On ne dit pas : "Les ITV que l'on peut réaliser" !

L'ancien champion cycliste français Thomas Voeckler, devenu consultant

Comme a pu le déclarer, le 7 juillet 2021, l'ancien champion cycliste français devenu consultant Thomas Voeckler, lors de la 11e étape du Tour de France 2021, Sorgues (84)-Malucène (84), qu'il commentait sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais, à tout le moins : "Les InTerViews que l'on peut réaliser" !

Et idéalement : "Les ENTRETIENS que l'on peut réaliser" !

Pense-t-il vraiment que les téléspectateurs comprennent ce sigle, relevant du jargon journalistique ?

"Un VRP".

Un VRP (Voyageur Représentant Placier) démarchant une jeune femme à son domicile

Curieusement, on utilise souvent ce sigle sans même connaître sa signification de "Voyageur Représentant Placier".

Un VRP est un intermédiaire salarié chargé de distribuer les produits d'une (VRP "monocarte") ou plusieurs entreprises (VRP "multicarte").

Il s'agit d'un vendeur ou représentant itinérant dont la fonction est exclusivement commerciale, ses principales tâches consistant à prospecter les clients et prendre des commandes.

Sources : www.editions-tissot.fr, fiches-pratiques.chefdentreprise.com, www.dictionnaire-juridique.com et wiktionary.org

"Le syndrome de Diogène" et "La syllogomanie".

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène" (© Melody Ko for Boston University)

Ce syndrome a été décrit en 1975 par la gériatre états-unienne Allison N. Clark, pour caractériser un trouble du comportement conduisant à des conditions de vie négligées, voire insalubres.

Il comprend une forme extrême d'accumulation compulsive, appellée TAC (Trouble d'Accumultion Compulsive) ou "Syllogomanie", mais ne s'y limite pas.

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

Ce nom de "Syndrome de Diogène", adopté en 1975, fait référence à Diogène de Sinope, le philosophe grec du IVe siècle av. J.-C., figure clé du cynisme et disciple d'Antisthène.

Diogène vivait dehors, dans un dénuement extrême, vêtu d'un simple manteau, et muni d'un bâton, d'une besace et d'une écuelle.

Dénonçant l'artifice des conventions sociales, il préconisait une vie simple, hors de la culture et de la civilisation grecques, plus proche de la nature.

Il se pliait à certaines restrictions susceptibles de lui apporter une plus grande indépendance vis-à-vis des biens matériels, une plus grande liberté morale.

Et se contentait pour dormir, d'une grande jarre renversée, couchée sur le flanc, ou d'un tonneau.

Le philosophe Diogène de Sinope vivant dans sa jarre renverséeLe philosophe Diogène de Sinope vivant dans son tonneau

Caractéristiques

Le syndrome associe entre autres :

  • une négligence parfois extrême de l'hygiène corporelle et domestique,
  • une accumulation d'objets hétéroclites, nommée également "Syllogomanie",
  • un déni de son état, et donc une absence de toute honte,
  • un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture,
  • un refus d'aide, celle-ci étant vécue comme intrusive,
  • et une personnalité pré-morbide : soupçonneuse, astucieuse, distante, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels en cours).

Historique

La première étude de ce modèle de conduite date de 1966. Cette année-là, deux psychiatres anglais, Mac Millan et Shaw, publient une étude sur 72 personnes âgées vivant dans des conditions d’hygiène personnelle et domestique inquiétantes.

Ils constatent chez ces patients un effondrement de leur norme de propreté personnelle et d'environnement et parlent de "Syndrome de décompensation sénile".

Symptômes

La personne présentant ce syndrome choisit un isolement social aussi grand qu'il lui est possible.

Elle en arrive à vivre presque recluse chez elle, n'ayant dès lors plus autant de raisons d'entretenir son logement et se désintéressant en même temps, à un degré plus ou moins grand, de son hygiène personnelle.

Le comportement du célèbre milliardaire états-unien Howard Hughes dans les dernières années de sa vie en constitue par exemple une parfaite illustration.

Se pensant à tort ou à raison en risque de pauvreté extrême, ce qui lui est suggéré par la vie peu gratifiante où elle s'installe, la personne atteinte du syndrome de Diogène essaie souvent d'économiser le plus possible pour parer à l'avenir, et accumule parfois des sommes importantes sans avoir réellement conscience de leur valeur.

Accumuler chez elle de grandes quantités de déchets ou du moins d'objets sans utilité immédiate l'amène à vivre dans des situations insalubres : d'abord simple encombrement, puis impossibilité d'entretenir ou même de faire entretenir son logement en raison même de cet encombrement devenu obstacle.

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

Patients

On trouve souvent un tel comportement chez des personnes d'âge avancé souffrant de solitude après la mort d'un conjoint ou d'un parent très proche.

Ce comportement peut être encouragé par un sentiment de fragilité financière, réelle ou non.

Et la solitude, voulue, ou l'isolement, subi, semble être le facteur de déclenchement principal.

Étiopathogénie

De 30 % à 80 % des personnes souffrant du syndrome de Diogène sont atteintes de maladies neuropsychiques.

