"Être comme cul et chemise".

Cette expression du registre familier, qui existerait depuis le XVIIe siècle, s'utilise pour qualifier des personnes très liées, très proches, complices, inséparables.

On dit également "Être copains comme cochons" ou "S'entendre comme larrons en foire".

L'expression antonyme est "Être comme chien et chat" ou "S'entendre comme chien et chat".

Et, sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien".

"Faire soif" ou "Fait soif".

Cette formule du registre familier signifie "Avoir soif", par croisement des locutions verbales "Faire chaud" et "Avoir soif".

On dit par exemple : "Et bien dis-donc ! Fait soif dans ce pays : file-moi donc une bière !".

Source : www.cnrtl.fr

Ne dites pas : "Prendre en flagrant délit" !

Mais : "SURPRENDRE en flagrant délit" !

"Se couper en quatre", "Se mettre en quatre" ou "Se plier en quatre".

Ces différentes expressions du registre familier en forme d'idiotismes numériques signifient : "Se donner de la peine, faire beaucoup d'effort, faire tout tout son possible. Notammment afin de rendre service à quelqu'un".

On dit par exemple : "Je me suis mis en quatre pour faire plaisir à ton père pour son anniversaire en lui trouvant LE film de Jean Gabin qui lui manquait, et lui a oublié de me souhaiter le mien !".

Voir également mon article sur toutes les façons de dire "Se donner du mal".

Source : wiktionary.org

 

Ne dites pas : "Faire jouer ses relations" !

Mais : "EXPLOITER ses relations" ou "UTILISER ses relations"

"Paris ne s'est pas fait en un jour", "Paris ne s'est pas faite en un jour", "Rome ne s'est pas fait en un jour" ou "Rome ne s'est pas faite en un jour".

Ces différentes expressions proverbiales signifient : il faut du temps pour accomplir un projet important.

Elles s'apparentent, par le sens, à l'expression proverbiale, en forme d'idiotisme animalier : "Petit à petit, l'oiseau fait son nid".

Mais celle-ci s’emploie plutôt à propos d'un processus en en cours, alors que "Paris ne s'est pas fait en un jour", "Paris ne s'est pas faite en un jour", "Rome ne s'est pas fait en un jour" ou "Rome ne s'est pas faite en un jour" sont davantage utilisées pour quelque chose de terminé.

"Passer un coup de téléphone", "Passer un coup de fil", "Passer un coup de bigophone" ou "Passer un coup de bigo".

Ces différentes locution verbale - qui ne laissent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers - signifient tout simplement "Téléphoner".

  • "Passer un coup de téléphone" appartient au langage courant.
  • Encore plus surprenante, la formule "Passer un coup de fil" relève du registre familier et du registre désuet.
  • Et les formules "Passer un coup de bigophone" ou - par apocope - "Passer un coup de bigo" appartiennent au registre argotique et au registre désuet.

Toutes ces formules existent également avec le verbe "Donner".

"Le remède est pire que le mal".

Cette expression proverbiale s'utilise lorsque l'on souhaite évoquer :

  • au sens propre : un traitement dont la dangerosité s'avère supérieure à celle du mal qu'il guérit,
  • et au sens figuré : une solution dont les conséquences s'avèrent plus graves que celles causées par le problème initial.

"Péter plus haut que son cul".

J'aime beaucoup cette expression du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel qui signifie : viser une situation trop élevée pour ses compétences, être trop prétentieux, snob, ambitieux ; se croire très important, plus important que ce que l'on est.

Le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'est pas vraiment récente, puisqu'elle date du XVIIe siècle et que François Rabelais écrivait déjà au XVe siècle : "Celui-là qui veut péter plus haut qu’il n’a le cul doit d’abord se faire un trou dans le dos".

D'ailleurs, nos amis québécois disent pour leur part : "Péter plus haut que le trou" !

Je lui préfère la superbe formule "Se croire le premier moutardier du Pape", que je me permets de vous recommander chaleureusement.

Source : wiktionary.org, www.expressio.fr et Le Robert

3 façons de dire "Ne pas être souple".

On dit dans le registre populaire "Être raide comme un passe-lacet".

Mais également, dans le registre familier, "Être droit comme un i" ou - et c'est là mon expression préférée:  "Être souple comme un verre de lampe".

 

"Lâcher la grappe" n'est pas une pratique vinicole !

Mais signifie, au sens figuré, dans le registre familier : "Laisser tranquille, laisser en paix".

Contrairement à ce que certains esprits mal placés pensent souvent cette expression ne fait nullement allusion aux parties génitales masculines... et peut donc tout à fait être utilisée par une personne de sexe féminin.

À l'instar de son équivalent moderne, appartenant au même registre familier, : "Lâcher les baskets".

On dit par exemple : "Le type qui était en face de moi, dans le train, était super relou : je lui ai dit Lâche-moi la grappe ou j'appelle le contrôleur !".

La "grappe" dont il est ici question désignait, au XIIe siècle un crochet, en argot, en ancien français.

Ainsi, "Lâcher la grappe" constituait à l'origine une injonction réclamant à la personne qui était accrochée à vos basques de bien vouloir lâcher prise .

Source : wiktionary.org

"En faire une tête", "Faire une de ces têtes" ou "Faire un drôle de tête" et "Tu en fais une tête !", "Tu fais une de ces têtes !" ou "Tu fais une drôle de tête !".

Ces trois expressions du registre familier en forme d'idiotismes corporels s'utilisent lorsque les sentiments (amertume, déception, dégoût, tristesse, etc.) de la personne que l'on a en face de soi transparaissent tellement sur son visage qu'il est impossible de ne pas s'en étonner.