Pourquoi dire : "Une no go zone" ?

Et pas : "Une zone de non-droit" !

C'est à dire une zone regroupant une population importante, souvent très jeune, en bonne part issue de l’immigration, avec un taux de criminalité et un taux de chômage également très élevés.

Ces concentrations périurbaines, en marge des grandes villes françaises, comme Paris (75), Lyon (69), Marseille (13), mais désormais aussi autour de villes moyennes et peut-être même parfois de petites villes françaises, ont extrêmement mauvaise réputation, surtout certaines d’entre elles, où se sont organisés les plus importants trafics de drogues.

Dans ces quartiers laissés pour compte, la police n'est pas ou est peu présente, laissant la délinquance s'installer et se développer, au risque d'avoir de plus en plus de mal à y intervenir.

"C'est là le hic", "Il y a un hic", "Le hic c'est que" ou "Voilà le hic".

Ces trois formules du langage courant signifient respectivement :

  • "Voilà la difficulté" ou "Voilà le problème",
  • "C'est là la difficulté" ou "C'est là le problème",
  • "La difficulté c'est que" ou "Le problème c'est que".

Dans les trois cas, le mot "hic" désigne le noeud d'une affaire ou d'un problème, sa principale difficulté.

Il s'agit d'un mot latin que l'on retrouve dans la locution "Hic est quaestio" signifiant "Là est la question".

Et qui est également employé dans le domaine juridique, en marge d’un acte, pour attirer l’attention sur un point important.

Et évidemment pas de l'onomatopée "Hic !" évoquant le hoquet ou l'absorption excessive d'alcool !

Source : wiktionaty.org

Ne pas confondre : "Un casse-couilles" et "Un presbyte" !

  • "Un casse-couilles" (registre vulgaire) est une personne importune, énervante.
  • tandis que "Un presbyte" (langage courant) est une personne atteinte de presbytie, une évolution naturelle de la vue conduisant la plupart des gens de plus de quarante ans à porter des lunettes en raison d'une perte progressive de la capacité de l'oeil à faire la "mise au point" (ou "accommodation") sur un objet proche.

Avec l'âge, le cristallin perd une partie de son élasticité et de sa capacité d'accommodation. L'oeil ne parvenant plus à restituer une image nette, le presbyte éprouve alors des difficultés à voir de près.

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le mot « Presbyte » et la locution verbale « Presse bite » ; le mot « Bite » désignant le sexe masculin dans le registre argotique et les « Couilles », les testicules.

Ne dites pas : "On va shorter" !

Mais, selon le contexte, :

  • "Nous allons abréger",
  • "Nous allons vendre à la baisse".

Ne dites pas : "Un journaliste embedded" !

Mais : "Un journaliste EMBARQUÉ" ou "Un journaliste INTÉGRÉ" !

C'est à dire un journaliste qu’une armée embarque dans ses fourgons afin qu’il établisse un compte-rendu aussi favorable que possible et justifie à posteriori - autant que faire se peut - le bien-fondé de ses actions et interventions.

"Une chassie".

Ce mot désigne tout simplement ce que l'on appelle dans le langage courant "une crotte d'oeil" ou "un caca d'oeil" dans le registre familier.

Ces sécrétions visqueuses, que l'on retrouve au coin de nos yeux au matin après avoir dormi, sont composées de mucus, de poussières et de cellules mortes.

Durant la journée, le mouvement de nos paupières et le liquide lacrymal font office de nettoyant pour nos yeux et réduisent la formation de cette substance. Mais ce mouvement ne s’exerçant plus lorsque nos yeux sont en repos, la nuit favorise leur apparition.

Ne dites pas : "Faire du violon" !

Un violon

Mais : "Jouer du violon" !

Ou "Aller en prison", "Être emprisonné" !

Le "Violon" est effet l'un des nombreux mots du registre argotique désignant la prison.

"L'uvule" ou "L'uvule palatine".

L'uvule ou luette

Il s'agit de la petite excroissance de chair pendant à l'entrée de la gorge de l'être humain, que l'on appelle plus couramment "La luette".

Quelle n'a pas été ma stupéfaction - je l'avoue - de découvrir en cherchant une photographie susceptible d'illustrer ce petit article, que certaines personnes se faisait percer l'uvule !

Uvule (ou luette) percé

Pourquoi dire : "ROI" ou "Return on investment" ?

Et pas : "RSI", "Retour sur investissement", "Rentabilité du capital investi", "Rendement", "Taux de rendement" ou "Taux de profit" !

 

"Le parapluie bulgare".

Cette locution nominale masculine, également surnommée "La piqûre de parapluie", désigne une méthode inventée par les services secrets soviétiques pour faire pénétrer du poison dans le corps d'une victime à l'aide d'un parapluie.

Ladite méthode tient son nom de l'empoisonnement à la ricine, le 7 septembre 1978, de l'écrivain et dissident bulgare Georgi Markov (décédé le 11 septembre 1978) par le KDS (Komitet za Darzhavna Sigurnost, en français "Comité pour la Sécurité de l'Etat"), les services secrets de la République populaire de Bulgarie, ainsi que de la tentative d'assassinat, le 26 août 1978, du journaliste bulgare réfugié en France Vladimir Kostov.

Et elle a inspiré au réalisateur français Gérard Oury son film comique "Le coup du parapluie", sorti en 1980, avec en vedette l'acteur Pierre Richard.

Affiche du film français "Le coup du parapluie", de Gérard Oury (1980)Affiche du film français "Le coup du parapluie", de Gérard Oury (1980)

Le titre initial était d'ailleurs "Le coup du parapluie bulgare", mais sous la pression de son producteur Alain Poiré, Gérard Oury le rebaptisa à contrecoeur.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un parapluie".

Source : wikipedia.org