Évitons de dire : "Avoir le meilleur sur" ou "Prendre le meilleur sur" !

Comme ne cessent malheureusement de le faire les commentateurs sportifs ou politiques français, car ces deux  expressions sont de simples calques de l’anglais "To get the better of someone".

Mais disons plutôt, selon le contexte :

  • "Avoir l'avantage sur" (quelqu'un),
  • "Avoir raison de (quelque chose ou quelqu’un)",
  • "Battre" (quelqu'un),
  • "Dominer" (quelque chose ou quelqu’un)",
  • "Gagner la confrontation avec (quelqu'un)",
  • "L'emporter sur (quelque chose ou quelqu’un)",
  • Prendre le dessus sur (quelque chose ou quelqu’un)",
  • "Prendre le dessus dans (une rencontre, une partie, une manche)",
  • "Triompher de (quelque chose ou quelqu’un)",
  • ou : "Vaincre" (quelque chose ou quelqu’un) !

Sources : www.btb.termiumplus.gc.ca et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"On a souvent besoin d'un plus petit que soi".

"Le lion et le rat", une fable de Jean de la Fontaine (1668)

Cette phrase a traversé les siècles, puisqu'elle nous vient de fable de Jean de La Fontaine intitulée "Le lion et le rat" (Livre II, fable 11) publiée en 1668.

Elle signifie qu'il ne faut pas mépriser les plus petits, ou les plus faibles, car chacun, quelle que soit sa taille, a ses qualités et peut apporter quelque chose aux autres, fussent-ils grands, forts et puissants.

Ainsi, même le lion, roi des animaux, peut un jour être sauvé par un modeste rat, celui-ci s'avérant capable de faire ce dont le puissant fauve n'est pas capable !

"Le lion et le rat"

"Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde
On a souvent besoin d'un plus petit que soi.
De cette vérité deux fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.

Entre les pattes d'un lion
Un rat sortit de terre assez à l'étourdie.
Le roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu'il était et lui donna la vie .
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu'un aurait-il jamais cru
Qu'un lion d'un rat eût affaire ?
Cependant il avint qu'au sortir des forêts
Ce lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage.

Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recomander la lecture de mon article consacré à un autre vers de cette fable : "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage".

Sources : www.linternaute.fr, fr.quora.com, www.editions-larousse.fr et www.lafontaine.net

Pourquoi dire : "Faire tilt" ou "Tilter" ?

Et pas simplement, en français : "Percuter" (registre familier) ou "Comprendre" (langage courant) !

"Faire tilt", c'est en effet déclencher soudainement dans l'esprit les mécanismes de compréhension, de mémoire, d'inspiration.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Comprendre" en français.

Source : www.larousse.fr

"Bien dire fait rire, bien faire fait taire" ou "Dire fait rire, faire fait taire".

J'aime beaucoup cette formule de l'écrivain et académicien français André Dacier (9 novembre 1713 - 18 septembre 1722)

  • "Bien dire fait rire, bien faire fait taire", l'expression d'origine, signifie que l'on a généralement tendance à rire d'un bon mot, alors que l'on ne commente pas forcément une bonne action ou un travail correctement exécuté.

Les humoristes sont donc plus facilement récompensés de leur talent que toute autre profession.

  • tandis que "Dire fait rire, faire fait taire", la version abrégée qui en a été tirée et qui est souvent employée, signifie plutôt : les réalisations concrètes valent bien davantage que les paroles.

Car s'il est aisé de se moquer de paroles en les faisant passer pour des vantardises, critiquer des réalisations concrètes peut s'avérer plus délicat.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la formule "Dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit" ou "Dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on a dit".

Sources : www.linternaute.fr et www.languefrancaise.net

"Faire pleurer le Petit Jésus".

Cette étonnante locution verbale en forme d'idiotisme religieux appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : se masturber, pour un homme.

Mais il existe de très nombreuses autre façons de le dire !

"Faire la blague".

Cette locution verbale du registre familier signifie : convenir, faire l'affaire.

On dit par exemple : "Allez, donne-moi 100€ et ce vélo est à toi : ça fera la blague".

Dans le même registre familier, on dit également : "Faire l'affaire", "Faire la maille", "Faire la rue Michel" ou "Le faire" ("Ça le fait" ou "Ça ne va pas le faire").

 

19 façons de dire "Uriner".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

"Pisser" relève du registre argotique .

