"Être malade comme un chien", "Être malade à crever" ou "Être malade à en crever".

Ces trois locutions verbales relèvent du registre argotique.

"Être malade comme un chien" est un idiotisme animalier et signifie, comme les deux autres formules, au sens figuré : être extrêmement malade.

 

"Être à court", "Ne jamais être à court" ou "Ne pas être à court" de quelque chose.

Ces différentes formules du langage courant ne manquent pas d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants.

Et elles signifient respectivement :

  • "Être à court" de quelque chose : en manquer, ne plus en avoir beaucoup ou ne plus en avoir du tout.

On dit par exemple : "Les défenseurs se sont rapidement retrouvés à court de munitions".

Ou : "J'avoue être à court d'arguments".

  • "Ne jamais être à court" ou "Ne pas être à court" de quelque chose : ne jamais ou ne pas manquer de quelque chose, en avoir énormément.

On dit par exemple : "Mon époux n'est jamais à court d'idées pour me préparer de bons petits plats".

Pourquoi dire : "Un buzzer" ou "Appuyer sur le buzzer" ?

Un index masculin gauche appuyant sur un avertisseur lumineux et sonore ("Buzzer")

Et pas simplement, selon les cas :

  • "Un avertisseur", "Un avertisseur lumineux", "Un avertisseur lumineux et sonore", "Un avertisseur sonore" ou "Une sonnette",
  • et : "Appuyer sur l'avertisseur", "Appuyer sur l'avertisseur lumineux", "Appuyer sur l'avertisseur lumineux et sonore", "Appuyer sur l'avertisseur sonore" ou "Appuyer sur la sonnette" !

 

"N'ayez pas peur !".

Le pape Jean-Paul II

Contrairement à ce que pensent beaucoup, cette injonction n'est pas seulement une citation du pape Jean-Paul II, prononcée au Vatican, le 22 octobre 1978,  lors de la messe prononcée à l'occasion de sa cérémonie d'intronisation.

"N'ayez pas peur !" est en effet une expression biblique dont on relève pas moins de trois cent soixante-cinq occurrences dans les Écritures !

Il s'agit en effet de paroles attribuées à Jésus de Nazareth à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament.

Et notamment dans l'évangile de Matthieu, lors de l'épisode de la Transfiguration (Mt, 17, 72) ou encore dans l'épisode de la Marche sur les eaux, rapporté notamment dans l'évangile de Jean (Jn, 6, 20). Cette phrase a notamment été reprise par le pape Jean-Paul II lors de sa messe d'intronisation

Source : wikipedia.org

"La polysynodie".

Ce substantif féminin très peu connu désigne : un système de gouvernement par conseil instauré en France de 1715 à 1718 par Philippe d'Orléans au début de sa Régence.

Le contrôle général des Finances et les secrétaireries d'État sont remplacés par six, puis huit conseils.

Le système vise à associer la noblesse au gouvernement de la France alors qu'elle s'en était trouvée écartée sous le règne de Louis XIV au profit, généralement, de la bourgeoisie.

Par exemple, une guerre potentielle est discutée par le Conseil de la guerre, qui rassemble des membres de la haute noblesse ainsi que des notables. Ensemble, ils doivent discuter des faits, des solutions possibles, pour finalement apporter au régent et à son Conseil de Régence un bilan et la marche à suivre.

Le système des secrétaires d'État est ainsi cassé dès la mort de Louis XIV.

La polysynodie, en remplaçant chaque secrétaire d'État par un conseil où siègent haute noblesse, magistrats et notables, redistribue les pouvoirs confisqués par Louis XIV et ses proches conseillers.

Mais la lenteur de ce système polysynodique, les oppositions fréquentes entre les membres d'un même conseil, encouragent finalement un retour aux secrétaires d'État, spécialistes et responsables d'un domaine, chargés de conseiller le régent.

La polysynodie fut supprimée le 24 septembre 1718. En revanche, le Conseil de Régence continua de siéger jusqu'à la majorité du roi, le 22 février 1723.

