Pourquoi dire : "Le COVID-19" et "Le COVID" ou "La COVID-19" et "La COVID" ?

Et pas plutôt : "LA MACOVIR-19" pour "LA MAladie à COrona VIRus 2019" !

Voire : "LA MAVICOUR-19" pour "LA MAladie à VIrus en forme de COURonne 2019" !

"COVID-19" est en effet un acronyme anglais signifiant "COronaVIrus Disease 2019", c'est à dire précisément "Maladie à virus en forme de couronne 2019".

Et il s'agit du nom choisi par l'OMS, le 11 février 2020, pour désigner la maladie apparue à Wuhan (Chine) en décembre 2019 et d'abord désignée sous le nom de "Le coronavirus de Wuhan".

On a d'abord commencé à parler dans notre pays "DU" COVID et à dire "LE" COVID, par association d'idées avec "le" coronavirus, qui était un mot masculin.

Mais après quelques mois, on a commencé à dire "LA" COVID et il semblerait que l'on souhaite à présent imposer ce genre féminin au mot COVID.

Pourtant, considérer qu'il faut utiliser l'article féminin "LA" au motif de ce qu'il s'agit d'une maladie et que ce mot français est féminin, est à mes yeux révélateur de la nécessité de parler de "Maladie à coronavirus" (ou "MACOVIR") voire de Maladie à virus en forme de couronne" (ou "MAVICOUR") en français et non de "COVID" en anglais, sacré bon sang de bois !

À l'absurdité de parler une fois encore en anglais, s'ajoute désormais, pour moi, le ridicule, auquel notre classe politique et notre classe journalistique nous ont hélas, déjà, par trop, habitué.

  • Je reproduis ici l'article publié le 7 mai 2020 par l'Académie française, sur son excellent site www.academie-francaise.fr :

"Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation.

On dit ainsi la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer français) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin.

Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. On distingue ainsi le FBI, Federal Bureau of Investigation, "Bureau fédéral d’enquête", de la CIA, Central Intelligence Agency, " Agence centrale de renseignement", puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence.

Corona virus disease - notons que l’on aurait pu préférer au nom anglais disease le nom latin morbus, de même sens et plus universel - signifie "maladie provoquée par le corona virus (“virus en forme de couronne”)".

On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie.

Pourquoi alors l’emploi si fréquent du masculin le covid 19 ? Parce que, avant que cet acronyme ne se répande, on a surtout parlé du corona virus, groupe qui doit son genre, en raison des principes exposés plus haut, au nom masculin virus.

Ensuite, par métonymie, on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque.

Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien".

"La glossophobie" et "La glottophobie".

Ces deux vocables paronymiques ne doivent naturellement pas être confondus puisqu'ils correspondent à deux choses totalement distinctes :

  • "la glossophobie" est en effet la peur irrationnelle de parler en public,
  • tandis que "la glottophobie" désigne l'ensemble des discriminations linguistiques.

Source : wiktionary.org

 

"La SAUV" ou "La salle de déchocage".

Une SAUV (Salle d'Accueil des Urgences Vitales) ou Salle de déchocage

Il s'agit de la Salle d'Accueil des Urgences Vitales.

Situé au sein du service des urgences, ce lieu est destiné à l'accueil des patients ayant une détresse vitale existante ou potentielle.

Ce lieu médico-chirurgical polyvalent est donc ouvert 24h/24 et 365 jours par an.

Et doit être libéré dès que possible.

La SAUV ne correspond donc en aucune façon à un lieu de réanimation ou à un lieu d’hospitalisation.

Quant au terme de "déchocage", il désigne la technique employée par les médecins réanimateurs pour supprimer les effets d’un choc consécutif à un accident ou une maladie aiguë.

Source : slideplayer.fr

Pourquoi dire : "De la weed" ?

Sachet de cannabis

Et pas : "De l'herbe" voire : "De la beuh".

