"Un cochonglier", "Un sanglichon" ou "Un sanglochon".

Un cochonglier, sanglichon ou sanglochon

Ce mot-valise  désigne une espèce hybride, résultant de l'accouplement d'un sanglier et d'une truie ou d'un cochon domestique et d'une laie.

Dans les trois cas, il s'agit naturellement d'animaux hybrides, nés de l'union d'un cochon domestique et d'un sanglier :

  • mais tandis que le COCHONGLIER (COCHON sanGLIER) est  issu d'un papa cochon et d'une maman laie,
  • le SANGLICHON (SANGLIer coCHON) ou SANGLOCHON (SANGLier cOCHON) est issu d'un papa sanglier et d'une maman truie.

Un cochonglier, sanglichon ou sanglochon

Petit moyen mnémotechnique pour vous souvenir de la différence : la première partie de ce type de mots-valises correspond toujours au nom du mâle :

  • "COCHONGLIER" commence par "COCHON", donc le papa est un... cochon (Bravo à ceux qui ont trouvé tout seuls ! Du moins s'ils ont moins de 6 ans...). Et la maman, par voie de conséquence, une laie.
  • "SANGLICHON" ou "SANGLOCHON" commence par "SANGL", donc le papa est un... sanglier. Et la maman, par voie de conséquence, une truie.

Nota Bene : Il existe aussi le POIGLIER (POIsson sanGLIER)... mais c'est une toute autre histoire !

"Avoir le bourdon".

Cet idiotisme animalier du registre familier signifie : être triste, mélancolique, voire broyer du noir, avoir des idées noires.

On dit également "Avoir le moral dans les chaussettes".

"La dysenterie".

Il s'agit d'une maladie infectieuse du côlon provoquant de graves diarrhées.

Elle existe aussi bien chez l’humain que chez les animaux, et elle peut être grave, aiguë ou chronique.

La dysenterie est caractérisée par des selles fréquentes et aqueuses ("Diarrhée"), souvent mêlées de sang ("Rectorragie"), de mucus ou de glaires et accompagnées de fortes crampes abdominales.

Elle est provoquée par l’ingestion d’aliments contenant certains micro-organismes, qui provoquent une maladie dans laquelle l’inflammation des intestins affecte gravement le corps.

  • La "Dysenterie bacillaire" ou "Dysenterie bactérienne" est causée par une bactérie,
  • tandis que la "Dysenterie amibienne" ou "Amibiase" (désormais appelée "Amoebose") est causée par une amibe, un parasite protozoaire microscopique.

Source : wikipedia.org

"Une ecchymose".

Une énorme ecchymose ou "bleu"

Il s'agit de ce que l'on appelle couramment "Un bleu" ; c'est à dire un épanchement diffus de sang sous la peau.

Elle se distingue de l'hématome, en ce que la rupture de vaisseaux sanguins causée par une contusion est moins importante pour une ecchymose que pour un hématome.

Le gonflement est relativement limité mais il peut être douloureux.

Après quelques jours, la couleur de la peau passe du bleu violacé au jaunâtre ou verdâtre.

L'ecchymose guérit spontanément en quelques jours.

"L'hypertrichose", "La polytrichie" ou "La polytrichose".

L'hypertrichose est le symptôme d'un dérèglement hormonal qui se manifeste, chez l'homme ou la femme, par une pilosité envahissante sur une partie du corps ou sa totalité.

Elle ne doit pas être confondu avec l'hirsutisme, qui est l'apparition d'une pilosité de type masculine normale mais chez la femme.

Cette maladie est également appelée "Syndrome d'hypertrichose acromégaloïde", un nom qui tient compte d'autres signes cliniques présents dans cette maladie. En effet, en plus d'avoir un visage anormalement velu, la personne atteinte présente un faciès aux traits grossiers, dont les volumes osseux sont exagérés par rapport à la moyenne.

Dès la naissance l'hypertrichose est modérée à sévère, et se majore progressivement pendant les deux premières décennies. L'épaississement des mains et des traits apparaît dans l'enfance. La viabilité du sujet est normale. Divers traitements hormonaux peuvent atténuer sa manifestation.

