Comme a pu le déclarer, le 21 juin 2021, le journaliste sportif français Grégory Ascher, dans l’émission "L’Équipe d'Estelle", qu'il présentait, sur la chaîne de télévision française L’Équipe.
Et pas : "Le silence de Karim Benzem, qui n'a pas encore MARQUÉ depuis son retour en équipe de France" ?
Ces deux locutions nominales masculines homophones ne doivent surtout pas être confondues.
"Un court de tennis" avec un "t" (comme "terrain", petit moyen mnémotechnique) désigne en effet : le terrain sur lequel on pratique le tennis.
Il s'agit d'un rectangle aux dimensions réglementaires très précises : 23,77 mètres de long pour 8,23 m de large, les tolérances admises sur le traçage du court étant de 2 cm sur la longueur et de 1 cm sur la largeur.
Il existe des surfaces dites "dures" comme le béton alvéolaire.
Un court de tennis en béton alvéolaire, un matériau stable qui permet de jouer au tennis quelle que soit la météorologie
Et la résine synthétique.
Un court de tennis en résine synthétique
Mais il y a également la terre battue (comme à Rolland-Garros).
Un court de tennis en terre battue
Le gazon naturel (comme à Wimbledon).
L'un des rarissimes (11 en 2015, selon la Fédération Française de Tennis) courts de tennis français en gazon naturel, aux Alleuds (49), propriété de la société ALF, numéro un mondial dans la production et la sélection de semences de gazons pour les professionnels des espaces verts et terrains de sports
Et le gazon synthétique.
Un court de tennis en gazon synthétique
tandis que "Un cours de tennis" avec un "s" désigne : une leçon de tennis, au cours de laquelle un professeur enseigne ce sport à un élève.
Cette locution nominale masculine désigne : une action qui se retourne contre son auteur ; un résultat soudain obtenu en réaction à une décision et dont les conséquences sont le plus souvent inattendues et négatives.
On dit par exemple : "Attention à l'effet boomerang de votre décision, qui pourrait être dévastateur !".
Comme a pu le déclarer, le 29 juin 2021, le journaliste sportif français Julien Brun, durant ses commentaires de la rencontre Suède-Ukraine, des huitièmes de finale de l'Euro 2020 de football, sur la chaîne de télévision française TF1.
Ce vocable médical s'écrit avec un "y" et un "i" et non deux "y", car il fait référence au préfixe "hyper", qui indique le caractère excessif d'une chose, d'un état, d'une personne. Ainsi qu'au substantif masculin grec "hidros" signifiant "sueur".
L'hyperhidrose désigne une sudation excessive, c'est à dire une production de sueur dépassant les quantités nécessaires à la thermorégulation.
Les régions anatomiques les plus souvent concernées sont les mains, les aisselles, les pieds et le visage.
Touchant 1 à 3 % de la population, il en existe deux types :
l'hyperhidrose primaire, d'origine génétique et localisée à seulement certaines parties du corps,
et l'hyperhidrose secondaire, due à d'autres pathologies ou addictions et qui peut être localisée ou généralisée à l'ensemble du corps.
L'hyperhidrose entraîne presque toujours des conséquences aussi bien psychologiques que physiques et sociales. Elle est ainsi responsable de plus d'un quart des cas de phobie sociale. De plus, les malades qui en sont atteints présentent des difficultés dans le cadre professionnel (20 % d'entre eux n'ont pu suivre la carrière qu'ils désiraient en raison de celle-ci) et la moitié sont sujets à des dépressions.
Ce substantif féminin désigne, selon le contexte :
dans le domaine sportif :
une femme chargée de la préparation physique, technique, tactique et mentale d’un sportif, d’une sportive ou d’une équipe sportive,
ou : une femme chargée de diriger une équipe au sein d'un club ou d'une équipe nationale, responsable de ladite équipe devant les dirigeants du club ou de sa fédération.
Compte tenu de la connotation sexuelle éventuelle que ce terme est susceptible d'avoir, en raison de sa seconde acception, évoquée ci-dessous, on utilise parfois, de nos jours, le néologisle "Une entraîneure" ou l'anglicisme "Une coach", que je réprouve totalement.
et, dans le registre désuet : une femme dont le rôle est de pousser à la consommation les clients de bars ou de discothèques, désormaisdavantage appelée "Hôtesse" ou "Hôtesse de bar".
Il s'agit du surnom du joueur de football international italien Marco Verratti, né le 5 novembre 1992.
Interrogé en 2015, par l'hebdomadaire français L'Équipe Magazine, afin de savoir si ce curieux surnom lui plaisait, il avait répondu : "Si mon surnom me plaît ? C’est ma copine qui me l’a donné. Elle disait que j’avais un peu des yeux de hibou. Elle a commencé à m’appeler un peu comme ça il y a quelque chose comme quatre ans et maintenant c’est parti. En France, en Italie, mais aussi à l’étranger, on m’interpelle comme ça assez souvent. Mais ça me fait plaisir".
