"La graphomanie" ou "La graphorée". Ou : "Je suis graphomane mais je me soigne !".

Manuscrits et tapuscrits divers

La "Graphomanie" ou "Graphorée" est un besoin pathologique d'écrire.

J'en suis personnellement atteint depuis de très nombreuses années.

Ainsi, :

  • J'ai toujours eu sur moi un calepin ou un bloc-notes  - aujourd'hui partiellement remplacé par un téléphone portable multifonction, sur lequel est du reste saisi le présent article - afin de pouvoir prendre des notes.

Au point même de passer pour un agent des RG auprès de nombre de mes camarades de fac, depuis mon passage à l'université de Paris X - Nanterre (92), à la fin des années 1970 !

  • Mes messages écrits sur téléphone portable multifonction dépassent régulièrement les 3, 5, voire 10 écrans et ne laissent de stupéfier certains de mes nouveaux correspondants...
  • J'ai chez moi plus d'un million de fiches papiers, relatives aux mots et à la langue française...
  • Et je dois bien avoir quelques dizaines de milliers de pages dactylographiées dans mes différents ordinateurs...
  • Sans compter mes innombrables bases de données, dont le nombre de lignes cumulé dépasse allègrement les 300 000...

Et tout cela sans jamais avoir publié la moindre ligne !

À l'évidence, la mise en ligne progressive de J'aime les mots, depuis le 1er juillet 2019, constitue pour moi une sorte de thérapie, en ce qu'elle me permet de rassembler, sous forme d'articles accessibles au plus grand nombre, une grande partie des données, informations, connaissances et anecdotes patiemment rassemblées depuis maintenant une cinquantaine d'années.

Grâce soit ici rendue à l'obstination de l'amie webmestre qui m'a littéralement mis devant le fait accompli, en mettant en ligne le prototype de ce blogue... s'en même me demander mon avis !

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "La lexicomanie" ou "Je suis lexicomane mais je me soigne !".

"Un tablier de sapeur".

Cette locution nominale est polysémique puisqu'elle désigne aussi bien :

  • au sens propre, un élément de l'équipement des sapeurs de la Légion étrangère,
  • et, enfin, une spécialité culinaire de la région lyonnaise à base de gras-double, également appelée "Tablier de Gnafron",

"La déshérence".

Ce mot du registre soutenu désigne :

  • au sens propre, dans le domaine juridique, le défaut d’héritiers naturels par suite duquel une succession revient à l’État,
  • et, au sens figuré, la disparition de la continuité d’une organisation.

"L'expectoration" et "Une expectoration".

  • "L'expectoration" est l'expulsion par la bouche, au cours d'effort de toux, de sécrétions provenant des voies aériennes inférieures (trachée, bronches, alvéoles pulmonaires).
  • et "Une expectoration" désigne la matière ainsi expulsée ou "crachat".

Source : www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Des datas" et le "Le big data" !

Et pas, tout simplement, :"Des données" et "Les mégadonnées" !

Cette seconde formule, apparue en 1997, désigne l'ensemble des données numériques produites par l'utilisation des nouvelles technologies à des fins personnelles ou professionnelles. Cela recoupe les données d'entreprise (courriels, documents, bases de données, historiques de processeurs, etc.) aussi bien que des données issues de capteurs, des contenus publiés sur la toile (images, vidéos, sons, textes), des transactions de commerce électronique, des échanges sur les réseaux sociaux, des données transmises par les objets connectés (étiquettes électroniques, compteurs intelligents, téléphones...), des données géolocalisées, etc.

Source : www.futura-sciences.com

"La narcose à l'azote".

Il s'agit tout simplement de ce que l'on appelle plus communément "L'ivresse des profondeurs".

Ce phénomène, découvert en 1930, qui survient en cas de plongée profonde, est dû à l'excès d'azote et agit sur le système nerveux en entraînant des troubles du comportement. Pour l'éviter, les plongeurs respirent un mélange d'oxygène, d'hélium et d'azote.

Source : wikipedia.org

Pourquoi écrire : "Disclaimer" ou "Disclamer" ?

Et pas, selon le contexte, : "Avertissement" ou "Avis de non-responsabilité" !

Que signifie exactement les lettres "DAE" du défibrillateur cardiaque que l'on trouve désormais souvent - pas encore assez hélas - dans de nombreux lieux publics ?

Panneau annonçant la présence d'un DAE
  • Pas "Un Défribrillateur Automatique Externe" comme je le lis souvent, y compris dans des articles rédigés par des professionnels de la sécurité !

Mais:  "Un Défribrillateur AutomatiSÉ Externe" !

Il s'agit là d'une appellation générique qui comprend plusieurs catégories. Vous allez le voir, dans le genre compliqué difficile de faire mieux :

    • Il y a tout d'abord le DSA (Défribrillateur Semi-Automatique) : l’utilisateur presse sur un bouton pour délivrer le choc,
    • puis le DEA (Défribrillateur Entièrement Automatisé) : l’appareil délivre le choc tout seul. Jusque là tout va bien.
    • Mais là où cela se complique c'est lorsque vous apprenez qu'il existe également le DA (Défibrillateur Automatisé) ou... DA (Débribrillateur Automatique) !

N'allez surtout pas me demander la différence entre les trois derniers !

    • Quant à nos amis Québecois, ils parlent de DEA (Défibrillateur Externe Automatisé).
  • Il est important de savoir que le qualificatif "Externe" n'a aucun lien avec le fait que l'on trouve ces appareils à l'intérieur ou à l'extérieur de lieux publics ou directement dans la rue.

Il s'oppose en effet simplement au qualificatif "Interne" (ou "Implantable") utilisé pour qualifier le défibrillateur utilisé en chirurgie cardiaque.

Dans tous les cas, il s'agit de défibrillateurs portables et automatiques, dont les électrodes sont posées sur la peau du patient en état d'arrêt cardiaque, afin d'envoyer une impulsion électrique ou choc qui fera repartir son coeur.

Comme le stipule l'article R.6311-15 du Code de la santé publique : toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe.

On ne dit pas : "Mettre un chèque à la banque" !

Mais : "DÉPOSER un chèque à la banque" !

"Les crevettes pailletées".

Il s'agit d'une équipe de water-polo constitués de sportifs homosexuels, qui parcourt le monde depuis 2012.

Son histoire a inspiré les réalisateurs français Cédric Le Gallo et Maxime Govare, qui en ont tiré l'histoire de leur film "Les crevettes pailletées", sorti en 2019.