"Avoir le moral dans les chaussettes".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile et vestimentaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : être triste, mélancolique, voire broyer du noir, avoir des idées noires.

On dit par exemple : "Après son second échec en première année de médecine, ma nièce avait le moral dans les chaussettes".

On dit également : "Avoir le bourdon".

Ne dites pas : "Mettre le bourdon" !

Mais : "DONNER le bourdon" !

Ou encore : "COLLER le bourdon", "FICHER le bourdon", "FILER le bourdon" ou "FLANQUER le bourdon" !

"FOUTRE le bourdon" relève du registre argotique.

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie : rendre triste, mélancolique.

On dit par exemple : "Avec ses propos alarmistes et ses prévisions catastrophiques sur l'avenir de l'humanité, ce type m'a donné le bourdon !".

"Fromage OU dessert" et "Fromage ET dessert".

Ces deux petites phrases revêtent une signification différente selon qu'elles sont utilisées au sens propre ou au sens figuré :

  • au sens propre, il s'agit de deux formules utilisées dans les menus des restaurants, imposant de choisir entre deux gourmandises représentatives de l’art de vivre à la française,
  • tandis qu'au sens figuré les mêmes formules servent à évoquer :
    • la nécessité d'un choix cornélien : c'est l'un OU l'autre ; il faut impérativement choisir.

On dit par exemple : "Tu peux continuer à te payer de belles vacances et changer régulièrement de véhicule ou décider de devenir propriétaire : c'est fromage OU dessert !".

    •  ou au contraire la chance de pouvoir bénéficier de deux choses à la fois, sans que l'on ait besoin d'effectuer un choix ; l'issue d'une affaire se révélant plus avantageuse que ce à quoi l'on pouvait s'attendre.

On dit par exemple : "Cette année son épouse a obtenu une importante promotion ainsi qu'une jolie augmentation de salaire. C'était fromage ET dessert !".

"Mettre au placard" et "Sortir du placard".

Ces deux expressions du registre familier ne signifient absolument pas la même chose.

  • "mettre au placard", c'est en effet - en matière de ressources humaines -, évincer quelqu'un, le mettre à l'écart de manière indirecte, en lui retirant des tâches ou des responsabilités,
  • tandis que "sortir du placard", c'est -pour une personne - révéler publiquement et volontairement son orientation sexuelle et, notamment, son homosexualité.

"La nuit, tous les chats sont gris".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme chromatique traduit le fait que, notre vision nocturne ne permettant pas la vision des couleurs, les différences entre des gens ou des choses, s’estompent dans l’obscurité, rendant possible une confusion.

Ne pouvant distinguer les couleurs dans la pénombre, tous les chats, quelle que soit leur vraie couleur, seront vus gris.

Source : wikipedia.org

"Valoir son pesant d'or", "Valoir son pesant de plomb" et "Valoir son pesant de cacahuètes".

  • L'expression proverbiale "Valoir son pesant d'or", apparue dès le XIIIe siècle semble-t-il, signifie :
    • au sens propre : être très précieux, très onéreux, valoir extrêmement cher.

On dit par exemple : "Certains épices valent leur pesant d'or".

    • et, au sens figuré, :
      • être excellent dans son genre.

On dit par exemple : "Ce lapsus de Jean-Pierre Foucault vaut véritablement son pesant d'or !".

      • Ou : dont on peut vanter les bonnes qualités, en parlant d’une personne.

On dit par exemple : "je ne me séparerais de ma femme de ménage pour rien au monde car je vous assure que cette femme vaut son pesant d'or !"

  • A contrario, l'expression "Valoir son pesant de plomb" est apparue au XVIIe siècle dans le but de se moquer des défauts d'une personne.

On disait par exemple : "Ce type est un parfait incapable : il vaut son pesant de plomb".

  • Et la forme récente (deuxième moitié du XXe siècle) "Valoir son pesant de cacahuètes" désigne quelque chose de ridicule.

On dit par exemple : "Je t'assure que ce navet vaut son pesant de cacahuètes".

"La ligne blanche" ou "Linea alba".

La "ligne blanche" abdominale ou "Linea alba" chez l'Homme

La ligne blanche, également appelée sous son nom latin "Linea alba", est une bande fibreuse localisée le long de la paroi abdominale antérieure.

Elle constitue la ligne médiane de l’abdomen.

La ligne blanche démarre au niveau du sternum, l'os central et en avant de la cage thoracique, et se prolonge verticalement jusqu’à la symphyse pubienne, articulation reliant les os coxaux à l’avant.

Elle est formée par le rassemblement des fibres tendineuses des muscles. La ligne blanche est également traversée par l’ombilic, cicatrice fibreuse apparaissant suite à la chute du cordon ombilical.

L’ombilic permet de distinguer deux parties de la ligne blanche :

  • au-dessus de l’ombilic, la ligne blanche est large,
  • et en dessous de l’ombilic, la ligne blanche est étroite.

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"Envoyer à tous les diables" ou "Envoyer au diable".

Ces deux locutions verbales signifient éconduire une personne, se débarrasser d’elle de façon brutale, cavalière, la rabrouer, l'envoyer balader.

Sur le même thème, je me permets de vous recommander chaudement la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Envoyer balader".

Source : wikipedia.org

"Tu m'as cru, patate crue ! Tu me l'as fait croire, patate noire !" ou "Tu m'as crue, patate crue ! Tu me l'as fait croire, patate noire !".

Je suis toujours étonné d'entendre parfois certains trentenaires ou quadragénaires continuer d'utiliser cette expression du langage enfantin en forme d'interjection !

D'une part en effet, je l'aurais personnellement pensé réservée aux cours d'écoles.

Et d'autre part, me souvenant l'avoir entendu, déjà, dans les années 1970, je la croyais tombée aux oubliettes depuis belle lurette !

"Filer la main" ou "Donner la main".

Ces deux locutions verbales, qui n'ont pas manqué de me surprendre lors de mon arrivée dans les Bouches-du-Rhône (13), à l'été 1999, signifient tout simplement "Aider".

On dit par exemple : "Heureusement que mon beau-frère était là dimanche : il m'a donné la main pour descendre le buffet de ma mère à la cave".

"Donner la main" relève du langage courant et est également utilisé par les Bretons, tandis que "Filer la main" appartient au registre familier.