"Marcher sur la tête".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie : agir de façon irraisonnée, à l'encontre du bon sens, fonctionner de manière absurde, contre-productive ; déraisonner, délirer, être fou.

Elle est généralement utilisée pour dénoncer une action ou une situation exceptionnelle, allant à l'encontre du bon sens.

On dit par exemple : "Une lionne qui protège une antilope attaquée par des hyènes : on marche sur la tête !".

Sources : www.expressions-francaises.fr, www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr

"Mettre la clé sous la porte" ou "Mettre la clef sous la porte".

Cette très ancienne locution verbale du registre familier date du XVIe siècle.

  • elle a d'abord signifié : déménager, partir discrètement sans payer le loyer ; quitter furtivement son logis, disparaître pour se soustraire à une obligation, à une poursuite, etc,
  • puis, comme c'est encore le cas de nos jours : cesser son activité, faire faillite ; abandonner une entreprise, la fermer définitivement et complètement.

On dit par exemple : "Avec la pandémie de COVID 19, de nombreux entrepreneurs et chefs d'entreprise ont dû mettre la clé sous la porte".

Sources : wiktionary.org, www.expressions-francaises.fr, www.expressio.fr et www.larousse.fr

 

"Un embrouillamini".

J'aime beaucoup ce substantif masculin en forme de mot-valise, construit à partir de l'adjectif "embrouillé" et du susbstantif masculin "brouillamini".

Appartenant au registre familier, il désigne : un désordre, un imbroglio, une confusion extrême, une situation très embrouillée, un mélange confus, un méli-mélo.

On dit par exemple : "Je n'ai jamais vu un tel embrouillamini : impossible de s'y retrouver".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Tourner de l'oeil", "Tomber dans les pommes" ou "Se trouver mal".

Ces trois locutions verbales signifient : s'évanouir, avoir (ou faire) un malaise (langage courant) ; défaillir (registre soutenu).

  • "Tourner de l'oeil" est un idiotisme corporel et appartient au registre familier,
  •  "Tomber dans les pommes" est un idiotisme alimentaire et relève du registre argotique,
  • et "Se trouver mal" appartient au registre familer.

"L'almiqui", également appelé "Le solénodon de Cuba" ou "Le solénodonte de Cuba".

L'almiqui - également appelé Solénodon de Cuba ou Solénodonte de Cuba - un rarissime mammifère venimeux endémique de Cuba

Ces différents noms désignent un étrange et rarissime mammifère cubain.

L'almiqui appartient à la famille des Solénodontidés, qui ne comprend plus qu'une seule autre espèce encore vivante, en plus de cette espèce endémique de Cuba, le "Solénodon paradoxal", vivant à Haïti et tout aussi menacée.

Cet animal est apparu il y a environ 76 millions d'années, soit 11 millions d'années avant l'extinction des dinosaures, auxquels il a survécu !

Il s'agit d'une sorte de grande musaraigne primitive d'une taille de 50 cm à 80 cm et pesant de 700 g à 1 kg;

L'almiqui possède une queue longue, nue et écailleuse, des yeux petits et un poil rêche allant du brun foncé ou noir.

Il présente des caractéristiques très inhabituelles pour un mammifère : il est venimeux, possède un long museau, de grandes griffes et des tétines curieusement positionnées à l'arrière.

Il est capable d'injecter un redoutable venin grâce à des incisives creuses. Et le mot "Solénodon", qui vient du grec, signifie d'ailleurs "dent rainurée".

L'almiqui a été décrit pour la première fois en 1861 par le naturaliste allemand Wilhelm Peters (1815-1883).

Redécouverte

Son nom latin - Solenodon cubanus - est ce que l'on appelle un "taxon Lazare", car l'almiqui a été redécouvert alors qu'on le croyait éteint.

Depuis sa découverte en 1861 par Wilhelm Peters, seulement 37 spécimens ont été capturés. Et, en 1970, on pensait l'espèce disparue, plus aucun spécimen n'ayant été observé depuis 1890 !

Néanmoins trois almiquis furent capturés en 1974 et 1975 et quelques rares observations eurent lieu par la suite, en 2003 et 2012.

Sources : wikipedia.org et www.futura-sciences.com

"Chier une pendule" ou "En chier une pendule" et "Faire une pendule" ou "En faire une pendule".

Ces différentes expressions - qui ne doivent pas manquer d'interloquer nos enfants et nos amis étrangers - relèvent du registre vulgaire.

Mais également du registre scatologique, car les deux verbes "Faire" (par ellipse de "Faire ses besoins") et "Chier" signifient tous les deux : "Déféquer".

Utilisées au sens figuré, ces différentes formules signifient : considérer avec exagération un fait anodin, donner de l'importance à quelque chose d'insignifiant, en le ressassant longuement ; se mettre en colère pour peu de chose. Au point d'exaspérer son entourage.

On dit par exemple : "Ma frangine a pas supporté qu'on aille au cinoche sans elle : elle m'en a chié une pendule !".

Ou : "Le patron risque de nous en faire une pendule, si on lui dit que la commande ne peut pas partir avant demain".

Sources : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

Un grand bravo et un grand merci à la société Picard pour sa promotion "Les jours Picard", du 5 au 18 octobre 2020 !

Promotion "les jours Picard", du 5 au 18 octobre 2020

Incroyable, mais vrai : enfin une société qui ne nous écorche pas les oreilles avec une de ces satanées promotions en anglais, mentionnant des "Days" à ne surtout pas rater !