Source : wikipedia.org

"Baisser pavillon".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le domaine de la marine et dans le domaine militaire : baisser le pavillon d'un navire, afin d'annoncer à son adversaire que l'on se rend.

Cette expression est née dans la marine à voile au XVIIe siècle, le substantif masculin "Pavillon" désignant le drapeau se trouvant sur un bateau (généralement à l’arrière), dont les couleurs indiquent la nationalité du bâtiment.

Lorsqu’un bateau était engagé dans un combat et que ce dernier mettait pavillon bas, c’est-à-dire descendait le drapeau de son mât, c’était pour signaler qu’il se rendait et cessait de combattre.

La locution exacte couramment utilisée dans la Marine est cependant "Amener pavillon" et non "Baisser pavillon".

  • et par extension, au sens figuré, dans le registre familier : s'avouer vaincu, abandonner, céder, renoncer, abdiquer ; se reconnaître inférieur à la personne à qui l'on se trouve comparé, avec qui l'on est en concurrence, en conflit.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.defense.gouv.fr

"Un plumitif".

J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre soutenu, qui désigne, selon le contexte :

  • dans le jargon juridique : un registre tenu par le greffier durant les audiences, sur lequel il note les diverses phases de l'audience et l'essentiel des décisions,
  • et, de façon péjorative :
    • une personne vivant de sa plume, telle que un greffier, un clerc de notaire, un commis aux écritures, un secrétaire ou un bureaucrate.
    • un écrivain ou un journaliste médiocre, besogneux.

On dit également, dans le registre familier : "Un gratte-papier" ou "Un scribouillard".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Être à quai" ou "Rester à quai".

Cette locution verbale du langage relève du jargon maritime et du jargon ferroviaire.

Et elle signifie :

  • au sens propre :
    • pour un bateau : être ou rester amarré, le long d'un quai, afin d'embarquer ou débarquer passagers ou marchandises, ne pas quitter le port et donc ne pas partir,

Un paquebot à quai

    • et pour un train : être ou rester en gare, le long d'un quai, afin d'embarquer ou débarquer passagers ou marchandises, ne pas quitter la gare et donc ne pas partir,

Un train à quai

  • et par extension, au sens figuré : être ou rester bloqué, figé dans un état ou une situation alors que les autres avancent.

On dit par exemple : "Malgré les soldes, la société est à quai".

Ou : "Cette équipe est restée à quai depuis la reprise du championnat".

Sources : www.linternaute.fr et www.francaisfacile.com

On n'écrit pas : "Un aprèm" ni "Une aprème" !

Mais : "Un après-mIDI" !

Ce substantif masculin désigne la partie de la journée située entre le déjeuner (le midi) et le dîner (le soir).

Certes le Larousse et Le Robert acceptent les deux genres et donc la forme "Une après-midi".

Mais je me range personnellement aux côtés de l'Académie française, qui préfère le genre masculin.

On n'écrit pas : "Être en difficultés" !

Mais plutôt : "Être en difficultÉ" !

Sans "s".

Cette locution adverbiale du langage courant, qui signifie "Être dans une situation difficile", "Connaître des difficultés" ou "Rencontrer des difficultés", nous viendrait - selon le Littré - du vocabulaire des courses hippiques !

Source : www.laculturegenerale.com

"Une république bananière".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • à l'origine : un pays peu développé, dont l'industrie repose sur la seule production de bananes, et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire mise en place, aidée ou soutenue par des grandes multinationales de l'agroalimentaire,
  • et par extension, de manière polémique ou satirique : toute forme de régime politique considéré comme dictatorial et corrompu, devant son existence aux services qu'il offre aux multinationales souvent états-uniennes et par conséquent aux États-Unis d'Amérique.

La formule est apparu en 1904 sous la plume de l'écrivain états-unien O. Henry, qui vivait alors au Honduras, et se référait à l'entreprise états-unienne United Fruit Company, grand producteur de bananes, qui finança et ordonna pendant environ 50 ans de nombreux coups d'État en Amérique centrale afin de faciliter ses activités.

Source : wikipedia.org