Ne dites pas : "Le socialwashing" !

Mais : "L'habillage social" !

Cette pratique consiste en effet à masquer de mauvaises pratiques internes managériales et de mauvaises conditions de travail, par exemple derrière des services aux salariés (du gestion du stress, sophrologie, infrastructures de détente, etc.) sur lesquels l'entreprise communique, sans pour autant adopter une réelle démarche de prévention.

Sur le même sujet, voir également mon article "C'est le printemps ! Tout le monde fait sa grande lessive !".

Ne dites pas : "Le greenwashing" !

Mais : "L'écoblanchiment" ou "Le verdissage" !

Il s'agit d'un procédé de mercatique ou de relations publiques utilisé par une organisation (entreprise, administration publique nationale ou territoriale, etc.) dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse.

Cette stratégie consiste à mettre en avant des arguments écologiques pour se forger auprès du public une image écoresponsable, alors que la réalité des faits ne correspond pas, ou insuffisamment, à la teneur explicite ou implicite des messages diffusés.

Le terme a été créé au début des années 1990 par des ONG soucieuses de dénoncer certaines pratiques des grands groupes industriels, puis popularisé au cours des années 2000, qui ont vu une expansion notable du procédé.

Sur le même sujet, voir également mon article "C'est le printemps ! Tout le monde fait sa grande lessive !".

Source : wikipedia.org et e-rse.net

Ces "pumas" argentins qui sont en réalité des "jaguars" !

Depuis 1965, on surnomme en effet "les Pumas" l'équipe nationale de rugby à XV d'Argentine, créée en 1910 et considérée comme la meilleure équipe d'Amérique.

Une mauvaise interprétation d'un ou plusieurs journalistes est cependant à l'origine de cette erreur. Car les joueurs argentins auraient dû être surnommés "Les Jaguars" !

Et pourtant, ce surnom colle depuis 1965 à la peau des Sud-Américains, qui ont fini par s'en accommoder.

Sans être un grand spécialiste de la faune sauvage américaine, on remarque en effet immédiatement lorsque l'on regarde le blason présent sur le maillot argentin que ce n'est absolument pas d'un puma mais bien d'un jaguar qu'il s'agit.

Logo de l'UAR (Union Argentina de Rugby) (Union Argentine de Rugby)Ce grand félin que l'on retrouve en Amérique centrale mais aussi en Amérique du Sud et notamment dans le nord de l'Argentine se reconnait aisément aux tâches noires disséminées sur l'ensemble de son corps. Le puma, est lui aussi présent en Amérique du Sud, mais sa robe de ton fauve est bien différente car uniforme.

Joueur de rugby argentin, logo de l'UAR (Union Argentina de Rugby) (Union Argentine de Rugby), jaguar et puma

Alors pourquoi cette grossière confusion? On la doit à un ou plusieurs journalistes qui n'ont pas correctement vérifié leurs sources lorsque, en 1965, l'Argentine a affronté l'Afrique du Sud.

Certains d'entre eux cherchaient un surnom à donner aux "Ciel et Blanc". Ils ont malheureusement confondu le jaguar présent sur le blason de l'équipe avec son cousin le puma. L'erreur n'a jamais été corrigée par les Argentins, qui ont accepté bien volontiers cette appellation, certes erronée mais malgré tout flatteuse.

Mes lecteurs habituels savent qu'il n'est pas dans mes habitudes de me gausser de qui que ce soit : ce n'est pas le genre de la maison !

Il est toutefois amusant de noter que la corporation des journalistes est également à l'origine d'une erreur concernant le célèbrissime surnom des "All Blacks" accordé aux joueurs Néo-Zélandais dix ans plus tôt, en 1955.

Source : Le Figaro, 24 septembre 2015

"Un dérapement" et "Un dérapage".

Ces deux mots parfaitement synonymes désignent l'action consistant à glisser latéralement sur le sol, de manière volontaire ou non ; que ce soit en automobile, à motocyclette, à bicyclette ou à ski.

Le mot "Dérapement" est extrêmement rare et ne peut s'employer au sens figuré, comme cela peut être le cas pour le mot "Dérapage".

"Une petite phrase".

Cette locution nominale qui relève du domaine politique, désigne une formule concise, un court extrait de discours ou une brève citation publique, destiné à marquer les esprits et être repris dans les organes d'information.

Quelques exemples - parmi tant d'autres - de petites phrases politiques passées à la postérité :

  • "Je vous ai compris !" (Charles de Gaulle, le 4 juin 1958 à Alger),
  • "On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !" (Charles de Gaulle, lors d'un entretien avec Michel Droit, le 14 décembre 1965),
  • "La politique de la France ne se fait pas à la corbeille" (Charles de Gaulle, le 28 octobre 1966),
  • "Vive le Québec libre !" (Charles de Gaulle, le 24 juillet 1967, à Montréal (Québec) (Canada),
  • "Le bruit et l'odeur" (Jacques Chirac, dans son discours d'Orléans (45), le 19 juin 1991),
  • "Je vous demande de vous arrêter !" (Édouard Balladur, au soir de la proclamation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, le 7 mai 1995),
  • "Casse-toi alors, pauv' con !" (Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture, le 23 février 2008).