C'est à dire : de la marijuana, du haschich, du cannabis, etc. (tous ces mots sont synonymes et il en existe de nombreux autres), utilisé pour rouler soi-même des cigarettes appelées "joints", "pétards", "bédos", "cônes", etc. (registre argotique).

mains de femme en train de rouler un joint

"Weed" est en effet un mot anglais du registre argotique.

"La galvanoplastie" n'est pas une opération !

Mais un procédé consistant à appliquer à la surface d'un objet en métal, au moyen d'un courant électrique continu, un dépôt métallique en dissolution dans un liquide, à ne pas confondre avec la "Galvanostégie".

Source : wikipedia.org

 

 

Pourquoi dire : "C'est un warning pour nous" ?

Le professeur Frédéric Adnet, chef de service des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny (93)

Comme l'a déclaré le professeur Frédéric Adnet, directeur médical du SAMU de Seine-Saint-Denis (93) et responsable du service des Urgences du CHU Avicenne de Bobigny (93), le 10 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas : "C'est une ALERTE pour nous" ou "C'est une ALARME pour nous" !

Pour cet épouvantable anglicisme et parce qu'il est coutumier du fait, accumulant des énormités qu'une personne de son rang - qui passe son temps au surplus à s'exprimer sur les plateaux de télévision - ne devrait pas commettre, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Un naevus mélanocytaire" ou "Un NM".

Grains de beauté dans le dos d'une jeune femme blonde

Ce vocable et ce sigle médicaux désignent ce que l'on appelle communément "Un grain de beauté" ou "Un point de beauté".

C'est à dire une forme bénigne de tumeur cutanée, consistant en une petite tache ("Naevus" en latin) de forme généralement circulaire ou ovale, située sur le dessus de la peau.

On parle aussi de NM (Naevus Mélanocytaire).

"Le R0" ou "Le R zéro", "Le Re" ou "Le R e" et "Le Rt" ou "Le R t".

Ces mystérieuses appellations désignent des indicateurs épidémiologiques devant être interprétés avec précaution et correspondant respectivement :

  • pour le R0 (Ratio zéro): au nombre de reproduction DE BASE d'un virus, AVANT le déclenchement d'une épidémie.

Celui-ci indique le nombre moyen de nouveaux cas d’une maladie qu’une seule personne infectée et contagieuse va générer en moyenne dans une population sans aucune immunité.

Le R0 de la "Covid-19" était estimé, début 2020, en Chine, à 3,28 en moyenne. Ce qui signifie qu’une personne infectée par la maladie à coronavirus 2019 aurait infecté en moyenne 3,28 nouvelles personnes.

Le R0 dépend principalement de trois facteurs :

    • la durée de la contagiosité après infection,
    • la probabilité d’une infection après un contact entre une personne infectée et une personne non immunisée,
    • et la fréquence des contacts humains.

Plus ces trois facteurs sont élevés, plus le R0 sera important. Si celui-ci reste inférieur à 1, l’agent pathogène infectera moins d’une personne en moyenne par cas, et finira par disparaître.

En revanche, si le R0 est supérieur à 1, cela signifie que le pathogène réussira à infecter davantage de personnes, provoquant une épidémie.

  • et pour le Re (Ratio effectif) ou le Rt (Ratio temporel): au nombre de reproduction EFFECTIF ou TEMPOREL d'un virus PENDANT une épidémie, qui est donc variable.

Ce Re (ou Rt) correspond au nombre de nouveaux cas qu’une seule personne infectieuse va générer en moyenne à un instant T dans une population composée à la fois de personnes non immunisées et de personnes immunisées.

Alors que le R0 désigne le taux de reproduction au tout début d’une épidémie, le Re (ou Rt) est un taux de reproduction qui évolue pendant l’épidémie en fonction des mesures de contrôle : cconfinement, distanciation physique, mesures d’hygiène, etc.

Aussi, lorsque la presse évoque un " R0 qui remonte" dans une ou plusieurs régions, c’est à tout le moins un abus de langage, pour ne pas dire une absurdité... car il s’agit en réalité du Re (ou Rt) !

