Pourquoi écrire : "Oops" ?

Et pas simplement, en français : "Oups" !

Cette exclamation s'utilise lorsque l'on prend conscience d'un oubli, d'une erreur, d'une maladresse ou d'un raté.

Comme par exemple :

  • lorsque l'on envoit un courrier électronique annonçant une pièce jointe que l'on oublie de joindre,
  • ou : lorsque l'on fait tomber sur le trottoir le contenu de son cornet de glace.

Sources : Le Robert et www.linternaute.fr

"Éric Rohmer".

Le réalisateur français Éric Rohmer

Il s'agit du nom de plume et du nom d'artiste du réalisateur français Maurice Schérer, né le 21 mars 1920 et mort le 11 janvier 2010.

Il a réalisé au total vingt-trois longs métrages qui constituent une oeuvre atypique et personnelle, en grande partie (pour les deux tiers de ses longs métrages) organisée en trois cycles : les "Contes moraux", les "Comédies et proverbes" et les "Contes des quatre saisons".

Considéré avec Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol et Jacques Rivette comme l'une des figures majeures de la Nouvelle Vague, il a obtenu en 2001 à la Mostra de Venise un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière.

Éric Rohmer, le 8 septembre 2001, à la Mostra de Venise, recevant un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière

Comme ses camarades de la Nouvelle Vague, Éric Rohmer a commencé sa carrière dans le cinéma comme critique. Après avoir rédigé ses premiers articles à la fin des années 1940, il rejoint les Cahiers du cinéma peu après leur création au début des années 1950. Et devient rédacteur en chef de la revue de 1957 à 1963. Parallèlement à sa carrière de critique, il réalise tout au long des années 1950 des courts métrages et peut même réaliser, en 1959, son premier long métrage, "Le signe du lion". Mais à la différence de ceux de Claude Chabrol, François Truffaut et Jean-Luc Godard, ses premiers films ne rencontrent aucun succès.

Évincé des Cahiers du cinéma par Jacques Rivette en 1963, il travaille pour la télévision scolaire, pour laquelle il réalise des films pédagogiques. Dans le même temps, il entame la réalisation de ses "Six contes moraux" et s'assure une indépendance financière en créant avec Barbet Schroeder sa propre société de production, Les Films du Losange. Il rencontre un premier succès d'estime en 1967 avec "La Collectionneuse", puis accède à une notoriété internationale avec les trois films suivants : "Ma nuit chez Maud" (1969), "Le genou de Claire" (1970) et "L'amour l'après-midi" (1972).

Au cours des années 1980, après deux films d'époque, adaptés d'œuvres littéraires ("La Marquise d'O…" et "Perceval le Gallois"), il réalise les six films du cycle "Comédies et proverbes" puis au cours des années 1990 le cycle des "Contes des quatre saisons".

Avant de revenir, dans les années 2000, à la réalisation de films d'époque.

Le cinéma d'Éric Rohmer se caractérise à la fois par :

  • l'importance du thème des rencontres amoureuses et de la séduction,
  • l'écriture et l'importance de ses dialogues,
  • et une grande économie de moyens. Malgré sa notoriété, Rohmer a en effet souvent tourné dans des conditions proches de l'amateurisme, avec une équipe technique légère et une caméra 16 mm.

Source : wikipedia.org

"Quand" ou "Quant".

Ces deux mots ne se prononcent pas de la même façon et ne devraient donc normalement pas poser de problèmes d'orthographe :

  • "Quand" se prononce en effet sans jamais effectuer après le "D" qui est muet : "kan",
  • et "Quant" se prononce en effectuant la liaison avec la voyelle suivante "kante".

La règle est la suivante :

  • On écrit "QuanD" lorsque l'on peut dire "lorsque", "à quel moment" ou "au moment où".
    • Par exemple : "QuanD, à cause de ton handicap, tu as perdu ton emploi, cela nous a révolté".

On pourrait dire : "Lorsque, à cause de ton handicap, tu as perdu ton emploi, cela nous a révolté".

    • Ou : "QuanD as-tu commencé à avoir mal ?".

On pourrait dire : "À quel moment as-tu commencé à avoir mal ?".

    • Ou encore : "QuanD le train a démarré, je me suis mis à pleurer".

On pourrait dire : "Au moment où le train a démarré, je me suis à pleurer".

  • et "QuanT" lorsque l'on peut dire "En ce qui concerne", "Pour ce qui est de".
    • On dit par exemple : "QuanT à moi, je trouve ces différents exemples assez clairs".

On pourrait dire : "En ce qui (me) concerne, je trouve ces différents exemples assez clairs"

    • Ou: "QuanT au cinéma, je préfère généralement les films d'avant 1970".

On pourrait dire : "Pour ce qui est (du) cinéma, je préfère généralement les films d'avant 1970".

"Douiller"

Ce verbe du registre argotique signifie :

  • au sens propre : "Payer".

On dit par exemple : "C'est encore ma mère qui va douiller avec ce radin".

  • et, par extension, :
    • "Subir un désagrément.

On dit par exemple : "Avce cette fichue crise, ce sont encore les plus défavorisés qui vont douiller".

    • ou "Souffrir".

On dit par exemple : "Tu vas douiller chez ce dentiste : c'est un vrai boucher !".

"Différer" ou "Différer de".

  • "Différer" est un verbe transitif signifiant : remettre à plus tard ; éloigner la réalisation de quelque chose ;  reporter, repousser, retarder.

On dit par exemple : "Le gouvernement diffère la mise en oeuvre de son programme".

