"À un moment donné".

Cette locution adverbiale relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • dans le langage courant : "À un certain moment", "En un temps déterminé".

On dit par exemple :  "Les ruines de Pompéi nous permettent de connaître en détails la vie des Romains à un moment donné".

  • et dans le registre familier : "Tout à coup", "Soudain".

On dit par exemple : "À un moment donné on a entendu des rafales de mitraillette".

Sources : www.academie-francaise.fr et wiktionary.org

"Cogner comme un sourd", "Frapper comme un sourd" ou "Taper comme un sourd" et "Gueuler comme un sourd" ou "Hurler comme un sourd".

Ces différentes locutions verbales relèvent du registre familier (et du registre argotique pour "Gueuler comme un sourd").

Toutes les six se fondent sur le fait que l'on pourrait croire que la personne qui cogne, frappe, tape, crie, gueule ou hurle est sourde car elle ne semble pas se rendre compte du vacarme qu'elle génère.

Et elles signifient respectivement :

"Cogner comme un sourd", "Frapper comme un sourd", "Taper comme un sourd"

  • "Cogner comme un sourd", "Frapper comme un sourd" ou "Taper comme un sourd" : cogner, frapper ou taper très très fort.

On dit par exemple : "J'arrive : inutile de cogner comme un sourd !"

"Crier comme un sourd", "Gueuler comme un sourd" ou "Hurler comme un sourd"

  • et "Crier comme un sourd", "Gueuler comme un sourd" ou "Hurler comme un sourd" : crier très fort, hurler.

On dit par exemple : "Tu n'as pas fini de gueuler comme un sourd : on a compris que ton équipe a perdu !".

Source : www.linternaute.fr

"Frisquet" ou "Faire frisquet"

Un temps frisquet

"Frisquet" est un adjectif ou un adverbe relevant du registre familier et signifiant :

  • au sens propre : un peu frais ou assez froid.

On dit par exemple : "Il y a un petit vent frisquet aujourd'hui" (adjectif).

Ou : "Il fait frisquet ce matin : couvre toi bien" (adverbe).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

  • et au sens figuré : dénué de chaleur humaine, peu chaleureux, réservé, plutôt froid.

On dit par exemple : "L'accueil a été plutôt frisquet, mais il faut dire que nous avions réveillé tout l'hôtel" (adjectif).

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Un marronnier".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un arbre dont on compte une quinzaine d'espèces d'arbres et arbustes caducs, réparties dans toutes les zones tempérées du globe.

Le marronnier d'Inde est très répandu dans les parcs publics et le long des avenues en Europe comme en Amérique du Nord.

Un marronnier

  • et au sens figuré, dans le jargon journalistique et dans le registre familier : un article ou un reportage d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible.

Les sujets abordés dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.

Parmi les marronniers les plus courants, on peut citer les articles concernant les soldes, le changement d'heure d'été ou d'hiver, le marché de l'immobilier, les départs en vacances, la rentrée scolaire, les fêtes de fin d'année, la météo ou encore les embouteillages.

On peut également citer les "serpents de mer", sujets non saisonniers mais néanmoins régulièrement traités, sur des thèmes sociétaux, historiques (au gré des innombrables commémorations possibles), scientifiques, etc.

Ainsi par exemple des thèmes de la franc-maçonnerie ou du marché de l'immobilier, souvent aux premières loges dans la presse hebdomadaire française.

Un serpent de mer de la presse hebdomadaire française : les francs-maçons

Source : wiktionary.org

"Tudieu !".

J'aime beaucoup cette interjection qui relève du registre familier et du registre désuet.

Il s'agit d'un juron exprimant son indignation ou sa surprise.

Il résulte d'une altération de la forme "par la vertu de Dieu". Et on l'utilisait d'ailleurs également sous la forme "Vertudieu !".

De nos jours, on dit par exemple : "Tudieu : quelle belle fille que voilà !".

Source : wiktionar.org

 

"Doucettement".

J'aime beaucoup cet adverbe qui relève du registre familier et qui signifie : tout doucement, très doucement.

On dit par exemple : "La construction de mon poulailler avance doucettement".

Sources : www.larousse.fr et Le Robert

"Un poulailler".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • un abri ou un bâtiment destiné au logement et à l'élevage des poules, des poulets ou d'autres volailles.