Les cas recensés sont extrêmement peu nombreux (de l'ordre d'une vingtaine) mais très spectaculaires, la personne ayant la face entièrement recouverte de poils.

Par le passé, on peut imaginer que certaines de ces apparitions ont peut-être donné naissance au mythe du loup-garou.

Source : wikipedia.org

"Hirsute" et "Hirsutisme".

Ces deux mots correspondent à des réalités bien différentes :

  • "Hirsute" est un adjectif qui signifie ayant le poil (de barbe, notamment), le cheveu très fourni et en désordre, ébouriffé, échevelé.

Enfant, j'adorais ce mot que je massacrais allègrement en le prononçant (dans ma tête) "isurte"' ! Et plus d'un demi-siècle plus tard, j'hésite toujours à l'utiliser verbalement tant je crains - à raison - de me ridiculiser en le prononçant comme je l'ai fait "dans ma tête" des années durant...

Je l'avais en effet découvert à la fin des années 1960 dans les aventures des "Six compagnons", une série française de romans pour la jeunesse écrits par Paul-Jacques Bonzon et publiés à compter de 1961 aux éditions Hachette, dans la célèbre Bibliothèque verte. La série, dont j'avais immédiatement dévoré tous les titres, narrait les aventures d'un groupe de six garçons et d'une jeune fille ainsi que de leur chien, Dagobert, qui vivaient à Lyon dans le quartier de la Croix-Rousse.

L'un d'eux, "Gnafron", surnommé ainsi parce qu'il habitait au-dessus de la boutique d'un cordonnier (Gnafron étant un personnage du guignol lyonnais, incarnant un savetier), très agile et futé, était cependant souvent moqué pour sa petite taille et sa tignasse hirsute !

  • Tandis que "Hirsutisme" est un substantif désignant l'apparition d'une pilosité répartie selon un type masculin, dans des zones normalement glabres chez la femme (visage, cou, thorax, ligne blanche, régions fessières et intergénitocrurales).

L'hirsutisme ne doit pas être confondu avec l'hypertrichose.

Il ne s'agit nullement d'une pilosité envahissante, mais d'une pilosité de type masculine normale mais chez la femme ; les poils du corps poussant selon une distribution masculine, ce qui s'avère souvent un sujet de préoccupation tant cosmétique que psychologique.

L'hirsutisme est un symptôme plutôt qu'une maladie mais peut être le signe d'une indication médicale plus sérieuse, surtout s'il se développe bien après la puberté.

Source : wikipedia.org

25 façons de dire "Être sourd" ou de reprocher à quelqu'un de ne rien entendre.

"Avoir des problèmes auditifs" ou "Entendre mal"

La langue française nous offre, à travers ses différents niveaux de langue, d'assez nombreuses façons de parler de ce type de problème.

"Avoir des défaillances auditives", "Avoir des difficultés auditives", "Avoir des troubles de l'audition", "Avoir des troubles auditifs", "Avoir une baisse de l'audition", "Avoir une ouïe défaillante", "Être atteint d'hypoacousie", "Être atteint de surdité"" ou "Perdre l'audition" relèvent du registre soutenu.

Le langage courant met à notre disposition les formules "Avoir des problèmes d'audition", "Avoir des problèmes auditifs", "Entendre mal", "Être mal-entendant", "Être sourd", ainsi que "Mal entendre" ou "Ne rien entendre".

Ou, en référence à "Tintin", la célèbre bande dessinée belge d'Hergé : "Tu es pire que le professeur Tournesol" !

"Être dur d'oreille" appartient au registre familier.

Et "Être dur de la feuille", "Être sourd comme un pot", "Être sourdingue" ou "Ne rien esgourder" au registre argotique.

De même que ma formule préférée : "Avoir les portugaises ensablées", qui naturellement interloque souvent mes amis étrangers.

Enfin, après avoir posé un possible diagnostic de type "T'entends rien, ma parole !" ou "T'es sourd ou quoi ?", pourquoi ne pas suggérer un traitement aussi peu invasif que coûteux, tel que : "Les oreilles ça se lave !" (registre familier pour les trois).

"L'agalmatophilie" ou "Le pygmalionisme".

Il s'agit de l'attirance et de l'excitation sexuelle provoquées par les mannequins (de cire, pas de chair !), les poupées, les statues et l'immobilité !

