"Partir comme des petits pains" ou "Se vendre comme des petits pains".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie "se vendre très facilement et très rapidement".

On dit par exemple :

  • "Pendant le confinement du printemps 2020, la farine et les oeufs bio partaient comme des petits pains".
  • ou "C'est un auteur à succès : ses livres se vendent comme des petits pains".

 

"Le rire est le propre de l'Homme".

C'est à l'écrivain français François Rabelais que nous devons cet aphorisme très célèbre.

On le trouve en effet dans l’"Avis aux lecteurs" ouvrant son deuxième roman, le célèbre "La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas abstracteur de quintessence. Livre plein de Pantagruélisme", ou plus simplement "Gargantua", écrit en 1534.

Rabelais y écrit ainsi : "Mieulx est de ris que de larmes escripre, pour ce que rire est le propre de l'homme".

Soit, en français moderne : "Mieux vaut écrire des choses comiques que des choses tristes, parce que le rire est le propre de l'Homme".

Selon les critiques, ce passage du texte de Rabelais serait inspiré d'un passage du traité "Les parties des animaux" d'Aristote, dans lequel ce dernier défend l'idée que : "L'homme est le seul animal qui ait la faculté de rire".

Source : wikipedia.org

"Faciliter le transit intestinal".

J'adore cette locution du langage courant, utilisée au sens figuré, permettant de signifier très clairement à quelqu'un de manière extrêmement correcte qu'il vous indispose profondément.

Ainsi, dire à votre interlocuteur "Tu me facilites le transit intestinal", vous évite de recourir au classique "Tu me fais chier", qui relève naturellement du registre vulgaire.

"Une capilotade".

Ce terme de cuisine désigne :

  • au sens propre : un ragoût fait de restes de volailles ou de viandes déjà cuites.

On parle par exemple d'une "capilotade de faisans".

  • et, au sens figuré, dans le registre familier, :
    • une mise en pièces de manière à produire une impression de mélange confus, de gâchis.

On dit par exemple : "Fin juin 1940, la France était en capilotade".

    • ou une mise en pièces, produite par des coups et blessures.

On dit par exemple : "Après son arrestation musclée, le malfaiteur était en capilotade".

Le mot "capilotade" s'utilise en effet dans les formules "Être en capilotade" "Faire une capilotade de quelqu'un" ou "Mettre quelqu'un en capilotade".

Source : www.cnrtl.fr

"Le panurgisme", "Se comporter en mouton de Panurge", "Un mouton de Panurge".

Le terme "Panurgisme" fait référence à "Panurge" un personnage de fiction, ami de "Pantagruel" dans "Le Quart Livre" de François Rabelais, publié en 1548.

Le "panurgisme" désigne la tendance à "se comporter en mouton de Panurge", c'est à dire le conformisme, le suivisme ; le comportement d’un individu ou un groupe d’individus imitant les autres, suivant un modèle, une mode, un mouvement ou une majorité par simple principe, sans réflexion ou choix délibéré de leur part, de façon presque inconsciente.

On dit par exemple : "Le panurgisme de mes contemporains ne laisse pas de me sidérer : les gens suivent massivement les modes et aiment ce qu'aiment les autres en même temps que les autres !".

Les adjectifs correspondants sont "panurgesque", "panurgien" et "panurgique".

Source : wiktionary.org

"Un subterfuge", "Recourir à un subterfuge" ou "User de subterfuges".

J'aime beaucoup ce mot du registre soutenu désignant un moyen détourné pour se tirer d'embarras ou pour échapper à une situation délicate.
Ainsi que, par extension, un moyen ingénieux utilisé pour obtenir quelque chose.
On dit par exemple : "Mon directeur s'est rendu compte que j'avais été absent tout l'après-midi et j'ai donc dû recourir à un subterfuge, en inventant que j'avais eu affaire à un client très exigeant".
Ou : "Pour acquérir mon appartement à bon prix je reconnais que j'ai dû user de subterfuges".
Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Faire le gros dos" ou "Faire le dos rond".

Ces deux expressions du langage courant signifient :

  • au sens propre : pour un chat, selon les circonstances :
    •  hérisser le poil et arrondir son dos en voûtant l'échine, face à un danger, afin de paraître plus grand, plus imposant.

Chat faisant "le gros dos"

    • ou voûter l'échine pour s'étirer ou manifester sa satisfaction au moment des caresses.
  • et au sens figuré, pour un humain, :
    • céder, se résigner à ce qui arrive de fâcheux, dans l'attente ou l'espoir d’une amélioration.
    • ou sembler ignorer une situation, se prêter à ce que l'on vous dit ou à ce qui vous arrive, afin de mieux vous protéger.

On dit par exemple : "Lorsque j'ai été l'objet de toutes ces critiques, j'ai fait le gros dos. Il sera toujours temps de réagir vigoureusement d'ici quelque temps".

L'expression "Laisser passer l'orage" a une signification relativement proche.

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Laisser passer l'orage".

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré, : "Attendre qu'une situation devienne moins risquée, attendre une accalmie, attendre la fin d'un conflit".

On dit par exemple : "Mon père était furieux de constater que j'avais enfoncé tout l'avant de sa voiture neuve : j'ai laissé passer l'orage".

Les expressions "Faire le gros dos" ou "Faire le dos rond" ont des significations relativement proches.

Source : www.languefrancaise.net

Quelle est la différence entre un marin et un charcutier ?

Réponse
Le marin sort du port et longe les côtes.
Tandis que le charcutier sort les côtes et la longe du porc !
Explication du calembour
Il résulte de la polysémie du mot « côte » (rivage de la mer et os du thorax ou morceau de viande attenant) ainsi que de l’homonymie entre les mots « port » (abri naturel ou articiel pour les bateaux) et « porc » (animal), et entre le substantif « longe » (morceau de viande) et la forme conjuguée du verbe « longer », « il longe ».