"PN".

Ce sigle relativement récent désigne un "Pervers Narcissique".

Autrement dit, d'une personne atteinte d’un trouble de la personnalité narcissique, c'est à dire ayant une image dévalorisante d’elle-même et se valorisant en rabaissant les autres.

Cette personne - le plus souvent un homme - se donne l’apparence d’un être supérieur aux autres et ressent un besoin exacerbé de se faire admirer. Elle manipule les proches de son entourage et ne ressent aucune culpabilité lorsqu’elle blesse les autres.

Ce sigle de "PN" et cette locution nominale de "Pervers narcissique" connaissent, me semble-t-il, un incroyable succès, en particulier auprès de la gent féminine.

Et j'avoue être personnellement assez amusé - au regard des conversations qu'il peut m'arriver d'entendre - par la propension actuelle des femmes divorcées ou séparées à se présenter comme victimes d'affreux PN...

"Faire florès"

Cette locution verbale du registre soutenu signifie "briller, obtenir des succès, réussir de manière éclatante".

On dit ainsi : "Le téléphone portable a fait florès" ou "Le chausseur français Christian Louboutin a fait florès avec ses semelles rouges".

Source : www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Le sex-appeal" !

Et pas : "L'attrait sexuel", "L'attrait physique", voire "Le charme".

Fort heureusement, cet anglicisme relève désormais du registre désuet et s'utilise nettement moins qu'il y a encore quelques années, me semble-t-il.

Mais qui étaient donc "Brigitte", "Catherine", "Pascaline", "Séverine" et "Virginie" ?

Il s'agit des surnoms des cinq tunneliers français utilisés à partir de février 1988 sur le chantier du tunnel sous la Manche, entre la France et la Grande-Bretagne.

Un tunnelier en action

  • "Brigitte, qui creusa les 15 618 mètres du Tunnel de service sous mer (T1) à compter du 4 février 1988, portait le prénom de Brigitte Matheron, épouse de Pierre Matheron, Directeur construction France, surnommé "le Pharaon".
  • "Catherine, qui creusa les 18 857 mètres du Tunnel ferroviaire Sud sous mer (T2) à compter du 31 mars 1989, portait le prénom de Catherine Evrard, secrétaire de Bernard Pavot, Directeur du T3, et de toutes les "Catherine" de TML (TransManche Link) car ce prénom était le plus fréquent sur le chantier.

Le tunnelier "Virginie", qui creusa les 3 251 mètres du Tunnel de service sous terre (T4) du Tunnel sous la Manche, à compter du 11 mai 1988

  • Et "Virginie", qui creusa les 3 251 mètres du Tunnel de service sous terre (T4) à compter du 11 mai 1988, portait le prénom de Virginie Huez, fille de Michel Huez, ouvrier sur le chantier du tunnel, et lauréate à l’âge de 11 ans du concours intitulé "Dessine-moi ton tunnel".

Quant à "Pascaline" et "Séverine", le choix des prénoms de deux soeurs jumelles est particulièrement judicieux, puisque, en réalité, un seul et même tunnelier a été utilisé pour creuser les tunnels ferroviaires sous terre. Ladite machine est en effet d’abord partie depuis le puits de Sangatte (62) sur le Tunnel Sud (T5) en direction du terminal français. Puis, dès sa sortie au portail de Beussingues, à Peuplingues (62), elle a été retournée de 180°, pour reprendre aussitôt le chemin inverse, sur le Tunnel Nord (T6), jusqu’au puits de Sangatte (62).

  • Ainsi, "Pascaline", qui creusa les 3 265 mètres du Tunnel ferroviaire Sud sous mer (T5) à compter du 27 janvier 1989, portait le prénom de Pascaline Joly, fille de Louis Joly, Chef du personnel de la préfabrication.
  • Tandis que "Séverine", qui creusa les 3 265 mètres du Tunnel ferroviaire Nord sous terre (T6) à compter du 5 mars 1990, portait le prénom de sa soeur jumelle, Séverine Joly.