Le terme de "Pygmalionisme" est directement hérité de la mythologie grecque, puisqu'elle renvoie à la l'histoire de Pygmalion et Galatée.

Selon la légende, en effet, le sculpteur Pygmalion tombe amoureux de sa création, Galatée, une statue rendue vivante grâce à Aphrodite, la déesse de l'amour, qui comprend son voeu.

Source : wikipedia.org

"Le mouton bleu de l'Himalaya" ou "Le Grand Bharal".

Mâle Grand Bharal ou Mouton bleu de l'Himalaya

Il s'agit d'une espèce de caprin vivant dans les chaînes montagneuses et les hauts plateaux asiatiques, du Pakistan, à l'Ouest, au Tibet et au Qinghai, à l’Est.

Il occupe les pentes herbeuses et les falaises entre 2 000 et 5 000 mètres, voire davantage, se nourrissant de graminées, de diverses plantes vivaces d’altitude et de lichens.

Cet animal possède un pelage gris-bleuâtre, qui diffère de ton selon les individus ; certains étant même plutôt marron clair. Le pelage est noir sur le front, sur le bas du cou et sur l'avant des pattes (antérieurs et postérieurs). Le bharal possède également du blanc sur les joues, le haut du cou, le museau et le ventre, ainsi que sur l'arrière des pattes et sur les genoux.

La couleur de leur fourrure est un bon camouflage dans un environnement rocheux : en cas de danger, le Grand Bharal s’immobilise pour ne pas être repéré. Et, s’il l’est, il s’enfuit en escaladant avec agilité les parois montagneuses.

Ses prédateurs - à part l’homme, qui le chasse - sont la Panthère des neiges, le léopard et le loup gris.

Les deux sexes possèdent des cornes en lyres : plus grosses, plus longues (jusqu'à 80 cm), plus épaisses et plus incurvées chez le mâle ; plus courtes (pas plus de 20 cm) et plus fines chez la femelle.

Sources : wikipedia.org et www.pairidaiza.eu/fr

"L'once" ou "L'irbis".

Un once ou Léopard des neiges

Il s'agit des véritables noms - souvent ignorés - de ce superbe félin, que l'on appelle dans le langage courant "Léopard des neiges" ou "Panthère des neiges".

  • Curieusement, le mot "Once" désignait à l'origine... le lynx, qui après s'être appelé "Lynx" en latin classique, puis "Lyncea" en latin classique, "Luncia" en latin médiéval, est devenu "Lonce" en ancien français et enfin "L’once"... pour désigner cette panthère !

"Once" est d'ailleurs un mot polysémique, qui possède de nombreuses autres significations.

  • Quant au mot "Irbis", il s'agit du nom vernaculaire de l’espèce dans les pays de langue slave.

Souvent considéré comme l'un des plus beaux animaux de notre planète, ce félin de taille moyenne possède des pattes courtes et des pieds larges ainsi qu'une longue queue représentant quasiment la moitié de sa longueur totale. Sa face, large et ronde, possède des oreilles courtes et arrondies. Et sa robe est de couleur gris pâle à gris jaune, constellée de taches pleines et de rosettes.

L'once chasse principalement des ongulés, notamment le Grand bharal ou Mouton bleu de l'Himalaya, mais aussi des petits mammifères et des oiseaux. Les végétaux constituent également une part importante de son régime alimentaire pour un félin.

Il occupe de vastes territoires dont il parcourt des zones restreintes durant sept à dix jours avant de se déplacer vers une autre zone. L'once est fortement associée aux habitats de montagnes, avec une préférence pour les ravins escarpés et rocheux. On le rencontre dans les vallées des hautes montagnes d'Asie centrale, de Sibérie centrale et de l'Altaï, jusqu'à une altitude de 5 500 mètres.

Il est malheureusement répertoriée sur la liste rouge de l'UICN comme faisant partie des "espèces vulnérables". La population sauvage est estimée entre 4 500 et 8 700 individus. Et elle est encore malheureusement braconnée pour sa fourrure ou ses os et tuée en représailles lorsqu'elle s'attaque aux animaux domestiques.

Sources : wikipedia.org et feline-world.e-monsite.com