"Verser une larmichette", "Verser sa larmichette", "Écraser une larmichette" ou "Laisser glisser une larmichette".

Ces locutions verbales du registre populaire signifient, selon le contexte :

  • "Verser une larmichette" : verser une petite quantité de liquide, généralement de boisson alcoolisée.

On dit par exemple : "Je te sers une larmichette de mon nouveau Cognac, tout de même !".

  • "Verser une larmichette", "Verser sa larmichette", "Écraser une larmichette" ou "Laisser glisser une larmichette" : laisser couler une ou deux petites larmes ; être un petit peu ému.

On dit par exemple : "Je dois reconnaître que j'ai versé ma larmichette lorsque la petite fille cancéreuse, que l'on croyait guérie, succombe, à l'instant précis où sa mère aurait pu la revoir, lors de sa sortie du coma...".

Source : wiktionary.org

"L'exubérance", "Exubérant", "Exubérante".

  • "Exubérance est un substantif du registre soutenu désignant, selon le contexte, :
    • La luxuriance, l'abondance, la profusion, le développement excessif.

On dit par exemple : "La jungle se caractérise par l'exubérance de sa végétation".

    • L'expansivité, l'entrain, une vitalité, une énergie irrépressible, se manifestant dans le comportement, les propos.

On dit par exemple : "Manifester sa joie avec exubérance".

  • "Exubérant" et "Exubérante" sont les adjectifs masculin et féminin singuliers du registre soutenu qualifiant ce qui relève de l'exubérance.

Source : www.larousse.fr

"Il croit" et "Il croît".

Ces deux formes verbales parfaitement homophones ("il croi") mais non homographes ont des significations totalement différentes :

  • "Il croit" sans accent circonflexe sur le "i", est la troisième personne du singulier du verbe "CroIre", conjugué au présent de l'indicatif.

On dit par exemple : "Il croit qu'il est doué en français". Ce qui signifie qu'il tient cela pour véridique.

  • et "Il croît" avec un accent circonflexe sur le "i", est la troisième personne du singulier du verbe "CroÎTre", conjugué au présent de l'indicatif.

On dit par exemple : "Ce peuplier est idéalement situé à cet endroit : il croît de plusieurs mètres par an !". Ce qui signifie qu'il grandit rapidement.

"Antépénultième" et "Pénultième" ou "L'antépénultième" et "Le pénultième".

J'aime beaucoup ces jolis adjectifs et substantifs du registre soutenu, qui signifient respectivement :

  • "Antépénultième" et "L'antépénultième" : qui précède immédiatement le "pénultième" ou "avant-dernier".

Ou : troisième en partant de la fin.

Et, dans le langage courant : avant avant-dernier.

On dit par exemple : "Dans une épreuve comportant cinq participants, le dernier est le cinquième ; l'avant-dernier est le quatrième et l'antépénultième est le troisième".

  • "Pénultième" et "Le pénultième" : avant-dernier.

On dit par exemple : "Dans une course comportant six participants, le cinquième est le pénultième".

"Chapeau !", "Chapeau bas !", "Chapeau l'artiste !", "Donner un coup de chapeau", "Rendre un coup de chapeau" et "Tirer son chapeau".

Toutes ces différentes formules du langage courant et du registre désuet, en forme d'interjection ("Chapeau !" par ellipse de "Chapeau bas !"), de locutions interjectives ("Chapeau bas !" et "Chapeau l'artiste !") ou de locutions verbales ("Donner un coup de chapeau", "Rendre un coup de chapeau" et "Tirer son chapeau") ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Elles s'utilisent toujours de nos jours en effet - mais au sens figuré désormais - afin d'exprimer le profond respect, voire l'admiration que l'on éprouve envers une personne.

Ou - plus largement - afin de faire part de ses félicitations, salutations ou remerciements.

Les porteurs de chapeau ayant naturellement totalement disparu de notre environnement depuis plus d'un demi-siècle, ces différentes formules trouvent leur origine au XVIIe siècle, lorsque le chapeau était un objet vestimentaire incontournable.

On avait alors coutume de saluer son prochain en enlevant et abaissant son chapeau.

Cette forme de salut respectueux consistant à incliner son chapeau vers le bas (saluer "chapeau bas") constituait alors une marque de respect et de déférence envers son interlocuteur.

La pratique (le geste) a perduré jusque dans les années 1960, lors de la disparition du chapeau.

Et la parole (les différentes formules : "Chapeau !", "Chapeau bas !", "Chapeau l'artiste !", "Donner un coup de chapeau",  "Rendre un coup de chapeau" et "Tirer son chapeau") jusqu'à nos jours, chez les plus âgés d'entre nous.

On notera que la forme "Chapeau l'artiste" s'emploie parfois au second degré, afin, par exemple de se moquer cyniquement de l'incurie ou de l'impéritie d'un pouvoir exécutif...

On dit ainsi : "Le Premier ministre Édouard Philippe ose annoncer, le 28 avril 2020, qu'il va rendre obligatoire le 11 mai, dans les transports en commun, le port de masques que son directeur général de la Santé déclarait totalement inutile, voire dangereux... le 19 mars : chapeau l'artiste !".

Sources : www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Un odonyme", "Un hodonyme" ou "Un dromonyme".

Ces trois mots parfaitement synonymes désignent tous un nom de voie de communication terrestre telle que celles mentionnées sur les plans de villes ou cartes routières :

  • "chemin", "sentier", "route", "autoroute", etc. en milieu rural.

Exemples : "RN (Route Nationale) 7" ou" Autoroute du Soleil" sont des odonymes ruraux.

  • "avenue", "boulevard", "cours", "impasse", "place", "rue", "ruelle", etc. en milieu urbain.

Exemples : "avenue des des Champs-Élysées", "place de la Bastille" ou "boulevard du Prado" sont des odonymes urbains.

On notera que la forme "odonyme" est la plus courante.

Et que le mot "dromonyme" est sensiblement moins utilisé.

 

"H aspiré" et "H muet".

  • Le "H aspiré" empêche toute liaison ou toute élision avec le mot précédent.

Pour le reconnaître, on doit pouvoir placer l'article défini "le" ou "la" devant le mot.

On dit par exemple "LA houille" (et non "L'houille"). Ou "LE haricot" (et non "L'haricot").

Le "H aspiré" ne provoque pas d'aspiration, mais un blocage dans la prononciation, qui évite la liaison.

On dit par exemple : "Un héros" (et non "Un Nhéros").

Ou "Une hauteur (et non une "Nhauteur").

  • Le "H muet" permet la liaison et l'élision avec le mot précédent.

Pour le reconnaître, on ne doit pas pouvoir pas pouvoir placer l'article défini "le" ou "la" devant le mot.

On ne peut pas dire par exemple "LE homme" (mais "L'homme").

Ni "LA herbe" (mais "L'herbe").

Source : www.aidenet.eu

"Un domonyme".

Il s'agit d'un nom de maison, que celle-ci soit située en zone urbaine (maison de ville, pavillon, hôtel particulier) ou en zone rurale (ferme, manoir, maison de campagne).

Le domonyme est attaché à la demeure et sert à la désigner officiellement à travers les transmissions et successions.

Voir également mon article : "Les domonymes (ou noms de maisons) particulièrement niais".