"L'O.I.F.".

Ce sigle désigne l'Organisation Internationale de la Francophonie, une organisation créée le 1er janvier 2006 et regroupant 88 États ou gouvernements en 2018.

Elle est l'héritière directe de l'AIF (Agence Intergouvernementale de la Francophonie), créée en 1998, dans la foulée du premier "Sommet de la francophonie", réuni à Versailles (78) en février 1986 à l'initiative du Président François Mitterrand et du Ministre de la Culture Jack Lang.

 

 

"La coiffe céphalique".

Il s'agit de la partie de la poche des eaux qui recouvre la tête du foetus au moment de l'accouchement et est à l'origine de l'expression "Être né coiffé".

Un bébé "né coiffé" est un enfant venu au monde entouré d'une partie ou de la totalité de la poche de liquide amniotique.

Cette coiffe est sans danger et aisément ôtée par le médecin ou la personne qui aide à l'accouchement.

La superstition qu’être né coiffé porte chance remonte à l'Antiquité et perdure de nos jours.

Avec l'avènement de l'obstétrique active moderne, il est devenu courant de pratiquer la rupture artificielle précoce des membranes et il est donc devenu rare pour les bébés occidentaux de naître coiffés.

Pourtant, comme bien d'autres, ce geste ne devrait pas être pris à la légère, l'OMS recommandant la rupture spontanée des membranes.

"Une antienne".

Ce mot désigne :

  • au sens propre, un refrain liturgique repris par le chœur entre chaque verset d'un psaume,
  • et au sens figuré, une chose que l'on répète, que l'on ressasse, telle qu'une rengaine ou un refrain.

On dit ainsi souvent d'une réaction attendue des membres de l'opposition politique ou des syndicats à une mesure gouvernementale : "L'antienne est connue".

"No zob in job".

"No zob in job !" ou "Pas de sexe au boulot !"

Cette locution du registre familier en forme de paronomase relève de ce que l'on appelle "l'anglais de cuisine".

Et elle constitue une façon amusante de dire : "Pas de sexe au boulot !".

C'est bien connu, savoir contrôler sa libido évite souvent moult problèmes.

C'est en tous cas ce que tous mes psychiatres ont toujours essayé de me faire comprendre !

"Un ACI" ou "Une ACI".

Le chanteur français Bernard Lavilliers

Ces sigles désignent respectivement : un Auteur-Compositeur-Interprète et une Auteure-Compositrice-Interpète, c'est à dire une personne qui compose la musique et rédige les paroles des chansons qu'elle interprète.

Comme par exemple les françaises Barbara, Camelia Jordena, Camille, Jeanne Cherhal, Christine and the Queens, Clarika, Emma Daumas, Mylène Farmer, Catherine Fontaine, La Grande Sophie, Françoise Hardy, Jain, Marianne James, Joyce Jonathan, Juliette, Marina Kaye, Valérie Lagrande, Rose Laurens, Nolwenn Leroy, Émilie Loizeau, Clara Luciani, Colette Magny, Mama Béa, Mireille, Pomme, Le Prince Miiaou, Nicole Rieu, Catherine Ringer, Olivia Ruiz, Véronique Sanson, Élodie Simon, Vitaa, Élisabeth Wiener, Zaz, Zazie et Julie Zenatti, pour n'en citer que quelques unes parmi les plus célèbres.

Ou, chez les hommes : Dominique A, Jean-Louis Aubert, Hugues Aufray, Charles Aznavour, Daniel Balavoine, Alain Bashung, Gilbert Bécaud, Michel Berger, Louis Bertignac, Benjamin Biolay, George Brassens, Patrick Bruel, Francis Cabrel, Cali, Calogero, Manu Chao, Louis Chedid, Mathieu Chedid, Étienne Daho, Yvan Dautin, Vincent Delerm, Bill Deraime, Yves Duteil, François Feldman, Nidla Fernandez, Jean Ferrat, Léo Ferré, Thomas Fersen, Patrick Fiori, Mickaël Furnon, Serge Gainsbourg, Jesse Garon, Jean-Jacques Goldman, Grand Corps Malade, Grégoire, Pierre Groscolas, Daniel Guichard, Arthur H, Patrick Hernandez, Jacques Higelin, Michel Jonasz, Francis Lalanne, Bobby Lapointe, Maxime Le Forestier, Renan Luce, Enrico Macias, Jean-Pierre Mader, Gérard Manset, Art Mengo, Christophe Miossec, Georges Moustaki, Jean-Louis Murat, J.-P. Nataf, Claude Nougaro, Pascal Obispo, Pierre Perret, Nicolas Peyrac, Eddy de Pretto, Sanseverino, Bernard Sauvat, Patrick Sébastien, William Sheller, Nikola Sirkis, Soan, Alain Souchon, Henri Tachan, Hubert-Félix Théfaine, Charles Trénet, François Valéry, Jean-Claude Vannier, Pierre Vassiliu, Vianney, Laurent Voulzy... pour n'en citer que quelques uns.

Ainsi que Bernard Lavilliers, qui figure en illustration de cet article.

Source : wikipedia.org

"Une religieuse".

Ce mot polysémique désigne :

Une religieuse

  • avant toute chose une femme membre d'une communauté religieuse féminine, devant généralement obéir aux vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, que l'on appelle également "Nonne", "Moniale" ou "Soeur" et, dans le registre familier, "Bonne soeur".,

Religieuse au chocolat et religieuse au café

  • mais également une pâtisserie à base de pâte à choux et de crème pâtissière, généralement au chocolat ou au café, inventée vers 1856, à Paris (75), au "Café Frascati", un établissement tenu par un glacier napolitain.

