Et pas : "Une rencontre sportive" !
Vocabulaires et jargons spécialisés
"Le coup d'envoi".
Il s'agit de la première mise en jeu du ballon au début d'une partie. Et donc, par extension, du commencement d'une rencontre sportive.
Pourquoi dire : "Il a gagné le toss" ?
Et pas : "Il a remporté le pile ou face" ou "Il a remporté le tirage au sort" !
Concrètement, il s'agit en effet de la pratique effectuée par l'arbitre avant qu'une rencontre sportive ne débute, afin de permettre à l’équipe ou au joueur qui le remporte de choisir :
- de donner le coup d'envoi,
- ou de débuter à gauche ou à droite du terrain.
Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr
"Trumpien", "Trumpienne" ou "Trumpiste".
Ces adjectifs qualifient ce qui se rapporte, est relatif ou ressemble à l'homme d'affaires états-unien devenu président des États-Unis d'Amérique, Donald Trump.
On parle par exemple de "Barnum trumpien", de "Goujaterie trumpienne" ou de "Dérive trumpiste".
"Le principe actif", "L'ingredient actif" ou "La substance active".
Il s'agit de la substance chimique qui, dans un médicament possède un effet thérapeutique.
Elle est généralement en très faible proportion par rapport aux excipients.
Il peut s'agir, selon les cas, :
- d'une substance pure dont on connaît la structure chimique et qui est obtenue par des méthodes de synthèse chimique,
- d'un mélange de plusieurs substances chimiquement proches,
- ou encore d'une substance définie par son mode d'obtention.
On notera que nos amis québecois parlent d'"Ingrédient actif".
Source : wikipedia.org
"Un excipient".
Ce mot désigne toute substance autre que le principe actif dans un médicament, un cosmétique ou un aliment.
"À poste".
Cette locution signifie "prêt(e) à être utilisé".
On parle par exemple d'"Ancre à poste" ou de "Bouée à poste".
"Le syndrome de Jérusalem".
Il s'agit d'une maladie psychosomatique assez rare, appartenant à ce que l'on appelle les "troubles du voyage" ou "syndromes du voyageur".
Provocant chez certains individus des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations, elle est équivalente au syndrome de Stendhal, à ceci près qu'elle ne se rapporte pas aux œuvres d'art, mais au sens religieux révélé lors du pèlerinage de Jérusalem, la ville sainte des trois monothéismes.
Les spécialistes attribuent ces crises à la déception. Des pèlerins rêvent des années à cette visite en Terre sainte mais la grande richesse archéologique de Jérusalem reflète surtout les périodes turque, croisée et byzantine sans aucune trace de l'ère préchrétienne ; la plupart des sanctuaires chrétiens ayant été soumis à la destruction, à la transformation ou à la défiguration au cours de leur histoire mouvementée.
Comme la réalité n'est pas à la hauteur de leurs fantasmes, ces pélerins deviennent frustrés et se réfugient dans le délire.
Près d'une centaine de personnes par an ressentiraient ce syndrome, à des degrés divers, dont une quarantaine sont hospitalisées chaque année ; les cas étant le plus souvent enregistrés aux abords des grandes fêtes religieuses (Noël, Pâques, Pessah, etc.) et durant les mois chauds de juillet et août.
Concernant la composition confessionnelle des victimes de ce syndrome, 66 % sont de confession juive, 33 % chrétiens (pour la plupart protestants) et les 1 % restants sans religion. Cette pathologie ne touche d'ailleurs pas que les seuls touristes et pèlerins, mais aussi des résidents de Jérusalem.
Les principaux symptômes ressentis sont les suivants : anxiété et stress, désir d'isolement, obsession de se purifier le corps (ablutions systématiques, taille des ongles), confection de toges à partir de draps, déclamation de passages de la Bible et chants sacrés, proclamation de sermons, hallucinations, etc.
"Haut de gamme".
Cette locution qualifie des marchandises, services ou biens immobiliers ciblant les consommateurs aux revenus élevés.
Ces produits constituent la partie supérieure de la gamme de produits et évoquent le luxe.
Et c'est naturellement dans leur direction que s'effectue ce que l'on appelle la "montée en gamme".
"Une montée en gamme".
