"Que me chantez-vous là ?" ou "Qu'est-ce que tu me chantes là ?".

J'aime beaucoup cette expression qui signifie, selon le niveau de langue, :

  • "Que me chantez-vous là ?" (registre soutenu) : "Que me racontez-vous là ?",
  • "Qu'est-ce que tu me chantes là ?" (langage courant) : "Qu'est-ce que tu me racontes là ?".

"Pouvoir se brosser", "Pouvoir se fouiller", "Pouvoir se gratter" ou "Pouvoir se palper".

Ces quatre expressions du registre populaire signifient toutes : "Devoir se passer de quelque chose, y renoncer".

On dit par exemple : "Tu peux te brosser pour le revoir ton livre : il ne te le rendra jamais !".

"Faire du mauvais esprit".

Cette expression du langage courant signifie "plaisanter sur une situation mais sur un ton ironique ou au second degré ; faire preuve d'une ironie incisive, mordante, maligne".

On dit par exemple : "Dans son blogue, jaimelesmots.com, Jean-Pierre Hubert fait régulièrement du mauvais esprit".

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Se faire l'avocat du diable".

En droit religieux, la locution "avocat du diable" désignait autrefois le clerc chargé de discuter les mérites d'une personne décédée et que l'on envisageait de canoniser.

De nos jours, en revanche, "se faire l'avocat du diable" c'est, selon le contexte, :

  • défendre une opinion contraire à celle de son interlocuteur ou de la majorité, sans pour autant y adhérer.
  • défendre une cause considérée comme cause choquante ou amorale, pratiquement perdue d’avance,
  • ou défendre une personne dont la culpabilité est certaine.

Prendre malicieusement le contrepied d’une accusation ou d’une critique peut également constituer une technique permettant d'amener l'auditoire à considérer le point de vue des deux parties et à se forger une opinion objective et argumentée, afin d’enrichir le débat.

Source : www.btb.termiumplus.gc.ca

"Honni soit qui mal y pense".

Le blason du très noble ordre de la Jarretière, fondé le 23 avril 1348, le plus élevé des ordres de chevalerie britanniques et le plus ancien subsistant encore au XXIe siècle.

Cette phrase en français constitue la devise du très noble ordre de la Jarretière, le plus élevé des ordres de chevalerie britanniques et le plus ancien subsistant encore au XXIe siècle.

L'ordre de la jarretière a en effet été fondé le 23 avril 1348, le jour de la Saint Georges, en pleine guerre de Cent Ans, par le roi Édouard III.

Selon la légende, la création de cet ordre aurait été décidée par le roi Édouard III lors d'un bal à Calais (62), où il dansait avec sa maîtresse, la comtesse de Salisbury. Celle-ci ayant, en dansant, fait tomber sa jarretière, le roi, galamment, la ramassa sous les quolibets des danseurs, la mit à son propre genou et coupa court aux railleries par ces mots : "Messieurs, honi soit qui mal y pense. Ceux qui rient maintenant seront très honorés d'en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le chercheront avec empressement".

Six siècles plus tard l'humoriste français Coluche a créé un assez génial calembour à partir de cette devise, avec son fameux "Honni soit qui manigance".

Source : nice-agency.overblog.com et wikipedia.org

Ne dites pas : "Mettre devant le fait accompli" !

Mais : "PLACER devant le fait accompli" !

"Le fait accompli" désigne une chose faite et sur laquelle il semble qu’il n’y a plus à revenir.

On dit par exemple : "Mon propriétaire m'a placé devant le fait accompli. Il vend la maison avant l'été !".

"Miroir brisé sept ans de malheur".

Il s'agit là d'un adage fondé sur une très ancienne croyance superstitieuse en vertu de laquelle briser un miroir causerait sept années de malheur.

Et sortir du sortilège nécessiterait de jeter tous les morceaux du miroir dans de l'eau courante afin qu'elle emporte les malheurs avec elle...

Aujourd'hui encore plus du tiers de la population de notre pays semblerait croire à cet adage qui remonte à l'Antiquité !

"Il n'est de si bonne compagnie qui ne se quitte".

J'aime beaucoup cette expression proverbiale, utilisée au moment de se séparer d'une ou de plusieurs personnes avec qui l'on vient de passer un certain temps.

Appartenant au registre familier, elle signifie :

  • que l'on a passé un excellent moment, mais qu'il est malgré tout nécessaire de se séparer,

On dit par exemple : "Il n'est de si bonne compagnie qui ne se quitte : je vais y aller".

  • ou - le plus souvent de manière ironique - pour faire comprendre, à son ou ses interlocuteurs, que l’on n’est pas fâché de s’en séparer.

On dit par exemple : "Dans ces conditions, je ne vais pas m'attarder : il n'est de si bonne compagnie qui ne se quitte".

Il en existe de nombreuses variantes, parmi lesquelles, principalement :

  • Il n’est si bonne compagnie qui ne se quitte,
  • Il n’est de si bonne compagnie qui ne se sépare,
  • Il n’est si bonne compagnie qui ne se sépare,
  • Il n’y a de si bonne compagnie qui ne se quitte,
  • Il n’y a si bonne compagnie qui ne se quitte,
  • Il n’y a de si bonne compagnie qui ne se sépare,
  • Il n’y a si bonne compagnie qui ne se sépare.

Source : wiktionary.org

"S'emmêler les crayons" ou "S'emmêler les pinceaux".

Les "crayons" désignent les "jambes" et "les pinceaux" "les pieds" dans le registre argotique.

"S'emmêler les crayons" ou "S'emmêler les pinceaux" sont cependant deux expressions appartenant plutôt au registre familier et non argotique.

Et elle signifient toutes deux :

  • au sens propre : trébucher,

On dit par exemple :

    • "Mon prof s'est emmêlé les crayons et il a dévalé l'escalier sur les fesses !".
    • ou : "Quand elle a commencé à marcher, ma fille s'emmêlait souvent les pinceaux lorsqu'elle était dans l'herbe !".
  • et au sens figuré : s'embrouiller, commettre une erreur en exécutant une tâche complexe, difficile.

On dit par exemple :

    • "Le gars n'est pas très fute-fute : si tu lui parles beaucoup et avec des mots un peu compliqués, il va vite s'emmêler les crayons !".
    • ou "Je crois que j'ai raté mon oral : je me suis emmêlé les pinceaux entre la première et la deuxième révolution russe !".

Source : wiktionary.org

"Les doigts dans le cul" ou "Se sortir les doigts du cul".

Ces deux expressions du registre vulgaire signifient respectivement :

  • "Les doigts dans le cul" : "à ne rien faire".
  • Et "Se sortir les doigts du cul" : "arrêter de ne rien faire, se prendre en charge".

Voir également la formule : "On a gagné ! Les doigts dans le nez ! Ils ont perdu ! Les doigts dans le cul" !".

Source : wikipedia.org