"Comparaison n'est pas raison".

Ce proverbe très ancien en forme de paronomase signifie que toute comparaison a ses limites et ne saurait par conséquent, en aucune façon, faire office de preuve.

On dit par exemple : "Même si comparaison n'est pas raison, je ne peux m'empêcher d'observer que ces deux individus ont effectué les mêmes études et fréquentent les mêmes cercles d'amis".

"Une clé à molette", "Une clé de serrage", "Une clé anglaise" et "Une clé à crémaillère".

Sauf à être une fervente bricoleuse (oui : je sais ! il arrive aussi que des hommes bricolent occasionnellement ; mais au moins, on ne pourra pas - pour une fois - m'accuser indûment de misogynie, en me reprochant de ne pas pratiquer l'écriture inclusive et de prendre des exemples souvent genrés !), sans doute ignorez vous, comme moi avant d'écrire cet article, la différence entre ces différents outils !

Or figurez-vous que c'est tout simple ; il suffit de le savoir :

De manière générale, en matière de bricolage, une clé est un outil à main, généralement en métal, servant à assembler, serrer et desserrer les vis, les boulons et les écrous.

Clé à molette

  • la "Clé à molette" ou "Clé de serrage" est un outil inventé en 1888 par le suédois Johan Petter Johansson, dont l'ouverture est adaptable à la tête de la vis ou de l'écrou. Elle comporte une mâchoire mobile commandée par une vis sans fin portant la molette de réglage de l'ouverture, et son déplacement se fait de bais

Avantage : cette clé remplace plusieurs clés plates dans les situations les plus courantes et peut donc s'avérer extrêmement pratique. D’autre part, l’ouverture de la clé se faisant à l’avant, cela facilite la prise des écrous/boulons dans des endroits exigus.

Inconvénient : le mécanisme de réglage est cependant encombrant, et la clé ne peut donc parfois pas servir lorsque l'espace autour de l'écrou ou de la tête de vis est vraiment restreint.

  • tandis que la "Clé anglaise" ou "Clé à crémaillère" est une clé dont la tête de serrage comporte... je vous le donne en mille : une crémaillère ! permettant de régler l’écartement des mors, des deux mâchoires mobiles.

Le déplacement de la machoire mobile se fait perpendiculairement au manche, ce qui est plus simple d’utilisation. En revanche, l’ouverture est sur le côté, ce qui peut être moins pratique dans certains cas.

Source : wikipedia.org et www.bricolage-facile.net

"Tenir le crachoir".

Un crachoir ancien

Cette locution verbale du registre familier fait référence au "Crachoir", ce récipient, le plus souvent rempli de sable, dans lequel on crachait, autrefois, et que l'on aperçoit souvent dans les saloons de bande dessinée et de film western.

Couverture de "Calamity Jane", le 30e album de la série franco-belge "Lucky-Luke, de Morris et René Goscinny (1967)
"Calamity Jane", le 30e album de la série franco-belge "Lucky-Luke, de Morris et René Goscinny (1967)

Et elle signifie, au sens figuré, selon les circonstances :

  • monopoliser la parole dans une réunion ou dans une conversation ; parler longtemps sans laisser les autres prendre la parole, monologuer.

On dit par exemple : "Impossible d'en placer une, Nénesse a tenu le crachoir toute la soirée !" (registre familier).

Ou : "Impossible de dire un mot, Nestor a monopolisé la parole toute la soirée". (langage courant).

  • ou devoir faire la conversation tout seul.

On dit par exemple : "Mon vieux n'était pas là quand son pote est passé et j'ai dû tenir le crachoir une heure avant qu'il ne revienne du cinoche !" (registre familier).

Ou : "Mon père était absent lorsque son ami est passé et j'ai dû, à moi seul, faire les frais de la conversation !" (langage courant).

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et www.expressions-francaises.fr

"Le gaz LOST" ou "Kampfstoff LOST".

"LOST (wilhelm LOmmel und wilhelm STeinkopf)" est un mot-valise allemand désignant le gaz de combat que nous appelons "Ypérite", "Gaz moutarde" ou "Moutarde au soufre".

Le terme provient de la combinaison des noms des deux chimistes allemands Wilhelm Lommel et Wilhelm Steinkopf, qui développèrent un procédé de production en masse pour l'utilisation militaire lorsqu'ils travaillaient pour l'entreprise chimique allemande Bayer AG.

"Une allemande".

  • Il s'agit tout d'abord d'une personne de nationalité allemande,
  • mais également, par ellipse lexicale, d'une automobile de type berline, spécialité reconnue des constructeurs allemands,
  • une danse ancienne à quatre temps,
  • et enfin, dans le monde du théâtre, d'une répétition intégrale ou partielle des déplacements en mode rapide.