Il s'agit d'un processus économique consistant à remplacer un produit par un autre similaire, mais offrant des performances plus élevées, un service plus important ou étant de meilleure qualité (davantage "haut de gamme").
La montée en gamme peut être décrite du point de vue des producteurs, des vendeurs ou des consommateurs :
- du point de vue d'un fabricant ou d'un fournisseur de service, elle consiste à remplacer ou ajouter à son offre des produits plus élevés dans la gamme de produits, qui pourront donc être vendus à un meilleur prix.
- du point de vue du vendeur, il s'agit de proposer et pousser un acheteur à choisir un produit plus coûteux que celui qui était prévu ou que le produit qu'il remplace, en vue d'augmenter le volume des ventes et la marge réalisée, voire à tendre à l'imposer en ne proposant plus le produit haut de gamme.
- du point de vue du consommateur, enfin, la montée en gamme peut être le résultat d'un choix de consommation et annoncer une élévation du niveau de vie.
Mais elle peut également être en partie subie, et découler d'obligations réglementaires ou de l'influence des actions de mercatique.
Source : wikipedia.org
"Le syndrome de Brulard".
Cette maladie psychosomatique désigne un trouble de la mémoire, qui substitue au souvenir lui-même des images vues ou informations perçues ultérieurement.
Elle a été nommée ainsi par le théoricien de la littérature Dominique Viart, en référence à "Vie de Henri Brulard", une œuvre autobiographique inachevée de Stendhal, dans laquelle l'écrivain évoque ses amours, ses aspirations, son enfance, ses parents et ses études.
Écrite en 1835-1836, elle ne fut publiée qu'en 1890, et son titre fait naturellement allusion au véritable patronyme de Stendhal (Henri Beyle), modifié par refus du nom paternel et goût des pseudonymes.
Au chapitre 45, Stendhal raconte son passage avec les armées napoléoniennes du col du Grand-Bernard. Mais il hésite dans le récit de son souvenir : "Les récits de l'intérieur de l'hospice qu'on me fit produisirent une image qui depuis trente-six ans a pris la place de la réalité. Voilà un danger de mensonge que j'ai aperçu depuis trois mois que je pense à ce véridique journal. Par exemple je me figure fort bien la descente. mais je ne veux pas dissimuler que cinq ou six ans après j'en vis une gravure que je trouvais fort ressemblante, et mon souvenir n'est plus que la gravure".
Les souvenirs d'expérience personnelle sont ainsi victimes de médiations qui les déforment, les reforment ou les défigurent.
J'en ai personnellement fait l'expérience, il y a plus de trente ans, avec mes amis étudiants co-fondateurs du syndicat étudiant "La lame de fond", à l'université de Paris X-Nanterre (92), en 1982.
En à peine quelques années, le récit de nos différents exploits, maintes et maintes fois narré publiquement, avait fait l'objet de tant de déformations et reformations, que nous fûmes totalement décontenancés, le jour où l'un d'entre nous dénonça ce phénomène et nous rappela avec précision la stricte réalité de certains faits, évoqués ce jour là par plusieurs d'entre nous d'une façon très sensiblement différente.
Source : wikipedia.org
Sur des sujets similaires, je vous recommande mes articles consacrés à : "L'effet Mandela" et "Le syndrome Bugs Bunny".
"Le syndrome de Stendhal" ou "Le syndrome de Florence".
Le nom de cette maladie fait naturellement référence à l'expérience vécue par l'écrivain français Stendhal, lors de son voyage en Italie et de son étape à Florence (Toscane) en 1817, qu'il décrivit en ces mots : "J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber".
Lisant alors un poème pour se remettre, Stendhal constata que ses visions empiraient en présence d'une telle profusion de beauté : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.
Cette maladie psychosomatique assez rare, appartient à ce que l'on appelle les "troubles du voyage" ou "syndromes du voyageur". Elle provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d'oeuvres d'art.
Elle ne fut décrite comme un syndrome spécifique qu'en 1979, par la psychiatre italienne Graziella Magherini, qui, officiant à l’hôpital central de la ville de Florence, a observé et décrit plus de cent cas similaires parmi les touristes du berceau de la Renaissance.
Il ne doit pas être confondu avec le "syndrome de Brulard", également inspiré par Stendhal, mais qui concerne les troubles mémoriels.
