Aussi étonnant que cela puisse paraître, des centaines de noms d’animaux désignent également des catégories d’individus (« une marmotte »), hommes (« un ours mal léché »), femmes (« une vieille chouette ») ou enfants (« un asticot »).
Je me suis amusé à les compiler ici.
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Ce substantif masculin appartient au langage courant.
Et il désigne, selon le contexte :
un oiseau rapace diurne du genre faucon, mais plus petit que celui-ci, son envergure ne dépassant pas 70-84 cm.
Cet oiseau migrateur, que l'on appelle souvent "Faucon hobereau" hiverne en Afrique du Nord et dans quelques lieux d'Europe du Sud.
Et migre en Europe d'avril à septembre, en bordure de forêt ou dans les boqueteaux, chassant pour se nourrir de petits oiseaux (alouettes, cailles) qu'il capture en vol, ainsi que des insectes (libellules, hannetons).
par analogie et de façon péjorative : un gentilhomme campagnard de petite noblesse vivant sur ses terres.
Cette locution nominale en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme chromatique désignait au XVIIe siècle, en Amérique du Nord, dans le registre familier et de façon péjorative : un soldat britannique.
Et cela, bien sûr, par analogie avec le grand crustacé marin décapode, aux pattes antérieures armées de grosses pinces,
Ce sont les révolutionnaires américains qui qualifiaient ainsi les soldats de la Couronne britannique durant la guerre d'indépendance américaine.
Les jeunes garçons nés comme moi dans les années 1950-1970 (je suis de 1961) connaissent bien cette formule pour l'avoir lue et relue dans les aventures de Yann Duroc, un athlétique trappeur américain d'origine bretonne dit "Blek" ou "Blek le Roc", un personnage de bande dessinée créé en 1954, par le studio EsseGesse composé de Pietro Sartoris, Dario Guzzon et Giovanni Sinchetto, pour l'éditeur italien Dardo sous le nom de "Il grande Blek". La série fut publiée 14 années durant, jusqu'en 1967, lorsqu'un litige opposa les auteurs à l'éditeur, les amenant à abandonner le personnage pour en créer un autre similaire chez un concurrent : "Capt'ain Swing" ("Comandante Mark" en Italie).
En France, ces aventures ont été publiées simultanément dans deux revues petit format noir et blanc des éditions LUG (pour "Lugdunum", le nom romain de la ville de Lyon (69) où elles avaient leur siège) :
"Kiwi" : 582 numéros de septembre 1955 à décembre 2003,
Le trappeur Blek le roc agressant un "homard rouge" en couverture du n° 329 de septembre 1982 de la revue petit format "Kiwi"
et "Blek" ("Les albums du grand Blek") : 519 numéros de juillet 1963 à mars 1994.
Le jeune trappeur Roddy et Blek le Roc se débarrassant de deux "homards rouges", en couverture du n°1 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en juillet 1963Blek le Roc se débarrassant d'un "homard rouge", en couverture du n°9 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en novemnre 1963
N'est-ce pas les gars que vous vous souvenez de Blek et de sa fameuse exclamation "Mille putois !".
Ou de ses fidèles compagnons, le jeune trappeur Roddy ainsi que le professeur Occultis ?
Blek le Roc, Roddy et le professeur Occultis
Ce site incroyable vous en propose toutes les couvertures : https://www.bdovore.com/serie-bd-12313-les-albums-du-grand-blek-petit-format
"Un bouc émissaire" est une locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme religieux.
Elle trouve son originedans la Bible, Dieu prescrivant, dans le Lévitique, d’envoyer dans le désert, vers Azazel, un bouc expiatoire, chargé de toutes les fautes d’Israël.
Et elle désigne :
au sens propre, dans le langage courant : un bouc que l’on chassait dans le désert, après l’avoir chargé des malédictions que l’on voulait détourner du peuple.
et au sens figuré, dans le registre familier : une personne sur laquelle on fait retomber les torts des autres, victime expiatoire.
On dit par exemple : "Dans cette affaire, le député mis en cause sert, à l'évidence, de bouc émissaire à la majorité présidentielle".
Ou : "Je veux bien assumer mes responsabilités, mais pas servir de bouc émissaire à la société".
dans le langage courant : un âne de petite taille ; notamment en Afrique du Nord.
dans le registre argotique : une personne sotte et bornée.
