"Bon sang de bois !" ou "Bon sang de bonsoir !".

J'adore ces expressions du registre familier et du registre désuet en forme d'interjection, qui marquent l'étonnement ou l'indignation.

Et que j'utilise régulièrement dans J'aime les mots.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus les anglicismes bon sang de bois !".

Ou : "Bon sang de bonsoir : je n'en peux d'entendre ces tics de langage, ces mots, locutions ou expressions à la mode et ces pléonasmes à longueur de journée !".

L'origine de ces deux formules est très ancienne. Elle trouve même son origine au Moyen Âge, lorsqu'il existait de nombreux jurons comportant le nom de Dieu. Ce qui était par exemple le cas de "Par le sang de Dieu", "Nom de Dieu" ou "Bon sang de Dieu".

La mention de Dieu étant considérée comme blasphématoire par le clergé devenu extrêmement puissant au XVe siècle, le nom de Dieu a disparu, cédant la place à des formules du type "Palsambleu", "Bon sang de bois" ou "Bon sang de bonsoir", qui évitaient d'avoir à le prononcer.

"Bon sang de bois !" est un idiotisme botanique et un idiotisme corporel.

Et "Bon sang de bonsoir !" est un idiotisme corporel.

"Mettre dans le même sac".

Cette expression du registre familier signifie : englober dans une même réprobation.

On dit par exemple : "Pour moi, tous ces types ne sont que des charlatans : je les mets tous dans le même sac !".

Source www.larousse.fr

"Être rapace".

Cette locution verbale du langage courant signifie, selon le contexte :

  • au sens propre : être avide, se jetter sur sa proie, à l'instar d'un vautour,

On dit par exemple : "Après la bataille au corps à corps, qui fut une véritable boucherie, on assista au désolant spectacle de quelques soldats rapaces, qui dépouillaient certains cadavres de leurs montres ou de leurs bijoux".

  • et au sens figuré : être âpre au gain, avide de butin.

On dit par exemple : "Compte tenu de la gravité de la crise que nous connaissons actuellement, les agissements habituels de certaines banques et de leurs représentants, souvent plus rapaces les uns que les autres, ne sont plus tolérables".

Sources : wiktionary.org

Il ne faut pas confondre : "Un étendeur" et "Un étendoir".

Malgré leur paronymie, ces deux substantifs masculins du langage courant ont en effet deux significations très différentes :

  • "Un étendeur" est un vocable fort peu usité désignant un ouvrier chargé d’aplatir ou d’étendre les manchons de verre, des pièces cylindriques ouvertes à leurs deux extrémités.
  • tandis que "Un étendoir" désigne un type de séchoir à linge pliable ou rétractable.

Il en existe différents modèles : étendoir "table", étendoir "tour" ou, depuis 1963, étendoir "tancarville".

Un étendoir "table"
Un étendoir "table"
Un étendoir "tour"
Un étendoir "tour"
Un étendoir "tancarville"
Un étendoir "tancarville"

Source : wiktionary.org

"La montagne a accouché d'une souris", "La montagne accouche d'une souris", "C'est la montagne qui accouche d'une souris", ou "Être la montagne qui accouche d'une souris".

"La montagne qui accouche" : illustration de la fable de Jean de La Fontaine (livre V, fable X) publiée en 1668 par Gustave Doré

J'aime beaucoup cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier, qui date du XVIIe siècle et nous vient directement d'une fable de Jean de La Fontaine, publiée en 1668 (livre V, fable X) : "La montagne qui accouche" .

Elle s'utilise lorsque l'on souhaite évoquer la disproportion entre un projet ambitieux dont on attend beaucoup, car il a été annoncé comme très important (métaphoriquement : la montagne) et l’inconsistance, la médiocrité ou le ridicule du résultat final (métaphoriquement : la souris).

On dit par exemple : "C'était bien la peine de prendre six mois et de déployer autant de moyens pour nous proposer un texte aussi incomplet et mal conçu : c'est la montagne qui accouche d'une souris !".

Texte original

La montagne qui accouche (livre V, fable X)

"Une montagne en mal d'enfant
Jetait une clameur si haute
Que chacun, au bruit accourant,
Crut qu’elle accoucherait sans faute
D’une cité plus grosse que Paris.
Elle accoucha d'une souris.
Quand je songe à cette fable,
Dont le récit est menteur
Et le sens est véritable,
Je me figure un auteur
Qui dit : Je chanterai la guerre
Que firent les Titans au Maître du tonnerre.
C'est promettre beaucoup : mais qu'en sort-il souvent ?
Du vent".

Jean de la Fontaine (1668)

Sources : wikipedia.org et www.linternaute.fr

"L'omniphobie", "La panophobie" ou "La pantophobie".

Une femme apeurée peut-être victime d'"omniphobie", également appelée "panophobie" ou "pantophobie".

Ces trois vocables parfaitement synonymes désignent une phobie non spécifique connue comme étant une peur... de tout !

Ce qui se traduit par un état d'anxiété intense et mal définie ne portant sur aucun objet précis, une crainte vague et persistante d'un danger inconnu.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"Prendre la mouche".

Cette très ancienne locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : se vexer mal à propos, s'irriter tout à coup, se froisser, s'offusquer, s'énerver brusquement, s'emporter sans raison apparente, se fâcher pour une raison futile, s'irriter pour une chose anondine.

On dit par exemple : "Mon cousin est assez susceptible : il prend la mouche très facilement".

Ou : "Il ne faut pas prendre la mouche pour si peu, ma chérie. Je t'assure que je ne connais pas cette masseuse nue qui a dû s'introduire ici durant mon sommeil !".