  • tandis que "Différer de" est un verbe intransitif signifiant : être différent, dissemblable ; se différencier, se distinguer.

On dit par exemple : "Le programme mis en oeuvre par le gouvernement diffère de celui qu'il avait promis lors de la campagne électorale.

"Peser un âne mort".

Gravure de Gustave Doré (1867) illustrant la fable de Jean de La Fontaine "Les deux chiens et l'âne mort" (1678)

J'aime bien cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifiant"peser très lourd, en parlant d’une chose dont le déplacement occasionne des difficultés".

La signification de cette locution verbale trouve son origine dans la fable de Jean de La Fontaine "Les deux chiens et l’âne mort", publiée en 1678 dans le second recueil des "Fables de La Fontaine" (vingt-cinquième fable du Livre VIII).

On dit par exemple : "Tu peux m'aider à descendre la vieille machine à laver, s'il te plaît : elle pèse un âne mort !".

Les deux chiens et l’âne mort

"Les vertus devraient être soeurs,
Ainsi que les vices sont frères.
Dès que l'un de ceux-ci s'empare de nos coeurs,
Tous viennent à la file ; il ne s'en manque guère.
J'entends de ceux qui, n'étant pas contraires,
Peuvent loger sous même toit.
A l'égard des vertus, rarement on les voit
Toutes en un sujet éminemment placées
Se tenir par la main sans être dispersées.
L'un est vaillant, mais prompt ; l'autre est prudent, mais froid.
Parmi les animaux, le chien se pique d'être
Soigneux, et fidèle à son maître ;
Mais il est sot, il est gourmand :
Témoin ces deux mâtins qui, dans l'éloignement,
Virent un âne mort qui flottait sur les ondes.
Le vent de plus en plus l'éloignait de nos chiens.
Ami, dit l'un, tes yeux sont meilleurs que les miens :
Porte un peu tes regards sur ces plaines profondes ;
J'y crois voir quelque chose. Est-ce un boeuf, un cheval ?
- Eh! qu'importe quel animal ?
Dit l'un de ces mâtins ; voilà toujours curée.
Le point est de l'avoir; car le trajet est grand ;
Et de plus, il nous faut nager contre le vent.
Buvons toute cette eau ; notre gorge altérée
En viendra bien à bout : ce corps demeurera
Bientôt à sec, et ce sera
Provision pour la semaine.
Voilà mes chiens à boire : ils perdirent l'haleine,
Et puis la vie ; ils firent tant
Qu'on les vit crever à l'instant.
L'homme est ainsi bâti : quand un sujet l'enflamme,
L'impossibilité disparaît à son âme.
Combien fait-il de voeux, combien perd-il de pas,
S'outrant pour acquérir des biens ou de la gloire!
Si j'arrondissais mes États!
Si je pouvais remplir mes coffres de ducats !
Si j'apprenais l'hébreu, les sciences, l'histoire !

Tout cela, c'est la mer à boire ;
Mais rien à l'homme ne suffit.
Pour fournir aux projets que forme un seul esprit,
Il faudrait quatre corps ; encor, loin d'y suffire,
A mi-chemin je crois que tous demeureraient :
Quatre Mathusalems bout à bout ne pourraient
Mettre à fin ce qu'un seul désire".

Sources : wikipedia.org, wiktionary.org et www.la-fontaine-ch-thierry.net

Monsieur et Madame Fairmessagueule ont trois filles. Comment se prénomment-elles ?

Réponse
« Ella, Eva et Maeva !« 
Complément de réponse
Ella, Eva et Maeva Fairmessagueule.
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre « Ella Fairmessagueule » et la locution verbale « Elle a fermé sa gueule », « Eva Fairmessagueule » et la locution verbale « E(lle) va fermer sa gueule », ainsi qu’entre « Maeva Fairmessagueule » et « Ma(is) elle va fermer sa gueule » !

Les domonymes (ou "noms de maisons") particulièrement niais.

J'espère que les malheureux détenteurs de tels biens immobiliers ne m'en voudront pas trop... mais comment diable peut-on encore aujourd'hui baptiser - ou ne pas débaptiser si c'est là un héritage du passé - autant de maisons "Sam suffit" ("Ça me suffit"...) ou "Mon abri côtier" ("Mon abricotier"...),  comme en attestent les plaques que je continue de voir régulièrement tout du long des trottoirs des diverses routes côtières du littoral méditerranéen, que j'ai la chance de fréquenter depuis maintenant plus de 20 ans ?

Dieu sait pourtant si je suis un fervent adepte des calembours les plus capillotractés !

Vous êtes du reste bien placés pour le savoir, vous qui me lisez, j'espère, régulièrement.

Mais je trouve les calembours de ces domonymes vraiment mauvais.

"Entonner le couplet" ou "Épargner le couplet".

"Un couplet" est un substantif  désignant :

    • au sens propre :
      • chacune des strophes d'une chanson, séparée par un refrain".

On dit par exemple : "Dans sa chanson Hexagone, Renaud a consacré un couplet à chacun des mois de l'année".

      • ou la strophe unique d'une chanson gaie ou d'une chansonnette.
    • et au sens figuré : ce que quelqu'un répète volontiers à tout propos, continuellement.

On dit par exemple : "Ça y est : pépé va encore nous entonner le couplet Avec de Gaulle ça ne se serait pas passé comme ça..." ou "Pour une fois, mon père nous a épargner le couplet sur la guerre d'Algérie...".

Source : www.larousse.fr