On dit par exemple : "Ce maudit bourricot est encore rentré dans la maison avec ses bottes pleines de fumier !".
dans le registre argotique et dans le registre désuet, de façon injurieuse, du temps de l'Algérie coloniale :
dans les camps de travaux publics : un dénonciateur ; celui qui, pour n’importe quel fait, se plaint au sergent ou à l’adjudant chargé de la garde des détenus.
ou, dans les écoles primaires : un enfant ne sachant ni lire ni écrire.
Utilisée depuis le XVIIe siècle, cette locution nominale féminine appartient au registre familier.
Elle fait allusion au comportement de la poule, qui n’est guère réputée pour son courage. Ce volatile de basse-cour est en effet souvent associé à l’idée de lâcheté car il s’enfuit dès que l’on s’en approche.
Par ailleurs, lorsqu’elle a été surprise par la pluie, la poule mouillée se tient souvent immobile et à l’écart des autres animaux, comme si elle avait honte.
"Une poule mouillée" désigne donc de façon péjorative et au sens figuré : une personne peureuse, un poltron (langage courant), un froussard (registre familier) ; une personne manquant de courage et de résolution.
On dit par exemple : "Mon frère est tout le contraire d'un aventurier : c'est même une poule mouillée !".
un mammifère marin de grande taille classé dans l'ordre des Cétacés.
Ce terme générique s'applique aux espèces appartenant au sous-ordre des "Mysticètes" ou cétacés à fanons (comme par exemple la baleine bleue ou rorqual bleu) ainsi que - improprement - à certaines espèces appartenant aux "Odontocètes" ou cétacés à dents (comme par exemple le cachalot).
Le petit de la baleine s'appelle le "Baleineau".
Une baleine et son baleineau
la formation cornée des gencives supérieures des baleines, plus communément appelée "La barbe" ou "Le fanon",
Les fanons d'une baleine peuvent dépasser les deux mètres de longDes fanons de baleine, échoués sur des rochers
et par extension :
la lamelle cornée flexible provenant des fanons de la baleine et employée autrefoispour rigidifier certains vêtements et, plus tard, les corsets.
Un corset en coton avec une structure en fanons de baleine
Ou pour constituer l'armature des parapluies.
ou, de nos jours :
la lamelle souple glissée dans les gaines, les soutiens-gorge et les cols de chemise, afin d'en assurer la rigidité.
la tige de métal flexible constituant l'armature des parapluies ou parasols.
Une baleine de parapluie
ou la tige de métal flexible constituant l'armature des parapluies ou parasols.
le bâton dont se servait autrefois le bedeau à l'église pour faciliter le passage des officiants,
dans le domaine de la maçonnerie : une scie à pierre tendre, très étroite, souple et flexible, permettant de suivre aisément un tracé courbe donné par un panneau ou de passer aisément entre deux tracés,
et enfin, dans le registre familier :
dans le jargon maritime : une grosse lame (vague) qui embarque (passe et se répand par dessus bord),
dans le jargon des casinos : un joueur extrêmement riche, capable de parier plus de 100 000 dollars par coup et de perdre un million de dollars ou davantage sans sourciller ; sa fortune l'obligeant à miser très gros pour réaliser un gain proportionnel à l'argent qu'il possède déjà.
De nos jours, il s'agit essentiellement de milliardaires asiatiques, proche-orientaux ou russes.
Les casinos adorent les baleines : parce qu'elles attirent la foule et que l'on peut communiquer et développer sa notoriété sur l'énormité des sommes jouées et perdues ou sur les gains fantastiques parfois réalisés. Lesquels amènent évidemment les mêmes casinos à redouter et détester les baleines !
ou, de façon péjorative et injurieuse : une personne extrêmement grosse, atteinte d'obésité morbide.
Le mexicain Juan Pedro Franco, un temps l'homme le plus gros du monde (595 kilos en 2017)
Ces deux substantifs masculins parfaitement homophones ont des significations radicalement différentes.
"Un matin" sans accent circonflexe désigne :
le début du jour.
ou : le temps compris entre le début du jour et la mi-journée.
tandis que "Un mâtin" avec un "â" désigne, dans le registre désuet :
un grand et gros chien de garde ou de chasse.
ou un chien massif et trapu, du type molossoïde, voisin du dogue de Bordeaux, dont il existe plusieurs races en Europe méridionale : le Mâtin des Pyrénées, le Mâtin espagnol ou le Mâtin de Naples, également appelé Mâtin napolitain ou, par ellipse : Napolitain.
