"Acceptation" et "Acception".

Ces deux substantifs féminins paronymiques ne doivent surtout pas être confondus, puisqu'ils désignent respectivement :

  • "L'acceptation" : le fait d'accepter, le consentement.

On dit par exemple : "L'acceptation d'au moins l'un des deux parents est nécessaire pour qu'un adolescent puisse se faire vacciner".

  • et "Une acception" : un sens particulier, une signification particulière d’un mot, selon le contexte dans lequel il est employé.

On dit par exemple : "Je connaissais ce mot Girafon, mais j'ignorais cette acception".

Source : Le Robert

"Un client", "Un gros client", "Un sacré client" ou "Un sérieux client".

  • Le substantif masculin "Client" désigne, dans le langage courant, au sens propre : une personne qui achète contre paiement, des fournitures commerciales ou des services,
  • tandis que les locutions nominales  "Un gros client", "Un sacré client" et"Un sérieux client" désignent, dans le registre familier et au sens figuré, dans le domaine sportif : un adversaire expérimenté et redoutable, dont on connait le parcours et le palmarès, et dont on prévoit qu'il va réaliser une performance excellente  voire exceptionnelle.

On dit par exemple : "Le prochain tireur est un gros client : vice-champion d'Europe et médaillé de bronze aux précédents Jeux olympiques".

Ou : "Cet athlète est un sérieux client : détenteur du record d'Europe, vice-champion du monde et vice-champion olympique en titre".

Elles ne doivent surtout pas être confondues avec la locution nominale "Un bon client", à laquelle j'ai déjà consacré un article.

"La petite finale", "La finale des perdants", "La finale de consolation", "La finale pour la troisième place" ou "La finale pour la médaille de bronze".

Ces différentes locutions verbales désignent : une rencontre sportive opposant les perdants des demi-finales de certains tournois à élimination directe, afin de déterminer qui occupera les troisième (pour le gagnant) et quatrième places (pour le perdant), derrière les première et deuxième places attribuées aux participants de la finale ou "grande finale" (respectivement le gagnant et le perdant de cette rencontre).

Cette rencontre est généralement disputée avant la finale ou "grande finale".

Source : wikipedia.org

 

Ne dites pas : "Faire tourner le chrono" ni "Faisons tourner le chrono" !

L'ancien champion de handball français Jérôme Fernandez, devenu entraîneur et consultant

Comme l'a fait, le 3 août 2021, l'ancien champion français de handball Jérôme Fernandez, devenu entraîneur et consultant, en commentant le quart de final olympique de handball masculin France-Quatar, sur la chaîne de télévision publique France 3.

Mais plutôt : "LAISSER tourner le chrono" et "LAISSONS tourner le chrono" !

Voire : "LAISSER tourner le chronographe" et "LAISSONS tourner le chronographe" !

"Un néophyte".

Ce joli substantif masculin polysémique, qui relève du registre soutenu, nous vient du grec "néo" ("nouveau") et "phyton" (plante") c'est à dire "nouvelle pousse", "nouveau-né".

Et il signifie en français, selon le contexte :

  • dans l'Église primitive, une personne nouvellement convertie au christianisme et récemment baptisée.
  • par analogie : un nouvel adepte d'une religion, d'une doctrine, d'un parti.

On dit par exemple : "Cette manifestation a été organisée grâce à l'enthousiasme des néophytes ; tous ces récents adhérents venus s'inscrire après les récentes élections".

  • par extension : un novice, une personne abordant un nouveau domaine d'expérience. Et n'ayant donc aucune connaissance particulière en la matière.

On dit par exemple : "Cet athlète est un néophyte sur cette distance".

Ou : "Mon père est un néophyte en informatique".

  • et en botanique : une plante récemment entrée dans un écosystème.

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

Que signifient donc les sigles "DNF" et "DNS" en sport ?

Une régate féminine de planches à voile

Souvent aperçus lors des différentes retransmissions d'épreuves de course, lors des Jeux olympiques de Tokyo 2020, du 23 juillet au 8 août 2021, ces deux sigles anglophones signifient :

  • "DNF" : Do Not Finish.

C'est à dire : n'ayant pas terminé l'épreuve.

  • et "DNS" : Did Not Start.

C'est à dire : n'ayant pas pris le départ.

