"Prendre une bâche".

Cette locution verbale relève du registre argotique et possède différentes significations.

Elle signifie ainsi, au sens figuré et selon le contexte :

  • rencontrer une situation difficile,

On dit par exemple : "On s'est pris une bâche avec ce projet : rien n'a fonctionné comme on l'espérait".

  • dans le domaine scolaire : avoir une mauvaise note,

On dit par exemple : "J'me suis encore pris une bâche en philo".

  • recevoir une remarque humiliante (on dit également "Se faire bâcher"),

On dit par exemple : "Évite de trop faire l'idiot en cours si tu ne veux pas te faire bâcher par le nouveau prof de maths : c'est un furieux !".

  • et dans le jargon du baskett-ball (registre f: voir son tir ("shoot") contré.

Source : wiktionary.org

On ne dit pas : "C'est dev'nu un acronyme qu'on a entendu partout : OQTF" !

L'animateur de télévision franco-marocain Ali Baddou

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 30 octobre 2022, le présentateur franco-marocain Ali Baddou, dans l’émission "C l'hebdo", sur la chaîne de télévision française France 5.

Mais : "IL S'AGIT D'un SIGLE quE L'on a entendu partout : OQTF" !

Un acronyme est un sigle qui se prononce, tel que ARTE.

Son emploi à propos du sigle "OQTF" relève purement et simplement de l'anglais, langue dans laquelle "Acronym" signifie "Sigle".

On ne dit pas : "Des conditions qui sont juste inimaginables" !

L'économiste française Sylvie Matelly

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 24 novembre 2022, l'économiste française Sylvie Matelly, dans l’émission "C dans l’air", sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais, en français : "Des conditions qui sont SIMPLEMENT inimaginables" !

On ne dit pas : "Ce dont on voulait vous parler sur l'président américain" !

La journaliste française Solenn Riou

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 27 octobre 2022, la journaliste française Solenn Riou, dans l’émission "Brunet, Hammett et compagnie", qu'elle coprésentait, en remplacement de Julie Hammett, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Ce dont on voulait vous parler À PROPOS DU président américain" !

Pourquoi dire : "C'est la bonne data" ?

Le journaliste français Renaud Pila

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 25 octobre 2022, le journaliste français Renaud Pila, dans l’émission "Brunet, Hammett et compagnie", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas simplement, en français : "C'est la bonne donnée" !

"Un sophisme".

On ignore souvent ce que signifie ce substantisme masculin relevant du registre soutenu.

Il s'agit : d'un argument ou d'un raisonnement faux malgré une apparence de logique ou de vérité ; d'une argumentation à la logique fallacieuse.

L'étymologie du mot est extrêmement intéressante, puisqu'il nous vient du latin "sophisma", lui-même issu du grec "sophisma" signifiant "habileté", "invention ingénieuse", "raisonnement trompeur".

Ce mot grec est formé sur "sophia" : "sagesse", "savoir", et désigne dès l'Antiquité grecque le type de discours prononcés par les sophistes (littéralement " ceux qui sont spécialistes du savoir"), orateurs prestigieux et professeurs d'éloquence (ou plus globalement de rhétorique), dont le but était surtout de persuader l'auditoire (dans les assemblées ou les tribunaux), bien souvent au mépris de la vérité elle-même.

On dit par exemple :"Le président Poutine et ses acolytes accumulent les sophismes".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wikipedia.org et www.linternaute.fr

"Épleuré(e)" ou "Éploré(e)" ?

Ces deux adjectifs signifient : tout(e) en pleurs.

  • "Épleuré(e)" relève du registre familier.

On dit par exemple : "La mère de ma copine était épleurée".

  • tandis que "Éploré(e)" relève du registre soutenu.

On dit par exemple : "Le souverain éploré ne parvenait pas à contenir sa douleur".

Un homme éploré : le docteur Patrick Pelloux, miraculé de la tuerie de Charlie Hebdo, le 8 janvier 2015
Un homme éploré : le docteur Patrick Pelloux, miraculé de la tuerie de Charlie Hebdo, le 8 janvier 2015

Source : www.dictionnaire-academie.fr

On ne dit pas : "La présence du chef est partout" ni "Dans tous les continents" !

La journaliste française Liseron Boudoul

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 27 octobre 2022, la journaliste française Liseron Boudoul, dans l’émission "Brunet, Hammett et compagnie", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "LE chef est PRÉSENT partout" ou : "IL Y A OMNIprésence du chef" !

Et : "SUR tous les continents" !

On dira bien en revanche : "Dans tous les pays".

On ne dit pas : "Moi ça m'fait rapp'ler" !

La journaliste française Mélanie Taravant

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 30 octobre 2022, la journaliste française Mélanie Taravant, dans l'émission "C'est médiatique", qu'elle présente sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais, à tour le moins : "Moi ça mE fait RAPPELLE" !

