"Un professeur des écoles".

Il s'agit de la nouvelle appellation donnée par l'Éducation Nationale, depuis 1990, à celui qui enseigne dans une école primaire, publique ou privée ; que l'on appelait depuis le XVe siècle, de manière blessante, vexante et infamante - vils gredins que nous sommes  - ... "Un instituteur".

Gageons que cela a du changer la vie de cette profession !

Trêve de plaisanterie, je sais bien que la loi Jospin, qui a institué ce changement de nom, a par ailleurs eu le mérite de largement revaloriser cette profession :

  •  que ce soit par l'alignement de leur statut sur celui des PLC (Professeurs des Lycées et Collèges), avec :
    • un recrutement au niveau de la licence,
    • et une formation et une culture professionnelle commune à tous les enseignants du primaire et du secondaire, à travers la création des IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM),
  •  ou par la revalorisation de la grille indiciaire ; les "Professeurs des écoles" étant dorénavant rémunérés selon la grille A de la Fonction publique et non selon la grille B ainsi que l’étaient les "Instituteurs".

Mais je persiste à croire que le changement de nom ne s'avérait pas fondamental ni indispensable.

Et j'en veux pour preuve le fait que, comme souvent en pareil cas, il ne se soit guère imposé dans le langage courant, malgré les trois décennies écoulées !

On n'écrit pas : "Irak" !

Carte du Proche-Orient

Mais : "Iraq" !

"La république d'Iraq", dans sa forme longue, est un pays du Proche-Orient, situé au nord de la péninsule arabique.

Comme l'écrit fort judicieusement le québecois André Racicot, "Lorsque tout le monde dit la même chose sur un sujet, il faut parfois s’interroger. Ce qui est trop évident peut être faux, et ce n’est pas parce la quasi-totalité des rédacteurs préfère une graphie qu’elle est exacte.

La plupart des organes d'information et dictionnaires écrivant désormais "Irak", on pourrait raisonnablement penser qu'il s'agit là d'une bonne graphie, attestée par "Le Petit Robert des noms propres", "Le Monde", "Le Figaro" ou "L’Express".

Le langagier curieux ne peut cependant manquer d’être décontenancé par celle figurant dans "Le Petit Larousse" : "Iraq", le gentilé étant "Iraquien".

S’agit-il d’une fantaisie? Pas du tout. Non, nous avons tout simplement devant nous la vraie graphie de cet État du Proche-Orient".

Source : andreracicot.ca

Ne dites pas : "Mettre un fuck" !

Mais : "Dire d'aller se faire foutre" !

Votre registre de langue demeurera certes vulgaire, mais vous parlerez français !

Sur le même thème, afin de varier vos invectives et d'améliorer éventuellement votre niveau de langue, je me permets de vous recommander chaudement la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Envoyer balader".

On ne dit pas : "Je suis d'avis à" !

Le journaliste sportif français Pierre Maturana

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Pierre Maturana, le 4 août 2019, dans l'émission de télévision française "L’Équipe Mercato", de la chaîne L’Équipe.

Mais : "Je suis d'avis DE" !

Parce qu'il est coutumier du fait et s'exprime souvent très mal, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Ne dites pas : "LOL" !

Mais,  à tout le moins : "MDR"(Mort De Rire)" !

Ce sera toujours mieux que de dire "Laughing Out Loud !", sans même le savoir ; ce qui - soyons réalistes - doit bien être le cas d'au moins deux tiers des utilisateurs de cette interjection en forme d'acronyme anglais. Et tout en ignorant naturellement davantage encore ce que cela peut bien signifier précisément ("Rire à haute voix").

Sachez surtout qu'au -delà d'à peine 25 ou 30 ans vous vous ridiculisez auprès des jeunes en utilisant ce type de formule !

On ne dit pas : "Ce n'est pas un endroit dont je suis forcément attaché" !

Affiche du film "Ghosts on the loose" de 1943

Comme le fait dire à un acteur la VOSTF du DVD de "Ghosts on the loose", un film états-unien de 1943 réalisé par William Beaudine.

Mais : "Ce n'est pas un endroit AUQUEL je suis forcément attaché" !

La traduction des dialogues est aussi épouvantable que la copie proposée par Bach Films dans cette édition de 2004 est de très piètre qualité. Mais il s'agit du premier rôle pour lequel la splendide Ava Gardner - l'une de mes actrices préférées ! - figure au générique d'un film, après seize figurations non créditées entre 1941 et 1943, et 3 ans avant le légendaire "Les tueurs" de Richard Siodmak. Aussi le collectionneur invétéré que je suis se devait-il de posséder ce DVD.

Ava Gardner dans "Ghosts on the loose" (1943)

On comprend que le film n'ait jamais été projeté en salles : malgré son titre qui pourrait se traduire littéralement par "Fantômes en cavale", les suggestions de l'affiche et la présence de Bela Lugosi, ce navet n'appartient même pas aux catégories fantastique, horreur ou épouvante et se contente de n'être qu'un très mauvais film sans intérêt ; fort heureusement très court (65 minutes) !

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Un flash-back" !

Mais : "Un retour en arrière" !