Cette tradition de baptiser au féminin les tunneliers remonte à la grande époque des houillères. Le travail au fond des mines leur étant interdit (loi du 13 décembre 1889), les femmes ne pouvaient alors y descendre. Mais, pour marquer quand même leur présence, les mineurs avaient l’habitude de donner des prénoms féminins aux chevaux et autres engins de roulage.

Seule exception à la règle sur le "chantier du siècle" du tunnel sous la Manche, "Europa", qui creusa les 20 007 mètres du Tunnel ferroviaire Nord sous mer (T2) à compter du 5 décembre 1988.

Doit-on dire "La tequila" ou "Le tequila" ?

Bouteilles de tequila
Réponse
L’un ou l’autre, car le mot espagnol « el tequila » est masculin !

Au Mexique : champ d'agave bleu destiné à la production de tequila

Cette boisson alcoolisée est produite au Mexique à partir de l'agave bleu, la plante également à l'origine de la fabrication du "Mezcal".

Panneau de bienvenue dans la localité mexicaine de Tequila (Janisco)

L'appellation d'origine "Tequila" requiert une production dans la localité du même nom et dans le seul état de Jalisco ou dans quelques municipalités des États mexicains de Nayarit, Michoacan, Guanajuato, et Tamaulipas.

Les cinq zones de production de la tequila
Les cinq zones de production de la tequila

"Concocter".

J'aime beaucoup ce joli verbe du registre familier qui signifie "Préparer, élaborer avec soin".

On dit par exemple :

  • "Je vais concocter à l'attention une lettre de motivation sortant de l'ordinaire".
  • ou "Ma petite femme chérie m'a concocté un petit plat pour mon anniversaire".

10 façons de dire "S'entendre très bien".

La formule "Être comme cul et chemise" appartient au registre familier.

Et le langage courant nous offre pour une fois un vaste choix, avec l'idiotisme animalier "Être copains comme cochons", mais également "S'entendre comme larrons en foire", "Être comme des frères" ou "S'entendre comme des frères".

Ainsi que les idiotismes corporels ou idiotismes numériques "Être comme les doigts de la main", "Être comme les deux doigts de la main" et "Être unis comme les cinq doigts de la main".

Et enfin : "S'entendre à merveille" et "Très bien s'entendre".

L'expression antonyme de toutes celles-ci est "Être comme chien et chat" ou "S'entendre comme chien et chat".

"Être comme chien et chat", "S'entendre comme chien et chat".

S'entendre comme chien et chat

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier signifie "Très mal s'entendre, ne pas cesser de se chamailler, de se disputer, ne pas se supporter ; être incapable de se cotoyer ou de cohabiter, être perpétuellement en conflit".

S'entendre comme chien et chat

Elle remonterait au XVIIe siècle et se fonde sur la croyance populaire en vertu de laquelle, les chiens et les chats seraient des animaux instinctivement ennemis l'un de l'autre.

Pourtant - comme moi, j'imagine - il vous est déjà très certainement arrivé d'être témoin de relations d'amitié entre animaux de ces deux espèces.

S'entendre comme chien et chat

Il existe de nombreuses expression antonymes que j'ai réuni dans mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien", dont je vous recommande bien évidemment la lecture.

"Emiliano Zapata".

Emiliano Zapata

Il s'agit du nom d'usage de l'homme politique mexicain Emiliano Zapata Salazar, né le 8 août 1879 et mort le 10 avril 1919.

Surnommé "El caudillo del Sur" ("Le caudillo du Sud") et "l'Atila del Sur" ("l'Attila du Sud"), il fut, avec son "armée de libération du Sud" et ses hommes, communément appelés "les zapatistes", l'un des principaux acteurs de la révolution mexicaine de 1910 contre président Porfirio Diaz, puis de la guerre civile qui suivit le départ en exil de celui-ci en 1911.

Sa maxime, "Mieux vaut mourir debout que vivre toute une vie à genoux", est entrée dans la légende.