Un Mâtin de Naples, également appelé Mâtin napolitain ou, par ellipse : Napolitain
Ce substantif féminin du langage courant désigne :
avant toute chose : un insecte parasite de très petite taille se déplaçant par saut et "hématophage" (qui se nourrit du sang de l’homme et de divers animaux).
mais également, en raison de leur très petite taille (idiotismes animaliers) :
un composant électronique monolithique non encapsulé, appelé "Puce électronique".
un bébé de sexe féminin ouune très jeune fille de faible corpulence, frêle et mince (registre familier).
On dit par exemple : "Tu devrais empêcher ta petite puce de tirer les moustaches de mon montagne des Pyrénées car des comme ça il en mange deux chaque matin, pour se mettre en appétit."
un symbole typographique servant à marquer l’énumération au début d’une ligne. Comme ici, imédiatement à gauche de cette définition.
ou, enfin : une boucle d'oreille de petite taille.
Ces deux mots homophones ont naturellement des significations très différentes :
"Serein" est un adjectif signifiant : calme, paisible, tranquille, exempt de trouble et d'agitation.
On dit par exemple : "Il est difficile d'imaginer aujourd'hui que le Liban d'avant 1975 était un pays tellement prospère et serein qu'on le surnommait La Suisse du Proche-Orient".
Ou : clair, doux, pur et calme, en parlant du ciel, de l’air ou du temps.
On dit par exemple : "La semaine prochaine nous bénéficierons d'un temps plus serein".
tandis que "Serin" est un substantif masculin désignant :
dans le langage courant : un petit oiseaupassereau à bec conique, au plumage ordinairement jaune, auquel on apprend à siffler, à chanter des airs.
Ce substantif féminin polysémique peut avoir en français différentes significations, selon le contexte et le niveau de langage :
dans le langage courant, il s'agit :
avant toutes choses d'un nom vernaculaire d'animal, désignant un oiseau de proie diurne (falconiforme), au plumage brun tacheté, aux formes lourdes, au bec et aux serres faibles, que l’on considère comme dépourvu d’intelligence.
Il existe plusieurs espèces de ce rapace en Europe, la plus commune étant la "buse variable".
Buses en laiton
mais également d'un embout - parfois également appelée "ajutage" - placé à l'extrémité d'un tuyau dans lequel circule un ou plusieurs fluides et destiné à assurer une des fonctions suivantes :
dispersion de ce(s) fluide(s) dans un grand volume,
pulvérisation ("asperseur" ou "sprinkler") grâce à la formation de fines gouttelettes par réduction de la section,
ou projection à grande vitesse ou/et mélange de ces fluides.
C'est par exemple le cas de la pièce du carburateur qui augmente la vitesse de l'air lors de son passage au niveau du gicleur.
Les fonctions assurées par la buse reposent sur la forme du conduit qui exploite les propriétés de la tuyère.
ou d'un conduit rigide de gros calibre servant à l'écoulement d'un fluide.
Également appelé "Ponceau", la buse (du néerlandais "buis" signifiant "tube") est constituée d'un ou de plusieurs éléments en ciment, céramique, fonte, mais aussi :
Buses en béton armé
béton armé,
Buses en acier galvanisé
ou acier galvanisé.
D'argent au tourteau de gueules (blason de la famille de Montpellier)
ainsi que, en héraldique, d'un "meuble" (une figure) représentant un disque de couleur rouge dans les armoiries, ensuite appelé "tourteau de gueules", et parfois "tourteau de pourpre".
et dans le registre familier :
au sens figuré: d'une personne particulièrement stupide ou bornée ; d'un sot, d'un idiot, d'un imbécile.
On dit par exemple : "Sibeth Ndiaye, Muriel Pénicaud, Christophe Castaner : que des buses ! Édouard Philippe devait vraiment apprécier la fauconnerie... ou la vraie connerie ?".
et, dans le Nord de la france, en Champagne, ainsi que pour nos amis belges : d'un échec à une élection, à un examen, etc.
On dit par exemple : "Mon neveu s'est pris une buse à son examen d'urine, c'est te dire s'il est con !".