De même que "Écluser", "Lâcher les écluses" (ou "Lâcher ses écluses") et "Ouvrir les écluses" (ou "Ouvrir ses écluses").

Ou encore "Faire pleurer le colosse", qui ne s'applique cependant qu'aux hommes.

"Faire pleurer Popaul" appartient au registre populaire.

De même que "Pissoter" et "Pissouiller", qui signifient uriner fréquemment et par petite quantité.

"Faire pipi" relève du langage enfantin et du registre familier.

"Arroser les marguerites", "Faire la petite commission" et "Faire pleurer Mirza" appartiennent au même registre familier.

"Soulager sa vessie", "Se soulager", "Vider sa vessie" (ou "Se vider la vessie") relèvent du langage courant.

De même que "Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

Enfin, "Satisfaire un besoin pressant" ou "Satifaire une envie pressante" relèvent du registre soutenu.

De même que "Effectuer une miction", qui appartient également au vocabulaire et jargon médical.

"Être pris au dépourvu" ou "Prendre au dépourvu".

  • "Être pris au dépourvu" : être surpris à l'improviste, au point de ne pouvoir se prémunir efficacement, ou dans les temps, contre cet imprévu ; être mis dans l'embarras à un moment où l'on n'est pas prêt à répondre à une demande.

On dit par exemple : "J'ai été pris au dépourvu par le premier confinement, en mars 2020, car je n'avais pas la possibilité de retourner chez moi à temps".

  • et "Prendre au dépourvu" : surprendre quelqu’un à l'improviste, au point qu’il ne puisse se prémunir efficacement, ou dans les temps, contre cet imprévu ; le mettre dans l'embarras à un moment où il n'est pas prêt à répondre à une demande.

On dit par exemple : "Désolé de vous prendre au dépourvu, mais il faut absolument que vous vous procuriez ce document avant ce soir".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit" ou "Dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on a dit".

Cette formule, souvent employée par nos dirigeants ou hommes politiques, constitue à mes yeux, une sorte d'idéal malheureusement rarement atteint.

Très peu, en effet, ont l'honnêteté et le courage d'annoncer par avance des mesures susceptibles de heurter leur personnel ou leur électorat.

Puis la capacité de mener à bien les tâches qu'ils se sont assignées, d'atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés et de tenir les promesses effectuées.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la formule "Bien dire fait rire, bien faire fait taire" ou "Dire fait rire, faire fait taire".

"Faire office de".

J'aime beaucoup cette locution verbale du langage courant signifiant, selon le contexte :

  • remplacer, jouer le rôle de, servir de.

On dit par exemple : "Cette petite pièce fait office de bureau pour mon assistant".

Ou ; "Cette caissse fait office de coffre-fort".

  • ou : remplir une charge sans en être le titulaire ou l’agent habituel.

On dit par exemple : "Je fais office de consul depuis la mort de M. Marchand".

Source : wiktionary.org

"Prendre son courage à deux mains".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : rassembler toutes ses forces pour entreprendre quelque chose ; faire un effort sur soi-même afin d'accomplir un acte ou une tâche difficile, face auquel on a longtemps hésité ; surmonter ses craintes pour faire quelque chose ; oser ; se dépasser malgré sa peur.

On dit par exemple : "Prenant mon courage à deux mains, j'ai écrit à mon père, que je n'avais pas revu depuis plus de trente ans".

Ou : "Il faut que tu prennes ton courage à deux mains et que tu sortes de ta penderie tous les vêtements de ton épouse : il y a plus de deux ans qu'elle est morte".

Enfant, cette expression me faisait sourire, à l'instar de "N'écouter que son courage".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Être au jus" et "Mettre au jus".

Ces deux locutions appartiennent au registre populaire.

Et elles signifient respectivement :

  • "Être au jus" : être informé, connaître les nouvelles. Ou "Être au courant" dans le registre familier.

On dit par exemple : "T'es au jus pour la bagnole à Mimi ?".

Ou : "Il y a belle lurette que je suis au jus pour cette histoire".

  • et "Mettre au jus" : tenir informé. Ou "Tenir au courant" dans le registre familier.

On dit par exemple : "Il va falloir mettre au jus les copains : on ne pourra pas aller à la piscine samedi".

Ou : "On m'a mis au jus pour la mort de Séb ; qu'est-ce qui s'est passé exactelent ?".