La recette est identique à celle de l'éclair, hormis la présentation, puisque la religieuse est composée de deux choux posés l'un sur l'autre, dont le chou supérieur, qui est censé représenter la tête, est deux fois plus petit.

Source : wikipedia.org

"La teigne".

Il s'agit d'un nom générique, relevant du registre familier et désignant des maladies des régions kératinisées du corps (peau, cheveux, poils, ongles) appelées "Dermatophyties".

Ces mycoses sont dues à une contamination par des champignons (micro-organismes parasites) appelés "Dermatophytes".

 Elles constituent des infections bénignes mais très contagieuses, concernant principalement les enfants de moins de 12 ans.

Il existe trois sortes de "Teignes" ou "Dermatophyties" :

  • des teignes anthropophiles, transmises par les humains,
  • des teignes zoophiles, transmises par les animaux,

Source : doctissimo.fr et wikipedia.org

 

"Teigneux".

Ce mot, qui peut être à la fois un adjectif et un substantif, désigne :

  • au sens propre : celui qui est atteint de la teigne (langage courant),
  • et au sens figuré : celui qui est agressif, hargneux, méchant "comme une teigne" (registre familier).

"Un JRI".

Ce sigle ,créé en 1984 ,désigne le "Journaliste Reporter d'Images, auparavant appelé "reporter cameraman".
Caméra à l'épaule, ce journaliste de terrain, aux compétences pour le moins polyvalentes, constitue une spécialité journalistique française.
Travaillant aussi bien pour les chaînes de télévision que pour les agences de presse audiovisuelles ou les sociétés de production, le JRI se déplace en effet sur le lieu d'un événement ou d'un entretien et y enregistre, seul le plus souvent, les images et le son des reportages qu'il réalise. Puis en écrit le commentaire et en réalise le montage.

C'est naturellement la puissance des nouveaux outils numériques qui a permis le développement de ce nouveau "modèle économique", grâce auquel on peut désormais faire assurer par une seule personne ce qui auparavant requérait souvent l'intervention - au poins ponctuelle - de pas moins de... cinq professionnels : "reporter", cadreur, preneur de son, rédacteur et monteur !

Contrairement au site studyrama.com, qui qualifie le JRI de "véritable couteau suisse", je parlerais donc plutôt d'"esclave polyvalent".

"De troisième part" ou "De quatrième part".

Ces deux locutions nominales, qui relèvent du vocabulaire juridique, sont utilisées dans les contrats pour désigner respectivement les troisième et quatrième entités ou personnes parties au contrat ; les deux premières étant quant à elles désignées par les locutions nominales "D'une part" et "D'autre part", sensiblement plus connues du grand public.

On dit ainsi :

"Entre M. HOCHON Paul, d'une part,
Et : M. ADY Jacques, d'autre part,
Et : Mme ENFAILLITE Mélusine, de troisième part,
Et : M. PTICOU Justin, de quatrième part,
Il a été convenu ce qui suit : ..."

"Un hétéronyme".

Ce mot polysémique peut revêtir pas moins de 6 significations différentes et désigner, selon les cas :

  • dans le domaine de la traduction d'une langue à une autre, des mots au sens très proche, mais ne décrivant toutefois pas exactement la même réalité.

Par exemple : l'anglais "river" et le français "rivière".

  • des mots désignant des objets ou des êtres étroitement unis par le sens au point de constituer des couples, paires ou groupes naturels, mais que l'on ne peut classer ni comme synonymes, ni comme antonymes.

Par exemple : "frère" et "sœur" ou "chaise", "fauteuil" et "banc",

  • des mots homographes, c'est à dire identiques par la graphie, mais qui diffèrent par la prononciation et la signification.

Par exemple : des poules qui "couvent" et un "couvent".

  • en biologie, deux organes ou deux parties d'un même organe, situés de chaque côté du plan médian ou se trouvant en relation d'opposition.

Par exemple : les poumons.

  •  en littérature, un pseudonyme utilisé par un écrivain pour incarner un auteur fictif, possédant une vie propre imaginaire et un style littéraire particulier.

Par exemple : "Danielle Sarréra", pour l'écrivain et poète français Frédérick Tristan. Cet auteur imaginaire fut longtemps considérée comme une jeune poétesse, dont l'œuvre (publiée en 1951-1953) faisait partie des "textes poétiques importants du XXe siècle" ("Histoire de la poésie française" en 9 volumes de Robert Sabatier, 1975-1982) !

  • voire un pseudonyme auquel un écrivain a cherché à donner une existence concrète, en lui prêtant une biographie et une œuvre distinctes de la sienne.

L'un des exemples les plus célèbres en la matière est celui de l'écrivain français d'origine lituanienne Romain Gary, né Roman Kacew, le 21 mai 1914 et mort le 2 décembre 1980. Cet aviateur, militaire, résistant, diplomate, romancier, réalisateur et scénariste a en effet d'abord été lauréat une première fois du prix Goncourt, en 1956, sous son nom de plume de Romain Gary, pour "Les racines du ciel". Puis une seconde fois, en 1975, pour "La vie devant soi", publié sous l'hétéronyme d'Émile Ajar, qu'il avait décidé de faire incarner, de 1974 à 1981, par son petit-cousin Paul Pavlowitch, un écrivain, journaliste et éditeur français, présenté comme son neveu et l'auteur de quatre de ses romans.