"Excusez du peu !".

J'aime beaucoup cette expression du langage courant constituant une formule d'intensité admirative et pouvant se traduire, selon le contexte, par des phrases telles que "c'est beaucoup n'est-ce-pas ?", "n'est-ce pas impressionnant" ou "vous imaginez un peu ?"

On dit par exemple : "Le Real Madrid Club de Futbol compte à son palmarès - excusez du peu ! - 33 titres de champion d'Espagne, 13 victoires en Ligue des champions et 4 sacres en Coupe du monde des clubs ; trois records en la matière".

Ou : "Le réalisateur états-unien John Ford a remporté - excusez du peu ! - 4 Oscars du meilleur réalisateur et 2 Oscars du meilleur documentaire".

Sources : www.languefrancaise.net

"Un homme averti en vaut deux".

Ce vieux proverbe français signifie très simplement que l'on est, pour ainsi dire, doublement en état de prendre ses précautions lorsqu’on a été prévenu de ce que l’on doit craindre ou de ce que l’on doit faire.

Être informé d'un risque encouru nous place dans une situation avantageuse car nous pouvons redoubler de vigilance. Et pouvons ainsi plus aisément faire face à une situation potentiellement déroutante ou dangereuse.

Dire à quelqu'un "Un homme averti en vaut deux" constitue une sorte de conseil de prudence ou de méfiance, qui le poussera à davantage de prudence.

Sources : www.expressions-francaises.fr et wiktionary.org

"À longueur de journée" ou "Toute la sainte journée".

Ces deux locutions adverbiales relèvent du langage courant.

Et elles signifient : durant toute la journée, du matin au soir, du lever au coucher du soleil ; sans discontinuer, sans arrêt, constamment.

Elles s'utilisent de manière péjorative, afin de faire état de son exaspération.

  • "À longueur de journée" appartient au langage courant,

On dit par exemple : "Tu pourrais au moins aller chercher le pain et prendre le courrier plutôt que de roupiller à longueur de journée devant la télé".

  • Tandis que "Toute la sainte journée" relève du registre familier et constitue un idiotisme religieux.

On dit par exemple : "L'été, si elle le pouvait, ma femme bronzerait toute la sainte journée".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr

"S'entendre comme larrons en foire".

Le "larron" était autrefois le nom donné à celui qui commettait un larcin.

Quant à la "foire" dont il est ici question, elle désigne les marchés aux bestiaux, ou publics, qui étaient naturellement des lieux privilégiés pour pouvoir commettre des vols.

"S'entendre comme larrons en foire" signifiait donc à l'origine, au XVIIe siècle, : "S'entendre tels deux complices préméditant un mauvais coup".

De nos jours, l'expression signifie, par extension :

  • "Être de connivence, pour faire une farce ou quelque chose jugé blâmable".

On dit par exemple : "Ces deux là alors ! Toujours prêts à commettre les pires bêtises. Ils s'entendent comme larrons en foire, je vous le dis !".

  • ou, tout simplement, : "S'entendre très bien".

On dit par exemple : "Mon cousin et moi avons le même âge et les mêmes centres d'intérêt ; nous nous entendons comme larrons en foire".

L'expression antonyme de "S'entendre comme larrons en foire" est "Être comme chien et chat" ou "S'entendre comme chien et chat".

Et, sur un thème contigu, je vous recommande naturellement la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Du retard à l'allumage" et "Avoir du retard à l'allumage".

Ces deux formules du langage courant désignent :

  • au sens propre : un retard dans l’accélération d’un moteur (langage courant),
  • et au sens figuré : un retard lors d’une action ou d’une prise de décision (registre familier et ironique).

On dit par exemple : "Le moins que l'on puisse dire, concernant la commande de masques de protection par l'État, c'est qu'il y a eu un léger retard à l'allumage"...

Source : wiktionary.org

"De ce pas".

Cette locution nominale du langage courant - qui doit véritablement, quand on y songe, interloquer nos enfants et nos amis étrangers - signifie, au sens figuré, "Tout de suite, à l'instant précis où je vous parle, sans délai".

On dit par exemple : "Votre blogue est vraiment très intéressant ! Je m'inscris de ce pas à la Lettre d'information !".

Source : www.linternaute.fr

"Être bien loti" ou "Être mal loti".

Ces deux formules du langage courant - le plus souvent utilisées de manière ironique - signifient : avoir à se féliciter ou au contraire à se plaindre de ce que le sort, la vie, etc. vous ont attribué.

On dit ainsi : "Eh bien mon ami, toi qui aime tant les défis : te voilà bien loti avec ce cambriolage et cette inondation !".

Ou : "Mon meilleur ami est mal loti avec ses enfants".

Source : www.larousse.fr

"Laisser pisser" ou "Laisser pisser le mérinos".

Cette expression idiomatique, qui relèvent du registre vulgaire signifie "Laisser faire sans rien dire, laisser aller, laisser couler, laisser les choses suivre leur cours".

Elle date du XIXe siècle et fait référence aux conducteurs d'attelages ou de troupeaux, qui avaient pour habitude de laisser les animaux faire leurs besoins à l'arrêt pour éviter les soucis en route.

Quant au "Mérinos", il s'agit d'une race de mouton.

Moutons mérinos

"En route, mauvaise troupe !".

Cette expression du registre désuet signifie "En avant !" et s'adresse à un groupe amical ou familial.

Un père de famille peut par exemple dire à ses enfants, au moment de partir à la plage, - surtout s'ils sont relativement nombreux - : "En route, mauvaise troupe !".

Contrairement à ce que pense, je crois, l'immense majorité des gens, cette formule ne constitue en rien un idiotisme militaire, mais a directement pour origine... un poème de Paul Verlaine, publié en 1884 dans le recueil "Jadis et naguère" et intitulé "Prologue", dont elle constitue le premier vers !

Prologue de Paul Verlaine (1884)

"En route, mauvaise troupe !
Partez, mes enfants perdus !
Ces loisirs vous étaient dus :
La Chimère tend sa croupe.

Partez, grimpés sur son dos,
Comme essaime un vol de rêves
D’un malade dans les brèves
Fleurs vagues de ses rideaux.

Ma main tiède qui s’agite
Faible encore, mais enfin
Sans fièvre, et qui ne palpite
Plus que d’un effort divin,

Ma main vous bénit, petites
Mouches de mes soleils noirs
Et de mes nuits blanches. Vites,
Partez, petits désespoirs,

Petits espoirs, douleurs, joies,
Que dès hier renia
Mon coeur quêtant d’autres proies.
Allez, aegri somnia".

"Confondre vitesse et précipitation" et "Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation".

  • "Confondre vitesse et précipitation" est une locution verbale du langage courant signifiant "agir trop vite, précipitamment".
  • et "Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation" est un proverbe français destiné à mettre en garde son interlocuteur :
    • vouloir faire vite ne signifie pas bâcler,
    • et il convient de redoubler de concentration et non de sauter des étapes si l'on souhaite faire quelque chose vite et bien.

Sources : www.linternaute.fr et wikipedia.org