Le Re (ou Rt) peut être constamment recalculé afin d’estimer la dynamique de l’épidémie et de projeter son évolution. Le but des autorités sanitaires est de faire baisser au maximum ce taux et de le maintenir en dessous de 1, afin de contrôler l’épidémie, puis de la stopper.

En France, ce taux effectif (ou temporel) a été largement réduit par le confinenent et par les mesures de distanciation physique prises à compter du 17 mars 2020., puisqu'il est passé de plus de 3 à environ 0,5.

Avant de remonter à plus de 1 vers le 10 juillet.

Le Re (ou Rt) peut rebondir, parfois artificiellement, sans que la situation épidémique ne connaisse d’évolution. Une campagne de dépistage massive risque en effet de faire croître le nombre de cas détectés sur une période et de faire remonter le Re (ou Rt) simplement parce que l’on aura une meilleure mesure de l’étendue de l’épidémie.

Le taux de reproduction n’est donc pas un indicateur suffisant et doit s’apprécier aux côtés d’autres données.

Source : www.lemonde.fr

"L'EMR-SSA".

L'EMR-SSA (Élément Militaire de Réanimation du Service de Santé des Armées), couramment appelé "Hôpital militaire de campagne", déployé à Mulhouse (68), du 21 mars au 17 avril 2020

Ce sigle désigne l'Élément Militaire de Réanimation du Service de Santé des Armées, couramment appelé "hôpital militaire de campagne".

L'EMR-SSA (Élément Militaire de Réanimation du Service de Santé des Armées), couramment appelé "Hôpital militaire de campagne", déployé à Mulhouse (68), du 21 mars au 17 avril 2020

Celui-ci a été déployé à proximité du Centre Hospitalier Émile Muller de Mulhouse (68) du 21 mars au 17 avril 2020, afin de soulager les structures médicales publiques de la région Grand Est.

L'EMR-SSA (Élément Militaire de Réanimation du Service de Santé des Armées), couramment appelé "Hôpital militaire de campagne"

Cette éphémère structure médicale modulaire sous tente, d'une capacité de 30 lits de réanimation, était dédiée à la prise en charge, par du personnel médical des armées, de patients atteints de la maladie à coronavirus 2019.

Sources : www.defense.gouv.fr et www.lepoint.fr

"L'apathie".

Ce substantif féminin synonyme d’impassibilité désigne l'incapacité d'être ému ou de réagir .

Celle-ci peut être dûe à la mollesse ou à l'indifférence.

Ou parfois à un état dépressif.

Cet état d'indifférence à l'émotion, la motivation ou la passion se traduit par un manque d'intérêt émotionnel, social, spirituel, philosophique, parfois accompagné de phénomènes physiques.

Source : wikipedia.org

"Avoir un chat dans la gorge".

Cette très ancienne expression en forme d'idiotisme animalier remonterait au XIe siècle.

Elle s'utilise, au sens figuré, lorsque l'on éprouve une gêne soudaine pour parler ou chanter, ayant la gorge qui gratte, comme si l'on avait quelque chose dans le gosier.

On a alors tendance à tousser et à bredouiller péniblement quelques mots d'excuse avec une voix enrouée. Et cela généralement jusqu'à ce que l'on boive un verre d'eau et parvienne progressivement à retrouver notre voix au bout de quelques instants, après nous être consciencieusement et fort peu discrètement raclé la gorge.

On dit par exemple : "Excuse-moi ; je ne sais pas ce que j'ai avalé : j'ai un chat dans la gorge".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Un bouillon d'onze heures", "Boire le bouillon d'onze heures" ou "Servir un bouillon d'onze heures".

La locution nominale "bouillon d'onze heures" relève du registre familier (on ne dit et écrit que beaucoup plus rarement "bouillon dE onze heures") et elle signifie : poison, breuvage empoisonné.

  • "Boire le bouillon d'onze heures" signifie donc : mourir.
  • Et "Servir un bouillon d'onze heures" : empoisonner quelqu'un.

Source : wiktionary.org