27 façons de dire "Une arme à feu de poing".

Des armes à feu de poing

"Un calibre" (ou "un gros calibre"), "un feu", "un flingue" et "un pétard" relèvent du registre argotique.

De même que "un gun", qui est avant toutes choses un mot anglais.

Ou "un feu", "un flingot", "un rif" et "un rigolo", qui appartiennent désormais au registre désuet.

"Un six-coups" désigne un revolver et s'entend dans les film et bande dessinée de western.

Tandis que les appellations "un Beretta", "un Browning", "un Colt", un Glock", "un Luger" , "un Mauser" et "Smith & Wesson" - qui sont des noms de marques - se retrouvent dans les vieux films et romans policiers.

"Un 38" et "un 45", de même que "un Parabellum" ou "un .357 Magnum" font référence au calibre de l'arme employée et appartiennent donc au registre familier et au jargon de la police ou des truands.

De même que"un P38", qui est un modèle spécifique.

Ou "un automatique" - ellipse lexicale de "un pistolet automatique" - qui ne s'utilise que s'il s'agit d'"un pistolet", et pas d'"un revolver".

Pour connaître la différence entre les deux, je vous renvoie à l'un de mes anciens articles consacré à ce sujet.

"Du nerf ! " ou "Un peu de nerf !".

Ces deux locutions interjectives en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elles signifient, selon le contexte : "Du courage !", "De l'ardeur !", "De l'énergie !", "De la force !", "Encore un effort !

On dit par exemple : "Du nerf les gars ! Plus qu'une dizaine de jours à ramer et nous arriverons à New York !".

Ou : "Un peu de nerf ma fille, cette enclume ne pèse qu'une trentaine de kilos !".

Source : www.languefrancaise.net

"Une tannée".

Ce substantif féminin polysémique désigne selon le contexte et le niveau de langue :

  • de la vieille écorce de chêne moulue, dont le tanin résiduel a été extrait à l'eau.

Ce produit résiduel, sorte de sciure provenant de la préparation des cuirs, était utilisé autrefois comme combustible bon marché, ou comme engrais, par les jardiniers,

  • dans le registre populaire et le régistre désuet : une volée de coups, une raclée,

On dit par exemple : "Je vais me prendre une de ces tannées... j'ai laissé la bagnole de mon darron sous un échaffaudage et elle est pleine de peinture !".

  • et dans le registre familier :
    • un défaite sévère et humiliante,

On dit par exemple : "Rater deux penalties et perdre 6-0, moi j'appelle à une tannée".

    • ou : une difficulté, une galère.

On dit par exemple : "J'ai fait tomber le puzzle de 1 000 pièces, que mon père assemblait depuis des semaines, et j'ai dû l'aider à tout recommencer pendant plus de deux jours... quelle tannée !".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

"La terre est basse !".

"La terre est basse", c'est à dire : j'ai du mal à m'asseoir sur ce siège un peu bas

J'aime beaucoup cette amusante locution verbale en forme de locution interjective, qui relève du langage familier.

Elle s'utilise couramment pour signifier que l'on éprouve une certaine difficulté à :

  • se pencher pour ramasser ou attraper un objet tombé au sol ou situé près du sol, très bas,
  • ou : à s'asseoir par terre ou sur un siège bas ou relativement bas.

Et me rappelle avec émotion et nostalgie ma chère grand-mère maternelle, Edmée Mercat, née Grosdemange en 1899..., à qui j'aurais adoré pouvoir faire découvrir J'aime les mots !

"Frapper un noeud" ou "Pogner un noeud".

Ces curieuses locutions verbales québecoises appartiennent au registre familier.

Et - à l'instar de notre formule "Tomber sur un os" - elles signifient, au sens figuré : rencontrer une difficulté imprévue, un obstacle insurmontable.

Elles évoquent en effet une personne qui, sciant du bois, tombe sur un noeud, ce qui lui complique inévitablement la tâche.

 

Un noeud dans un tronc d'arbre
Un noeud dans un tronc d'arbre

Source : wiktionary.org

"Tomber sur un os".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme alimentaire appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : rencontrer une difficulté, un obstacle imprévu.

Étonnamment, cette expression apparue en 1914, trouve son origine dans le monde militaire et plus précisément dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, où la formule "Tomber sur un os" s'utilisait au sens propre.