Source : wikipedia.org

"Mon coeur est français mais mon cul est international" !

Arletty

J'adore cette réflexion que l'on prête à la chanteuse et actrice française Arletty, lorsqu'elle fut accusée, au lendemain de la Libération de Paris, en août 1944, de "collaboration horizontale", pour avoir vécu un grand amour avec l'officier allemand Hans Jürgen Soehring, assesseur au conseil de guerre de la Luftwaffe à Paris (75), de dix ans son cadet .

"Un dérapage", "Un dérapage contrôlé" et "Une sortie de route".

Ces deux locutions, utilisées au sens figuré, désignent un changement inattendu ; quelque chose d’imprévu, d’inhabituel ; contrôlé ou non.

Prononcer ce que l'on appelle en politique une "petite phrase", peut relever du dérage, contrôlé - l'homme politique sait pertinemment ce qu'il fait - ou non.

Trop important, la métaphore routière continue, puis le dérapage se transforme en "sortie de route".

"Un bon client".

Cette locution nominale désigne :

  • dans le langage courant, au sens propre : un client régulier, récurrent, fidèle, solvable, qui paye en temps et en heure, sans relance,
  • et dans le registre familier, au sens figuré : pour les professionnels du monde médiatique (animateurs, journalistes, producteurs, responsables de programmes, etc.), un intervenant extérieur - simple invité ou spécialiste d'un sujet - parfaitement à l’aise dans l’exercice médiatique et dégageant un grand intérêt en termes d’image et d’audience, par sa présence et son discours.

On dit par exemple du comédien Fabrice Luchini qu'il est "un bon client".

Elle ne doit surtout pas être confondue avec les formules "Un client", "Un gros client", "Un sacré client" ou "Un sérieux client", auxquelles j'ai également consacré un article.

Source : www.devenez-mediatique.com

"Fabrice Luchini".

Fabrice Luchini

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur français ROBERT Luchini, né le 1er septembre 1951.

C'est dès 1965, à 14 ans, qu'il adopte le prénom de "Fabrice", lorsque sa mère le place comme apprenti chez le coiffeur Jacques France, dans un salon chic de l'avenue Matignon, à Paris (75).

Et c'est le réalisateur Philippe Labro, qui lui offre son premier rôle en 1969, à 18 ans, dans "Tout peut arriver", après l'avoir repéré l'année précédente sur la piste du drugstore d'Angoulême (16).

Célèbre pour ses rôles au cinéma et au théâtre, où il déclame régulièrement de grands textes, Fabrice Luchini est également un bon client des émissions de radio et surtout de télévision, où l'on ne compte plus ses dérapages. Réputé pour ses saillies verbales, il reconnait être "un histrion légèrement hystérique", "condamné à la performance".

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "Mysoginie", "Mysogine" et "Un mysogine" ou "Une mysogine" !

Mais : "Misogynie", "Misogyne" et "Un misogyne" ou "Une misogyne" !

Ces trois mots désignent :

  • une attitude exprimant le mépris ou la haine à l’égard des femmes en général,
  • l'adjectif correspondant,
  • et l'homme ou la femme qui méprise ou qui hait les femmes.

Petite astuce pour se souvenir que ces mots prennent un "y" et non un "i", il suffit de penser au mot "Gynécologue", souvent davantage connu.

3 façons de parler de vous sans dire "Je", lorsque vous écrivez.

  • Vous pouvez tout d'abord utiliser la locution "Votre serviteur" :

Par exemple : "N'hésitez pas à venir admirer ce panorama dès le lever du soleil comme s'est risqué à le faire votre serviteur."

  • Mais également parler de "Ma modeste personne" :

Par exemple : "Le Conseil d'Administration a considéré que ma modeste personne ne saurait continuer à exercer correctement ses fonctions sans l'assistance d'une secrétaire expérimentée".

  • N'hésitez pas, enfin, à recourir à la formule l'"Auteur de ces lignes" :

Par exemple : "L'auteur de ces lignes ne saurait trop vous recommander de réserver vos places avant de vous déplacer".

Ces trois locutions relèvent naturellement du registre soutenu et ne sont guère utilisables au quotidien qu'entre personnes aptes à percevoir l'humour au second degré dont vous aurez probablement souhaité faire preuve en les utilisant.

Raison pour laquelle je me permets de les utiliser à l'occasion dans J'aime les mots.

Pourquoi dire : "Le gaming", "Un gamer" ou même "Un gameur" ?

Un joueur de jeu vidéo ("gamer" ou "gameur")

Et pas : "Le JEU VIDÉO" !

Et : "Un joueur" !

Locution recommandée en décembre 2017, par la Commission d'enrichissement de la langue française, en liaison avec les services de l'Académie française.

Ou, selon le contexte, lorsque la forme simplifiée "Un joueur" peut s'avérer trop imprécise : "Un joueur de jeu vidéo"