"Un tourteau".

Ce substantif masculin du langage courant est un mot polysémique désignant, selon le contexte :

Un crabe tourteau

  • un type de crabe apprécié des amateurs de fruits de mer (nom vernaculaire).
  • un gros pain bis (fabriqué complètement ou en partie à partir de farine bise) de forme ronde.

Un tourteau fromager

  • une spécialité culinaire du Poitou : le tourteau fromager ; un gâteau à base de fromage de chèvre cuit dans de la pâte.
Tourteaux de colza
Tourteaux de colza
  • un résidu solide riche en protéines, très utilisé dans l'alimentation du bétail.

Les tourteaux sont obtenus lors du traitement, en vue de l'extraction d'huile, des graines et des fruits oléagineux tels que le colza, le lin ou le soja.

Tourteaux de lin
Tourteaux de lin
  • en chimie : un "gâteau", c'est à dire une matière qui, après avoir été pressée, se présente sous la forme d'un gâteau rond et plat.

On parle par exemple de "tourteau de plomb" ou de "gâteau de plomb".

  • enfin, en héraldique : un petit "meuble" (figure) de forme circulaire et toujours de couleur.

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Ouïe !", "L'ouïe et "Une ouïe".

Ces différents mots homographes ont des prononciations et significations différentes qui doivent réellement interloquer nos amis étrangers.

  • "L'ouïe" est un substantif féminin se prononçant "oui" et désignant le sens par lequel on perçoit les sons, également appelé "audition".

On dit par exemple : "Avoir l'ouïe fine", pour signifier que l'on entend très bien.

  • et "Une ouïe" est un substantif féminin se prononçant "oui" et désignant :

Capot de Jeep avec trois ouïes

    • une ouverture pratiquée sur le capot d'un appareil, d'une machine ou d'un véhicule.

Pour une automobile, on parle ainsi par exemple d"ouïe avant centrale de capot" ou d'"ouïes latérales".

Les ouïes d'un violon

    • une ouverture pratiquée dans la table d'harmonie des instruments à cordes et mettant la caisse de résonance en relation avec l'air ambiant.
  • et, chez les poissons :
    • chacune des deux fentes de rejet de l'eau ayant servi à la respiration, situées sous le rebord postérieur des opercules,

L'ouïe d'un poisson

    • ou chacun de ces opercules eux-mêmes.

Source : www.larousse.fr

"Une truie".

Ce substantif féminin désigne :

Une truie

  • au sens propre : un cochon femelle, compagne du porc et mère de la gorette, du cochonnet, goret ou porcelet.
  • et au sens figuré, dans le registre vulgaire : une femme malpropre.

On dit par exemple : "Ma concierge est une vraie truie".

S'il s'agit d'un homme, on dit "un cochon", "un porc" ou "un pourceau".

Et s'il s'agit d'un enfant on dit  "un goret" ou "une gorette".

"Un goret".

Ce mot polysémique du langage courant désigne :

  • au sens propre :
      • un jeune cochon mâle, petit de la truie et du porc, également appelé "cochonet" ou "porcelet".

Et "gorette" s'il s'agit d'une petite femelle.

      • dans la marine : une brosse à long manche utilisée pour nettoyer la carène d’un bateau à flot.

Nettoyer avec un goret se dit "Goreter" ; un verbe qui ne signifie en aucune façon "Mettre bas un goret" pour une truie.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : un enfant ou une personne malpropre.

On dit par exemple : "Mon petit neveu est un véritable goret !".

S'il s'agit d'un adulte, on dit également :

    • "un cochon", "un porc" ou "un pourceau" (pour un homme),

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Le moonwalk" ou "Le backslide" ?

Et pas : "La rétro-glissade" ou "Le pas glissé vers l'arrière" !

"Moonwalk" est le nom donné par le chanteur états-unien Michael Jackson au "Backslide".

Dans ce mouvement de danse consistant en un pas glissé vers l'arrière ("backslide"), le danseur se déplace à reculons tout en créant l'illusion par ses mouvements corporels qu'il est en train de marcher vers l'avant.

Ce spectaculaire jeu visuel (individu marchant vers l'avant mais se déplaçant en arrière) donne l'impression qu'il flotte.

Ce pas, bien que d'apparence simple, se révèle d'exécution plutôt difficile. En effet, même si les mouvements principaux sont réalisés, la différence entre une version réussie et une quelconque peut se révéler de l'ordre du détail pour le profane : quelques subtils mouvements de corps comme la tête ou les bras ou la vitesse d'enchaînement et la distance entre chaque pas.

Par ailleurs, d'autres éléments extérieurs influent sur la qualité du mouvement tel que les chaussures et le sol (de préférence lisse et légèrement glissant).

Historique

On voit une scène de rétro-glissade dansée par Charlie Chaplin dans le film "Les temps modernes" en 1936.

Et la technique de mouvement utilisée pour donner l'illusion de la marche en avant était déjà utilisée par des mimes, tel que Jean-Louis Barrault dans "Les Enfants du paradis" (1945).

Ou par la suite Marcel Marceau dans ce qu'il appellera "la marche contre le vent", qu'il mime pour la première fois à la télévision en 1953.