Les dialogues peuvent être tronqués, puisqu'il s'agit avant tout d'un exercice de mémorisation des déplacements et d’appropriation de l'espace scénique.

De ce fait, cette répétition est particulièrement nécessaire lorsque la troupe se déplace dans un nouveau théâtre.

"Les pinces crocodiles".

Pinces crocodile

Il s'agit d'organes de connexion électriques rapides et provisoires.

Ces pinces tiennent naturellement leur nom pour le moins original de leur ressemblance avec les mâchoires d'un crocodile.

À l'aide de cet outil électrotechnique, lui-même fixé à l'extrémité d'un fil ou d'un câble électrique, on peut connecter rapidement ce fil à une borne dénudée : borne de batterie d'accumulateur, point de test, broche de composant, fil volant.

Cette connexion permet :

  • si le fil est relié à un instrument de mesure, multimètre, d'effectuer une mesure,
  • et si le câble est connecté à une source de courant électrique (chargeur de batterie, batterie d'accumulateur, alimentation), d'établir le circuit de charge de la batterie, ou d'alimentation provisoire d'un consommateur électrique.

Une pince crocodile est constituée de deux mâchoires métalliques articulées sur un axe et prolongées par deux bras, ces derniers étant maintenus écartés par un ressort, forçant les mâchoires en position fermée au repos.

Les bras sont généralement isolés par un revêtement en plastique, servant par là même de surface antidérapante. Lorsqu'un opérateur exerce une pression sur les bras, il écarte les mâchoires permettant ainsi de positionner la pince.

La connexion électrique du fil ou du câble s'effectue sur l'un des bras soit par sertissage, soudure, fiche banane ou connexion à vis.

Il existe des fils à pinces crocodile de toutes tailles, et de différentes longueurs et couleurs.

Les fils de couleur rouge servent généralement sur le positif ( + ) et ceux de couleur noire sur le négatif ( - ) d'un circuit.

Source : wikipedia.org

"Tailler le bout de gras" ou "Tailler une bavette" !

Ces deux expressions signifient "Passer du temps en bavardages ou commérages".

Elles trouvent leur origine dans le fait que lorsque l'on tuait le cochon dans les campagnes autrefois, tout le village ou presque venait donner un coup de main.

Les gens profitaient donc de cette occasion pour discuter tout en fabriquant la cochonnaille.

Et comme cela prenait pas mal de temps, les discussions autour du cochon pouvaient s'éterniser.

Source : www.pourquois.com

"Une TS".

Il s'agit d'une "Tentative de Suicide", c'est à dire une acte destiné à mettre fin à sa propre vie, mais auquel le sujet survit, quelle qu'en soit la raison.

Quelle qu'en soit la cause, il s'agit d'une conduite grave, qui doit être analysée avec beaucoup d'attention et faire impérativement l'objet d'un examen psychiatrique.

Source : wikipedia.org

"Un calligramme".

Ce mot-valise (CALLIgraphie idéoGRAMME) désigne un poème dont la disposition graphique des vers forme un dessin, généralement en rapport avec le sujet du texte, mais pas forcément ; ce qui peut éventuellement permettre d'allier l'imagination visuelle à celle véhiculée par les mots.

C'est le poète français Guillaume Apollinaire qui est à l'origine du mot, dans un recueil du même nom ("Calligrammes") paru en 1918).

Étymologiquement, ce mot-valise signifie "Belles lettres", puisqu'il reprend l'adjectif grec "kallos" et le nom gramma signifiant "signe d'écriture, lettre". Il s'agissait donc pour Apollinaire d'"écrire en beauté".

Il aurait d'ailleurs déclaré à son ami Pablo Picasso, sous forme de plaisanterie, : "Anch'io son' pittore !" ("Moi aussi je suis peintre !").

Cette forme particulière de poésie est parfois nommée "poésie graphique" et elle remonterait à Simmias de Rhodes, un poète grec du IVe siècle av. J.-C.

Le superbe calligramme figurant en illustration est l'oeuvre de Thierry Murat. Et en voici les textes :

  • à gauche : "Sur la courbe de ton âme j’écris avec mes doigts des lignes imprécises",
  • au centre : "Mes mots te pénètrent à la verticale : caresse, butine, mange, picore, lèche, savoure",
  • et sur la droite : "Ma langue dessine des phrases insensées le long de tes rêves liquides".

Sources : wikipedia.org et thierrymurat.canalblog.com