Et presque 100 % chez les jeunes sujets.

Traitement

Le traitement doit commencer par la détection des cas de risque, puis l'admission dans un hôpital spécialisé ou une unité de gériatrie, avec étude des troubles médicaux. On prend ensuite des mesures adaptées de protection sociale pour éviter la rechute du patient dans ses conditions de vie antérieures. Dans quelques cas, il convient de traiter aussi une éventuelle pathologie psychiatrique associée (dépression, délire chronique).

S'il n'est pas possible d'assurer la vie en commun ou de placer le patient dans une institution sociale, il faut lui assurer un suivi régulier, des visites à domicile, et un travail coordonné de services sanitaires (médecin, infirmier/ère, ergothérapeute) et sociaux (travailleur social).

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

Bon, là, en ce qui concerne ces deux dernières photographies, j'aurais envie de dire que c'est très différent : rien que de très normal à mon sens.

Mais il est vrai que je suis bibliophile et bibliomane ! Et ceci explique peut-être cela...

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés au "Syndrome de Hikikomori" et au "Syndrome de la cabane", "Syndrome de l'escargot" ou "Syndrome du prisonnier".

Et je vous signale à toutes fins utiles l'existence de l'association d'aide et de soutien des victimes du syndrome de Diogène et de leurs proches "Survivre à l'insécurité", dont je vous communique ci-après :

  • l'adresse électronique : accueil@diogene-asso.org

Source : wikipedia.org

6 façons de dire "La bande dessinée" ou "Les bandes dessinées".

8 albums de bande dessinée jeunesse franco-belge
  •  Quant aux "Bandes dessinées", on parlait, depuis les années 1930 et jusque dans les années 1960 - avant l'apparition massive des albums - d'"Illustrés" (registre familier), par ellipse lexicale de "Journaux illustrés".
9 revues de bande dessinée petit format noir et blanc ou "Illustrés", par ellipse de "Journaux illustrés"
9 revues de bande dessinée petit format noir et blancou "Illustrés", par ellipse de "Journaux illustrés"

Et les personnes d'un certain âge utilisaient la formule "Des mickeys" voire "Des petits mickeys", en référence au personnage de Mickey, créé le 18 novembre 1928 par le dessinateur états-unien Walt Disney.

16 anciens albums souples de bande dessinée
9 anciens albums souples de bande dessinée

L'appellation "Publications destinées à la jeunesse" relève du jargon administratif et est apparue avec la loi no 49-956 du , visant à réguler la diffusion des livres et de la presse jeunesse.

Et le sigle "BD" pour "Bandes Dessinées" est, à mon sens, apparu  vers le milieu ou la fin des années 1960.

Pourquoi dire : "VIP" ou "Very important person" ?

Et pas simplement : "Personnalité" ou "Personne très importante" !

Pour se donner un genre en prononçant "vi-aï-pi" à l'anglaise, plutôt que "vé-i-pé" ou "vip" à la française ?

"csc", "sp", et "tcc".

Ces trois sigles désignent, dans le domaine du football :

On dit par exemple : "L'équipe a joué de malchance, avec un csc en première mi-temps et un penalty litigieux en seconde mi-temps".

  • "sp" : un but sur penalty,

On dit par exemple : "Lors de cette rencontre, Ronaldo a encore inscrit deux buts dont un sp".

  • et "tcc" : toutes compétitions confondues.

On dit par exemple : "Durant la saison 2011-2012, le joueur argentin Lionel Messi a marqué 73 buts tcc, avec le FC Barcelone".

"L'édition spatiale".

Thomas Pesquet, le spationaute français

J'aime assez le calembour de ce titre, donnée par la chaîne de télévision française L'Équipe, à son émission spéciale, en direct, du 23 avril 2021, animée par Messaud Benterki et consacrée au décollage de la capsule états-unienne Crew Dragon de SpaceX, emportant à son bord le... cosmonaute - et non plus spationaute ! - français Thomas Pesquet pour son second vol dans l'espace à destination de la SSI (Station Spatiale Internationale).

Bien évidemment, il s'agit là d'un calembour bien connu et utilisé depuis longtemps par la presse. Et qui était par exemple le titre de la Lettre d'information bimestrielle du Secteur Jeunesse & acteurs de l'éducation, éditée par le CNES (Centre National d'Études Spatiales) à la fin des années 2000.

Lettre d'information bimestrielle du Secteur Jeunesse & acteurs de l'éducation, éditée par le CNES (Centre National d'Études Spatiales) à la fin des années 2000

Mais je le trouve toujours amusant et souhaitait le mentionner ici.

"Un garde du corps", "Un officier de sécurité, "Un APR" ou "Un agent de protection rapprochée".

"Un garde du corps" est un idiotisme corporel relevant du registre familier et désignant ce qu'il a normalement toujours été convenu d'appeler "Un APR" ou "Un agent de protection rapprochée", cette locution nominale étant donc le terme idoine.

Ces différentes appellations désignent : un individu dont la fonction est de protéger une personne en cas de tentative d'agression ou les biens qu'elle portent en cas de tentative de vol.

