La langue française nous offre vraiment l'embarras du choix lorsqu'il s'agit d'évoquer cet instant précis de la journée si souvent redouté de nombre d'entre nous. De votre serviteur, en tous cas, qui éprouve d'autant plus de difficultés à se lever tôt ... qu'il est rarement couché à pareille heure !
On peut ainsi évoquer la course naissante de l'astre solaire et dire "À l'aube", "À la pointe de l'aube", "À la fine pointe de l'aube", "Dès l'aube", "Dès l'aurore", "Aux aurores" ou "Au lever du soleil".
Ou recourir à des idiotismes animaliers, comme "Au chant du coq" et "Dès potron-minet" ; "Entre chien et loup" désignant au contraire le crépuscule.
On peut également évoquer les traditions perdues avec "À l'heure du laitier".
Ou recourir à des locutions un peu datées mais charmantes telles que "Au point du jour", "Aux premières heures du jour", "Aux premières lueurs du jour" ou "Aux premières lueurs de l'aube".
Enfin, les moins originaux diront "À la première heure", "De très bonne heure", "De bon matin" ou "Au petit matin".
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire "Se lever très tôt".
Cette expression, qui semble dater du XVIIIe siècle, signifie en effet "Être capable de mesurer, d'estimer, évaluer quelque chose avec justesse", sans utiliser le moindre instrument, au contraire des marins d'autrefois qui utilisaient un compas.
On dit par exemple : "Dans la famille Hubert nous avons d'excellentes capacité d'estimation : on a le compas dans l'oeil !".
Cette locution verbale en forme d'idiotisme religieux appartient au registre familier.
Et elle ne doit sans doute pas manquer d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants.
Remontant semble-t-il au XVIIe siècle, elle signifie, au sens figuré : avoir de la peine à trouver de quoi vivre, vivre avec des ressources insuffisantes, vivre dans la précarité et le dénuement.
On dit par exemple : "J'ai longtemps tiré le diable par la queue avant de trouver enfin ce travail correctement payé".
au sens propre, c'est naturellement un petit mammifère carnassier plantigrade de la famille des mustélidés, dont il est le plus gros représentant en Europe.
Trapu et court sur pattes, au poil raide, il peut atteindre 70 cm de long (90 cm avec la queue, qui mesure 20 cm environ), pour 25 à 30 cm au garrot et jusqu'à une vingtaine de kilogrammes (12 kg en moyenne).
Il est très reconnaissable aux bandes longitudinales noires qu'il porte sur son museau blanc. Il vit potentiellement dans presque toute l'Europe et une grande partie du nord de l'Asie centrale et du Nord, au Sud du cercle polaire (jusqu'à 2 000 m d'altitude en France).
C'est un animal fouisseur, habitant un terrier et capable de construire de vastes galeries "familiales".
Le petit s'appelle le "Blaireautin" et la femelle la "Blairelle" ou "Blairotte".
Il existe d'autres représentants de l'espèce, en Eurasie, en Amérique, à Java et aux Philippines.
au sens figuré, dans le registre argotique, il s'agit d'un individu grossier et antipathique ; d'un imbécile, d'un idiot.
Et son équivalent féminin n'est pas la "Blairelle" ou "Blairotte", mais... la "Belette" !
enfin, dans le langage courant, il s'agit d'une brosse utilisée pour appliquer du savon à barbe sur un visage avant de le raser.
Traditionnellement fabriqué en poils de blaireau, il existe aussi en soies de sanglier, en crin de cheval ou encore en poils synthétiques.
Bien qu'il soit moins utilisé depuis la généralisation de la mousse à raser, le blaireau connaît actuellement un regain d'intérêt et ont peut désormais en acheter chez les vendeurs de savon à barbe ou sur internet.
Le blaireau est l'outil qui, utilisé sur un savon à barbe ou avec une crème à raser, permet de créer une mousse épaisse qui protégera la peau et assouplira les poils de la barbe au moment du rasage. La mousse est créée en mouillant le blaireau et en adjoignant le savon ou la crème, la mousse étant ensuite formée par un mouvement de rotation et de frottement de la brosse soit dans un bol soit directement sur le visage soit encore dans la main. Outre la qualité du produit utilisé et la dextérité de l'utilisateur, la caractéristique essentielle que doit présenter la brosse est sa capacité à retenir une quantité suffisante d'eau, ce qui permet de créer un mousse riche et homogène.
Il s'agit des différents surnoms du club de football catalan du FC Barcelona (Futbol Club Barcelona) (Catalogne) (Espagne), fondé en 1899 :
"Barça" est un diminutif du registre familier en forme de syncope du mot espagnol "Barcelona " (Barcelone),
"Blaugranes", qui signifie "Bleus et grenats" en catalan,
"Azulgranas" qui signifie "Bleus et grenats" en espagnol,
et "Bleus et grenats" sont les célébrissimes couleurs du club.