Je ne supporte plus d'entendre parler de ce type d'opérations commerciales allant des "Bricodays" (octobre 2020) de Cdiscount, aux "EQ days" (octobre 2020) ou aux "Star days" de Mercedès-Benz, en passant par les "Domino's days" (septembre 2020) ou les "MegaDays" (juin 2020) de Domino's Pizza, sans parler des "French days" de la grande distribution française, des "Cosy home days" (octobre 2020) de SOMFY et le "Singles' day" (journée des célibataires) de Carrefour..., qui ne semblent vraiment pas craindre de parler dans le vide et de ne pas être compris d'une bonne partie de la population !

Parce que communiquer ainsi en français est devenu - c'est un comble ! - presque exceptionnel, j'adresse ici mes plus vifs remerciements à la société Picard !

"Changer d'avis comme de chemise".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme vestimentaire signifie : changer facilement et fréquemment d’avis ou d'opinion; en adopter de nouveaux aussi aisément que l'on peut changer de vêtements au fil des jours voire au cours d'une même journée.

On dit par exemple : "Ma tante change d'avis comme de chemise ; avec elle c'est toujours le dernier qui a parlé qui a raison".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"En faire voir de toutes les couleurs" ou "En voir de toutes les couleurs".

Ces expressions du registre familier en forme d'idiotismes chromatiques signifient respectivement :

  • "En faire voir de toutes les couleurs" : infliger à une personne des désagréments ou des épreuves de toutes sortes, lui occasionner des ennuis, lui faire endurer ou subir des choses pénibles, désagréables.

On dit par exemple : "Ma fille m'en a fait voir de toutes les couleurs jusqu'à l'âge de 5 ou 6 ans".

Ou : "Mon voisin m'a menacé de m'en faire voir de toutes les couleurs si je ne coupais pas certains de mes arbres qui l'empêche d'avoir sa piscine au soleil l'après-midi".

  • "En voir de toutes les couleurs" : subir des désagréments ou des épreuves de toutes sortes, avoir des ennuis, endurer ou subir des choses pénibles, désagréables.

On dit par exemple : "Mon cousin en a vu de toutes les couleurs avec son premier patron, qui était un type épouvantable".

Ou : "J'ai passé des vacances lamentables : on en a vu de toutes les couleurs avec les habitants du village où nous campions".

Source : wiktionary.org

"Les lettres de noblesse" ou "Des lettres de noblesse", "Acquérir ses lettres de noblesse" et "Donner ses lettres de noblesse".

  • "Les lettres de noblesse" ou "Des lettres de noblesse" désignent :
    • au sens propre, autrefois : les documents par lesquels il était établi qu’une personne était noble (registre désuet).

C'est le roi de France qui conférait la noblesse par lesdites lettres. Et la première lettre de noblesse connue date du 24 juin 1008.

Elle déclareait "nobles et de noble race" Denis et Louis Jacquot, originaires de Bourgogne.

Et elle émanait de Robert II le Pieux - ou "le Dévot" ou "le Sage" -, fils de Hughes Capet, né vers 972 et mort le 20 juillet 1031.

    • et au sens figuré, dans le registre soutenu :
      • la reconnaissance de la compétence d’une personne par ses pairs,

On dit par exemple : "C'est avec son troisième film, que ce réalisateur a véritablement acquis ses lettres de noblesse".

      • ou la reconnaissance de l’importance d’une chose par les personnes compétentes.

On dit par exemple : "En France, ce n'est qu'au XXIe siècle que l'affacturage a acquis ses lettres de noblesse".

De nos jours, dans le registre soutenu et au sens figuré :

  • "Acquérir ses lettres de noblesse" signifie donc :
    • obtenir la reconnaissance de sa compétence par ses pairs, pour une personne,
    • ou : obtenir la reconnaissance de l’importance d’une chose par les personnes compétentes, pour une chose,
  • et "Donner ses lettres de noblesse" signifie :
    • reconnaître la compétence de l'un ses pairs,
    • ou : reconnaître l’importance d’une chose, pour une personne compétente.

Source : wiktionary.org

"Se lever avec le soleil" ou "Se lever avec les poules".

"Se lever avec les poules" ou "Se lever avec le soleil" : lorsque le jour se lève

Ces deux locutions nominales signifient, au sens figuré : se lever très tôt, lorsque le jour se lève.

  • La formule "Se lever avec le soleil" relève du langage courant.

On dit par exemple : "L'été, mes grands-parents, qui étaient agriculteurs, se levaient avec le soleil".

  • et l'expression "Se lever avec les poules" est un idiotisme animalier appartenant au registre familier.

On dit par exemple : "Ma tante est toujours la première debout : elle se lève avec les poules".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Très tôt le matin".

"Se lever du pied gauche" ou "Se lever du mauvais pied".

Ces deux locutions verbales du registre familier en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : être de mauvaise humeur, d'une humeur exécrable persistante, tout au long de la journée.

On dit par exemple : "Mon père m'a hurlé dessus parce que je sortais sans dire au revoir : il a encore dû se lever du pied gauche".

Ou : "Un client vient de m'appeler pour contester une livraison qui date de quatre jours : il a dû se lever du mauvais pied".

Cette expression associe le fait de poser au sol en premier le pied gauche à un signe de mauvais augure.

Et cette mauvaise réputation qui entoure l'adjectif "gauche" de manière générale ("Être gauche", "Avoir deux mains gauches") s’explique par son étymologie.

L’adjectif latin "Sinister", qui a donné le mot "Senestre" en ancien français (et "Sinistra" en italien) nous a en effet légué en français :

  • l'adjectif "Sinistre", synonyme de "Annonciateur de malheurs, sombre, funeste, terrifiant",
  • ainsi que le substantif "Sinistre", synonyme de "Dommage, dégât".

Sources : www.expressio.fr et www.cnews.fr