"Couler un bronze" ou "Mouler un bronze".

"Couler un bronze" ou "Mouler un bronze", c'est à dire déféquer ("faire caca")

Ces deux curieuses locutions verbales appartiennent au registre argotique.

Et elles signifient, au sens figuré : déféquer, expulser les matières fécales (registre soutenu), faire une crotte (langage courant), faire caca (registre familier).

Source : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Une feuille morte".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre :
    • une feuille d'arbre ou de végétal (plante, légume) dont les cellules sont mortes,

Une feuille morte d'arbre

Des feuilles mortes (de chêne)

    • ou, par analogie :
      • un animal, ce qui est le cas :
        • de plusieurs espèces de lépidoptères (papillons) dont la livrée imite une feuille morte, tels que "la Feuille-morte du chêne", "la Feuille-morte du peuplier", "la Feuille-morte du prunier", "la Feuille-morte de l'yeuse", "la Feuille-morte du kermès" ou "Feuille-morte de Lajonquière", "la Feuille-morte du chêne-liège", "la Petite Feuille-morte "ou "Feuille-morte du tremble",
Un "Feuille morte du chêne"
Un "Feuille morte du chêne"
Un "Feuille morte du chêne" sur une "feuille morte de chêne"
Un "Feuille morte du chêne"... sur une "feuille morte de chêne" !
        • et du "Perroquet feuille morte", une espèce de poissons-perroquets.
Un jeune perroquet feuille-morte
Un jeune perroquet feuille-morte
      • ou la "Russule feuille-morte", une espèce de champignons comestible.

Des russules feuille-morte

  • et au sens figuré :
    • dans le domaine de la voltige aérienne : le nom donné, dans le registre familier, à une figure de voltige, normalement appelée "Vrille".

Celle-ci désigne la trajectoire complexe d'un avion qui descend volontairement en tournant sur lui-même., à l'image d'une feuille morte tournoyant dans les airs, au gré des courants, jusqu'au sol.

    • dans le domaine du football  : une technique de frappe bien spécifique utilisée pour tirer les coups francs.

Celle-ci a été inventée dans les années 1950 par l'international brésilien Didi, un milieu de terrain de classe mondiale.

La "feuille morte" consiste en une magistrale parabole partant au-dessus du mur et redescendant brusquement mourir au fond des filets adverses. Le ballon retombe juste sous la barre transversale pour piéger le mur et le gardien.

Elle est devenue une technique utilisée par beaucoup de joueurs et notamment l'international brésilien Juninho et l'international portugais, Cristiano Ronaldo, qui ont utilisé à merveille cet outil.

Sources : www.francefootball.fr, wikipedia.org et unionfossesfootball.footeo.com

"Zlataner" ou "Zlatanner".

"Une année zlatanée", L'année des Guignols 2012-2013, sortie en DVD en octobre 2013

Ce verbe a été inventé en 2012, à partir du prénom du joueur international de football suédois d'origine bosnienne Zlatan Ibrahimovic(zla-tan i-bra-i-mo-vi-tch), par les auteurs de l'émission satirique Les Guignols de l'Info, sur la chaîne de télévison française Canal Plus.

Il s'agissait d'un néologisme polysémique - très rapidement passé de mode - signifiant ironiquement, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • gagner haut la main, au football

On dit par exemple : "Le PSG a zlatané son adversaire 5-0".

    • ou : savater,

On dit par exemple : "Fais attention en allant là-bas : tu risques de te faire zlataner".

  • et au sens figuré :
    • se faire avoir par plus rusé que soi,

On dit par exemple : "Je me suis fait zlatané comme un idiot !".

    • ou : agir en situation de suprématie physique, technique ou tactique ; dominer un adversaire de manière outrageante ou humiliante,

Mick Jagger, le chanteur des Rolling Stones, s’adressant au public avant un concert au Stade de France, le 13 juin 2014, a ainsi annoncé : "Ce soir, on va vous zlataner !".

Le Conseil de la Langue suédois a inclus, dès décembre 2012, son équivalent suédois ("Zlatanera") dans la liste des "néologismes acceptables en suédois", qu'il a défini ainsi : se charger de quelque chose avec vigueur, dominer.

Sources : wiktionary.org et www.bfmtv.com

"Se piquer de".

J'aime beaucoup cette locution verbale du langage courant qui signifie, au sens figuré : avoir des prétentions dans un domaine, se vanter de quelque chose.

Celui qui se pique de quelque chose exprime sa fierté d'avoir réussi ou de posséder quelque chose, de façon souvent arrogante et immodeste.

On dit par exemple : "Mon patron se pique de poésie et nous inflige régulièrement la lecture de ses derniers exploits en la matière".

Ou : "J'abhorre les personnes qui se piquent de leur réussite financière et font étalage de leur succès".

Sources : www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"La coupe est pleine".

Cette locution nominale du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : c’en est trop, cela suffit ; l'exaspération, l'indignation est à son comble ; les limites de la tolérance ont été dépassées ; cette situation devenue gênante ou contraignante doit cesser.