Ce procédé d'écriture cinématographique introduit - au sein de la continuité narrative du scénario - une action (sous la forme d'un plan, d'une séquence, ou d'une scène) s'étant déroulée chronologiquement avant l'action en cours.

Ce procédé est parfois utilisé pour apporter au spectateur des éléments nécessaires à la compréhension du comportement des personnages, mais il peut également être utilisé à des fins poétiques, humoristiques, etc.

Il peut parfois constituer l'essentiel du récit ; auquel cas ce sont alors les actions du présent chronologique qui servent à mieux comprendre celles du passé.

Le procédé contraire est appelé "Saut en avant" ("Flashforward").

Et l'équivalent littéraire du retour en arrière est l'"Analepse".

De très nombreux films sont construits avec des retours en arrière, comptant souvent parmi les plus grands chefs d'oeuvre de l'histoire du cinéma.

Au sein desquels figurent 18 de mes préférés :

  • "Amadeus" (1984) de Milos Forman,

Affiche du film états-unien "Amadeus" de Milos Forman (1984)

  • "Casablanca" (1942) de Michael Curtiz,
Affiche italienne du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)
Affiche italienne du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)

Affiche du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)Affiche anglo-américaine du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)Affiche du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)

Affiche anglo-américaine du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)Affiche du film états-unien "Casablanca" de Michael Curtiz (1942)

  • "Citizen Kane" (1941) de Orson Welles,

Affiche du film états-unien "Citizen Kane" de Orson Welles (1941)

  • "La comtesse aux pieds nus" (1954) de Joseph L. Mankiewicz,

  • "Le déclin de l'empire américain" (1986) de Denys Arcand,

Affiche du film québecois "Le déclin de l'empire américain" de Deys Arcand (1986)

  • "Le dernier empereur" (1987) de Bernardo Bertolucci,

Affiche du film italo-sino-britannique "Le dernier empereur" de Bernardo Bertolucci (1987)

  • "Eve" (1950) de Joseph L. Mankiewicz,

Affiche du film états-unien "Eve" de Joseph L. Mankiewicz (1950)Affiche du film états-unien "Eve" de Joseph L. Mankiewicz (1950)

  • "Fedora" (1978) de Billy Wilder,

  • "Le grand bleu" (1988) de Luc Besson,

Affiche du film français "Le grand bleu" de Éric Besson (1988)

  • "Il était une fois en Amérique" (1984) de Sergio Leone,

Affiche du film américain "Il était une fois en Amérique" (1984) de Sergio Leone

  • "Laura" (1944) de Otto Preminger,

Affiche états-unienne du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)Affiche unienne du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)Affiche du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)

Affiche états-unienne du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)Affiche du film états-unien "Laura" de Otto Preminger (1944)

  • "Lawrence d'Arabie" (1962) de David Lean,

Affiche du film britannique "Laurence d'Arabie" de David Lean (1962)Affiche du film britannique "Laurence d'Arabie" de David Lean (1962)

  • "La ligne verte" (1999) de Frank Darabont,

Affiche du film états-unien "La ligne verte" de Frank Darabont (1999)

  • "La nuit des généraux" (1967) de Anatole Litvak,
Affiche du film franco-britannique "La nuit des généraux" de Anatole Litvak (1967)
Affiche du film, Peter O'Toole, Omar Sharif, Tom Courtenay
  • "Le parrain 2" (1974) de Francis Ford Coppola,

Affiche du film états-unien "Le parrain 2e partie" de Francis Ford Coppola (1974)

  • "Sueurs froides"/"Vertigo" (1958) de Alfred Hitchcock,

Affiche du film états-unien "Sueurs froides" ("Vertigo") d'Alfred Hitchcock (1958)Affiche du film états-unien "Sueurs froides" ("Vertigo") d'Alfred Hitchcock (1958)Affiche du film états-unien "Sueurs froides" ("Vertigo") d'Alfred Hitchcock (1958)

Affiche du film états-unien "Sueurs froides" ("Vertigo") d'Alfred Hitchcock (1958)

  • "L'ultime razzia" / "Coup manqué" (1956) de Stanley Kubrick,

Affiche du film états-unien "L'ultime razzia" de Stanley Kubrick (1956)Affiche belge du film états-unien "Coup manqué" ("L'ultime razzia") de Stanley Kubrick (1956)

  • ou "Usual suspects" (1995) de Bryan Singer.

Affiche du film états-unien "Usual suspects" de Bryan Singer (1995)

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Le pop art" !

Dessin "Pop"

Et pas : "L'art pop" pour "Art populaire", puisque "Pop art" n'est en effet rien d'autre que l'apocope de "Popular art".

Cette locution nominale anglaise désigne un mouvement artistique ayant émergé au milieu des années 1950 en Grande-Bretagne et en parallèle vers la fin des années 1950 aux États-Unis.

Intimement lié à l'esprit d'une époque, le Pop art regroupe un ensemble de phénomènes artistiques et constitue l'un des mouvements artistique principaux du 20ème siècle.

Il est caractérisé par des thèmes et des techniques tirés de la culture de masse populaire, tels que la publicité, les bandes dessinées et les objets culturels mondains.