"Une culotte de cheval";

Une femme avec une "culotte de cheval"

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme vestimentaire appartient au registre familier.

Et elle désigne, au sens figuré, chez les femmes essentiellement : un amas de graisse situé à l'arrière du haut des cuisses, sur les fesses et les hanches, formant des zones durcies et douloureuses au toucher, pouvant favoriser l'apparition de la cellulite.

Ce phénomène, qui s’explique par des facteurs hormonaux et physiologiques, est assez peu observé chez les hommes, dont les amas graisseux sous-cutanés se font plus couramment au niveau du ventre et de la poitrine.

Source : www.crpce.com

"Un préposé".

Ce substantif masculin du registre administratif désigne :

  • un employé, une personne accomplissant une fonction déterminée (généralement subalterne).

On parle par exemple de la "préposée au vestiaire" dans un grand restaurant ou du "préposé au courrier" dans une entreprise.

  • ou : un facteur des Postes.

Source : Le Robert

"Avoir les dents longues" et "Avoir les dents qui rayent le parquet".

Ces deux expressions en forme d'idiotismes corporels signifient au sens figuré : afficher une ambition démesurée ; être prêt à tout pour parvenir à ses fins.

  • "Avoir les dents longues" appartient au langage courant.

Et peut également signifier :

    • être affamé après avoir été longtemps sans manger.

On dit par exemple : "Les naufragés recueillis hier avaient les dents longues, mais on peut les comprendre !".

Et on utilise également, dans le même sens, la locution verbale en forme d'idiotisme animalier "Avoir les crocs", qui appartient au registre argotique.

Sur le même sujet je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir faim" ou "Avoir très faim".

    • ou : avoir un grand appétit d’argent et d’honneurs.

On dit par exemple : "Ce jeune député a les dents longues : il se voit déjà ministre paraît-il".

  • et "Avoir les dents qui rayent le parquet" est un idiotisme architectural relevant du registre familier.

On dit par exemple : "Le nouveau directeur de cabinet du président a du mal à cacher ses ambitions : il a les dents qui rayent le parquet !".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Récolter ce que l'on a semé", "Récolter ce que l'on sème", "On récolte ce que l'on a semé" ou "On récolte ce que l'on sème".

"Récolter ce que l'on semé" : extrait du tableau de Jean-François Millet "Un semeur", peint en 1850

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré : avoir ce que l'on mérite, subir les conséquences de ses gestes, paroles ou décisions antérieures.

On dit par exemple : "Tu récoltes ce que tu as semé : sachant que le nouveau mari de ton ex-épouse est boxeur, il ne fallait pas vider tes vieux pots de peinture sur sa moto neuve".

Cette expression est à rapprocher d'une autre, à la signification assez proche : "Qui sème le vente récolte la tempête".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Être un paquet d'os", "Être un sac d'os" ou "N'avoir que la peau sur les os" et "Un paquet d'os" ou "Un sac d'os".

N'avoir que la peau sur les os : une jeune femme anorexique

Toutes ces formules très imagées en forme d'idiotisme corporel désignent, au sens figuré :

  • "Être un paquet d'os" (registre familier), "Être un sac d'os" (registre familier) ou "N'avoir que la peau sur les os" : être extrêmemement maigre, d'une très grande maigreur.

On dit pas exemple : "Lorsqu'il est sorti de l'hôpital, après sept mois, mon oncle n'avait plus que la peau sur les os".

N'avoir que la peau sur les os : l'écrivaine états-unienne Elizabeth Ann "Lizzie" Velásquez, née le 13 mars 1989, souffre d’une maladie congénitale très rare, le syndrome d'apparence progéroïde et marfanoïde-lipodystrophie, qui l’empêche notamment d’accumuler de la graisse corporelle
L'écrivaine états-unienne Elizabeth Ann "Lizzie" Velásquez, née le 13 mars 1989, souffre d’une maladie congénitale très rare, le syndrome d'apparence progéroïde et marfanoïde-lipodystrophie, qui l’empêche notamment d’accumuler de la graisse corporelle
  • et "Un paquet d'os" (registre familier) ou "Un sac d'os" (registre familier) : une personne extrêmement maigre, d'une très grande maigreur.

On dit par exemple : "Cette fille n'est pas mince : c'est un vrai sac d'os !".

Les formes "Être un paquet d'os" et "Un paquet d'os"  sont nettement moins usitées que les formes "Être un sac d'os" et "Un sac d'os".

 

 

"Avoir les crocs".

Cette locution verbale du registre argotique signifie, au sens figuré : être affamé après avoir été longtemps sans manger.

On dit par exemple : "Le lundi soir, quand je rentre chez moi à 23 heures, après mon entraînement de foot, sans avoir bouffé depuis le déjeuner , j'ai vraiment les crocs !".

Sur le même sujet je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir faim" ou "Avoir très faim".

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Le baby blues" ?

Et pas : "Le syndrome du troisième jour" ou "La dépression transitoire après accouchement" !

J'en conviens volontiers : c'est beaucoup plus long... mais il s'agit de français et non d'anglais.

Et surtout, il s'agit des termes idoines.

Ce syndrome apparaît chez la mère dans les premiers jours qui suivent l’accouchement.