Et idéalement : "PERSONNELLEMENT, cELa mE RAPPELLE" !

On ne dit pas : "Et lui il est héros parce que" ni "Maint'nant les pilotes ont des caméras en immersion" !!

Le journaliste français Benjamin Cruard

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 24 octobre 2022, le journaliste français Benjamin Cruard, dans l’émission "Les matins LCI", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Et lui est UN héros parce que" !

Et : "MaintEnant les pilotes ont des caméras EMBARQUÉES" !!

Pourquoi dire : "Les midterms" ?

Un macaron en faveur des élections de mi-mandat 2022, aux États-Unis d'Amérique

Et pas simplement, en français, les élections de mi-mandat, puisque ce substantif anglais désigne par contraction : les "MIDTERM electionS".

Il s'agit concrètement des élections des deux chambres du Congrès des États-Unis d'Amérique, qui se tiennent au milieu du mandat quadriennal du président états-unien - d'où leur nom - et qui rythment la politique intérieure états-unienne.

L'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants est renouvelé, ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat. La Chambre des représentants est entièrement renouvelée tous les deux ans, donc en même temps que l'élection présidentielle et lors des midterms. Et le Sénat est, lui, renouvelé d'un tiers tous les deux ans, donc lors de l'élection présidentielle et lors des midterms.

Le même jour, de nombreux États fédérés, comtés et villes américaines organisent les élections de leurs propres représentants, sur le modèle fédéral, ou des référendums. Ainsi, presque les deux tiers des gouverneurs, investis du pouvoir exécutif de leur État, sont élus ce jour-là.

Les élections de mi-mandat interviennent, comme toutes les élections fédérales, le mardi suivant le premier lundi de novembre ("Election Day"). Ainsi, les dernières élections de mi-mandat ont eu lieu le 6 novembre 2018 et les prochaines auront lieu le 8 novembre 2022.

Depuis 1860 et la mise en place du duopole partisan entre démocrates et républicains, 37 des 41 élections de mi-mandat se sont soldées par un recul du parti du président à la Chambre des représentants, le seul organe du pouvoir à être intégralement renouvelé lors de ces scrutins, à la fois parce que les partisans du président sont moins mobilisés que lors de l'élection présidentielle et parce que ce sont surtout les électeurs mécontents qui se rendent aux urnes lors d’un scrutin traditionnellement peu mobilisateur.

Les élections de mi-mandat sont très importantes pour le président. En effet, de mauvaises élections de mi-mandat peuvent l'empêcher d'agir et d'appliquer le programme pour lequel il a été élu deux ans plus tôt. Depuis l'installation d'un bipartisme démocrate-républicain dans les années 1910, le parti représenté à la Maison-Blanche a presque toujours perdu des élus au Congrès à mi-mandat.

Les principales exceptions récentes concernent 1998 et 2002 :

  • dans le premier cas, la procédure d'impeachment contre le président Clinton pour une affaire de moeurs, échouée, s'était retournée contre les républicains, qui gardèrent le contrôle des deux chambres, mais avec cinq représentants de moins,
  • et dans le deuxième cas, les attentats du 11 septembre 2001 ont exalté le soutien patriote envers le président républicain George W. Bush.

Autres élections

Le même jour, les États fédérés organisent généralement les élections de leurs propres représentants, sur le modèle fédéral, et c'est souvent le moment choisi pour les élections des gouverneurs, investis du pouvoir exécutif de leur État. De nombreux États américains, comtés ou villes tiennent également ce jour des élections pour différentes fonctions locales ou des référendums.

36 des 50 États américains élisent leur gouverneur lors de ces élections, 34 pour un mandat de 4 ans, et 2 petits États de la côte Est, le Vermont et le New Hampshire, pour deux ans (ils tiennent donc également une élection du gouverneur lors de l'élection présidentielle).

Pour les élections de 2018, environ 150 référendums se sont également tenus, un chiffre à peu près similaire à ceux des élections précédentes.

Les élections de mi-mandat qui tombent en fin de décennie (année finissant par un 0) ont un intérêt tout particulier. Constitutionnellement, les législatures qui y sont élues doivent en effet redessiner les cartes électorales puisque le recensement décennal se termine. Ce qui permet aux vainqueurs d'y pratiquer le "gerrymandering", découpage électoral en faveur d'un parti ou d'une notabilité ("charcutage"), ou en défaveur de l'autre camp. Ainsi, lors des élections de 2010, de nombreuses circonscriptions tenues par le Parti démocrate, parti du président alors en fonction Barack Obama, tombent aux mains des républicains qui ont pu changer la carte des circonscriptions pour la décennie suivante.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Un cri distant" ni "Une explosion distante" !

Mais, en français : "Un cri LOINTAIN" et "Une explosion LOINTAINE" !

L'utilisation de l'adjectif "distant(e)" n'est en effet ici qu'un calque de l'anglais "distant" signifiant "lointain(e)".