"Tomber sur un os", au sens propre

A l’époque, en effet, les rations étaient loin d’être copieuses, et seuls certains soldats chanceux avaient le droit à un morceau de viande, de nombreux autres ne recevant que des os, sur lesquels ne figuraient que quelques maigres bouts de chair.

Sources : www.defense.gouv.fr et www.expressio.fr

"Une grosse".

Ce substantif féminin polysémique peut désigner selon le contexte :

  • dans le domaine juridique, autrefois (registre désuet) :
    • une copie, un double d'une décision de justice (jugement ou arrêt) ou d'un acte notarié, comportant la formule exécutoire.

Dans le Code des procédures civiles d'exécution, cette appellation a été remplacée, depuis le décret du 26 novembre 1971, par celle de "Titre exécutoire".

    • l'écriture en gros caractères pour les copies des actes, par opposition à la "minute" (écriture en caractères menus),
  • dans le domaine du commerce, autrefois (registre désuet) : une douzaine de douzaines, c'est à dire 144 unités de quelque chose,

On dit par exemple : "Je vais prendre une grosse de boucles et deux grosses de boutons",

  • ou, par ellipse de "une grosse femme" et de façon péjorative, dans le registre familier : une femme de forte corpulence, en surpoids.

On dit par exemple : "Regarde-moi cette grosse en robe à fleurs".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".

Sources : Le Robert, www.linternaute.fr, wiktionary.org et

"Alambiqué".

J'aime beaucoup ce joli adjectif qui fait référence au subtantif masculin "un alambic", lequel désigne : un appareil destiné à la distillation, c'est à dire la séparation de produits par chauffage puis refroidissement.

 

Un alambic

L'adjectif "Alambiqué" signifie ainsi, selon le contexte :

  • dans le registre familier : trop subtil, trop raffiné, maniéré, précieux, affecté, sophistiqué,

On dit par exemple : "Si tu me permets, je trouve ton raisonnement bien alambiqué".

  • et par extension, au sens figuré : exagérément compliqué, confus, tortueux.excessivement subtil, recherché,

On dit par exemple : "Je pense que l'orthographe et la grammaire françaises sont suffisamment alambiquées pour ne pas les compliquer davantage encore avec des réformes orthographiques jamais appliquées concrètement, qui ne font qu'ajouter de la complexité à la complexité".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Rabattre le caquet à quelqu'un", "Rabattre le caquet de quelqu'un" ou "Rabattre son caquet de quelqu'un" et "Rabaisser le caquet à quelqu'un", "Rabaisser le caquet de quelqu'un" ou "Rabaisser son caquet à quelqu'un"..

Ces différentes locutions verbales font référence au substantif masculin "un caquet", qui désigne le gloussement de la poule lorsqu'elle pond.

Appartenant au registre familier, elles signifient, au sens figuré : faire taire une personne, la réduire au silence, l'obliger à se taire, lui clouer le bec ; la remettre à sa place, la forcer à être moins insolente, dégonfler son orgueil. En lui infligeant par exemple un démenti.

On dit par exemple : "Je n'en pouvais plus d'écouter pérorer cet insolent bouffi d'orgueil ; il fallait absolument que je trouve le moyen de lui rabattre le caquet".

Sources : dictionnaire.reverso.net, wiktionary.org, www.expressio.fr, www.expressions-francaises.fr et www.larousse.fr

"Ne pas se trouver sous le sabot d'un cheval" ou "Ne pas se trouver sous les sabots d'un cheval".

"Ne pas se trouver sous le sabot d'un cheval"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier remonterait au XVIIe siècle, où elle était connue sous la forme : "Ne pas se trouver dans le pas d'un cheval'', le mot "pas" signifiant ici, à l'époque, "trace".

Et elle signifie, au sens figuré, dans le registre familier : être très rare, difficile à trouver, ne pas se trouver facilement, comme par miracle ; surtout en parlant d’argent ou de choses de valeur.

On dit par exemple : "Tu me fais rire : où veux-tu donc que je trouve cette somme ? Ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval !".

Ou : "Je vous conseille de ne pas laisser passer cette occasion : un tel objet ne se trouve pas sous les sabots d'un cheval".

Sources : wiktionary.org et www.pourquois.com