Les symptômes se manifestent par de l’irritabilité, de l’anxiété, de la vulnérabilité et des sautes d’humeur.

Il s’agit d’une réaction transitoire qui s’explique par des changements physiologiques (chute hormonale importante), une augmentation du stress et un manque de sommeil.

Jusqu’à 80 % des femmes en sont affectées. Il est généralement passager et dure de quelques heures à 15 jours. Dans la plupart des cas, les symptômes s’estompent d’eux-mêmes sans qu’il y ait besoin d’intervenir.

Il ne doit pas être confondu avec la "dépression post-partum" ou "dépression post-natale".

Source : naitreetgrandir.com

"Sentir le soufre".

"Sentir le soufre" c'est à dire : le diable

On l'ignore souvent, mais cette locution verbale du langage courant est un idiotisme religieux !

Elle fait en effet référence à l'odeur caractéristique du soufre dont on croyait autrefois qu'elle signalait la présence du diable.

"Sentir le soufre" signifie ainsi, au sens figuré :

  • la situation est peu orthodoxe, présente un caractère d'hérésie, paraît diabolique.
  • et, par extension : la situation est douteuse, risquée, tendue ; et elle pourrait bien prendre une mauvaise tournure,

On dit par exemple : "Cette affaire sent le soufre : ne t'y risque surtout pas !".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org, fr.thefreedictionary.com, dictionnaire.lerobert.com et dictionnaire.reverso.net

"Faire tomber la veste" ou "Tomber la veste" et "Être en bras de chemise" ou "Être en manches de chemise".

Le président états-unien Barck Obama, en bras de chemise

Voila bien trois locutions verbales en forme d'idiotismes vestimentaires et d'idiotisme corporel qui ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

  • "Faire tomber la veste" ou "Tomber la veste" relèvent du registre familier et signifient :
    • ôter sa veste, l'enlever, la retirer.

En raison de la chaleur ou parce que l’on s’attend à rester longtemps ou à prolonger une action.

On dit par exemple : "On le sait, le président Macron n'hésite pas à tomber la veste".

    • et par extension : se préparer à se battre, se bagarrer.

On dit par exemple : "L'autre jour, mon collègue n'a pas hésiter à tomber la chemise en pleine rue, afin de prendre la défense d'une jeune femme molestée par son compagnon".

  • et "Être en bras de chemise" ou "Être en manches de chemise" appartiennent au langage courant et signifient : être vêtu simplement, de façon décontractée ; de son pantalon et de sa chemise, mais sans porter de veste ni de veston.

Ce qui n'empêche pas de porter une cravate.

Et - contrairement à ce que l'on pense souvent - n'implique pas forcément que les manches de la chemise soient retroussées.

Le président de la République française Emmanuel Macron, en bras de chemise

On est donc "en bras de chemise" sitôt après avoir "tombé la veste".

À toutes fins utiles, précisons que la forme "Être en manches de chemise" est beaucoup moins usitée que la forme "Être en bras de chemise".

Sources : www.expressio.fr, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

 

"Becter", "Becqueter" ou "Béqueter".

Ce verbe, qui peut s'écrire de trois façons différentes est construit à partir du substantif masculin "Bec".

Et il signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant, pour un oiseau :
Un cormoran bectant un cygne blanc sur le lac d'un parc londonien, c'est à dire : le frappant à coups de bec
Un cormoran bectant un cygne blanc sur le lac d'un parc londonien, c'est à dire : le frappant à coups de bec
Des perroquets qui se bectent, c'est à dire : se frappent du bec et même se mordent
Des perroquets qui se bectent, c'est à dire : se frappent du bec et même se mordent
    • frapper, piquer plus ou moins fortement à coups de bec,Becter, bécqueter ou béqueter
      • saisir de la nourriture ; prendre par becquées.
Des perruchent qui se bectent, c'est à dire : se caressent du bec
Des perruchent qui se bectent, c'est à dire : se caressent à coups de bec
Des pigeons qui se bectent, c'est à dire : se caressent du bec
Des pigeons qui se bectent, c'est à dire : se caressent à coups de bec
    • ou : caresser à coups de bec.
  • et au sens figuré, dans le registre argotique, pour un être humain :

Un couple hétérosexuel en train de s'embrasser

    • embrasser.

On dit par exemple : "Regarde-les ces deux-là : toujours en train de se béqueter".

  • Une femme qui mange
    • ou : manger.

On dit par exemple : "Le temps que j'aille aux toilettes, ce goinfre m'a becté mon dessert !".

J'ai consacré un article aux très nombreuses façons de dire en français "Manger" et notamment "Manger abondamment", dont je permets de vous recommander la lecture.

Sources :wwww.cnrtl.fr et wiktionary.org

De quelle localité française est originaire "Un pisciacais" ou "Une pisciacaise" ?

Réponse
De Poissy (78), une ville de 37 000 habitants, située le long de la Seine, à  29,5 kilomètres de Paris (75), 5 de Saint-Germain-en-Laye (78) et 22 de Versailles (78).

Localisation de la ville de Poissy (78)

J’y suis allé au lycée, de septembre 1976 à juin 1979, la ville de Conflans Saint-Honorine (78), où je demeurais, n’en possédant pas encore, à l’époque.