Mais on ignore souvent qu'elle a manifestement une origine biblique (Jérémie 25:15 : "Prends de ma main cette coupe remplie du vin de ma colère" et Apocalypse 16:19 : "pour lui donner la coupe du vin de son ardente colère"), renvoyant à une scène où l'un des personnages, Jérémie, établit une métaphore avec un verre de vin pour dire que les limites ont été dépassées.

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.linternaute.fr

"Être sur la même longueur d'onde".

Cette locution verbale du langage courant signifie :

  • au sens propre, dans le domaine électronique : être syntonisés, c'est à dire ajustés sur la même fréquence radio, ce qui permet de communiquer.
Un opérateur radio amateur
Un opérateur radio amateur
  • et au sens figuré : parfaitement se comprendre, être entièrement d'accord ; avoir la même opinion, parler le même langage.

On dit par exemple : "La plupart des commentaires laissés sur J'aime les mots sont positifs, car mes lecteurs et moi sommes généralement sur la même longueur d'onde".

Ou : "Impossible de parler avec ton cousin : nous ne sommes vraiment pas sur la même longueur d'ondes".

"Sommeiller".

Ce verbe du langage courant signifie :

  • au sens propre : dormir d'un sommeil léger et bref.

On dit par exemple : "Avec cette chaleur, nous avons pris l'habitude de sommeiller un peu dans le jardin, sous les arbres, après le repas de midi".

Une jeune femme effectuant une sieste sous des arbres
One woman, beautiful young woman lying on a meadow in nature alone and sleeping.
  • et au sens figuré : exister à l'état latent.

On dit par exemple : "Mon oncle était malade depuis longtemps sans même le savoir car cette maladie sommeillait en lui".

Sources : www.lalanguefrancaise.com

"Casser la baraque".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme architectural appartient au registre familier.

Elle s'utilise au sens figuré et elle peut avoir deux significations très différentes selon le contexte :

  • dans le domaine du spectacle : avoir beaucoup de succès, obtenir un triomphe, déchaîner l’enthousiasme, recevoir un excellent accueil.

On dit par exemple : "Dès ses débuts, ce groupe a cassé la baraque !".

  • ou : ruiner les projets de quelqu'un, faire échouer une entreprise.

Sources : Le Robert et wiktionary.org

"Un bain de soleil".

Ce substantif masculin appartient au langage courant.

Et il désigne selon le contexte :

  • au sens propre : une chaise longue, le plus souvent rigide, parfois dotée de roulettes, utilisée le plus souvent au bord des piscines, mais également dans les jardins ou sur les grandes terrasses, afin de se détendre en s'exposant au soleil.
Une femme bronzant sur un bain de soleil en teck
Une femme bronzant en bord de mer, sur un "bain de soleil" en teck

Le bain de soleill est généralement fabriqué avec des matériaux imputrescibles : polymère, aluminium ou bois (teck notamment). Et on ne le range donc généralement pas la nuit durant toute la belle saison.

Le dossier est parfois réglable graduellement, de la position assise à allongée.

 

  • ou : un corsage ou une robe laissant les épaules et le dos nus.

 

  • et au sens figuré : une exposition volontaire au soleil relativement longue, étendu, dans le but de bronzer.

Sources : Le Robert, www.expressio.fr, wikipedia.org et www.larouse.fr

"Éjaculer".

Ce verbe du langage courant signifie :

  • au sens propre :
    • projeter hors de soi avec force et par jet, un liquide sécrété par l'organisme.

Certains reptiles éjaculent par exemple une humeur caustique.

    • et tout particulièrement : émettre du sperme ; pour un homme ou pour un mâle de façon générale.

On dit par exemple : "Il va éjaculer au bout de trente secondes celui-là".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Éjaculer" en français.

  • et au sens figuré :
    • par analogie avec l'écoulement rapide et abondant du liquide éjaculé : projeter au dehors ; laisser sortir des personnes ou des choses en grand nombre.

On dit par exemple : "À la fin du concert les portes du stade éjaculent une foule émerveillée".

Ou : "Sitôt ouverte, l'amoire éjacula un flot de vêtements".

    • ou par métaphore : proférer, exprimer avec force, avec passion, sans délicatesse des propos, des pensées, des sentiments intenses.

On dit par exemple : "Fidèle à lui-même cet homme politique détestable a encore éjaculé quelques injures racistes".

Source : www.cnrtl.fr

"Les propos de nos hommes et femmes politiques sont de plus en plus aseptisés".

L'adjectif "aseptisé" signifie en effet :

  • au sens propre : rendu aseptique.

Autrement dit, en langage courant : sans microbes.

  • et au sens figuré, comme dans le titre de cet article : édulcoré.

Il est donc parfaitement adapté pour qualifier les propos de nos hommes et femmes politiques, de plus en plus édulcorés, politiquement corrects, faits de formules toutes faites, que je dénonce régulièrement dans ma collection d'articles consacrés à la novlangue.

"Donner de l'urticaire" ou "Filer de l'urticaire".

Cette locution verbale appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : énerver, irriter.

On dit par exemple : "C'est triste à dire, mais presque tout, désormais, dans la façon de parler de la plupart de mes concitoyens me donne de l'urticaire".

Ou : "Impossible pour moi d'écouter du rap : cela me file de l'urticaire".