J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme de locution verbale et d'idiotisme alimentaire.
"Sucrer les fraises" s'utilise depuis le tournant du XXe siècle et signifie, par plaisanterie (un tantinet douteuse), au sens figuré : avoir les mains qui tremblent de façon visible, être agité de tremblements nerveux incontrôlés.
Et par extension : être gâteux, atteint d'une maladie dégénérative, manifester des signes de vieillesse.
On dit par exemple : "La grand-mère de ma copine est vraiment très très âgée : elle sucre les fraises".
Ou : "J'espère bien pouvoir un jour m'offrir un beau voyage avec mes filles avant de sucrer les fraises".
Ce type de tremblement des mains ressemble en effet beaucoup au mouvement que font celles-ci lorsque l'on sucre les fraises au sens propre :
armé d'une main d'une coupe pleine de ces fruits rouges,
et de l'autre d'un sucrier à trous ou d'une cuillère à sucre (percée de trous), il faut secouer la seconde main au-dessus de la première afin d'obtenir des fraises au sucre.
Cette expression ne doit pas être confondue avec la locution verbale "Être aux fraises".
Sources : www.expressions-francaises.fr, www.expressio.fr et wiktionary.fr
J'adore cette expression du registre argotique en forme d'idiotisme botanique qui signifie : avoir des difficultés auditives, entendre mal.
Naturellement, elle interloque souvent mes interlocuteurs étrangers ou les personnes peu habituées à la langue verte, mais c'est toujours un véritable plaisir pour moi que de la leur expliquer.
Cette locution nominale et son apocope désignent ce que l'on appelle couramment "le gaz hilarant".
Ce composé chimique, également appelé "Oxyde nitreux" ou "Hémioxyde d'azote", est un gaz incolore a l'odeur et au goût légèrement sucrés.
Il s'agit d'un puissant gaz à effet de serre, 298 fois plus puissant que le gaz carbonique, devenu le premier contributeur à la destruction de la couche d'ozone !
Il suffit en effet de remplir un ballon de baudruche avec le contenu d'une cartouche, puis d'inhaler le gaz ainsi transféré dans le ballon.
Ainsi s'explique le grand nombre de cartouches argentées vides et de ballons dégonflés que vous avez certainement dû remarquer depuis quelque temps, au moins dans certains quartiers, jonchant souvent les pelouses des parcs et des cités, ainsi que les trottoirs de nos villes...
son extrême facilité d'accès :
Le protoxyde d'azote est en effet en vente libre dans sa version "gaz pour syphon", ce qui permet de se droguer en toute légalité !
et son prix absolument dérisoire:
On trouve ce "gaz pour syphon" à un prix défiant toute concurrence et à la portée de n'importe quel jeune enfant, puisque par exemple à 4 euros les 6 cartouches chez Casino, soit seulement 66 centimes pièce !
Et même à 134,95€ les 400 cartouches sur le site bienmanger.com, mis en avant par Google, soit 33,7 centimes pièce !
Lot de 400 cartouches de "gaz siphon professionnelles N2O pour chantilly" en vente sur le site bienmanger.com
Ou encore à 219€ les 600 cartouches chez le même fournisseur, pour les crétins ne sachant pas compter (36,5 centimes pièces, soit 8,3% plus cher !).
Ces six dénominations synonymes (désolé, il n'y en a pas davantage !) désignent toutes la même chose :
une spécialité médico-chirurgicale,
exercée par des praticiens, nommés "odontologistes", "odontologues", "médecins bucco-dentaires", "chirurgiens-dentistes", "médecins-dentistes" ou - par ellipse - "dentistes",
couvrant l'étude de l'organe dentaire (émail, dentine, pulpe dentaire), des maxillaires (os maxillaire, os mandibulaire) et des tissus attenants,
ainsi que la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies de l'ensemble des structures anatomiques oro-faciales.
Novlangue oblige, "La médecine bucco-dentaire" - appellation la plus récente - remplace officiellement, depuis le 15 décembre 2010, celle de "L'art dentaire".
Ces deux substantifs féminins du langage courant désignent une maladie cutanée incurable au départ bénigne qui se manifeste par des rougeurs chroniques au niveau du nez, des joues, ainsi parfois qu'au niveau du menton et du front.
Ces symptômes s'accompagnent d'une sensation de picotement, notamment au niveau des yeux.
De petits vaisseaux sanguins, caractéristiques des varicosités sont souvent visibles dans les zones touchées associées à des télangiectasies.
La maladie est évolutive et peut provoquer des crises d'acné, notamment en cas de stress ou de fatigue, et, à un stade avancé, faire enfler le nez du sujet qui reste rouge et bosselé (rhinophyma).
Lorsque la rosacée est à un stade plus avancé, ou soumise à différents facteurs, elle peut aussi sévèrement affecter la vie sociale du sujet qui en est atteint et un examen dermatologique est recommandé.
Cette maladie se distingue de l'érythrose faciale qui est un érythème diffus disparaissant à la vitropression.
Elle touche plus souvent les femmes entre 40 et 50 ans, et plus volontiers les individus à peau, yeux et cheveux clairs.
Le terme "Couperose" est aussi une ancienne dénomination de différents sulfates : ferreux, de zinc ou de cuivre.
Sources : wikipedia.org et sante.journaldesfemmes.fr
Ces deux expressions du registre familier signifient, selon le contexte, :
"Être dans un état de somnolence, mal réveillé, somnoler",
ou "Être à demi-inconscient, hébété".
Le plus souvent, à cause d'un abus d'alcool, d'un manque de sommeil ou d'un réveil très matinal.
Tout comme pour les expressions "Être dans le coaltar" ou "Avoir la tête dans le coaltar", dont la signification est exactement la même, l'origine des expressions "Être dans le cirage" ou "Avoir la tête dans le cirage" remonte à l'époque où l'on utilisait le coaltar ou le cirage dans des ateliers mal ventilés, et où leurs émanations tournaient donc la tête des ouvriers, les rendant à moitié conscients.
Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr
Ce substantif masculin, il me semble peu connu, désigne, selon le contexte :
dans les églises réformées ("protestantes") : un candidat au ministère pastoral qui, après les études de théologie, accomplit le stage préparatoire au pastorat. Il est autorisé par la compagnie des pasteurs à lire la Bible dans les temples de la ville et à prêcher dans ceux de la campagne.
en médecine : le premier malade d’une lignée qui consulte pour une affection génétique et qui déclenche ainsi une enquête génétique dans sa famille afin de déterminer le mode de transmission de cette affection
On dit par exemple : "Le malade est un petit-neveu du proposant".
une personne ou organisation à l’origine d’une proposition.
On dit par exemple : "Comme d'habitude, les proposants ne se bousculent pas au portillon !".
Ou : "Le proposant est un célèbre syndicat, autrefois tout puissant dans cette profession".