Ne dites pas : "Un visuel" ni "Avoir en visuel" ou "Avoir en visu" !

Mais : "Un aperçu", "Un dessin", "Une illustration", "Une image", "Une photographie", "Une vue" !

Et : "Avoir dans son champ de vision" !

Pourquoi dire : "Prendre le lead" ?

L'ancien joueur de football et consultant français Jérôme Alonzo

Comme a pu le faire, le 2 février 2020, l'ancien joueur de football français devenu consultant Jérôme Alonzo, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas, selon le contexte : "Prendre la direction" ou "Prendre la tête", voire "Conduire", "Mener" ou "S'imposer".

Source : www.academie-francaise.fr

"Marronner" ne signifie pas "Devenir marron" ou "Colorier en marron" !

Ce verbe peut en revanche avoir quatre significations différentes :

  • autrefois :
    • friser en grosses boucles, en "marrons" (registre désuet),
    • pratiquer l'art de la navigation ou de la piraterie (registre désuet),
    • ou aux Antilles : s’enfuir, "faire marron", en référence aux esclaves "marrons", ainsi que l'on appelait alors les fuyards (registre désuet),
  • et de nos jours, pour les marseillais notamment, : marmonner, murmurer de façon hostile, entre ses dents, grommeler.

On dit par exemple : "Arrête de marronner et va me ranger le bazar qu'il y a dans ta chambre !".

Source : www.cnrtl.fr

"Fomenter".

  • Ce verbe signifiait tout d'abord au sens propre, autrefois, en médecine, faire des fomentations sur une partie du corps humain, c'est à dire des application locales et externes de médications chaudes à des fins thérapeutiques.
  • Puis, au sens figuré, :
    • échauffer, réchauffer quelqu'un ; entretenir la chaleur de quelque chose.

On dit par exemple : "La jeune maman fomente tendrement son nourrisson contre sa poitrine".

    • ou provoquer et entretenir, exciter.

On dit par exemple : "Fomenter un complot, une machination, une insurrection, une intrigue ou une conspiration".

Pourquoi dire : "Le leadership" ?

Et pas : "La position dominante" ou "L'hégémonie", selon le contexte !

"L'oreille du boxeur" ou "L'oreille en chou-fleur".

Oreille en chou-fleur ou "othématome"

Il s'agit d'un hématome de l'oreille, appelé "Othématome", qui se caractérise par une accumulation de sang dans le pavillon (oreille externe), le plus souvent à la suite d'un traumatisme contondant de type coup de poing.

On le retrouve fréquemment chez les boxeurs ainsi que chez les joueurs de rugby.

 

Ne dites pas : "Un destroyer" !

Cuirassé américain USS Missouri.

Mais : "Un contre-torpilleur" !

Ce type de navire de guerre est capable de défendre un groupe de bâtiments (militaire ou civil) contre toute menace, comme d'attaquer un groupe de navires moyennement défendus.

Il possède des moyens de lutte antiaérienne, anti-sous-marine et antinavire.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Groggy" ?

Et pas, selon le contexte, :

  • "Étourdi, assommé de coups et près de s'écrouler", pour un boxeur.
  • Ou "Ébranlé, sonné" (registre familier) ("La nouvelle de la mort de son ami l'avait assommé. Il était groggy")

"La grande muette".

Cette locution nominale que l'on continue d'utiliser de nos jours, désignait, de 1872 à 1945, l'armée française en raison des restrictions apportées par la loi aux libertés individuelles des militaires (droits de vote, d'association, d'expression, etc.).

L'origine de ce surnom remonte à la Troisième République, lorsque Adolphe Thiers, alors président de la République, adopta le 27 juillet 1872 une loi refusant aux militaires le droit de vote, qui ne leur sera finalement reconnu que le 17 août 1945, soit plus d'un an après celui des femmes (21 avril 1944).

Sources : secouchermoinsbete.fr et www.larousse.fr

"Unguéal" ou "Unguéale".

Cet adjectif désigne ce qui est relatif à l'ongle.

Ainsi :

Un "ongle noir" ou "rat" (registre populaire) c'est à dire un "hématome sous-unguéal"

  • La "phalange unguéale" est celle qui porte l'ongle.

Ongles de la main gauche

  • Et la "tablette unguéale" est... l'ongle !