Le Barça est en effet le club européen le plus titré du XXIe siècleet l'un des clubs les plus titrés de l'histoire, son palmarès lui valant d'apparaître au troisième rang européen du classement des clubs de football du XXe siècle, en ayant remporté :
vingt-six championnats,
trente Coupes d'Espagne,
dont huit doublés Coupe/Championnat,
cinq Ligues des champions,
quatre Coupes des vainqueurs de coupe,
trois Coupes des villes de foire,
et trois Coupes du monde des clubs !
Le club a par ailleurs annoncé, le 19 septembre 2019, qu'il prévoyait un niveau record de revenus de plus d'un milliard d'euros pour la saison 2019-2020, qui pourrait lui permettre de devenir le premier à dépasser cette barre emblématique, un an avant le calendrier fixé par son président.
Cette devise publicitaire de la société Esso datant de 1965 a durablement marqué mon enfance de petit garçon, arrivé en France à l'âge de 3 ans et demi, au début de cette année-là.
Et celle de très nombreuses personnes, j'en suis certain, si j'en juge par la perdurance de la formule "Mettre un tigre dans son moteur" dans le langage courant actuel.
On se souvient en particulier, bien évidemment, du sympathique tigre qui y était associé, à travers d'énormes campagnes de presse et opérations promotionnelles comprenant des partenariats avec Walt Disney, Tintin, etc.
Distribuée par la Société Franco-Américaine de Raffinage, la marque de super-carburant "Esso" était présente dans notre pays depuis 1929.
Mais c'est durant la deuxième moitié des années 1960, je pense, que la marque a véritablement explosé dans notre pays, grâce à la formidablement exploitation du succès de ce slogan et de cet énorme félin.
En multipliant notamment les objets promotionnels et produits dérivés de toutes sortes - le plus souvent ornés, bien évidemment du célèbre tigre ! - ; lesquels envahissaient littéralement la vie quotidienne de ses consommateurs habituels ou potentiels, et notamment des petits garçons.
Mes petits camarades et moi avions ainsi :
des porte-clés Esso,
des figurines Esso,
des peluches Esso,
des garages Esso,
des camions Esso,
des wagons Esso,
des stylos Esso,
des panoplies Esso (!),
et même, souvent, de grandes affiches publicitaires "Esso".
L'une de ces affiches, en forme de longue fresque, figurait du reste encore sur une poutre du garage de mon père, dans sa maison de Dordogne (24), dans les années 2000, suscitant régulièrement la nostalgie attendrie des visiteurs !
Cette expression de la fin du XVIIIe siècle signifie que les difficultés matérielles ou financières ne sont pas les plus graves et qu'une perte matérielle est toujours réparable.
Il s'agit d'un exercice mental censé aider à trouver le sommeil en imaginant et comptant des moutons sautant une haie ou une barrière à l'infini, jusqu'à endormissement.
Il s'agit généralement d'un conseil donné par les parents lorsque leur progéniture peine à trouver le sommeil.
Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme alimentaire relèvent du registre populaire.
Elles s'utilisent lorsque l'on souhaite éconduire quelqu'un sans ménagement, et signifient, selon le contexte : laisser tranquille, aller voir ailleurs, déguerpir ou ficher le camp.
On dit par exemple : "Tu m'énerves ! Vas te faire cuire un oeuf !".
Source : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr
Cette curieuse expression en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme vestimentaire appartient au registre familier.
Et elle signifie : filer,s’en aller précipitamment, en emportant avec soi toutes ses affaires.
Apparue dans la première moitié du XIXe siècle, elle fait en effet référence aux jambes (les "cliques" en argot) et aux doubles chaussures plates ou surchaussures de protection, que l'on enfilait alors au-dessus des souliers afin d'éviter de les salir en cas d'intempéries (les "claques" dans le registre désuet).
Sources : CNews du 23 septembre 2019 et www.cnrtl.fr
Cette expression du langage courant s'utilise lorsque l'on souhaite souligner qu'il risque d'être difficile de parvenir à accélérer un processus ou à faire davantage que ce qui est fait.
Il s'agit d'un vice de prononciation, consistant notamment à prononcer incorrectement les "s". C’est-à-dire à les prononcer en mettant la langue entre les dents, au lieu d’en appliquer le bout sur les dents d’en haut. Ce qui a naturellement tendance à donner le son "Che" au lieu de "Se".
Par exemple :
"Il est caCHé" au lieu de "Il est caSSé",
ou "LâCHer ses souliers" au lieu de "LaCer ses souliers".
Voire - ce qui peut vraiment prêter à confusion et amener à des situations très ambiguës - : "LêCHe-moi !" au lieu de "LaiSSe-moi !"
Le "Susseyement" ou "Sigmatisme frontal" est plus communément appelé, dans le registre familier, "Zozotement", "Zézaiement", "Zézayement" ou désigné par le biais de l'expression très imagée en forme d'idiotisme corporel "Avoir un cheveu sur la langue".