Évoluant au poste de milieu de terrain, il a été recruté par le PSG à l’été 2012 en même temps que Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva, et s’est rapidement imposé comme l’idole du Parc des Princes. Les supporteurs parisiens se sont en effet attachés au jeune joueur italien pour son indéniable talent et sa personnalité hors du commun.
Âgé de 19 ans seulement, il rejoint le PSG pour une dizaine de millions d'euros, après avoir débuté dans sa ville natale de Pescara (Abruzzes) (Italie), en Serie B. Très talentueux, ses performances lui permettent rapidement de devenir indispensable au milieu de terrain.
Avec le PSG, Verratti, il obtient sept titres de champion de France depuis la saison 2012-2013, ce qui constitue un record pour un joueur en France. Il participe également à la Ligue des champions, compétition où il atteint à quatre reprises les quarts de finale et une finale contre le Bayern de Munich en 2020.
Régulièrement sélectionné avec l'équipe nationale italienne, il marque son premier but en sélection nationale en février 2013.
Et est élu Pallone Azzurro 2015 devant son compatriote Gianluigi Buffon.
En Italie, Verratti est souvent comparé à Andrea Pirlo, sa technique de passe ainsi que son aisance ballon au pied le rapprochant de l'ancienne star italienne.
Sources : L'Équipe Magazine, le10sport.com et wikipedia.org
Comme a pu le déclarer, le 25 mai 2021, l'antiquaire français Julien Cohen, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2.
Et pas : "Vas-y, fais un RALENTI !" !
Certes, je reconnais bien volontiers que Julien Cohen a poursuivi sa phrase par ce mot français, en précisant : "Vas-y, fais un slow motion, un ralenti !"... mais pourquoi donc commencer par utiliser ce terme anglais qu'une immense majorité de spectateurs français ne connaît pas ?
Ce substantif féminin invariable et polysémique peut avoir différentes significations.
Il peut en effet désigner, selon le contexte :
un petit oiseau passereau appelé "Alouette commune" ou "Alouette des champs", très apprécié rôti, en brochettes, gratin ou pâté, que l'on appelle "Alouette grasse" ou "Mauviette" lorsqu'elle s'est engraissée, à la fin de l'été,
par extension : n'importe quelle variété de petits oiseaux comestibles, par confusion volontaire (afin de tromper les consommateurs ou convives sur la nature du mets servi) ou non,
et par analogie :
une toute petite escalope recouverte de lamelles de jambon fumé que l'on cuit au beurre et que l'on sert très chaude, avec des olives vertes passées dans la cuisson et un peu de jus de citron,
et, dans le registre familier :
une personne chétive, fragile, sans aucune résistance physique et au tempérament délicat ; une petite nature,
Cet étrange substantif féminin nou vient du grec "apopateo", qui signifie "déféquer" ; "apopatos" désignant l’excrément.
L'apopatophobie est donc tout simplement la peur d'aller à la selle ou d'en avoir envie et parfois le dégoût de la matière fécale.
La personne qui souffre de cette phobie est prise d'angoisse au moment où elle sent un besoin de déféquer.
Cette panique se manifeste par des sensations de vertiges et des maux de têtes insupportables. Si elle se retient la personne apopatophobe peut se créer des troubles intestinaux importants qui vont, de fait, contribuer à augmenter sa phobie.
au sens propre : une cessation provisoire des combats, une suspension temporaire des hostilités durant un conflit, en vertu d'un accord entre deux belligérants,
On dit par exemple : "Une trêve de douze heures avait été décidée, afin de permettre l'évacuation des cadavres et des blessés";
par extension : une interruption dans une lutte, une suspension provisoire d'un conflit entre des personnes,
On dit par exemple : "Les deux candidats ont convenu d'une trève durant ces trois jours de deuil national".
et au sens figuré : une suspension, un arrêt dans le déroulement d'une action dure, pénible, dangereuse, etc.
On parle par exemple de la trêve dominicale, pour le travail, ou de la trêve hivernale, en sport.
Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org
De même que "La boîte à chocolat", "Le fion", "La pastille", "La rondelle", "Le trou à caca", "Le trou à merde", "Le trou de balle" ou "La turbine à chocolat".
Ou "Le boyau cullier", qui relève également du registre désuet.
"Le borgne", "Le cyclope", "L'échalotte", "L'oeil de bronze", "L'oeillet", "L'oeillet plissé", "L'oeillet rose", "L'oeilleton", "L'oignon", "Le petit", "Le petit trou", "Le pétoulard", "Le pot", "Le pot d'échappement", "La rosette", "Le trou", "Le trou mignon", "Le trou plissé", "Le trou qui pète", "Le troufignard", "Le troufignon", "Le troufion" (ou "Le trouffion"), et "Le vase" relèvent du registre argotique.
Et "L'entrée des artistes", "La porte de derrière" ou "La porte de service" du registre familier.
"Le fondement" et "L'orifice anal" appartiennent au registre soutenu.
Et "L'orifice du rectum" ou "L'orifice rectal" au jargon médical.
Sources : www.languefrancaise.net, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et Le guide de poche des gros mots. 1001 insultes, injures et jurons pour toutes les occasions, de Jean-Michel Jakobowicz (2020)