un gel modéré.
À mesure du temps, l’arrivée des chrysanthèmes dans les cimetières a glissé du 11 novembre à la fête des morts du 2 novembre.
En 2010, pas moins de 21,3 millions de pots avaient été achetés en France à la charnière des mois d'octobre et novembre.
Source : wikipedia.org
J'aime assez cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme botanique.
Relevant du registre soutenu, elle fait référence au substantif masculin "Ombrage", qui relève lui aussi du même registre et désigne tout à la fois : l'ensemble de branches et de feuilles qui donnent de l’ombre, et l’ombre que donnent les feuillages.
"Prendre ombrage" signifie ainsi, selon le contexte:
On dit par exemple : "L'épouse de mon patron a pris ombrage de ce que mon fils avait eu de meilleurs résultats scolaires que le sien".
La formule "Prendre la mouche" possède une signification assez proche.
On dit par exemple : "Ma compagne s'offusque des mensurations de rêve de ma nouvelle assistante".
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré aux expressions "Faire ombrage à quelqu'un" ou "Porter ombrage à quelqu'un".
Sources : www.expressio.fr et www.larousse.fr
Ces jolis adjectif et substantifs féminins très peu connus sont issus du latin "adventicius", provenant lui-même du verbe "advenire" ("qui vient de l'extérieur") et signifient respectivement:
On dit par exemple : "Je trouve cette histoire surchargée de remarques adventices".
On dit par exemple : "Le chiendent ou les orties sont des plantes adventices".
La nocivité des plantes adventices s'explique en effet par des effets de compétition avec la plante cultivée, vis-à-vis de l'eau, de la lumière et des éléments minéraux contenus dans le sol.

Ce qui explique que les jardiniers et les cultivateurs appellent communément ces "plantes adventices" ou "adventices" : "les mauvaises herbes" ou "les herbes folles".

Sources : www.larousse et wikipedia.org
Cet adjectif qualifie ce qui est relatif ou causé par un champignon.
On dit par exemple : "La victime avait succombé à une intoxication fongique : elle avait mangé des champignons vénéneux".