La formule du registre soutenu "Prendre ombrage" a une signification assez proche de "Prendre la mouche".

En revanche, seuls les esprits mal placés iront imaginer que l'expression "Prendre la mouche" puisse être utilisé au sens propre dans son acception de "posséder sexuellement" et constitue ainsi un synonyme de l'expression "Sodomiser les dyptères"...

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Une lucarne", "Un tir dans la lucarne" ou "Une frappe dans la lucarne".

Une lucarne

"Une lucarne" est un substantif féminin désignant :

  • en architecture : un ouvrage établi en saillie sur une toiture et permettant d'éclairer et de ventiler le comble, d'accéder à la couverture, etc.

Des lucarnesDes lucarnes

Il existe de nombreuses sortes de lucarnes :

Les différentes sortes de lucarnes

Les différentes sortes de lucarnes
Les différentes sortes de lucarnes

Attention : la lucarne ne doit pas être confondue - comme c'est, je crois, assez souvent le cas - avec la petite fenêtre, souvent située en partie haute et permettant d'éclairer et de ventiler des toilettes, une salle d'eau ou une salle de bain.

Petite fenêtre de toilettesPetite fenêtre de toilettes

  • et au football :
    • chacun des angles supérieurs d'un but de football,
Une superbe lucarne (tir dans la lucarne)
Une superbe lucarne (tir dans la lucarne)
    • ou, par ellipse lexicale : un tir ou une frappe effectué dans l'une de ces deux zones.

Il s'agit dans les deux cas d'un parfait exemple d'idiotisme architectural.

Source : www.larousse.fr

"Un charlatan".

Ce substantif masculin désigne :

  • autrefois : un vendeur ambulant commercialisant des drogues et des potions sur les places publiques, et arrachant les dents, avec un grand luxe de discours et de facéties ; un bonimenteur.
  • et de nos jours, selon le contexte :
    • un guérisseur ou un médecin ignorant et sans conscience, se vantant de pouvoir guérir diverses maladies,
    • un imposteur exploitant la crédulité publique, en vantant ses produits, sa science, ses qualités,
    • ou : en Afrique : un devin, un guérisseur, un sorcier.

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Prendre ombrage".

J'aime assez cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme botanique.

Relevant du registre soutenu, elle fait référence au substantif masculin "Ombrage", qui relève lui aussi du même registre et désigne tout à la fois : l'ensemble de branches et de feuilles qui donnent de l’ombre, et l’ombre que donnent les feuillages.

"Prendre ombrage"

"Prendre ombrage" signifie ainsi, selon le contexte:

  • s'offenser, s'offusquer.

On dit par exemple : "L'épouse de mon patron a pris ombrage de ce que mon fils avait eu de meilleurs résultats scolaires que le sien".

La formule "Prendre la mouche" possède une signification assez proche.

  • ou : ressentir de l'inquiétude, de la jalousie à propos de quelque chose, de quelqu'un.

On dit par exemple : "Ma compagne s'offusque des mensurations de rêve de ma nouvelle assistante".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré aux expressions "Faire ombrage à quelqu'un" ou "Porter ombrage à quelqu'un".

Sources : www.expressio.fr et www.larousse.fr

"Un plan américain" ou "Un plan trois-quarts".

La locution verbale masculine "Un plan américain" désigne une manière de cadrer un personnage ou un groupe de personnages à mi-cuisse, au cinéma comme en photographie.

Les différents plans de cinéma
Les différents plans de cinéma, du TGP (Très Gros Plan) au plan italien

Le "plan américain" est parfois appelé "Plan trois-quarts", notamment en photographie, comme le manteau "Trois-quarts", qui couvre jusqu'à la même hauteur.

Les cinéastes et historiens français l'ont nommé ainsi parce qu'il s'agit d'un plan typique des films états-uniens ("américains") des années 1910 à 1940.

Ce cadrage de la tête au buste, utilisé dans des films à petit budget, permettait alors, en effet, de limiter l'usage de décors. Et, accessoirement, de voir entièrement le pistolet à la ceinture des acteurs dans les westerns !

L'acteur états-unien Clint Eastwood, dans le film italien de Sergio Leone "Pour une poignée de dollars" (1964)
L'acteur états-unien Clint Eastwood, filmé en plan américain, dans le film italien de Sergio Leone "Pour une poignée de dollars" (1964)
Un plan américain du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956)
Un plan américain du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956), avec John Wayne

Comme "Nuit américaine", l'expression "Plan américain" est exclusivement française. Et elle est le symbole du caractère précurseur du cinéma états-unien, premier utilisateur du procédé.

Source : wikipedia.org

Que collectionne donc un "Ésitériophile" ?

Réponse
C’est pourtant simple, voyons : un ésitériophile collectionne… les titres de transport !
Le ticket de métro parisien, des origines à nos jours
Le ticket de métro parisien, des origines à nos jours
Billet d'avion AIr France
Billet d’avion AIr France
Billet de train SNCF
Billet de train SNCF

Du moins, simple pour ceux qui ont étudié le grec…, car ce mot est formé à partir du mot grec « Esitérion » qui signifie « Billet » ou « Ticket ».

Un « Titre de transport », généralement appelé « Billet » (d’avion, de bateau, de train) ou « Ticket » (de métro, de bus) est une preuve d’achat qui représente le droit du passager à bénéficier de la prestation de transport définie par le contrat et pour laquelle il s’est acquitté du paiement correspondant.

Sur le plan juridique, le titre de transport permet également, en cas de litige ou de demande d’après-vente, de faire bénéficier usager et transporteur d’une base légale préalablement approuvée par chacun.

Source : wikipedia.org