"Porter au crédit" ou "Porter quelque chose (un acte) au crédit de quelqu'un".

  • "Porter (une somme) au crédit (d'un compte)" est une locution verbale relevant du jargon bancaire, économique et financier signifiant, au sens propre : créditer ce compte, c'est à dire constater que l'avoir du détententeur augmente ; garantir au  détenteur la somme correspondant à cette augmentation sur le crédit de l'établissement bancaire ou financier concerné,
  • et "Porter quelque chose (un acte) au crédit de quelqu'un" signifie donc, au sens figuré : reconnaître quelque chose de favorable à quelqu'un ; lui reconnaître le mérite de cet acte.

On dit par exemple : "On peut porter au crédit de notre président de ne pas chercher à éviter le débat".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"La tête dans le guidon" ou "Le nez dans le guidon".

Ces deux locutions adverbiales en forme d'idiotismes corporels et d'idiotismes sportifs nous viennent naturellement du monde du cyclisme, puisqu'elles évoquent toutes deux l’image du cycliste en plein effort, courbé sur son vélo, qui n'a guère le loisir de penser à autre chose.

"Avoir le nez dans le guidon"

Et elles signifient, dans le registre familier et au sens figuré : très occupé, concentré sur un objectif ou une tâche, débordé par ses occupations, incapable de prendre du recul par rapport à la situation où l'on se trouve.

"Avoir le nez dans le guidon"

On dit par exemple : "Je ne t'ai pas appelé depuis un mois car j'avais la tête dans le guidon".

Ou : "Ce n'est peut-être pas le moment de t'inviter si tu as le nez dans le guidon actuellement ?".

Source : wiktionary.org

"Un doulos".

Ce substantif masculin relève du registre argotique et désormais du registre désuet.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un chapeau,

Un borsalino ou "un doulos" ("chapeau" en argot)

Dans un registre contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les autres façons de dire "Un chapeau" en français.

  • et, par métonymie, dans le langage secret des policiers et des hors-la-loi : celui qui en porte un, c'est à dire l'indicateur de police.
Jean-Paul Belmondo, excellent dans le rôle-titre du film français "Le doulos", réalisé en 1962 par Jean-Pierre Melville
Jean-Paul Belmondo, excellent dans le rôle-titre du film français "Le doulos", réalisé en 1962 par Jean-Pierre Melville

Ce terme a été popularisé grâce au film "Le doulos" réalisé en 1962 par Jean-Pierre-Pierre Melville, avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle-titre, d'après le roman homonyme, écrit en 1957 par Pierre Lesou.

Source : wikipedia.org

Affiche du film français "Le doulos", de Jean-Pierre Melville (1962)
Affiche du film français "Le doulos", de Jean-Pierre Melville (1962)
"Le doulos", un roman français de Pierre Lesou, paru en 1957, n° 357 de la célèbre Série noire Gallimard
"Le doulos", un roman français de Pierre Lesou, paru en 1957, n° 357 de la célèbre Série noire Gallimard

Pourquoi dire : "Check-over" ?

Le journaliste sportif français Julien Brun

Comme a pu le déclarer, le 29 juin 2021, le journaliste sportif français Julien Brun, durant ses commentaires de la rencontre Suède-Ukraine, des huitièmes de finale de l'Euro 2020 de football, sur la chaîne de télévision française TF1.

Et pas simplement; en français : "Validé !" !

Parce qu'il use et abuse des anglicismes de ce type, je lui lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Le client est roi", "Le client a toujours raison" ou "Le client n'a jamais tort".

Ces différentes locutions verbales en forme de devises et de slogans sont utilisées dans le domaine commercial pour signifier que la satifaction du consommateur doit être l'une des premières priorités.

  • "Le client a toujours raison" semble nous venir de l'anglais "The customer is always right".

Elle a en effet été popularisée dans le commerce de détail, à la fin du XIXe siècle, par des personnalités telles que Harry Gordon Selfridge, John Wanamaker et Marshall Field. Ces pionniers du commerce de détail priorisaient notamment la satisfaction du consommateur en traitant avec le plus grand sérieux les doléances de leurs clients qui ne devaient en aucun cas se sentir floués.

  • et "Le client n'a jamais tort" est une variante de cette maxime attribuée à l'hôtelier César Ritz.

Sources : fr.quora.com et wikipedia.org