Pourquoi dire : "Un TAM" ou "Un Talent Acquisition Manager" ?

Et pas, beaucoup plus simplement, : "Un chargé de recrutement" ou "Un responsable du recrutement" !

Certes d'aucuns m'objecteront que le TAM est "beaucoup plus stratégique ; qu'il inclut une fonction d’organisation, d’analyse et d’optimisation du processus de recrutement. Et qu'il a pour mission de recruter les meilleurs talents tout en maîtrisant l’évolution et les fluctuations du marché de recrutement" (*).

Mais je ne vois absolument pas en quoi un "chargé de recrutement" ou "responsable du recrutement" ne pourrait pas s'acquitter de ces différentes tâches ?!

On mesure bien là, me semble-t-il, à quel point changer les mots - en particulier pour d'abscons vocables anglo-saxons - constitue un pitoyable leurre pour tenter de convaincre ou/et se persuader que l'on agit, là où l'on ne fait que se gargariser de grands mots ou de concepts creux.

(*) : Article intitulé "Talent Acquisition Manager : zoom sur le responsable recrutement du futur", pulié le 14 novembre 2016 sur le site www.digitalrecruiters.com

Ne dites pas : "Un lobby", "Des lobbies" ou "Faire du lobbying" !

Mais :

  • "Un groupe de pression" et "Des groupes d'influence".
  • et "Exercer des pressions" ou "Faire valoir et protéger ses intérêts".

Concrètement, il s'agit de tenter d'influencer les actions, les politiques ou les décisions de fonctionnaires, le plus souvent de législateurs ou de membres d'organismes de réglementation.

"Un bedeau".

Ce substantif masculin désigne un employé laïque chargé d'une manière générale de maintenir le bon ordre dans une église pendant l'office, et plus particulièrement de précéder le clergé dans les processions ou les quêteurs afin de leur ouvrir le passage parmi les fidèles.

  • Il existait également autrefois le "Bedeau de justice", qui était un officier de justice subalterne, chargé d'exécuter les sentences prononcées par les baillis, sénéchaux, etc.
  • Ainsi que le "Bedeau d'université", un employé subalterne qui, dans les cérémonies publiques, précédait le recteur et autres membres de l'Université, en portant une masse à la main.

Source : www.cnrtl.fr

"L'agoraphobie".

L'agoraphonie est la peur des lieux publics et des espaces ouverts. Ou plus précisément de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement.

L'agoraphobie ne doit donc pas être confondue, comme elle l'est malheureusement très souvent, avec :

  • "La démophobie", qui est la peur irraisonnée des foules,

 

"La démophobie".

Il s'agit de la peur irraisonnée des foules.

A ne pas confondre avec :

  • Ni avec "L'agoraphobie", qui est la peur des lieux publics et des espaces ouverts. Ou plus précisément de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement.

Pourquoi dire : "Un e-mail" et encore moins "Un mail" !

Et pas : "Un courriel" ou "Un courrier électronique" !

Le joli mot "Courriel" est un mot-valise (COURRIer ELectronique).

"L'ochlophobie" ou "L'ochmophobie".

 C'est le sentiment d'oppression face à une foule, qui se manifeste dans les endroits où il y a beaucoup de personnes.

À ne pas confondre avec :

  • "La démophobie" : le démophobe cherche à éviter de devoir se mêler aux attroupements. Mais sans pour autant ressentir une oppression lorsqu'on y est contraint.
  • Ni avec "L'agoraphobie" : l'agoraphobe a peur de ne pas pouvoir parvenir à s'échapper d'un endroit ou de situations d'où il pourrait être difficile ou gênant de s'échapper. Ou dans lesquels aucun secours ne serait disponible ou susceptible d'intervenir en cas de crise de panique.

"La cavité bucale" ou "La cavité orale".

Une bouche

Ces deux locutions du registre soutenu - mais relevant avant tout du jargon médical - désignent tout simplement "la bouche".

C'est à dire l'ouverture par laquelle la nourriture d'un animal (dont l'homme) entre dans son corps.

L'utilisation de tout orifice à cet effet n'est donc pas conventionnelle et relève de pratiques personnelles qu'il ne m'appartient pas ici de juger.

Je pense évidemment en particulier aux bananes dans l'oreille. Ou à ces grossiers individus qui vous menacent parfois de vous "faire rentrer par les trous de nez" quelque chose !

"La dysorthographie".

Il s'agit d'un trouble dans l'acquisition et la maîtrise des règles de l'orthographe.

"Intimer".

"Intimer" veut dire "Enjoindre, signifier quelque chose à quelqu'un de manière autoritaire.

On dit par exemple : "Intimer un ordre".

  • Dans le domaine juridique "Intimer un appel" veut dire "Signifier légalement, assigner en justice pour procéder à un appel".
  • Dans le domaine religieux, "Intimer un concile" signifie "Assigner le lieu et le temps auquel un concile doit se tenir".

Source : www.cnrtl.fr