Le terme « garde du corps » est employé par les médias et le langage courant pour désigner un « officier de sécurité » ou « agent de protection rapprochée ». Le mot « gorille » est quelques fois employé dans le langage familier1 (source dictionnaire Larousse).

Dans le secteur de la sécurité privée, les termes utilisés sont « agent de protection rapprochée », « A3P » (« agent de protection physique de personnes ») ou « officier de sécurité ».
Personnes protégées
Représentation des gardes du corps du roi, sous Louis XVI.

Divers types de personnes peuvent avoir besoin de protection rapprochée. Il s'agit en général de personne ayant une exposition médiatique, mais pas seulement :

Personnalités politiques ;
Personnalités du monde des affaires ;
Membres de familles royales ;
Célébrités (du spectacle, des sport ou des médias, journalistes, auteurs, etc.) ;
Figures religieuses de premier plan ;
Témoins pouvant être soumis à des menaces graves ;
Particuliers ayant reçu des menaces sérieuses.

Les personnes occupant une même fonction ne sont pas exposées aux mêmes risques selon les pays et ne bénéficient pas du même niveau de protection.
Histoire
Historiquement, on trouve en France la première acception de ce terme sous Philippe-Auguste, qui institue cette charge en 1192. C'est une partie des sergents d'armes qui constitue dès lors les pre

assure la sécurité de personnalités des affaires, de la politique, des médias, du show-business ou du sport à leur domicile ou durant leurs déplacements professionnels et privés. Il exerce soit dans le public (fonctionnaire de police) ou dans le privé (entreprise de protection).
Description métier

Seul ou en équipe, le garde du corps ou agent de protection rapprochée (APR) assure la sécurité des VIP (very important person / personne très importante) durant leurs déplacements professionnels ou privés en respectant des procédures précises, avec discrétion et dans le strict respect des lois.

Chauffeur de sécurité, il reste là aussi, avant tout un agent de sécurité rapprochée. Dans certains cas, et tout aussi efficace, un agent féminin peut être demandé par le client par souci de discrétion.

Le garde du corps s’entraîne régulièrement afin d’être toujours opérationnel. Durant ses missions, outre ses qualités personnelles, il dispose de son arme (avec permis), de radios afin d’être en relation avec ses collègues pour agir instantanément.

Pour les missions dites à risques il dispose d'un triptyque, mallette dépliable en trois parties comportant des plaques anti-balles pouvant servir à protéger la personnalité.

Discret et sportif, le garde du corps doit souvent posséder une expérience d’agent de sécurité ou de gardien pour être embauché dans le secteur privé. Dans ce dernier cas il travaille le plus souvent pour une société de gardiennage.

Dans le public, ces professionnels sont des fonctionnaires d'Etat. Ils appartiennent au service de la protection (SDLP), service de la police nationale française.

Rigueur, discipline, sens aigu de l’observation, pratique des arts martiaux, courtoisie, politesse, sang froid sont les qualités essentielles de ce professionnel.

Pour exercer l'APR doit obtenir une carte professionnelle auprès de la préfecture de police.

Sources : www.cidj.com et XXX

"Un MO" ou "Un Modus operandi".

Ce sigle et cette locution latine, souvent utilisés dans les feuilletons policiers, désignent : une manière d'opérer, de procéder ; une façon de faire.

Et non un "Mode opératoire", comme on peut malheureusement fréquemment le lire ou l'entendre dans les mauvaises traductions.

Cette expression peut être utilisée dans de nombreux contextes : organisationnels, professionnels, scientifiques, etc.

Et en matière de criminologie, le modus operandi correspond au mode de fonctionnement typique d'un criminel et ses façons d'agir.

Par exemple, un violeur peut avoir pour habitude d'agresser nuitamment des femmes rentrant par le dernier métro.

Cette manière d'opérer ne doit pas être confondue - comme c'est souvent le cas avec la "Signature" d'un criminel, qui peut par exemple consister à découper une partie du vêtement de la victime, qu'il emporte et conserve comme "Trophée".

Alors que le modus operandi peut changer avec le temps (le violeur se mettant à agresser des femmes à d'autres moments de la journée), sa signature (le découpage d'une pièce de tissu) restera habituellement la même.

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Oh, my god !" ou "OMG" ?

Et pas simplement : "Oh, mon Dieu !" !

Cette interjection, qui relève du registre familier, traduit une émotion vive et soudaine, faisant suite à une information surprenante.

Tout comme "WTF", l'interjection anglaise "OMG" est désormais utilisée par nos jeunes générations dans leurs messages électroniques.

Comment un tel asservissement de masse a-t-il bien pu se produire... je me le demande encore !

Source : www.linternaute.fr

 

"Un CSC" ou "Un but CSC".

Un CSC ou "But marqué contre son camp"

Ce sigle appartient au jargon du football et désigne, par ellipse : un but marqué Contre Son Camp.

C'est à dire : lorsqu'un joueur marque un but contre sa propre équipe ou dévie malencontreusement un tir non cadré de l'équipe adverse.

Fort heureusement, le mot anglais "Autogoal" n'est - pour une fois - pratiquement pas employé en français !

Source : wikipedia.org