Mais c'était le mime français Étienne Decroux qui avait travaillé sur les différentes actions que produit le corps humain, et avait trois semaines durant, créé, avec l'acteur Jean-Louis Barrault, un modèle de la marche humaine. Qu'il avait ensuite enseigné à son élève Marcel Marceau.

Cette marche restait cependant statique, et le mouvement de danse a donc consisté à ajouter un déplacement vers l'arrière renforçant l'irréalité du mouvement.

À la même période - les années 1950 -, on peut voir les prémices du mouvement dansé, par les chanteurs états-uniens Cab Calloway et James Brown.

La rétro-glissade a été exécutée pour la première fois en public par le danseur états-unien Bill Bailey durant une représentation de claquettes, en 1955.

Puis par Jeffrey Daniel auteur-compositeur-interprète, danseur et chorégraphe du groupe disco-funk "Shalamar", lors de l'émission britannique "Top of the Pops" en juin 1982.

Michael Jackson perfectionne le "Backslide" et en a fait son pas emblématique, le rebaptisant "Moonwalk"

Le "Backslide" a enfin été popularisé par le chanteur états-unien Michael Jackson, qui n'a jamais prétendu avoir inventé ce pas de danse.

Il l'a intégré dans sa chorégraphie, sous le nom de "Moonwalk" avec quelques variantes et a créé des pas dérivés.

  • Il s'exprime à ce sujet dans son autobiographie du même nom ("Moonwalk") :

"C'était un pas de breakdance très sautillant, que les enfants noirs avaient inventé sur les trottoirs des ghettos. Alors, je me suis dit : Je vais l’essayer. Et ça a marché. Trois gamins me l'ont appris. Ils m’ont appris la base, et je me suis entraîné tout seul".

  • Il apporte une précision sur cette rencontre lors d’un entretien exclusif au révérend Jesse Jackson lors de son émission "Keep hope alive" sur WGRB, le 28 mars 2005 :

"Je traversais Harlem en voiture vers la fin des années 70, début des années 80, et je voyais ces enfants qui dansaient dans la rue, notamment un qui glissait en arrière, il faisait ce que j'appelle une danse à illusion. J'ai gardé ce pas en mémoire visuellement, je suis monté dans ma chambre à Encino et je me suis mis à le reproduire, à danser, à créer, à le perfectionner".

Il a par la suite perfectionné ce mouvement auprès de Jeffrey Daniel, qui s'occupa de la chorégraphie du spectacle "Motown 25 : yesterday, today, forever" (célébrant le vingt-cinquième anniversaire du label Motown), diffusée sur la chaîne NBC le 16 mai 1983, et devint son chorégraphe durant plusieurs années.

Et c'est la prestation de Michael Jackson lors de cette émission qui marqua le début de la popularisation de ce pas de danse, exécuté sur le titre "Billie Jean" et qui suscita des hurlements enthousiastes et spontanés de la part du public.

Curiosité !

Étonnamment, le mâle "Manakin à cuisses jaunes", une espèce d’oiseau passereau vivant au Mexique, en Amérique centrale, au Nord de l'Amérique du Sud et au Brésil, réalise une parade nuptiale proche de la rétro-glissade !

"Avoir un chat dans la gorge".

Cette très ancienne expression en forme d'idiotisme animalier remonterait au XIe siècle.

Elle s'utilise, au sens figuré, lorsque l'on éprouve une gêne soudaine pour parler ou chanter, ayant la gorge qui gratte, comme si l'on avait quelque chose dans le gosier.

On a alors tendance à tousser et à bredouiller péniblement quelques mots d'excuse avec une voix enrouée. Et cela généralement jusqu'à ce que l'on boive un verre d'eau et parvienne progressivement à retrouver notre voix au bout de quelques instants, après nous être consciencieusement et fort peu discrètement raclé la gorge.

On dit par exemple : "Excuse-moi ; je ne sais pas ce que j'ai avalé : j'ai un chat dans la gorge".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Un saucisson à pattes", "Une saucisse à pattes", "Un saucisson sur pattes" ou "Une saucisse sur pattes".

Ces différentes locutions nominales du registre familier en forme d'idiotismes alimentaires désignent - au sens figuré - un chien de petite ou de moyenne taille, doté de pattes très courtes et d'un corps très allongé.

On surnomme généralement ainsi le "Basset".

Un basset artésien normand
Un basset artésien normand

Ainsi que le "Teckel".

Un teckel à poil ras
Un teckel à poil ras

Les formes "Un saucisson SUR pattes" et "Une saucisse À pattes"sont moins courantes que "Un saucisson À pattes" et "Une saucisse SUR pattes".

Source : wiktionary.org

"Marion Lièvre".

La joueuse internationale de rugby française Marion Lièvre

Marion Lièvre est une joueuse internationale de rugby à XV française, née le 10 janvier 1991.

Elle joue au poste d'ailière et n'a commencé à pratiquer le rugby qu'à l'âge de 18 ans, après douze années de judo, parce que cela était obligatoire en faculté de sports.

Quatre années plus tard, en 2013, elle connaît sa première sélection avec l'Équipe de France de rugby à XV féminin.

Le 14 mars 2014, elle gagne le Grand Chelem avec l'Équipe de France et elle finit troisième de la Coupe du monde de rugby à XV féminin 2014.

La joueuse internationale de rugby française Marion Lièvre

Source : wikipedia.org