Un poulailler

    • ou, par métonymie : l'ensemble des volailles logeant dans cet abri,

Un poulailler

    • dans le registre désuet :
      • une personne faisant commerce d'oeufs et de volailles, aujourd'hui appelé "volailler",

Un poulailler ou volailler, c'est à dire un marchand de volailles

      • ou, par métonymie : une voiture de marchand d'oeufs et de volailles,

Un poulailler ou voiture de marchand d'oeufs et de volailles

      • et par analogie : une vieille voiture,

 On dit par exemple : "Nous avons rejoint la capitale dans un poulailler qui m'a complètement détruit le dos".

Un poulailler ou une vieille guimbarde

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Une automobile", "Une vieille automobile" ou "Une automobile en très mauvais état".

  • et au sens figuré, dans le registre familier (idiotisme animalier) :
    • une petite maison vieille et sans confort ; une baraque,

Un poulailler, c'est à dire : une vieille bicoque

On dit par exemple : "Combien de temps vas-tu continuer à accepter d'être ainsi logé dans un poulailler ?".

    • le dernier étage d'une salle de théâtre, en forme de galerie située au-dessus des loges et des balcons.

Il porte ce nom à cause du grillage qui empêchait les spectateurs de lancer leur nourriture en réaction à la qualité du spectacle !

Les places situées dans cette partie du théâtre, également appelée "paradis", sont les moins chères du fait de l'éloignement avec la scène.

Les différents étages d'un théâtreLe paradis ou poulailler, dans un théâtre

Ce paradis est évoqué dans un célèbre film français, chef d'oeuvre du réalisme poétique de Marcel Carné et Jacques Prévert, réalisé sous l'Occupation et sorti en mars 1945 : "Les enfants du paradis", avec Arletty, Jean-Louis Barrault et Pierre Brasseur.

Affiche du film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1946)

    • ou, par métonymie : le public occupant cette galerie.

On dit par exemple : "Les vociférations du poulailler empêchaient souvent d'entendre les acteurs".

Le paradis (ou poulailler) dans le film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1945)

Sources : www.opera-national-lorraine.fr, www.cnrtl.fr, Le Robert et www.larousse.fr

"Une vache à lait".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre, dans le domaine agricole : une vache à laquelle on a enlevé son veau et dont le lait est employé pour les besoins de l’homme.

On parle également de "Vache laitière".

Une vache à lait

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • une personne que l’on exploite ou une chose dont on tire un profit continuel (idiotisme alimentaire et idiotisme animal).

On dit par exemple : "Je suis la vache à lait de la famille !".

    • dans le domaine du commerce : une activité qui réclame peu d’investissement et qui génère une trésorerie importante (idiotisme alimentaire et idiotisme animal).

On dit par exemple : "Ce magasin est la vache à lait du groupe".

Sources : www.linternaute.fr, Le Robert, wiktionary.org et dictionnaire.notretemps.com

"Être excité comme une puce".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie : être très excité ; nerveux, fébrile, agité, émoustillé, énervé.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au mot "Puce".

Une puce

"N'en déplaise" ou "Ne vous en déplaise".

J'aime beaucoup cette locution verbale invariable qui relevait autrefois du registre familier mais aujourd'hui du registre soutenu.

Presque synonyme de "En dépit de" ou de "Malgré", "N'en déplaise" se dit comme une sorte d'excuse.

Et elle signifie : je souhaite que cela ne leur déplaise pas, ne les fâche pas ; que cela plaise ou non ; même si cela déplaît.

Selon Littré, cette formule correspondrait à l'ellipse du tour impersonnel "qu'il ne vous en déplaise", que l'on trouve dans "Le Tartuffe" de Molière (1699) : "Ma bru, qu'il ne vous en déplaise, Votre conduite, en tout, est tout à fait mauvaise".

On dit par exemple : "N'en déplaise à certains, je continue à parler de Droits de l'Homme et non de Droits humains".

Sources : dictionnaire.orthodidacte.com et parler-francais.eklablog.com

Les français disposent de cinq façons de dire "Convenir" dans le registre familier.

On peut en effet tout aussi bien dire: "Faire l'affaire", que "Faire la blague", "Faire la maille", "Faire la rue Michel" ou "Le faire" ("Ça le fait" ou "Ça ne va pas le faire").

"Bas de plafond" ou "Bas-de-plafond".

J'adore cette locution adjectivale, en forme d'idiotisme architectual.

Relevant du registre familier, elle qualifie, au sens figuré une personne : peu intelligente, bête, stupide, sotte.

On dit par exemple : "Ton frangin ne serait pas un peu bas de plafond ? Il n'a pas su ouvrir l'eau ni faire fonctionner la tondeuse".

On utilise également la formule "Bas du front".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à mes façons préférées de dire "Être idiot".

Sources : wiktionary.org