"Un goret".

Ce mot polysémique du langage courant désigne :

  • au sens propre :
      • un jeune cochon mâle, petit de la truie et du porc, également appelé "cochonet" ou "porcelet".

Et "gorette" s'il s'agit d'une petite femelle.

      • dans la marine : une brosse à long manche utilisée pour nettoyer la carène d’un bateau à flot.

Nettoyer avec un goret se dit "Goreter" ; un verbe qui ne signifie en aucune façon "Mettre bas un goret" pour une truie.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : un enfant ou une personne malpropre.

On dit par exemple : "Mon petit neveu est un véritable goret !".

S'il s'agit d'un adulte, on dit également :

    • "un cochon", "un porc" ou "un pourceau" (pour un homme),

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Il est sans arrêt en train de faire des rushs" ?

Comme l'a fait le journaliste sportif français Bertrand Latour, le 4 juillet 2020, dans l'émission vespérale "l'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas : "Il est sans arrêt en train d'ACCÉLÉRER" ou "Il est sans arrêt en train d'EFFECTUER DES ACCÉLÉRATIONS" ?

"Sis à" ou "Sise à".

Il s'agit des participes passés masculin et féminin du - fort peu usité - verbe "seoir".

Et signifient : "Situé(e) à" ou "Établi(e) à".

On dit par exemple : "M. Dumas est le gérant de cette société, sise au 22 rue de la Mirabelle".

Ou : "Il s'agit d'un cabaret, sis au 120 boulevard du Roi".

Pour ma part, bien que ces jolies formules appartiennent évidemment au registre désuet ainsi qu'à un certain vocabulaire et jargon administratif, immobilier, juridique et judiciaire, je ne me prive pas de les utiliser.

"Un naevus mélanocytaire" ou "Un NM".

Grains de beauté dans le dos d'une jeune femme blonde

Ce vocable et ce sigle médicaux désignent ce que l'on appelle communément "Un grain de beauté" ou "Un point de beauté".

C'est à dire une forme bénigne de tumeur cutanée, consistant en une petite tache ("Naevus" en latin) de forme généralement circulaire ou ovale, située sur le dessus de la peau.

On parle aussi de NM (Naevus Mélanocytaire).

"Le R0" ou "Le R zéro", "Le Re" ou "Le R e" et "Le Rt" ou "Le R t".

Ces mystérieuses appellations désignent des indicateurs épidémiologiques devant être interprétés avec précaution et correspondant respectivement :

  • pour le R0 (Ratio zéro): au nombre de reproduction DE BASE d'un virus, AVANT le déclenchement d'une épidémie.

Celui-ci indique le nombre moyen de nouveaux cas d’une maladie qu’une seule personne infectée et contagieuse va générer en moyenne dans une population sans aucune immunité.

Le R0 de la "Covid-19" était estimé, début 2020, en Chine, à 3,28 en moyenne. Ce qui signifie qu’une personne infectée par la maladie à coronavirus 2019 aurait infecté en moyenne 3,28 nouvelles personnes.

Le R0 dépend principalement de trois facteurs :

    • la durée de la contagiosité après infection,
    • la probabilité d’une infection après un contact entre une personne infectée et une personne non immunisée,
    • et la fréquence des contacts humains.

Plus ces trois facteurs sont élevés, plus le R0 sera important. Si celui-ci reste inférieur à 1, l’agent pathogène infectera moins d’une personne en moyenne par cas, et finira par disparaître.

En revanche, si le R0 est supérieur à 1, cela signifie que le pathogène réussira à infecter davantage de personnes, provoquant une épidémie.

  • et pour le Re (Ratio effectif) ou le Rt (Ratio temporel): au nombre de reproduction EFFECTIF ou TEMPOREL d'un virus PENDANT une épidémie, qui est donc variable.

Ce Re (ou Rt) correspond au nombre de nouveaux cas qu’une seule personne infectieuse va générer en moyenne à un instant T dans une population composée à la fois de personnes non immunisées et de personnes immunisées.

Alors que le R0 désigne le taux de reproduction au tout début d’une épidémie, le Re (ou Rt) est un taux de reproduction qui évolue pendant l’épidémie en fonction des mesures de contrôle : cconfinement, distanciation physique, mesures d’hygiène, etc.

Aussi, lorsque la presse évoque un " R0 qui remonte" dans une ou plusieurs régions, c’est à tout le moins un abus de langage, pour ne pas dire une absurdité... car il s’agit en réalité du Re (ou Rt) !

Le Re (ou Rt) peut être constamment recalculé afin d’estimer la dynamique de l’épidémie et de projeter son évolution. Le but des autorités sanitaires est de faire baisser au maximum ce taux et de le maintenir en dessous de 1, afin de contrôler l’épidémie, puis de la stopper.

En France, ce taux effectif (ou temporel) a été largement réduit par le confinenent et par les mesures de distanciation physique prises à compter du 17 mars 2020., puisqu'il est passé de plus de 3 à environ 0,5.

Avant de remonter à plus de 1 vers le 10 juillet.

Le Re (ou Rt) peut rebondir, parfois artificiellement, sans que la situation épidémique ne connaisse d’évolution. Une campagne de dépistage massive risque en effet de faire croître le nombre de cas détectés sur une période et de faire remonter le Re (ou Rt) simplement parce que l’on aura une meilleure mesure de l’étendue de l’épidémie.

Le taux de reproduction n’est donc pas un indicateur suffisant et doit s’apprécier aux côtés d’autres données.

Source : www.lemonde.fr

"Ouille !" ou "Ouïe !".

Cette interjection - qui se prononce ou-ye et qui peut parfois être triplée - traduit selon les circonstances :

  • la douleur.

On dit par exemple : "Ouille ! Ça fait mal !"ou "Ouille, ouille, ouille ! Qu'est-ce que ça pique !".

  • la contrariété.

On dit par exemple : "Ouïe ! Je ne m'attendais pas à devoir payer une telle somme".

  • ou l'inquiétude.

On dit par exemple : "Ouille, ouille, ouille ! Tu as vu ces éclairs ?".

Nota bene : Elle est utilisée de façon unitaire ("Ouille !" ou "Ouïe !") ou triple ("Ouille, ouille ouille !" ou "Ouïe, ouïe, ouïe !") mais en aucune façon double ou quadruple.

Source : www.larousse.fr

"Un brûlot".

  • Au sens propre, ce substantif masculin désignait autrefois : un petit navire chargé de matières combustibles, destiné à incendier les bâtiments ennemis.
  • et au sens figuré, il désigne aujourd'hui : ce qui est susceptible de causer des dégâts, un scandale ; en particulier un article de journal polémique, "incendiaire".

On dit par exemple : "Cet article est un brûlot : vous ne pouvez pas publier une chose pareille !".

Source : wiktionary.org

On ne dit pas : "Les français i' sont" !

Comme je l'ai entendu dire, le 5 fvrier 2020, par un intervenant, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais, tout simplement : "Les français sont" !

On ne dit pas : "C'est une tâche herculéenne à faire" !

Le docteur Anne Sénéquier, co-directrice de l'Observatoire de la santé mondiale de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)

Surtout en oubliant la liaison et en prononçant "sè-une" et non "sète-une".

Comme l'a déclaré le docteur Anne Sénéquier, co-directrice de l'Observatoire de la santé mondiale de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), le 11 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "C'est une tâche herculéenne à ACCOMPLIR" !

On ne "fait" pas une tâche : on l'accomplit.